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Un article de Wikipedia.y-project.com.

Sommaire

[] Trois communautés institutionnelles

L'article 2 de la Constitution belge stipule que "La Belgique comprend trois communautés : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone, une énumération qui est confirmée par les lois linguistiques, notamment la loi du 30 juillet 1963 concernant le régime linguistique dans l'enseignement et les lois du 18 juillet 1966 sur l'emploi des langues en matière administrative.

La population dite autochtone est composée de trois groupes culturels (ethniques),

  • les Flamands, néerlandophones (estimés à 58% de la population), vivant en régions flamande et bruxelloise, avec des minorités liées aux différentes vagues d'immigrations ;
  • les francophones, Wallons et Bruxellois francophones (estimés ensemble à 42%), avec des minorités fort comparables ;
  • les germanophones, environ 70 000 personnes (moins de 1%), très localisés à la frontière allemande.

[] Territorialité des langues

La constitution belge a prévu quatre zones linguistiques: la région de langue néerlandaise, la région de Bruxelles-Capitale (bilingue français-néerlandais), la région de langue francaise et la région de langue allemande (la plupart des communes des 'Cantons de l'Est'). Ces quatre zones délimitent les territoires où chaque langue est la langue officielle, avec en plus une petite trentaine de communes sur les frontières linguistiques où des minorités historiques bénéficient de 'facilités linguistiques'.

[] Institutions

Depuis la fédéralisation de la Belgique, les trois communautés sont représentées par des entités fédérées ayant des compétences dans le domaine de l'enseignement, de la culture et des matières dites personnalisables. Ces institutions ont leur propre parlement et leur propre gouvernement.

Un cas particulier est à noter pour la Région flamande. La Région et la Communauté n'ont pas fusionné à proprement parler, tout simplement, la Région flamande n'a jamais été "organisée", ce qui fait que ses compétences sont "excercées" par la Communauté flamande.

[] Langues officielles

La Belgique possède trois langues officielles : le français, le néerlandais et l'allemand. L'anglais est largement utilisé, surtout dans le monde des affaires ainsi que dans des communications des institutions publiques. Plus de la moitié de la population est néerlandophone, le français étant la seconde langue, suivi de très loin par l'allemand (<1%). Bruxelles, la capitale, est très majoritairement francophone ; néanmoins le parler bruxellois d'origine est le flamand. Le français y est depuis le temps espagnol et autrichien la langue de la noblesse et de la haute bourgeoisie, ainsi que celle de Flamands francisés et des Wallons et de Français venus s'y installer depuis 1830, et, plus récemment, la langue de communication interculturelle de la grande majorité des populations issues de l'immigration (surtout venues de France, d'Italie, d'Espagne, des pays du Maghreb et de la Turquie) et même des expatriés (fonctionnaires européens e.a.).

[] Perspectives

La Belgique connaît des problèmes communautaires qui ont connu une plus grande intensité à partir de 1961, date à laquelle les bourgmestres flamands ont refusé l'organisation du recensement linguistique qui aurait pu entraîner le changement de statut linguistique de plusieurs communes en faveur des francophones. Cet événement a abouti à la fixation quasi définitive de la frontière linguistique en 1963, à l'adoption de lois linguistiques encadrant très strictement la territorialité de chaque langue, puis à la fédéralisation de plus en plus étendue de l'État belge.

L'évolution institutionnelle et politique de la Belgique montre un accroissement des compétences attribuées aux régions au détriment de celles des communautés. La Région flamande a déjà fusionné avec la Communauté flamande, et certaines compétences de la Communauté française ont été transférées vers la Région wallonne et vers la Commission communautaire francophone de la Région de Bruxelles-Capitale. La Communauté germanophone revendique pour sa part de plus en plus un statut qui en ferait quasiment une région à part entière.

La seule région belge où les communautés institutionnelles, sous une forme ou autre, semblent destinées à perdurer aussi longtemps que l'État belge, est la Région de Bruxelles-Capitale, d'ailleurs considérée par certains experts comme un modèle institutionnel, éventuellement exportable ou adaptable dans divers territoires (Jérusalem, Chypre, etc.). C'est en fait la seule région européenne où ont été mises en pratique les théories des austromarxistes sur le fédéralisme et l'autonomie nationale-culturelle développées dans l'Empire austro-hongrois au tournant du XIXème et du XXème siècles.

[] Une communauté sans statut officiel

Au moins un groupe culturel (ethnique) autochtone, de langue luxembourgeoise, compte de 15.000 à 22.000 locuteurs dans les communes d'Attert, Martelange, Messancy et Tintange. Il ne dispose pas d'une reconnaissance officielle en Belgique ni en Wallonie malgré des demandes récurrentes en ce sens et un décret du 24 décembre 1990 "relatif aux langues régionales endogènes" adopté par la Communauté française, .

[] Communautés allochtones

La population dite allochtone compte une myriade de groupes culturels (ethniques) dont les plus importants, d'origines nationales italienne, marocaine, turque ou espagnole, dépassent numériquement les germanophones même en tenant compte de la diversité culturelle (ethnique) interne de chacun de ces groupes.

Le rédacteur en chef du dernier (et entretemps défunt) mensuel italien de Belgique Sole d'Italia s'est exprimé à ce sujet en 1998, bien que le reste de son éditorial soit sur le ton de l'ironie: "Il devrait y avoir une quatrième communauté, celle des Italiens, qui constituent la principale composante "étrangère", bien plus nombreuse que les Belges germanophones des Cantons de l'Est.".

Le 20 mai 2003, le Roi confie au président du Parti socialiste, Elio Di Rupo, la mission d'informateur. Celui-ci rencontre à cette occasion le 27 mai des représentants de "communautés civiles culturelles minoritaires", la communauté maghrébine, la communauté turque, la communauté juive et la communauté africaine subsaharienne. C'est la première fois dans l'histoire de la Belgique qu'une reconnaissance officielle implicite est accordée à une partie de ce que le Québec désigne sous l'appellation "communautés ethnoculturelles". Certains s'étonnent d'ailleurs que la plus nombreuse de ces communautés, l'italienne dont est justement issu Elio Di Rupo, n'ait pas à cette occasion bénéficié d'une telle reconnaissance.

[] Communautés confessionnelles

Les critères de reconnaissance sont les suivants : regrouper un nombre significatif de fidèles ; disposer d?un organe qui représente le culte concerné dans ses rapports avec les autorités ; être établi dans le pays depuis plusieurs décennies ; avoir une utilité sociale ; ne développer aucune activité contraire à l?ordre social. Le 26 août 2005, l'Église Erzdiözese, c'est-à-dire l'Église syriaque-orthodoxe d'Antioche, a introduit une demande de reconnaissance. Ce dossier est actuellement examiné par les services de Mme Onkelinx. En outre, l'Union bouddhique belge a pris des contacts avec le cabinet de Mme Onkelinx et une délégation sera reçue pour la première fois demain, 10 février (2006). Aucun dossier de reconnaissance n'a encore été introduit. <ref>Peter Vanvelthoven, ministre de l'Emploi, en réponse à une question orale de Clotilde Nyssens (Centre démocrate humaniste), sur «les demandes de reconnaissance de cultes», Sénat de Belgique, 9 février 2006</ref>

voir Cultes reconnus (Belgique)

[] Sources

<references/>

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/communautés de Belgique
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