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L’acupuncture1 est une des branches de la médecine traditionnelle chinoise, basée sur l’implantation et la manipulation de fines aiguilles en divers points du corps à des fins thérapeutiques. L'acupuncture traditionnelle est un art thérapeutique qui élabore son raisonnement diagnostique et thérapeutique sur une vision énergétique taoïste de l'homme et de l'univers : l'homme, microcosme, organisé à l'image du macrocosme universel, s'en trouve donc soumis aux mêmes règles, qui devront inspirer son mode de vie, et serviront de trame à l'élaboration de l'acte médical. L'efficacité de l'acupuncture n'est pas prouvée scientifiquement et fait débat.
ÉtymologieLe terme chinois usuel 针灸 (zhēnjiǔ) désigne à la fois l’acupuncture et la moxibustion. Le terme latin « acupunctura » a été forgé au XVIIe siècle par un médecin hollandais ayant séjourné au Japon, dénommé Willem ten Rhyne, à partir du latin acus, « aiguille » et pungere, « piquer »2. C'est de ce terme latin que dérive les termes français et anglais « acupuncture » ou le terme allemand « Akupunktur ». HistoireAntiquité non chinoiseEn Inde, l'utilisation de l'acupuncture est mentionnée il y a environ 5 000 ans dans l'Ayurveda (traité de médecine ayurvédique) et elle reste utilisée de nos jours en médecine traditionnelle indienne. Plus d’un millénaire avant la Chine, on trouve en Égypte antique une description de conduits parcourant le corps et transportant divers fluides (sang, eau, air, mucus...). C'était les ruptures d’équilibre entre ces fluides qui pouvaient être la cause de maladies. Aux alentours de 1534 avant JC, le papyrus Ebers (Eber 854a), visible au British Museum, donne une représentation de canaux (appelés metu) dans lesquels circulent divers fluides3
Premières traces de l'acupuncture chinoise
Acupuncture : points et méridiens selon un dessin de l'époque de la dynastie Ming
Les Chinois ont l’habitude de considérer que la valeur d’une pratique culturelle se juge à son ancienneté. Se placer sous l’autorité d’un maître ancien, fut-il mythique, ou d’une tradition de plus de 5000 ans, est le garant du sérieux et de la respectabilité de la démarche. « Sans fouler de traces, on ne saurait parvenir jusque dans la pièce » dit le Maître (Entretiens XI, 19). Le penseur chinois revendique donc ouvertement une tutelle et fuit tout ce qui pourrait ressembler à l’autonomie de pensée chère aux philosophes européens. Le désir d’inscrire l’acupuncture dans une filiation très ancienne a fait considérer que l’existence d’instruments affûtés à l’âge de pierre4 ou d’aiguilles d’os ou de bambou sous les Zhou (-1045->-256) sont des preuves de l’ancienneté de cette pratique même si ces aiguilles ne servaient qu’à tenir les cheveux ou à drainer le pus des abcès5,6. La découverte en 1973 de 14 documents médicaux dans une tombe nouvellement fouillée à Mawangdui 马王堆 dans le Hunan a permis de complètement revoir l’histoire de la médecine chinoise. Actuellement les spécialistes5,7,6 de ces textes établissent la chronologie suivante :
Arrivée en EuropeL'acupuncture aurait été introduite en Europe au XVIIe siècle par Willem Ten Rhyne, médecin hollandais de la Compagnie des Indes (1679) qui l'aurait découverte à Nagasaki au Japon où il séjourna pendant deux ans, ainsi que par Kæmpfer. Un siècle plus tard, Dujardin et Vicq d'Azyr relatent le procédé dans leurs ouvrages respectifs. Cependant, il semble que ce soit Louis Berlioz, père du compositeur qui, le premier, en ait tenté la pratique en France (1810), imité ensuite par de nombreux médecins. À partir de 1853, le consul Dabry participe à sa diffusion en Europe, mais ce n'est vraiment qu'à partir de 1927 qu'elle va devenir populaire grâce aux travaux du sinologue George Soulié de Morant8. Époque industrielleL'acupuncture fut interdite en 1822 par l'empereur chinois et supprimée du programme du Collège médical impérial. Mais elle survivra. Théorie traditionnelleSelon la tradition chinoise, l'être vivant, et ici plus particulièrement l'homme, est une organisation résultant de la combinaison de matière - le corps matériel ou physique - de nature yīn, et d'énergie - qui anime la matière - de nature yáng. L'équilibre harmonieux entre ces deux composants conditionne l'état de santé. Les perturbations de cet équilibre sont responsables de la maladie. Toute perturbation de nature à rompre cet équilibre affecte d'abord préférentiellement l'énergie. Par exemple, un excès de yáng pourra générer une douleur soudaine, une inflammation, des spasmes, un mal de tête ou encore une augmentation de la tension. Un excès de yīn pourra se traduire par des douleurs diffuses, une sensation de froid, de la rétention d'eau ou une grande fatigue. L'énergie (Qi) est mouvement et sa perturbation princeps sera l'entrave au mouvement : le blocage. L'énergie bloquée en une région du corps matériel s'accumule en amont du blocage, alors que les régions en aval du blocage vont se trouver en déficit énergétique. En présence d'un état de pathologie ainsi décrit, l'acupuncteur va établir son diagnostic en recherchant les niveaux auxquels l'énergie est bloquée, et quelle est la raison du blocage. Il va ensuite appliquer son traitement en levant le blocage et en corrigeant, si cela se peut, la raison de ce blocage. L'aiguille, entre autres moyens, va lui permettre de diriger le cours des énergies. L'énergie circule notamment le long de conduits appelés méridiens, et, à partir de ces méridiens, se répand dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yáng) à l'ensemble des constituants de l'organisme. Elle a une certaine correspondance avec le sang, qui, lui-même, circule dans des conduits (vaisseaux) et se répand dans tout le corps pour l'irriguer de son principe yīn. En outre, il y a plusieurs énergies, chacune ayant sa spécialité ; outre les méridiens principaux, il y a encore une foule de méridiens aux fonctions diverses ; l'équilibre de l'organisme humain doit toujours être évalué relativement à celui de son environnement, et de cycles qui vont en rythmer l'évolution, cycles avec lesquels il devra rester en harmonie et dont les correspondances matérielles (les cinq éléments) vont servir de repère à l'acupuncteur pour établir son diagnostic et son traitement, en fonction de règles subtiles qui trouvent leur origine dans le taoïsme. Les pointsLes méridiens principaux sont parsemés de points qui sont autant de zones stratégiques. Contrairement à ce que s'imagine habituellement le profane, ces points n'ont pas en eux de vertu thérapeutique spécifique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un point du sommeil, un point de l'angine, de la douleur dentaire ou de la colique abdominale. Les points permettent, ainsi que précisé plus haut, d'influer sur le cours des énergies. Les points les plus importants pour le traitement des énergies des méridiens par l'aiguille sont ceux situés près des extrémités. Il est facile de s'assurer de la localisation d'un point : l'implantation de l'aiguille dans la peau est en principe indolore : le simple contact de la pointe de l'aiguille n'est pas ressenti quand on est précisément dans le point, alors qu'il l'est un ou deux millimètres plus loin. Traditionnellement, on compte 360 points répartis sur les méridiens qui parcourent toute la surface du corps. Cependant, d'autres points ont par la suite été identifiés et, selon le modèle utilisé, on peut trouver plus de 2 000 points. Les méridiensLes méridiens principaux sont au nombre de 12. Ils débutent (ou se terminent) à l'extrémité d'un doigt (ou d'un orteil). Conformément au cours d'un fleuve, dont ils sont la correspondance sur le corps, ils grossissent depuis leur source (extrémité d'un doigt) vers le centre du corps. Ils disposent de nombreux affluents, ou méridiens secondaires, et nourrissent de leur énergie la chair, les muscles, les organes internes et la totalité du corps. Les lignes médianes du corps sont parcourues par deux méridiens particuliers, l'un antérieur dit « conception », l'autre postérieur dit « gouverneur ». Les méridiens constituent donc les voies par lesquelles l'organisme reçoit cette énergie, qui peut être apport nutritif, apport d'informations (notamment d'origine extérieure) mais aussi portes d'entrée pour certaines maladies. Les six énergiesElles sont : Taé Yang (Tai Yang), Chao Yang (Shao Yang), Yang Ming, Taé Yin (Tai Yin), Chao Yin (Shao Yin), Tsiué Yin (Jue Yin)12. Les Huit Entités psychoviscérales (BenShen)L'étude des BenShen13 est très complexe et nécessite une compréhension approfondie de la physiologie médicale chinoise et la psychologie traditionnelle chinoise. Pour saisir pleinement ces concepts, il est recommandé de lire des ouvrages comme ceux de Jerry Alan Johnson, dont vous trouverez une référence plus bas. Voici tout de même un très bref aperçu. On peut les classer dans les cinq éléments : Bois, le Roun (Houn) ; Feu, le Chen (Shen) ; Terre, le I et le Si (Yi) ; Métal, le Pro (Po) ; Eau, le Tche (Zhi)12; Ces cinq entités représentent des phases fondamentales du Shen (l'esprit) :
Évaluation scientifiqueDu fait des progrès scientifiques, il est assez difficile d'échafauder une théorie moderne de cette pratique traditionnelle basée sur des éléments rationnels. Toutefois, il est possible de démontrer qu'apporter de l'attention joue sur l'état général de la personne, même si cela ne constitue pas réellement un acte médical. La pertinence des points de la théorie traditionnelle peut également être évaluée de façon rigoureuse. Effets physiologiquesLe concept de méridien est un concept empirique, établi à une époque où l'on ne connaissait pas ou peu le fonctionnement de l'organisme. Le corps est parcouru de réseaux permettant la distribution des informations (système nerveux) et des produits nécessaires au fonctionnement des cellules (notamment circulation sanguine) ; la notion de méridien a donc pu être une compréhension intuitive de cette distribution à partir d'organes vitaux. Certaines pressions à travers la peau induisent des actions réflexes, et la palpation à travers la peau fait partie de la démarche diagnostique (par exemple prise du pouls, palpation des ganglions). Il serait donc séduisant de voir l'acupuncture comme une découverte empirique de certains de ces phénomènes. Mais en raison de la complexité du fonctionnement de l'organisme, l'efficacité d'une méthode thérapeutique ne peut être établie que par des études cliniques, utilisant notamment des méthodes statistiques et la comparaison avec l'effet placebo. Ces études doivent être réalisées en double aveugle. Jusqu'à présent, aucune étude reconnue internationalement par la communauté scientifique n'a pu apporter un quelconque élément qui étayerait la thèse de l'existence des méridiens. Les auteurs d'études scientifiques récentes14, réalisées en Allemagne et utilisant la thermographie dermique, prétendent démontrer que l'application d'une source de chaleur sur les points d'acupuncture se traduit par une diffusion spécifique privilégiée sur des trajets correspondant aux trajets traditionnellement décrits pour les méridiens. Ces études doivent maintenant être analysées par la communauté scientifique avant d'être considérées comme valides. Les études dirigées par le Dr. J.E.H. Niboyet ont mis en évidence une diminution de la résistivité électrique de la peau au niveau du point d'acupuncture15. En novembre 1985, une mystification a été mise en œuvre afin de démontrer un effet de l'acupuncture : les docteurs Darras, Albarède et de Vernejoul ont prétendu avoir visualisé un méridien grâce à un isotope radioactif16. La publication de leur découverte a coïncidé avec la sortie d'un livre de vulgarisation sur l'acupuncture par les mêmes auteurs. Le magazine Science et Vie fut un des seuls journaux grand public de l'époque à critiquer la méthodologie17. Les conclusions ont été contredites en 1988 par le professeur Lazorthes18, qui a reproduit la même expérience en suivant un protocole rigoureux et qui a démontré que la migration du marqueur suivait un trajet veineux : les conclusions de 1985 sur l'existence de méridiens étaient donc erronées19. Efficacité cliniqueL'efficacité clinique réelle de l'acupuncture est difficile à évaluer. La méthodologie préférentielle est de comparer l'action de l'acupuncture traditionnelle (sur les méridiens classiques) à celle d'une acupuncture « placebo » où les aiguilles sont positionnées ailleurs que sur ces mêmes méridiens. Les études montrent des résultats partagés avec une efficacité parfois comparable des deux techniques, tant dans les migraines20 que dans les douleurs chroniques de dos2122. De même, une étude comparative sur les nausées causées par la radiothérapie anticancéreuse sur une cohorte de 215 personnes montre que les résultats sont identiques entre un groupe réellement soumis à l'acupuncture et un groupe qui croit l'être alors que les aiguilles se rétractent et ne transpercent pas la peau23. L'implantation aléatoire d'aiguilles, sans tenir compte des méridiens traditionnels, améliorerait significativement l'état du patient par rapport à un traitement sans implantation. D'après cette dernière étude, l'amélioration serait supérieure de 75 % aux traitements conventionnels de la médecine occidentale.Ce qui permet au professeur Heins Endres, co-directeur allemand de cette étude, de dire que « l'acupuncture pour les lombalgies est extrêmement prometteuse ». [réf. nécessaire] Des médecins se sont d'ailleurs exprimés en faveur de l'acupuncture à l'issue de cette expérience : c'est le cas de Briar Berman, directeur de l'université du Maryland 24, et de James Young, 25,du centre médical de l'université de Chicago. « La supériorité des deux formes d’acupuncture suggère un mode d’action commun, explique le docteur Haake. Ces thérapies agissent probablement sur la génération de la douleur ou sur sa transmission par le système nerveux central. En tout cas, ce mode d’action est plus efficace que les traitements conventionnels. » RisquesL'acupuncture est une technique délicate et toute mauvaise pratique, comme pour toute intervention médicale ou paramédicale, peut avoir des effets nocifs. C'est le cas par exemple si les aiguilles ne sont pas stériles, inadaptées ou appliquées dans des zones sensibles. Certains praticiens ne recourant pas à la stérilisation (ou utilisant des stérilisations « alternatives ») peuvent transmettre des infections entre les patients, de la même façon qu'avec des aiguilles de seringues si elles étaient utilisées plusieurs fois. En Occident, pour prévenir ce risque on utilise en général des lots d'aiguilles à usage unique. Au Québec, tous les acupuncteurs sont soumis à une réglementation les obligeant à n'utiliser que des aiguilles à usage unique, ce qui réduit à un taux presque nul tout risque d'infection. Les normes ne sont pas les mêmes dans tous les endroits du globe. Diplômes et formationsEn France, il existe 2 diplôme interuniversitaire (DIU) d'acupuncture, destinés aux médecins (DIU d'acupuncture générale) et aux sages-femmes (DIU d'acupuncture obstétricale), tous deux d'une durée de trois ans. De plus, une capacité en acupuncture a été officiellement créée en 2008. Le DIU d'acupuncture générale est enseigné au sein de sept facultés de médecine : Aix-Marseille 2, Montpellier 1, Nantes, Paris XIII, Bordeaux 2, Lyon 1, Strasbourg I ; celui d'acupuncture obstétricale l'est au sein de quatre universités de médecine : Paris XIII, Strasbourg 1, Montpellier 1 et Rouen. Il faut également mentionner les nouveaux diplômes universitaires de médecine chinoise de la Faculté de médecine de Montpellier26 qui permettent plusieurs parcours, dont l'acupuncture27. La particularité de ces diplômes d'université de troisième cycle est qu'ils sont non seulement ouverts aux professions médicales et paramédicales mais également à un public plus élargi de chercheurs, étudiants et professionnels concernés par ces matières. En Chine, les zhongyi xueyuan 中醫學院 [instituts de médecine chinoise] et les zhongyiyao daxue 中醫藥大學 [universités de médecine et de pharmacie chinoise] forment les étudiants aux grades de xueshi 學士 (5 ans), puis, après un concours et trois années supplémentaires sanctionnées par un examen et la soutenance d’un travail de recherche dans une spécialité, au shuoshi 碩士 et , après un nouveau concours suivi de trois autres années d’études et une seconde thèse, au boshi 博士 qui conclut donc onze années d’études universitaires. Ce cursus est indépendant mais analogue en durée et en niveau de diplômes à celui qui existe en médecine occidentale. La Chine a donc deux systèmes parallèles de médecines officielles : médecine chinoise et médecine occidentale. Chacun dispose de ses propres facultés, hôpitaux affiliés et instituts de recherche. Les étudiants accèdent à l'une ou l'autre de ces deux filières aussitôt après leurs études secondaires28. Il est à noter que l'acupuncture ne constitue qu'une matière au sein de la formation de médecine chinoise et qu'à la différence de ce qui s'est transmis en France, elle ne représente qu'une petite partie de l'enseignement et de la pratique et de la médecine chinoise, la pharmacopée traditionnelle étant la principale branche thérapeutique de cette discipline. Plusieurs écoles en France proposent un enseignement en coopération ou non avec des universités chinoises (Pékin, Shanghai, Tianjin, Chengdu...) ouvert à tous, médecins ou non. Au Québec, le Cégep de Rosemont qui fait office de référence, propose un programme de formation délivrant le titre d'acupuncteur. Exercice de l'acupunctureEn France, l'acupuncture ne peut être exercée légalement que par un docteur en médecine29. Cette condition est nécessaire et suffisante : l'acupuncture n'est pas une spécialité mais une « orientation », qu'il est loisible de déclarer, sans aucun contrôle. Dans d'autres pays de l'Union européenne, la législation accorde un statut légal à l'acupuncture, ainsi qu'à d'autres pratiques non-conventionnelles. Une résolution recommandant la généralisation de ce type de statut a été adoptée par le parlement européen, mais elle n'a aucun caractère contraignant29. Au Québec, il existe un ordre des acupuncteurs qui délivre l'autorisation d'exercer. Il est nécessaire d'avoir suivi un programme de formation identique à celui du Collège de Rosemont, financé par le Ministère de l'Éducation du Québec, qui s'adresse à tout public, médecin ou non. Plusieurs régimes d'assurances privés et publics québécois couvrent d'ailleurs les frais d'acupuncture jusqu'à concurrence d'un montant maximum par année. Indication thérapeutique selon l'acupuncture occidentaleSelon l’American Academy of Medical Acupuncture (2004), l'acupuncture peut être considérée comme une thérapie complémentaire pour les pathologies suivantes30. Ces indications sont basées sur une expérience clinique et ne sont pas toujours contrôlées par des recherches cliniques. Les astérisques * indiquent que l'Organisation Mondiale de la Santé valide ces indications dans sa publication Acupuncture: Review and Analysis of Reports on Controlled Clinical Trial31.
D'autres sources préconisent l'utilisation de l'acupuncture pour la stérilité, dans le cadre de la fécondation in vitro. L'acupuncture pourrait améliorer sensiblement le taux de succès des FIV36. Elle est utilisée dans certains pays anglophones dont les États-Unis. VariantesAcupression, l'acupuncture sans aiguilleL’acupression est une variante populaire et sans aiguille de l'acupuncture. Faute d'aiguille disponible, on utilise la pression du doigt, du coude, du pied, etc. selon l'effet désiré sur le point d'acupuncture. Cette pratique est très répandue en Asie (Thaïlande par exemple). Toutefois, le nombre des points stimulables par acupression est réduit par rapport à l'usage de l'aiguille. La plus faible précision du procédé d'acupression le limite en acte et en effet. L'acupression permettrait de traiter des maux courants et de prévenir les faiblesses des organes. Par exemple : relâchement du nerf sciatique (et de la douleur et gêne occasionnées) par pression forte des pouces sur des points particuliers au niveau du bassin. L'acupression se pratique sur soi-même ou sur une autre personne, sans formation spécifique, si ce n'est, en Asie, la transmission orale par le maître. Des ouvrages européens vulgarisent ce procédé37. L'acupuncture au laserUtilisé moins couramment dans la pratique de l'acupuncture, le laser permet de stimuler un point d'acupuncture par la chaleur chez des personnes très jeunes ou sensibles38. Ce procédé possède plusieurs avantages : il est peu coûteux, totalement indolore et ne laisse aucune marque. Les effets provoqués sont sensiblement les mêmes que ceux attendus par l'acupuncture traditionnelle (soulagement de la douleur, résorption d'une inflammation, accélération du processus de régénération des tissus etc.). La thérapie laser est de plus en plus courante et s'applique maintenant à des personnes de tous âges. Cependant, ces applications grandissant, son coût suit le même chemin. Autres techniquesLa moxibustion est une méthode qui utilise le plus souvent pour chauffer les points un cigare d'armoise (à cause de sa lente combustion) appelé moxa39. On peut produire les mêmes effets grâce à un système de ventouses et de massages. Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Bibliographie
Liens externesSites favorables à l'acupuncture
Sites critiques vis-à-vis de l'acupuncture
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