Selection Videos Zine%20el-Abidine%20Ben%20Ali
Tunisia,Tunisie, Rap, Balti,  Zine El Abidine Ben Ali Dicta
Police En Tunisie,Tunisia,  Zine El Abidine Ben Ali Dictateur
Tunisia,Tunisie, Rap, Balti,  Zine El Abidine Ben Ali Dictateur
Tunisie Tunisia Zine El Abidine Ben Ali Dictateur Dictatorship

Attention nous ne sommes pas responsable du contenu, eBabylone collecte les infos de sites tiers
Livres
Notre ami Ben Ali
Notre ami Ben Ali
EUR 10,00
Nicolas Beau
La Découverte
Notre ami Ben Ali. L\'envers du \
Notre ami Ben Ali. L'envers du "miracle tunisien"

Jean-Pierre Tuquoi
La Découverte

Amazon

Revue de presse Zine_el-Abidine_Ben_Ali
shout shout

Zine el-Abidine Ben Ali

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Zine el-Abidine Ben Ali
??? ???????? ?? ???
Président de la République tunisienne
Photo du président Ben Ali en 2004

Actuellement en fonction
Mandat
7 novembre 1987 -
Depuis le 7 novembre 1987
{{{début mandat2}}} - {{{fin mandat2}}}
{{{début mandat3}}} - {{{fin mandat3}}}
{{{début mandat4}}} - {{{fin mandat4}}}
Élu(e) le 2 avril 1989
Réélu(e) le 20 mars 1994
24 octobre 1999
24 octobre 2004
Parti politique PSD puis RCD
Premier(s) ministre(s) Hédi Baccouche
Hamed Karoui
Mohamed Ghannouchi
Prédécesseur Habib Bourguiba
Élu(e) le }}
Élu(e) le }}
Élu(e) le }}

Autres fonctions
Premier ministre
Mandat
2 octobre 1987 - 7 novembre 1987
Président }}
Président de la République {{{président de la république1}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat1}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre1}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction2}}} - {{{fin fonction2}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république2}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat2}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre2}}}
Gouvernement }}
Prédécesseur Rachid Sfar
Successeur Hédi Baccouche

}}
Mandat
{{{début fonction3}}} - {{{fin fonction3}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république3}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat3}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre3}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction4}}} - {{{fin fonction4}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république4}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat4}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre4}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction5}}} - {{{fin fonction5}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république5}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat5}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre5}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction6}}} - {{{fin fonction6}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république6}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat6}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre6}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction7}}} - {{{fin fonction7}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république7}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat7}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre7}}}
Gouvernement }}

Biographie
Nom de naissance {{{nom naissance}}}
Naissance 3 septembre 1936
Hammam Sousse, Tunisie
Décès
Nature du décès }}
Nationalité tunisienne
Conjoint(s) Naïma Ben Ali
Leïla Ben Ali
Enfant(s)
Diplômé
Profession militaire
Occupations }}
Résidence(s) Palais de Carthage
Religion }}
Signature }}

'

Zine el-Abidine Ben Ali (??? ???????? ?? ???), né le 3 septembre 1936 à Hammam Sousse, est un homme politique tunisien. Il occupe les fonctions de président de la République depuis le 7 novembre 1987.

Après divers postes au sein de l'armée et de la sûreté nationale, il devient ministre de l'intérieur dans le gouvernement de Rachid Sfar puis remplace ce dernier comme premier ministre. Il finit, lors d'un coup d'État, par déposer le président Habib Bourguiba pour raisons médicales et lui succède en sa qualité de dauphin constitutionnel. Son accession au pouvoir, à une époque où le pays est en proie aux luttes de succession, aux tensions politiques et économiques et à la montée de l'intégrisme, suscite un certain soulagement dans le pays[réf. nécessaire].

En deux décennies, il parvient à transformer la Tunisie en pays émergent[1] avec une économie classée comme la 1re économie la plus compétitive d'Afrique[2] et une société où la classe moyenne regrouperait environ 80 % de la population selon une enquête de l'Institut national de la statistique sur la consommation des ménages en 2008. Néanmoins, il fait régulièrement l'objet d'accusation de violation des droits de l'homme de la part de diverses organisations de défense des droits humains ainsi que de divers médias étrangers.

Sommaire

[] Carrière

Quatrième d'une fratrie de onze enfants[3], il naît au sein d'une famille modeste de la petite ville d'Hammam Sousse ? son père est gardien au port de Sousse[réf. nécessaire] ? puis effectue ses études secondaires au Lycée de garçons de Sousse et intègre les structures locales du Néo-Destour. Hédi Baccouche, jeune militant du Néo-Destour, emprisonné par les Français au centre de détention de Zaarour en 1952, jouit en 1956, date de l'indépendance, du prestige nécessaire pour aider Ben Ali à rejoindre les rangs de la jeune armée tunisienne. Le parti est à l'époque en train de préparer une liste de candidats sélectionnés pour une formation militaire en France. C'est dans ce cadre qu'il est diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr puis de l'École d'application de l'artillerie de Châlons-sur-Marne. Il gagne ensuite les États-Unis où il suit les cours de la Senior Intelligence School de Fort Holabird (Maryland) et de la School for Field and Anti-Aircraft de Fort Bliss (Texas). Il devient également ingénieur en électronique.

De retour en Tunisie, il est affecté au service du général Kefi[réf. nécessaire]. Son mariage avec sa fille Naïma lui ouvre sans doute des horizons nouveaux : il se voit confier, en 1964, la création de la direction de la sécurité militaire qu'il dirige durant dix ans. Il devient ensuite attaché militaire au Maroc en 1974[3], puis en Espagne. Alors que Mohamed Mzali se voit confier le ministère de la défense, il fait appel à lui et l'affecte à son cabinet. En janvier 1978, à l'occasion de la crise du « Jeudi noir », le premier ministre Hédi Nouira le nomme à la tête de la sûreté générale[3]. Il quitte la dite direction en avril 1980, après les événements de Gafsa, et occupe le poste d'ambassadeur de Tunisie en Pologne[3].

Il est rappelé à Tunis après les émeutes sanglantes de janvier 1984 et se retrouve promu, le 29 octobre, comme patron de la sûreté nationale[3]. Le 23 octobre 1985, le président Bourguiba crée un ministère dédié à la sûreté nationale et Ben Ali est chargé de ce portefeuille. Il devient ministre de l'intérieur le 28 avril 1986 tout en gardant la tutelle de la sûreté nationale. Il intègre deux mois plus tard le bureau politique du Parti socialiste destourien (PSD) dont il devient secrétaire général adjoint. Après le départ de Mzali en juillet de la même année, il garde ses fonctions au sein du gouvernement de Rachid Sfar. En mai 1987, Ben Ali est d'abord promu ministre d'État chargé de l'intérieur puis premier ministre le 2 octobre[3], tout en conservant le portefeuille de l'intérieur. Il devient secrétaire général du PSD et se confirme ainsi comme possible dauphin de Bourguiba affaibli par la maladie et la vieillesse.

[] Prise du pouvoir

Au matin du 7 novembre, Ben Ali fait jouer l'article 57 de la constitution tunisienne et, sur la foi d'un rapport médical signé par sept médecins attestant de l'incapacité du président Bourguiba d'assumer ses fonctions, le dépose pour sénilité. Il devient, en tant que successeur constitutionnel, président et chef suprême des forces armées. Dans une déclaration faite à la radio nationale, il annonce sa prise de pouvoir et déclare que « l'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l'État desquels le peuple se trouve exclu. Notre peuple est digne d'une vie politique évoluée et institutionnalisée, fondée réellement sur le multipartisme et la pluralité des organisations de masse »[4].

L'action sera par la suite justifiée par le fait que des mouvements intégristes préparaient un coup d'État et détenaient une liste de personnalités à assassiner[5]. De plus, le rapport medial venait confirmer l'incapacité de Bourguiba à continuer à assumer les plus hautes charges de l'État, ce que Mezri Haddad résume ainsi :

« Officiellement âgé de 84 ans, Bourguiba s'endort quand il reçoit un hôte étranger ; sous l'influence de ceux qui guignent la présidence, il chasse le lendemain le ministre qu'il a nommé la veille, il admet le remaniement ministériel proposé par son premier ministre pour se rétracter quelques heures après... pire que tout, il exige la révision du procès de l'intégriste Rached Ghannouchi (et la condamnation à mort de ce dernier) : « Je veux cinquante têtes [...] Je veux trente têtes [...] Je veux Ghannouchi »[6]. »

Dans son livre Tunisie. Le destin recouvré, Moncef Guitouni donne son analyse de la portée de l'événement :

« Le 7 novembre 1987, n'écoutant que son devoir, assumant ses responsabilités, faisant fi des dangers, Zine el-Abidine Ben Ali décidait d'opérer les transformations nécessaires à la sauvegarde de l'État et de la nation [...] Cet acte de courage, à la portée historique considérable, se passe dans le calme. Le changement s'opère en douceur, dans la légalité constitutionnelle. Il est accueilli avec soulagement. Les historiens pourront retenir cette date du 7 novemebre 1987 comme étant celle du véritable coup d'envoi d'une renaissance pour la Tunisie, car elle a été le point de départ d'une nouvelle orientation qui reposait sur la confiance dans le peuple. »

Pour Mezri Haddad, ce fut simplement « un acte de salubrité publique »[6]. Pourtant, dans leur livre Notre ami Ben Ali, les journalistes Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi donnent une autre version des événements :

« Sept médecins dont deux militaires, sont convoqués en pleine nuit, non pas au chevet du malade [Bourguiba] mais, là encore, au ministère de l'intérieur. Parmi eux se trouve l'actuel médecin du président, le cardiologue et général Mohamed Gueddiche. Ben Ali somme les représentants de la faculté d'établir un avis médical d'incapacité du président. « Je n'ai pas vu Bourguiba depuis deux ans » proteste un des médecins. « Cela ne fait rien ! Signe ! » tranche le général [Ben Ali][7]. »

[] Présidence

[] Action politique

Il prend dès lors en main le PSD, en renforce la cohésion et le transforme en Rassemblement constitutionnel démocratique. À la tête de l'État, il en commence la restructuration : la constitution amendée supprime la présidence à vie et limite le nombre de mandats présidentiels à trois. Une loi sur les partis politiques est adoptée et de nouveaux partis sont reconnus alors que les tribunaux d'exception et la fonction de procureur général sont supprimés. Le nouveau président travaille à apaiser le climat politique, notamment en assurant une ouverture vers les associations, dont la Ligue tunisienne des droits de l'homme, et en établissant des contacts avec les partis de l'opposition, ce qui lui vaut la considération de la classe politique qui voit en lui l'« homme du dialogue et de l'ouverture »[8]. Un pacte national rassemblant les différentes formations politiques et sociales du pays à l'exception des islamistes est signé le 7 novembre 1988 et engage ses signataires au respect de l'égalité entre les citoyens des deux sexes, des acquis du Code du statut personnel, des principes républicains et du refus d'utiliser l'islam à des fins politiques.

Aux élections législatives du 2 avril 1989, les candidats de l'opposition, notamment les islamistes inscrits comme indépendants, obtiennent 10 % des suffrages voire plus dans certains quartiers de Tunis[réf. nécessaire]. Lors de la présidentielle tenue le même jour, étant le seul candidat, Ben Ali est élu avec 99,27 % des voix. Rapidement, des incidents dans le quartier de Bab Souika, en plein centre de Tunis, sont attribués aux islamistes du parti Ennahda. L'éditorialiste américaine Georgie Anne Geyer rapporte ces faits de la manière suivante :

« Vers 1990, les islamistes provoquèrent de nouveaux affrontements pendant que Saddam Hussein envahissait le Koweït et que l'ensemble du monde arabe vaçillait. En 1991 [...] les islamistes manifestèrent en force, avec des grèves et des affrontements violents avec la police dans les universités. La terreur gagna alors les campus de Tunis, de Sousse et de Kairouan. Puis, le 17 février 1991, à quatre heures du matin, alors qu'il faisait encore nuit, un groupe d'islamistes occupa un bâtiment public de Tunis qui symbolisait le gouvernement et y mit le feu [...] Les islamistes avaient abandonné deux gardiens de nuit, pieds et poings liés, dans le bâtiment en flammes. Ceux-ci furent horriblement brûlés dans l'incendie et l'un d'entre eux succomba à ses blessures. Pour la grande majorité des Tunisiens modérés et respectables, cet événement marqua un tournant inexorable. Ce printemps-là, alors que de nouveaux affrontements se produisaient, les Tunisiens découvraient avec stupéfaction que les islamistes avaient abondamment infiltré l'armée, la garde nationale et la police[9]. »

Ben Ali en compagnie du ministre français Hubert Védrine durant sa visite en 1997
Ben Ali en compagnie du ministre français Hubert Védrine durant sa visite en 1997

Le 28 septembre 1991, les autorités annoncent la découverte d'un « plan islamiste visant à la prise du pouvoir » et organisent des procès durant l'été 1992. Des ONG accusent alors la justice tunisienne de ne pas respecter tous les droits des condamnés pendant que les autorités invoquent le devoir du gouvernement de garantir la paix et la sécurité des personnes et de leurs biens et d'assurer la paix sociale et la stabilité des institutions nécessaires à la bonne conduite de tout processus démocratique. Accusé de s'opposer ouvertement au principe d'un État républicain en préconisant un État islamique, et à des lois tunisiennes comme le Code du statut personnel, le parti islamiste n'est pas reconnu et, accusé d'enfreindre le code des partis politiques, tombe dans la clandestinité.

Le processus de démocratisation et de normalisation de la vie politique ralentit sans être ouvertement abandonné : un Conseil constitutionnel voit le jour et le Code électoral est révisé à plusieurs reprises « pour garantir la transparence des scrutins et accroître la participation des citoyens, ainsi que la représentativité des partis politiques »[10]. Afin d'accroître la représentation parlementaire de l'opposition légale, un quota minimum de 20 % des sièges de la Chambre des députés lui est réservé[11]. Le 20 mars 1994, Ben Ali est candidat unique à sa propre succession et est réélu avec 99,91 % des voix. Dans un souci officiel de consacrer le pluralisme politique, un amendement constitutionnel spécial exempte les candidats à la présidence de l'obligation constitutionnelle de parrainage par des élus.

Rencontre entre Ben Ali et Colin Powell le 17 février 2004
Rencontre entre Ben Ali et Colin Powell le 17 février 2004

Le 24 octobre 1999, la première élection présidentielle pluraliste est organisée avec les candidatures de Ben Ali et de deux autres concurrents, Mohamed Belhaj Amor et Abderrahmane Tlili, qui parviennent à se présenter, ce qui n'empêche pas le président sortant d'être à nouveau réélu avec 99,45 % des voix contre 0,31 % pour Belhaj Amor et 0,23 % pour Tlili. À l'initiative du président, la moitié des articles de la constitution sont amendés en 2002 afin, selon son iniateur, de faire évoluer le système politique vers une république plus moderne appelée « République de demain ». La réforme supprime pourtant la limite des mandats présidentiels introduite en 1988 et allonge l'âge maximal pour se porter candidat à 75 ans[12]. Validée avec un score de 99,52 %[13],[14], au cours du premier référendum de l'histoire du pays tenu le 26 mai, elle permet au président Ben Ali de pouvoir se représenter à deux reprises pour terminer son mandat en 2014. La révision introduit également le bicamérisme en créant la Chambre des conseillers et élargit les prérogatives du Conseil constitutionnel en matière électorale. Toutefois, contrairement à la Chambre des députés, aucun mécanisme n'est prévu pour représenter l'opposition dans la nouvelle chambre législative, ce qui explique pourquoi le RCD reste le seul parti représenté dans cette enceinte en plus des organisations professionnelles. En outre, le président peut toujours nommer sept des neuf membres du Conseil constitutionnel, qui doit veiller à la validité des candidatures à l?élection présidentielle, les deux autres étant nommés par le président de la Chambre des députés[15], lui-même membre du RCD.

Aux élections du 24 octobre 2004, trois opposants (Mohamed Bouchiha, Mohamed Ali Halouani et Mounir Béji) se présentent à la suite d'un amendement constitutionnel les exemptant de la condition de parrainage. Au cours d'un scrutin présenté comme un simulacre de démocratie par des ONG comme Human Rights Watch[16] ou Amnesty International[17], plusieurs partis tunisiens de l'opposition décident de la boycotter. Des restrictions sévères sont imposées à l'expression de l'opposition car une loi d'août 2003, modifiant le Code électoral, interdit l'utilisation d'une radio ou d'une télévision privée ou émettant à l'étranger dans le but d'inciter à voter ou à s'abstenir de voter pour un candidat ou une liste de candidats, ce qui n'empêche pas le président sortant d'être omniprésent dans les médias nationaux, en raison de l'exercice de ses fonctions[18]. Le principal opposant se présentant, Halouani, n'est pas autorisé à imprimer et diffuser son programme électoral[réf. nécessaire]. À l'issue de ce scrutin, Ben Ali est à nouveau réélu avec 94,49 % des suffrages contre 3,78 % pour Bouchiha, 0,95 % pour Halouani et 0,79 % pour Béji.

n:

Wikinews propose des actualités concernant « la cinquième candidature du président Ben Ali ».

En septembre 2005, une loi accorde l'immunité permanente au chef de l'État pour tout acte lié à ses obligations professionnelles[19]. Dès la fin 2006, diverses organisations proches du pouvoir lancent des appels au président afin qu'il présente sa candidature à l'élection présidentielle de 2009, ce qu'il fait le 30 juillet 2008 à l'occasion d'un discours pour l'ouverture du cinquième congrès ordinaire du Rassemblement constitutionnel démocratique.

[] Action économique

Ben Ali lance une politique de privatisations qui concernent surtout le tourisme, les matériaux de construction, les textiles, l'industrie agroalimentaire et la pêche, la mécanique et l'électrotechnique[20]. Alliée à l'encouragement à l'investissement et l'introduction d'une flexibilité législative et fiscale, elle relance l'économie après un début des années 1990 marqué par le repli dû à la crise du tourisme liée à la guerre du Golfe. Cette crise se reproduit en 2002-2003 après l'attentat de la Ghriba à Djerba. Malgré ces périodes de difficulté, les investisseurs étrangers s'installent progressivement et le produit intérieur brut croît à un taux oscillant entre 5 et 5,5 %. Le gouvernement encourage même l'industrie manufacturière produisant uniquement pour l'exportation en lui donnant la possibilité de s'implanter partout dans le pays tout en travaillant sous le règlement des zones de libre-échange.

Un accord d'association, signé avec l'Union européenne le 17 juillet 1995 et entré en vigueur le 1er mars 1998, engendre dès 1996 le démantèlement progressif des barrières douanières jusqu'au 1er janvier 2008[21]. Dans ce contexte, l'État entreprend de diversifier l'économie en augmentant la part de l'industrie tout en renforçant les secteurs traditionnels de l'agriculture et du tourisme. Une politique d'encouragement à la création d'entreprises est mise en place et une action est menée pour la multiplication des micro-entreprises et l'extension des technologies de l'information.

La nature de la politique d'ouverture, dirigée par l'État tunisien, permet à ce dernier de conserver une capacité d'intervention importante et de développer de nouveaux secteurs dont celui de l'industrie mécanique et des nouvelles technologies où les ingénieurs tunisiens bénéficient, à compétences égales, d'un salaire moindre que leurs collègues européens. Pourtant, un rapport de la Banque mondiale de juin 2004 épingle les « interventions discrétionnaires du gouvernement » et le « pouvoir des initiés » qui affaiblissent, selon elle, le climat des affaires et les éventuelles prises de risque des investisseurs étrangers[22]. Par ailleurs, le chômage continue de menacer le développement économique et se trouve aggravé par une population active grandissante. Il ne touche pas que les populations les plus vulnérables : le taux de chômage des diplômés de l'enseignement supérieur est ainsi en augmentation depuis plusieurs années. Alors qu'il était de 4 % en 1997 et de 0,7 % en 1984[23], il atteint 20 % contre une moyenne nationale de 14 %, voire près de 60 % dans certaines filières selon une enquête de la Banque mondiale[24].

[] Accusations de dictature

Diverses organisations de défense des droits de l'homme et des libertés ainsi que de nombreux médias étrangers accusent régulièrement le président Ben Ali d'être un dictateur[25],[26],[27], le régime tunisien étant régulièrement accusé de violer les droits de l'homme[28],[29],[30] et de réprimer la liberté d'expression[31],[28],[29],[32],[33],[34].

Le président est listé depuis 1998 comme l'un des « 10 pires ennemis de la presse » par le Comité pour la protection des journalistes. Reporters sans frontières le désigne également comme un « prédateur de la liberté de la presse »[35].

Des prisonniers politiques seraient fréquemment torturés[36],[37] et des défenseurs des droits humains, notamment les avocats, seraient victimes de man?uvres d'intimidation et de harcèlement sans que leurs plaintes soient acceptées par la justice tunisienne[28],[29]. Certains prisonniers d'opinion seraient soumis à des conditions de détention inhumaines et à des mesures arbitraires comme le maintien prolongé à l'isolement et la privation de soins médicaux[réf. nécessaire]. La loi anti-terroriste votée en 2003 serait devenue l'occasion de procès inéquitables[28],[29] comme en témoigne l'affaire des étudiants internautes de Zarzis emprisonnés en 2004 pour avoir recherché de la documentation sur Internet avec leur professeur. Accusés de préparer un attentat et de se servir d'Internet comme outil de communication[38], ils sont libérés en février 2006.

[] Vie privée

Zine el-Abidine Ben Ali épouse en premières noces Naïma Kefi avec qui il a trois filles[39] :

  • Ghazoua : mariée à l'homme d'affaires Slim Zarrouk ;
  • Dorsaf : mariée à Slim Chiboub ;
  • Cyrine : mariée en 1996 à l'homme d'affaires Marouane Mabrouk.

Divorcé en 1992, il se remarie en secondes noces à Leïla Trabelsi qu'il rencontre alors qu'il est ministre de l'intérieur. Ils ont eu deux filles et un fils :

Il est issu d'une fratrie de 11 enfants. Son frère Habib, alias Moncef, est condamné par contumace, dans le cadre de l'affaire dite de la couscous connection, le 30 novembre 1992, à 10 ans de prison et à l'interdiction définitive d'accès au territoire français par la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Il lui est reproché d'avoir transporté de l'argent provenant d'un trafic international d'héroïne et de cocaïne entre les Pays-Bas, la France et la Tunisie alors que son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, dénonce une « manipulation politique ». Il est décédé en 1996 sans avoir purgé cette peine.

[] Références

  1. ? Majed Nehmé, « Ben Ali, l'homme qui a changé la Tunisie », Le Nouvel Afrique Asie, décembre 2006
  2. ? (en) Africa Competitiveness Report 2007 (Forum économique mondial)
  3. ? a? b? c? d? e? f? (fr) Jean-Pierre Tuquoi, « Ben Ali l'inconnu », Le Monde, 25 mai 2002
  4. ? (ar) Discours du 7 novembre 1987 suivi de sa traduction en français
  5. ? Michael Collins Dunn, Renaissance or radicalism ? Political islam. The case of Tunisia's al-Nahda, éd. International Estimate, Washington D.C., 1992
  6. ? a? b? Mezri Haddad, Non Delenda Carthago, Carthage ne sera pas détruite. Autopsie de la campagne antitunisienne, éd. du Rocher, Paris, 2002
  7. ? Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi, Notre ami Ben Ali, éd. La Découverte, Paris, 1999
  8. ? Sadok Chaâbane, Ben Ali et la voie pluraliste en Tunisie, éd. Cérès, Tunis, 1998
  9. ? Georgie Anne Geyer, Tunisia. A Journey Through a Country That Works, éd. Stacey International Publishers, Londres, 2004
  10. ? Philippe Tourel, « Une démocratie en chantier », Le Nouvel Afrique Asie, décembre 2006
  11. ? Ce minimum est porté à 25 % en 2008 à la suite d'un nouvel amendement de la loi électorale.
  12. ? Jean-Pierre Tuquoi, « En Tunisie, un référendum constitutionnel ouvre la voie à la réélection de M. Ben Ali », Le Monde, 16 mai 2002
  13. ? « L'exemple tunisien », Le Monde, 29 mai 2002
  14. ? Selon Le Canard enchaîné n°4581 (« Carthage de ses artères », 13 août 2008, p. 8), le pourcentage de « oui » est de 99,61 %
  15. ? (fr) Article 75 de la constitution tunisienne (Jurisite Tunisie)
  16. ? (fr) Rapport mondial 2005 (Human Rights Watch)
  17. ? (fr) Rapport 2005 (Amnesty International)
  18. ? (fr) « Chronique de Giulia Fois », Arrêts sur images, France 5, 24 octobre 2004
  19. ? (fr) [pdf] Loi du 27 septembre 2005 relative aux avantages alloués aux présidents de la République dès la cessation de leurs fonctions, Journal officiel de la République tunisienne, n°78, 30 septembre 2005, p. 2557
  20. ? Emma Murphy, Economic and political change in Tunisia. From Bourguiba to Ben Ali, éd. Macmillan Press, Londres, 1999
  21. ? Abdelaziz Barrouhi, « Pour 500 millions de consommateurs de plus », Jeune Afrique, 23 mars 2008, pp. 56-58
  22. ? Michel Camau et Vincent Geisser, Le syndrome autoritaire. Politique en Tunisie de Bourguiba à Ben Ali, éd. Presses de Sciences Po, Paris, 2003
  23. ? (fr) Défis de la Tunisie (PNUD)
  24. ? (fr) Nadia Hachimi Alaoui, « En Tunisie, le malaise de la génération Ben Ali », Libération, 28 avril 2008
  25. ? (fr) Bruno Callies de Salies, « Les deux visages de la dictature en Tunisie », Le Monde diplomatique, octobre 1999
  26. ? (fr) Monique Mas, « Zine Ben Ali : l'élu des Occidentaux », Radio France Internationale, 23 octobre 2004
  27. ? (fr) « Tunisie : Chirac choisit la dictature de Ben Ali », Fédération internationale des droits de l'homme - Ligue des droits de l'homme, 4 décembre 2003
  28. ? a? b? c? d? (fr) Rapport mondial 2007 (Human Rights Watch)
  29. ? a? b? c? d? (fr) Rapport 2008 (Amnesty International)
  30. ? (en) Country Reports on Human Rights Practices 2007 (Département d'État des États-Unis)
  31. ? (fr) Rapport annuel 2007 (Reporters sans frontières)
  32. ? (fr) Agressions de journalistes : Paris interpelle la Tunisie (Le Nouvel Observateur)
  33. ? (fr) Vincent Geisser et Chokri Hamrouni, « Ben Ali. L'information torturée », Libération, 17 novembre 2005
  34. ? (fr) Vincent Geisser, « Les chiens de garde de Ben Ali agissent « sous la protection » de la police française », Oumma.com, 22 juin 2004
  35. ? (fr) Prédateurs de la liberté de la presse (Reporters sans frontières)
  36. ? (fr) « La torture en Tunisie. L'envers du décor », Fédération internationale des droits de l'homme, 16 novembre 1998
  37. ? (fr) Marco Gregori, « Une association se bat contre l'impunité des tortionnaires », Le Courrier, 30 janvier 2001
  38. ? (fr) Hélène Bailly, « Le drame des internautes de Zarzis », Afrik.com, 9 mars 2005
  39. ? a? b? c? (fr) Samir Gharbi et Sonia Mabrouk, « Vingt ans, vingt dates », Jeune Afrique, 22 octobre 2007

[] Bibliographie

  • Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi, Notre ami Ben Ali, éd. La Découverte, Paris, 1999
  • Sadok Chaâbane, Ben Ali et la voie pluraliste en Tunisie, éd. Cérès, Tunis, 1998
  • Mezri Haddad, Non Delenda Carthago, Carthage ne sera pas détruite. Autopsie de la campagne antitunisienne, éd. du Rocher, Paris, 2002
  • Moncef Guitouni, Tunisie. Le destin recouvré, éd. Eska, Paris, 1997
  • Valentin Mbougueng, Institutions politiques et vie constitutionnelle en Tunisie de l'indépendance à nos jours, éd. Médiane, Paris, 2006

[] Compléments

[] Articles connexes

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Zine el-Abidine Ben Ali.

[] Lien externe


Précédé de :
Mohamed Mzali
Ministre de l'intérieur de la Tunisie
1986-1987
Suivi de :
Habib Ammar
Précédé de :
Rachid Sfar
Premier ministre de la Tunisie
1987
Suivi de :
Hédi Baccouche
Précédé de :
Habib Bourguiba
Président de la Tunisie
1987-
Suivi de :
en fonction
 

shout
Réagissez


Attention! tous les commentaites inaproprié seront supprimés
Titre:
Video YouTube ou google: (doit être en rapport avec le sujet)
Votre mail:
Un pseudo:
Votre site:
Commentaire (le html n'est pas autorisé, nombre de caractère maximum = 400)
  save (Comment eBabylone 1.0 beta)

Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Zine el-Abidine Ben Ali
Base de liens  |  Ajouter lien  |  Contact Rss
On est 10 visiteur(s) en ligne
Server 2.0