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ObjectifsLa vulgarisation apporte à la recherche scientifique une dimension supplémentaire, en assurant que le résultat puisse être partagé par le plus grand nombre. Un pendant de la vulgarisation est la possibilité pour le citoyen de saisir d'un enjeu la communauté scientifique, ce qui se développe à l'occasion lors de certains partenariats entre recherche et citoyens. Mais cette dernière piste reste encore marginale, comparativement à l'espace occupé par la vulgarisation plus « classique » (magazines, émissions de télé, livres, musées de science, universités populaires, cours publiques, etc.). Les objectifs principaux de la vulgarisation sont ainsi orientés vers une popularisation des connaissances :
Moyens et les acteursCette approche de la vulgarisation est de nature pédagogique, très proche en cela de la médiation culturelle, cette dernière étant plus nommée pour les arts et la culture générale. Musées scientifiquesC'est l'ensemble des expositions temporaires ou permanentes. Leur histoire commence avec les cabinets de curiosités du siècle des Lumières. La France a développé des centres de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI). Les plus célèbres sont le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette. Les États-Unis ont renouvelé le genre ces dernières décennies avec des institutions telles que l'Exploratorium1 de San Francisco, qui se veulent plus près d'une expérience accessible par les sens — et où les enfants peuvent toucher sans risquer de casser quelque artefact. Le Québec a développé quelque chose de semblable avec le Centre des sciences de Montréal. Cette approche diffère sensiblement de celle des années 1935-1970 où la France se caractérisait par une séparation franche entre ce qui était scientifique (le « pourquoi », caractérisé par le Palais de la découverte) et de ce qui était technique (le « comment faire pour que », caractérisé par le Musée des arts et métiers). Cette séparation n'existait pas en Grande-Bretagne (Science Museum de Londres), ni en Allemagne (Deutsches Museum à Munich), où l'on exposait ensemble sciences et techniques sans d'ailleurs prendre le soin de toujours les différencier. Publications et médiasSites Web
Revues de vulgarisation
Émissions télévisées
Émissions radiophoniques
Entreprises privées
Vulgarisateurs célèbres
Animation scientifiqueIssue de l'éducation populaire, l'animation scientifique peut passer par des clubs, des ateliers, des centres de vacances, des interventions dans les écoles... qui donnent l'envie et les moyens aux participants (souvent des enfants ou des adolescents) de découvrir et de construire des savoirs par la pratique. L'animation scientifique s'appuie aussi sur de nombreux événements tout public, comme, par exemple, les exposciences régionales 7 qui regroupent des présentations de leurs activités par les jeunes eux-mêmes, les Nuits des étoiles au mois d'août ou la Fête de la Science en octobre. En France, les mouvements d'éducation populaire qui s'intéressent à cette question de la découverte scientifique et technique ont créé en 1985 le Cirasti, Mouvement français des exposciences 8. Au Québec, l'organisme provincial Les Débrouillards publie un magazine, organise des exposés en classes primaire et secondaire ainsi que des camps de vacances. Il existe également plusieurs centres de vulgarisation scientifique tels le Planétarium de Montréal, le Centre des sciences de Montréal, le Cosmodôme de Laval et, en région, l'ASTROLab du Parc national du mont Mégantic. CritiqueParallèlement à toute une praxis de la vulgarisation, bien que peu connue du grand public, existe une école informelle, protéiforme, de diverses obédiences, qui récuse la vulgarisation à outrance car pouvant être instrumentalisée pour différentes raisons (politiques, institutionnelles, etc.). Des auteurs comme Pierre Bourdieu (sociologue français), Daniel Jacobi (sémioticien) en sont des représentants ; la revue Alliage, publiée par Jean-Marc Levy-Leblond, la Fondation sciences citoyennes ainsi que le Cirasti avec ses rencontres nationales de l'animation scientifique et technique et son observatoire des Exposciences s'inscrivent également dans ce courant critique. D'autres observateurs comme Anne Cauquelin et Roger Lenglet (opinion publique) ont ajouté à cette approche critique de la vulgarisation, des réflexions originales sur l'appropriation des informations vulgarisées par le public lui-même. Appropriation sauvage et déformante par tout un chacun qui colporte à son tour les messages vers d'autres locuteurs au mépris des exigences scientifiques ou en les réarticulant dans de nouveaux raisonnements aux pertinences imprévisibles 9. Voir aussi
Bibliographie
Référence
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