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Université 
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Une universitĂ© est un Ă©tablissement d'enseignement supĂ©rieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (Ă©tudes supĂ©rieures). Aux États-Unis, au moment oĂą les universitĂ©s de ce pays commençaient leur ascension qui devait les mener au niveau qu'elles ont actuellement, Peirce1, un philosophe amĂ©ricain a dĂ©fini en 1891 l'universitĂ© comme « une association d’hommes […] dotĂ©e et privilĂ©giĂ©e par l’État, en sorte que le peuple puisse recevoir une formation (guidance) intellectuelle et que les problèmes thĂ©oriques qui surgissent au cours du dĂ©veloppement de la civilisation puissent ĂŞtre rĂ©solus Â».

L'entrée à l'université est généralement restreinte à ceux qui ont préalablement un diplôme d'enseignement secondaire. Le nombre d'étudiants dans les universités du monde est monté en flèche pendant tout le vingtième siècle, spécialement depuis la seconde guerre mondiale. De nos jours un bon fonctionnement des universités et plus généralement de l'enseignement supérieur est considéré comme un atout économique. Aussi, les grands pays européens, pour soutenir la compétition internationale, se sont-ils lancés depuis une dizaine d'année dans un mouvement de réflexion et de réforme de leurs universités2.

Sommaire

Histoire des universités3

Antiquité

Représentation de l'Académie de Platon.

Avant de parler de l'histoire des universitĂ©s, il faut rappeler, que le terme « universitĂ© Â» est issue des civilisations occidentales qui le créèrent Ă  partir du XIe siècle. Les acadĂ©mies Grecques tel que AcadĂ©mie de Platon ou d'autres organisations d'enseignements supĂ©rieurs en Chine tel que l'UniversitĂ© de Nankin, en Inde avec l'UniversitĂ© de Nalanda, en Iran avec l'AcadĂ©mie de Gundishapur, au Japon avec l'Ashikaga gakkĹŤ, ont prĂ©cĂ©dĂ© l'apparition des universitĂ©s occidentales de près d'un millĂ©naire.

XIe siècle : Naissance des universitĂ©s occidentales

Classe à l'université vers 1350s.

En Europe, c'est Ă  Bologne en 1088, qu'est fondĂ©e la première universitĂ©. Elle ne compile encore que la somme des connaissances juridiques de l'Ă©poque. En 1150 les Ă©tudiants des diffĂ©rents communautĂ© de tous (universitas) les collèges de la rive gauche de Paris sont regroupĂ©s au sein de l'UniversitĂ© de Paris. Les Ă©tudiants anglais chassĂ©s de Paris en 1166 fondent l'UniversitĂ© d'Oxford. Une bulle papale instaure Ă  Montpellier la première facultĂ© de mĂ©decine. au XIIIe siècle, les disciplines enseignĂ©es s'organisent autour des « quatre facultĂ©s Â» que sont les arts, la mĂ©decine, le droit et la thĂ©ologie. A cette Ă©poque les universitĂ©s contribuent au renouveau des savoirs, qui sont Ă©troitement liĂ©s Ă  l'Ă©glise catholique. Dans ce contexte, il n'est pas Ă©tonnant que la thĂ©ologie et le droit canon se taillent la part du lion. Les Ă©tudiants viennent parfois de loin pour recevoir les enseignements universitaires. Les « arts mĂ©caniques Â» et les « sciences lucratives Â» ne sont pas abordĂ©es, victimes du mĂ©pris du travail manuel et du profit pĂ©cuniaire que les nobles et le clergĂ© affichaient Ă  l'Ă©poque. L'enseignement reposait sur des textes de rĂ©fĂ©rence (« autoritĂ©s Â»). La pĂ©dagogie consistait en la lectio (lecture) et la disputatio (« dispute Â»), sorte de dĂ©bat contradictoire reposant essentiellement sur le syllogisme. Les universitĂ©s se dotent rapidement de bibliothèques pour pallier la raretĂ© des exemplaires disponibles pour les lectures.

du XVe au XVIIIe siècle : Étatisation des universitĂ©s

Université de Lausanne fondée en 1537.

A partir du XVe siècle de nouvelles universitĂ©s sont créées, Ă  un rythme soutenu, en Europe, mais aussi en AmĂ©rique latine puis en AmĂ©rique du Nord. Les particularismes religieux qui apparaissent en Europe (Ă©glise anglicane, protestantismes) impactent les disciplines enseignĂ©es ainsi que les modalitĂ©s d'enseignements. De plus les structures politiques nationales, en France, en Allemagne ou en Angleterre par exemple, prennent progressivement le contrĂ´le des universitĂ©s, qui y perdent alors en l’autonomie (au moins par rapport Ă  l'Ă©tat). Ces Ă©volutions signent la fin de la peregrinatio academica et rĂ©duit « l’éventail social Â» des Ă©tudiants au sein des universitĂ©s.

Aussi, il n'est pas surprenant qu'en pleine Renaissance, les institutions universitaires soient largement contestĂ©es et critiquĂ©es, tant sur leurs fonctionnements que sur leurs rĂ´les. Le Siècle des Lumières soulève la question de l'utilitĂ© des enseignements dispensĂ©s. Il s'agit de savoir si l'universitĂ© a pour ambition de produire des compĂ©tences profitables Ă  tous ou si elle doit assurer aux titulaires des diplĂ´mes dispensĂ©s un rang social Ă©levĂ©. On regrette le manque d'assiduitĂ© des Ă©tudiants autant que des professeurs ; on suspecte la qualitĂ© et la valeur des diplĂ´mes dĂ©livrĂ©s; on constate la fraude et la complaisance...

XIXe siècle : UniversitĂ©s sous l'impulsion des lumières

Les courants libĂ©raux qui parcourent l'Europe entraĂ®nent de profondes rĂ©formes. Lors de la rĂ©volution française, l'abolition des universitĂ©s de l’Ancien RĂ©gime, entrainera pour un temps, la fermeture des universitĂ©s. La domination napolĂ©onienne sur une large partie du vieux continent aura de profondes consĂ©quences sur les universitĂ©s occidentales. « L'empire Â» suscite un regain d'intĂ©rĂŞt pour les sciences et les technologies, encore mal reprĂ©sentĂ©s dans les universitĂ©s. Ainsi sont créées les grandes Ă©coles (École polytechnique, ou l’École normale supĂ©rieure en France). Parallèlement, l'empereur rĂ©organise le système universitaire et nomme explicitement les Professeurs. Le morcellement des connaissances, dispensĂ©s au sein d'Ă©coles distinctes sera parfois perçue comme une impasse dans laquelle la France s'engage alors...4

C'est aussi à cette époque que sont créés (notamment en Allemagne) l'enseignement de disciplines nouvelles, comme la philologie, les mathématiques et la physique. L'Allemagne par le biais de l'Université de Berlin fondée par Wilhelm von Humboldt promeut un nouveau modèle pour l'université. Un modèle où elle n'est plus pensée comme la division d'une philosophie en domaines spécialisés, mais comme la collection universelle de connaissances et de recherches5.

Aux Etats-Unis aussi le système universitaire se réinvente et devient profondément différent de celui hérité du temps des colonies anglaises. Le développement rapide du pays et l'importante immigration supportent un enseignement supérieur de masse dynamique et hétérogène. Sans que ce soit explicite, il suivra pour l'essentiel le modèle allemand, en pensant l'université comme le lieu de la confrontation de la somme des savoirs.

du XXe siècle Ă  nos jours : L'universitĂ© moderne

En Europe par contre, les inĂ©galitĂ©s sociales autant que les contenus enseignĂ©s continuent Ă  modeler le système universitaire, qui par ailleurs reste très concentrĂ© sur quelques structures prestigieuses. En France, 43% des Ă©tudiants restent concentrĂ©s Ă  paris en 1914. En Angleterre Oxford et Cambridge restent prĂ©dominants jusqu'au milieu du XXe siècle. En Allemagne, l'arrivĂ©e de pouvoirs autoritaires provoque une crise grave du « modèle allemand Â». De fait, la « mise au pas de l’enseignement supĂ©rieur par le rĂ©gime nazi Â» n’entraĂ®ne pas de profonds remous. Si un tiers du corps enseignant est touchĂ© par l’épuration, qui s’en va renforcer, notamment, les universitĂ©s amĂ©ricaines, beaucoup de ceux qui restent perdent honneur et probitĂ©.

Vue extérieure du Pavillon Lassonde, Université de Montréal.

C'est aussi au XXe siècle que le modèle de l'enseignement supérieur au sein d'universités se généralise partout dans le monde (en Asie, en Afrique). A la fin de la seconde guerre mondiale, le développement universitaire est perçu comme l'un des principaux critère du rayonnement politique, économique et culturel des pays civilisés (notamment durant la guerre froide). A l'aube du XXIe siècle il est considéré par les économistes comme un indicateur de référence pour la stabilité économique d'un pays.

Structures et statut des universités

Le mot universitĂ© vient du latin Universitas magistrorum et scholarium qui dĂ©signe Ă  l'origine la corporation des enseignants et des Ă©tudiants d'une mĂŞme ville. Les universitĂ©s sont aujourd'hui divisĂ©es en dĂ©partements acadĂ©miques, Ă©coles ou facultĂ©s (appelĂ©s en France de nos jours UnitĂ©s de Formation et de Recherche). Aux États-Unis certains Ă©tablissements qui seraient classĂ©s, en France, sous l’appellation Grande Ă©cole sont intĂ©grĂ©s Ă  des universitĂ©s. Par exemple une Ă©cole de commerce telle que la Harvard Business School est un dĂ©partement de l’universitĂ© d’Harvard. Cela amène Jacques Mistral 6 Ă  voir Harvard comme une fĂ©dĂ©ration de grandes Ă©coles (Harvard Law School, John F Kennedy School of Government, Harvard Medical School, Harvard School of Public Health, Graduate School of Design etc.). Une universitĂ© peut ĂŞtre :

  • soit publique, autrement dit contrĂ´lĂ©e et financĂ©e par une collectivitĂ© publique, système largement pratiquĂ© en France par exemple oĂą l'enseignement supĂ©rieur reste essentiellement du domaine de l'État, celui-ci leur confĂ©rant une certaine autonomie. Paradoxalement l'État en France ne confie pas la formation de son personnel aux universitĂ©s mais depuis le milieu du XVIIIe siècle aux grandes Ă©coles administratives.
  • soit privĂ©e. Ce fut sous cette forme que furent créées les premières universitĂ©s. Le système reste très rĂ©pandu dans certains pays, notamment aux États-Unis d'AmĂ©rique. Dans ce pays, de nombreuses universitĂ©s appartiennent Ă  des fondations, des associations ou des congrĂ©gations - on dit qu'elles sont "non profit" en ce sens que si elles ne sont pas la possession d'une collectivitĂ© locale ou d'un État, leur but n'est pourtant pas de faire du profit. Il peut aussi exister des universitĂ©s cherchant Ă  dĂ©gager des bĂ©nĂ©fices.

Universités et croissance économique

Les universitĂ©s, et plus globalement l’ensemble des Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur, sont de nos jours considĂ©rĂ©es par les Ă©conomistes comme pouvant ĂŞtre des vecteurs de croissance Ă©conomique (thĂ©orie de la croissance endogène). Des Ă©tudes rĂ©centes [rĂ©f. nĂ©cessaire] ont insistĂ©, d'une part sur le fait que selon que le pays Ă©tait proche ou loin de la « frontière technologique Â», les caractĂ©ristiques du système d'enseignement supĂ©rieur devaient Ă©voluer et d'autre part, sur l'importance des relations entre les universitĂ©s et leur environnement gĂ©ographique (notion de pĂ´le de compĂ©titivitĂ©).

Approche de la frontière technologique et évolution des universités

Article dĂ©taillĂ© : Frontière technologique.

D’une Ă©tude de 2004, intitulĂ©e « Education et croissance Ă©conomique Â», de Philippe Aghion et Elie Cohen il ressort que selon que le pays est loin ou proche de la « frontière technologique Â» c’est-Ă -dire, de nos jours, du niveau technologique des États-Unis, les exigences en matière de système Ă©ducatif varient. Dans le premier cas, le pays est en phase de rattrapage, comme l’a Ă©tĂ© la France après la Seconde Guerre mondiale. Ce qui compte alors c’est d'abord l’enseignement secondaire. Au contraire dès que l’on approche de la frontière technologique, l'enseignement supĂ©rieur, notamment les universitĂ©s, devient beaucoup plus important. En effet, alors le pays n'est plus dans l'imitation mais dans la crĂ©ation, dans l'invention des produits et des services de demain. D'oĂą l'intĂ©rĂŞt pour les pays, tel que la France, qui se rapprochent de la frontière technologique d'avoir des universitĂ©s de rang mondial davantage orientĂ©es vers la recherche et la crĂ©ativitĂ©. Cela passe aussi parfois par des changements organisationnels destinĂ©s Ă  rendre les universitĂ©s plus rĂ©actives et plus proche des acteurs Ă©conomiques. De nos jours le dĂ©veloppement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) renforce ce trait.

Universités et pôle de compétence

Silicon Valley (Vallée du silicium)

Pour Christian Blanc7 « l’économie repose sur l’échange de deux types de savoir : d’une part le savoir formalisĂ©, codifiĂ©, Ă©crit, c'est-Ă -dire l’information et d’autre part le savoir tacite, qui permet d’utiliser l’information, d’en juger la qualitĂ© de l’appliquer Ă  un problème concret, ou connaissance. La connaissance est nĂ©cessaire Ă  la crĂ©ation Â». Or si l’information circule mondialement, la connaissance comme dĂ©finie plus haut reste plus localisĂ©e. C’est l’idĂ©e qu’il y a derrière le terme amĂ©ricain de « cluster Â» que Michael Porter8 a dĂ©fini comme « un groupe d’entreprises et d’institutions partageant un mĂŞme domaine de compĂ©tence, proches gĂ©ographiquement, reliĂ©es entre elles et complĂ©mentaires Â». Parmi les exemples cĂ©lèbres de Cluster, il est possible de citer la Silicon Valley autour de l’universitĂ© Stanford. Les universitĂ©s jouent dans le cas des « clusters Â» appelĂ©s en France pĂ´le de compĂ©titivitĂ© un rĂ´le clĂ© car c’est sur elles que repose en très grande partie les capacitĂ©s d’innovation. Pour Blanc 9 pour qu’un pĂ´le de compĂ©titivitĂ© soit efficace, il faut que les leviers de la compĂ©titivitĂ© soient entre les mains des autoritĂ©s qui gèrent les pĂ©rimètres locaux, comme c’est le cas en Catalogne espagnole par exemple et que les universitĂ©s aient elles-mĂŞmes une autonomie forte qui les rendent capables d’« assumer des responsabilitĂ©s importantes Â» 10. Aussi, aujourd’hui dans les pays dĂ©veloppĂ©s (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Espagne, …), comme d’ailleurs dans les autres (l’Inde autour de Bangalore, …) les relations entre les grandes Ă©coles ou les universitĂ©s, les centres de recherche et dĂ©veloppement, et les entreprises tendent Ă  ĂŞtre organisĂ©es dans des bassins d'emploi territoriaux, dans le cadre de pĂ´les de compĂ©tence et de projets d'intelligence Ă©conomique territoriale.

Les universités dans le monde

Depuis la fin du XXe siècle les universités sont identifiés comme un éléments clef de la croissance des états. Sur l'impulsion du modèle américain, la plus part des pays du monde investissent maintenant dans le développement et la valorisation de ses universités.

États-Unis

Le campus universitaire de Dartmouth College

Le système universitaire des États-Unis est de nos jours considéré comme de très bon niveau, voire comme le premier au monde, à tel point qu’il sert souvent de référence. L’étude de l'université de Shanghai de 2004 place 17 universités des États-Unis dans les 20 premières, Harvard figurant en première position11.

Le système universitaire amĂ©ricain s’est beaucoup dĂ©veloppĂ© Ă  la fin du XIXe siècle avec la crĂ©ation de nombreuses universitĂ©s dont certaines sont aujourd’hui fort connues : universitĂ© Yale (1701), universitĂ© Stanford (1891)(Californie), universitĂ© Johns-Hopkins (1876), universitĂ© Cornell (1865), universitĂ© de Chicago (1892), etc. Ces universitĂ©s adopteront en partie le modèle allemand et allieront enseignement et recherche. Par ailleurs, il sera introduit rapidement des cursus qui en Europe, «  en raison de prĂ©jugĂ©s hĂ©ritĂ©s de la sociĂ©tĂ© prĂ©capitaliste, ne sont pas jugĂ©s dignes de l’universitĂ© Â» 12. C'est ainsi que la finance et le commerce seront enseignĂ©s dĂ©s 1881 avec la crĂ©ation de la Wharton School of Finance Ă  l’universitĂ© de Pennsylvanie. En France, de grandes Ă©coles commerciales seront Ă©galement fondĂ©es Ă  cette Ă©poque (HEC créée en 1881) mais resteront hors du giron des universitĂ©s. La force des exĂ©cutifs universitaires est un Ă©lĂ©ment distinctif du système amĂ©ricain par rapport aux modèles germaniques et français13.

Le système américain est très varié. À côté d’institutions privées sans but lucratif très prestigieuses comme Stanford ou Harvard on trouve des universités appartenant aux États dont certaines sont également renommées telle l'université de Berkeley.

Dans les universités publiques ou privées, les études de base (undergraduate) durent quatre ans et mènent au Bachelor Degree. Elles peuvent être suivies d’un Master’s Degree en un an ou d’un PhD en général en trois ans. À côté des universités on trouve des Community Colleges qui dispensent des formations en deux ans. Suite à quoi, l’étudiant peut soit arrêter les études soit entrer dans une université.

Si le terme college est en gĂ©nĂ©ral rĂ©servĂ© Ă  l’enseignement court, des Ă©tablissements comme Boston College ou Darmouth College bien que s’intitulant pour des raisons historiques college sont de vraies universitĂ©s. La « Carnegie Basic Classification Â» 14 distingue les universitĂ©s dotĂ©es de programmes doctoraux (Doctorate-granting Universities (I)) des collège et universitĂ©s dĂ©livrant surtout des masters (Master’s Collegues (IIA)), des collèges allant jusqu'Ă  la licence (Baccalaureate colleges (IIB)) et des collèges associĂ©s (Associate’s Colleges (III)).

L’inscription en universitĂ© dĂ©pend des rĂ©sultats obtenus au cours des trois dernières annĂ©es de lycĂ©e et des scores obtenus Ă  des tests : les SAT (Standardized Aptitude Tests) et les AP (Advanced Placements)15

Les universités états-uniennes les plus prestigieuses sont regroupées au sein de la "Ivy League".

Plus des trois quarts des étudiants américains vont dans des universités publiques.

Chine

Article dĂ©taillĂ© : Liste des universitĂ©s chinoises.

Les futurs étudiants doivent passer un concours national d'entrée à l'université, le gaokao. En juin 2009, il y avait 6,3 millions de places en première année, tous établissements d’enseignement supérieur confondus16. Beaucoup de jeunes Chinois font leurs études à l'étranger, notamment aux États-Unis

Union européenne

Dans une Ă©tude de septembre 2007, l’institut Bruegel17 a cherchĂ© Ă  analyser les raisons du dĂ©crochage des principaux Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieurs europĂ©ens par rapport Ă  leurs homologues des États-Unis. Deux faits ont Ă©tĂ© mis en exergue : un moindre investissement 1,3% du PIB contre 3,3% du PIB aux États-Unis ; une moindre autonomie des universitĂ©s. Les auteurs insistent particulièrement sur ce point et montrent qu’aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, c’est un Ă©lĂ©ment clĂ© qui affecte positivement les apports financiers faits aux universitĂ©s 18.

France

La Sorbonne, Paris, au XVIIe siècle

Les universitĂ©s ont Ă©tĂ© supprimĂ©es par la RĂ©volution. Sous l'Empire a Ă©tĂ© instaurĂ©e en 1808 une universitĂ© impĂ©riale dont certaines caractĂ©ristiques perdurent : forte centralisation et dĂ©coupage disciplinaire strict en facultĂ©s. Ces traits seront attĂ©nuĂ©s d’abord en 1893 par la crĂ©ation d’universitĂ©s par ville puis par la loi Faure de 1968. MalgrĂ© tout le dĂ©coupage disciplinaire reste marquĂ© et l’autonomie assez limitĂ©e 19

En 1875, le vote de la loi sur la liberté de l’enseignement supérieur permet la création de cinq universités catholiques à Paris, Angers, Lille, Lyon et Toulouse. Peu de temps après, la loi du 18 mars 1880 rétablit le monopole de la collation des grades universitaires et n'existe depuis que des universités publiques en France.

En 1938, les universitĂ©s en France comptaient 60 000 Ă©tudiants, ce chiffre passe Ă  300 000 en 1968 Ă  1 515 000 Ă  la rentrĂ©e 2001-2002 20. Au dĂ©but des annĂ©es 2000, environ 500 000 Ă©tudiants suivaient un cursus de lettres et de sciences humaines, 350 000 en droit et en sciences Ă©conomiques, un peu plus de 200 000 en sciences et 140 000 dans le secteur de la santĂ© 21. La question de savoir pourquoi tant d’étudiants se dirigent vers des filières offrant peu de dĂ©bouchĂ©s directs a intriguĂ© les chercheurs. Pour Fave-Bonnet (1997), il s’agirait d’une position de repli plus subie que voulue, pour Alain Renaut au contraire, cela traduirait une demande de culture gĂ©nĂ©rale. Jacques Mistral 22 pour satisfaire cette demande plaide pour des Collèges universitaires oĂą les Ă©tudiants pourraient « consolider les fruits de l’enseignement secondaire Â», « apprendre les langages et les codes de la vie en sociĂ©tĂ© Â», « satisfaire des curiositĂ©s variĂ©s Â» « approfondir progressivement une discipline Â» et amorcer ainsi leur spĂ©cialisation.

Dans leur rapport au CAE (Conseil d'Analyse Economique), Philippe Aghion et Elie Cohen estimaient que si les universitĂ©s françaises et plus gĂ©nĂ©ralement l’enseignement supĂ©rieur en France Ă©taient adaptĂ©s Ă  une Ă©conomie en phase de rattrapage, ils l’étaient beaucoup moins Ă  une Ă©conomie proche de la « frontière technologique Â». Pour que les universitĂ©s françaises puissent jouer pleinement leur rĂ´le dans cette situation, il faudrait pour ces auteurs23 revenir sur la double coupure fondatrice de l'enseignement supĂ©rieur et de la recherche en France Ă  savoir : la dissociation de l'Ă©ducation et de la recherche d'une part, et le dĂ©coupage entre formations sĂ©lectives et non sĂ©lectives d'autre part. En effet, une Ă©conomie de la connaissance requiert d'une part une complĂ©mentaritĂ© accrue entre recherche appliquĂ©e, recherche fondamentale et enseignement doctoral et d'autre part que les dirigeants soient eux-mĂŞmes formĂ©s Ă  la recherche. Dans le cadre d'une Ă©conomie proche de la frontière technologique, il est important d’investir dans le supĂ©rieur. En 2001, les États-Unis24 avaient investi 2,3% de leur PIB (1,1% en investissements publics et 1,2% en investissement privĂ©s) dans ce domaine contre 1,1% en France (1% public, 0,1% privĂ©). Dans leur rapport Philippe Aghion & Elie Cohen plaidaient pour une approche incrĂ©mentale c’est-Ă -dire pour une sĂ©rie de mesures de faibles ampleurs mais susceptibles de mettre les acteurs en mouvement et en capacitĂ© de s’approprier les rĂ©formes. Ă€ l'opposĂ©, des Ă©conomistes tels Jean-HervĂ© Lorenzi ou Michel Mougeot estiment que la dĂ©marche incrĂ©mentale ne serait pas Ă  la hauteur des enjeux25. Jean Tirole26 se prononce en faveur d'une autonomie des universitĂ©s et d'un recours Ă  une part de financement privĂ© de façon Ă  ce que les Ă©tudiants des universitĂ©s françaises reçoivent un enseignement de qualitĂ© et que la France ait une recherche en ligne avec son potentiel.

Royaume-Uni

Blason de l'Université d'Oxford
Article dĂ©taillĂ© : universitĂ©s au Royaume-Uni.

Si les deux universitĂ©s les plus connues sont aussi les plus anciennes Oxford et Cambridge, Ă  la fin du dix neuvième siècle on assiste Ă  la crĂ©ation de nombreux Ă©tablissements : universitĂ© de Manchester (1851), universitĂ© d'Aberystwyth (1874) au Pays de Galles, London School of Economics (1895) etc.. En 1861 Oxford et Cambridge revaient 2 400 Ă©tudiants, ce chiffre est passĂ© Ă  5 881 en 1901 pour dĂ©passer 10 000 en 1931 27. Actuellement ces deux universitĂ©s ensemble accueillent environ 35 000 Ă©tudiants. Les universitĂ©s d'Oxford et de Cambridge Ă©lisaient chacune un dĂ©putĂ© Ă  la Chambre des communes jusqu'Ă  la fin de la seconde guerre mondiale. William Ewart Gladstone a Ă©tĂ© longtemps Ă©lu par l'universitĂ© d'Oxford. C'est Ă©galement lui qui au dĂ©but des annĂ©es 1850, procĂ©da Ă  une rĂ©forme de l'universitĂ© en mĂŞme temps qu'il fit beaucoup pour que les postes de la fonction publique anglaise soient pourvus par concours.

Dans les années 1920, le Balliol College à Oxford de façon à mieux former les personnes susceptibles d'entreprendre une carrière publique en leur donnant une capacité de réflexion à la fois forte et interdisciplinaire a établi un programme d'abord appelé "Grands Modernes" puis Philosophy Politics and Economy.

Les classements internationaux des universités et leurs problématiques

Il existe plusieurs classements des établissements supérieurs parmi lesquels, le classement de l'université Jiao Tong de Shanghai, le classement du Times Higher Education, le CHE University Ranking du Centrum für Hochschulentwicklung, et, pour les Business Schools, le classement du Financial Times qui n'entre pas dans le champ de cet article.

Si ces classements sont diversement apprĂ©ciĂ©s - ceux qui y sont favorables les voient comme «  un Ă©lĂ©ment clef de reconnaissance et de motivation, Ă  la fois pour les enseignants et les Ă©tudiants Â»28- il faut constater qu'ils rĂ©pondent Ă  des problĂ©matiques fort diffĂ©rentes.

Le plus connu, le classement de Shanghai[2], est particulièrement axé vers la recherche que la Chine considère comme vitale pour son avenir. Aussi l'accent est-il mis sur les publications scientifiques, le nombre de prix Nobels, le budget consacré à la recherche ainsi que le nombre de fois où les chercheurs d'une université sont cités par leurs pairs dans les revues scientifique29.

Le classement du Times Higher Education[3] prend en compte cinq critères. Deux sont Ă©galement prĂ©sents dans le classement de Shanghai : le nombre d'articles dans Nature et Science, la frĂ©quence des citations. Trois sont diffĂ©rents : l'opinion des employeurs et des universitaires, le nombre d'enseignants et d'Ă©tudiants Ă©trangers ainsi que le ratio enseignants/Ă©tudiants30

Le classement allemand (CHE University Ranking)[4] est plus complexe. Il ne vise pas tant Ă  classer les universitĂ©s qu'Ă  indiquer par discipline quelles sont les meilleures universitĂ©s31. Le CHE fait partie du consortium d'institutions europĂ©ennes (Cherpa Network) chargĂ© par la Commission europĂ©enne d'Ă©tudier la faisabilitĂ© d'un « classement multidimensionnel des universitĂ©s en Europe et dans le monde Â»32

Quelques date de création d'université

Europe de l'Ouest

-367 : L'AcadĂ©mie est fondĂ©e par Platon Ă  Athènes. D'autres grandes institutions de la Grèce antique se trouvent dans les villes de Kos, Rhodes ainsi que dans le musaeum et la bibliothèque d'Alexandrie.

Avant 803, Alcuin dirige l'Académie palatine et organise un enseignement basé sur les arts libéraux.

859 : Fondation de la première universitĂ© mĂ©diĂ©vale en Europe, l'universitĂ© de Constantinople, par le rĂ©gent Bardas.

1088 : Fondation de l'universitĂ© de Bologne, la plus ancienne universitĂ© du monde occidental, qui n'Ă©tait limitĂ©e qu'au droit. Elle a pris le nom d'Alma mater studiorum par un dĂ©cret de 2000.

1150 : Fondation de l'universitĂ© de Paris comme communautĂ© de tous (universitas) les collèges, graduĂ©s et Ă©coliers de la rive gauche.

1167 (cca.) : Les Ă©tudiants anglais sont expulsĂ©s de l'universitĂ© de Paris, l'universitĂ© d'Oxford est fondĂ©e sur le modèle de fonctionnement en vigueur Ă  Paris.

1180 : Fondation de la première universitĂ© espagnole Ă  PALENCIA (studium generale)

XIIIe siècle : DĂ©veloppement des premières universitĂ©s, Ă©cole scolastique ; Albert le Grand introduit la philosophie et la science grecques (Aristote, Euclide) et arabes dans les universitĂ©s europĂ©ennes.

1209 : Fondation de l'universitĂ© de Cambridge.

1215 : Les statuts de l'universitĂ© de Paris sont promulguĂ©s par Robert de Courçon.

1218 : Fondation de l'universitĂ© de Salamanque par Alphonse IX de Leon.

1220 : Le cardinal Conrad d'Urach, lĂ©gat du pape Honorius III, crĂ©e l'Ă©cole de MĂ©decine de Montpellier (France), la plus ancienne facultĂ© de mĂ©decine en activitĂ© au monde.

1222 : Un groupe de professeurs et Ă©tudiants ressortissants de l'universitĂ© de Bologne fonde l'universitĂ© de Padoue

1229 : Fondation de l’universitĂ© de Toulouse sur le modèle de celle de Paris.

1235 : Fondation de la facultĂ© de droit de l'universitĂ© d'OrlĂ©ans.

1257 : Fondation de la Sorbonne Ă  Paris par Robert de Sorbon. Collège qui deviendra une communautĂ© de docteurs en thĂ©ologie.

1290 : Fondation de l'universitĂ© de Coimbra (Portugal).

1303 : Fondation de l'universitĂ© d'Avignon.

1331 : Fondation de l’universitĂ© de Cahors.

1339 : Fondation de l'universitĂ© de Grenoble par le pape BenoĂ®t XII.

1343 : Fondation de l’universitĂ© de Pise.

1348 : L'empereur Charles IV fonde l'universitĂ© Charles de Prague.

1364 : fondation de l’Universitas Andegavensis Ă  Angers

1364 : Casimir le Grand fonde l'UniversitĂ© jagellonne de Cracovie (Pologne)

1386 : Fondation de l'universitĂ© d'Heidelberg.

1409 : Fondation de l'universitĂ© de Leipzig.

1409 : Fondation de l'universitĂ© d'Aix en Provence

1425 : Fondation de l'universitĂ© de Louvain (Belgique) par une bulle pontificale du pape Martin V.

1431 : Fondation de l'universitĂ© de Poitiers par le pape Eugène IV et confirmĂ©e par lettres patentes par Charles VII de France.

1432 : Fondation de l'universitĂ© de Caen par Henri VI d'Angleterre. Elle a Ă©tĂ© refondĂ©e en 1452 par Charles VII de France.

1434 : Fondation de l'universitĂ© de Catane par Alphonse V d'Aragon.

1441 : Fondation de l'universitĂ© de Bordeaux par une bulle pontificale du pape Eugène IV.

1460 : Fondation de l'UniversitĂ© de Nantes par une bulle pontificale du pape Pie II

1477 : Fondation de l'universitĂ© d'Uppsala en Suède, la plus vieille et la plus renommĂ©e de Scandinavie.

1502 : Fondation de l'universitĂ© de Wittenberg, oĂą Ă©tudie puis enseigne Martin Luther avant de dĂ©clencher la rĂ©forme protestante.

1537 : Fondation de l'UniversitĂ© de Lausanne en Suisse.

1538 : Fondation de l'universitĂ© de Strasbourg

1548 : Fondation de l'universitĂ© de Reims

1559 : Fondation de l'universitĂ© d'Évora (Portugal)

1562 : Fondation de l'universitĂ© de Douai

1572 : Fondation de l'UniversitĂ© de Nancy

1579 : Fondation de l'universitĂ© de Vilnius en Lituanie

1559 : Fondation de l'universitĂ© de Genève en Suisse

1614 : Fondation de l'universitĂ© de Groningue

1666 : Fondation de l'universitĂ© de Lund en Suède.

1735 : Fondation de l'universitĂ© de Rennes par transfert de la facultĂ© de droit de l'universitĂ© de Nantes

1809 : Fondation de l'universitĂ© Humboldt de Berlin, Ă  l'initiative du rĂ©formateur libĂ©ral de l'Ă©ducation, et linguiste, Wilhelm von Humboldt.

1834 : Fondation de l'UniversitĂ© libre de Bruxelles (Belgique).

1875 : fondation des universitĂ©s catholiques Ă  Paris, Angers, Lille, Lyon et Toulouse.

Amériques

N.B. : Liste non exhaustive

1538 : Fondation de l'UniversitĂ© de Santo Tomás de Aquino, 1Âş par bula papal (RĂ©publique dominicaine RĂ©publique dominicaine)

1551 : Fondation de l'UniversitĂ© nationale de San Marcos, 1Âş par pase regio (PĂ©rou PĂ©rou)

1552 : Fondation de l'UniversitĂ© du Mexique (Mexique Mexique)

1604 : Fondation de l'UniversitĂ© pontificale Javeriana (Colombie Colombie)

1613 : Fondation de l'universitĂ© de Cordoba (Argentine Argentine)

1636 : Fondation de Harvard (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1663 : Fondation de l'universitĂ© Laval (Canada Canada, QuĂ©bec QuĂ©bec)

1693 : Fondation du College of William and Mary (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1701 : Fondation de l'universitĂ© Yale (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1746 : Fondation de l'universitĂ© Princeton (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1751 : Fondation de l'universitĂ© de Pennsylvanie (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1754 : Fondation de l'universitĂ© Columbia (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1764 : Fondation de l'universitĂ© Brown (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1769 : Fondation du Dartmouth College (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1791 : Fondation de l'Universidad de Guadalajara (Mexique Mexique)

1819 : Fondation de l'universitĂ© de Virginie par Thomas Jefferson (États-Unis Ă‰tats-Unis)

1821 : Fondation de l'universitĂ© McGill (Canada Canada, QuĂ©bec QuĂ©bec)

1821 : Fondation de l'universitĂ© de Buenos Aires (Argentine Argentine)

1827 : Fondation de l'universitĂ© de Toronto (Canada Canada)

1848 : Fondation de l'universitĂ© d'Ottawa par la Missionary Oblates of Mary Immaculate. (Ontario, Canada)

1867 : Fondation de l'universitĂ© nationale de la Colombie (Colombie Colombie)

1873 : Fondation de l'École Polytechnique de MontrĂ©al (Canada Canada, QuĂ©bec QuĂ©bec) qui est actuellement un dĂ©partement ou plus exactement une Ă©cole affiliĂ©e Ă  l'UniversitĂ© de MontrĂ©al (Canada Canada, QuĂ©bec QuĂ©bec) fondĂ©e en 1878

1963 : Fondation de l'universitĂ© de Moncton (Canada Canada)

1968 : Fondation de l'UniversitĂ© du QuĂ©bec (Canada Canada, QuĂ©bec QuĂ©bec)

Afrique du Nord et Moyen-Orient

271 : La fondation de l'acadĂ©mie de Gundishapur marque la prise du flambeau par l'empire perse.

737 : Fondation de l'UniversitĂ© Zitouna Ă  Tunis, première universitĂ© dans le monde musulman.

832 : Le calife Abbaside Haroun ar-Rachid fonde les maisons de la sagesse.

859 : Fondation de l'universitĂ© Quaraouiyine Ă  Fès, Maroc, première universitĂ© dans le monde arabe et islamique.

970 : Fondation de l'universitĂ© al-Azhar au Caire. Cette Ă©poque correspond Ă  l'essor des sciences et techniques islamiques.

1974 : Fondation de l'UniversitĂ© des sciences et de la technologie Houari-Boumediene Ă  Alger.

Orient

-2257 Ă  -2208 : Pendant la pĂ©riode Yu, les premières institutions sont fondĂ©es en Chine.

258 : Fondation de l'universitĂ© de Nankin, une des institutions d'enseignement supĂ©rieur les plus vieilles du monde.

1877 : Fondation de l'UniversitĂ© de TĹŤkyĹŤ, première universitĂ© impĂ©riale japonaise

1895 : Fondation de l'universitĂ© Peiyang (universitĂ© de Tianjin) Ă  Tianjin, la première universitĂ© chinoise moderne.

Voir aussi

Articles connexes

Listes d'universités

Vue aérienne (2009) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui forme avec l'Université de Lausanne (UNIL) un vaste campus à proximité du lac Léman
En Europe 

Allemagne, Belgique, France, Hongrie, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Suisse, Tchéquie

En Afrique 

Algérie, Cameroun, Maroc

En AmĂ©rique 

Canada dont Québec, États-Unis d'Amérique, Pérou, Mexique

En Asie 

Chine, Corée, Inde, Japon, Liban, Viêt Nam

Classements nationaux d'universités

Notes et références

  1. ↑ Fisch M. (ed.), Classic American Philosophers Fordham University Press, 2004 (1951), p.31
  2. ↑ Voir Attali, 1998, pp.46-55
  3. ↑ Histoire des universitĂ©s Paris : PUF, 1994. (Que sais-je ; 391) - ISBN 2-13-046530-7
  4. ↑ Alain Renaut Que faire des universitĂ©s ?, 2002, Bayard ;
  5. ↑ Voir sur ce point le mĂ©moire de W. von Humboldt: « Sur l'organisation interne et externe des Ă©tablissements d'enseignement Ă  Berlin Â»
  6. ↑ Jacques Mistral, 2007, RĂ©former l’universitĂ© ? Encore un peu de volontarisme !, (Lire en ligne)
  7. ↑ Blanc, 2004, p.12
  8. ↑ Définition extraite de Blanc, 2004, p.13
  9. ↑ Blanc 2004, p. 20
  10. ↑ Blanc, 2004, p.40
  11. ↑ Classement académique des universités mondiales par l'université Jiao Tong de Shanghai lire en ligne
  12. ↑ Christophe Charle et Jacques Verger, 1994, pp.88-89
  13. ↑ Christophe Charle et Jacques Verger, 1994, p.89
  14. ↑ Basic Classification Technical Details, Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching. Consulté le 20 mars 2007
  15. ↑ Pour plus de détails voir Attali, 1998, pp.55-56
  16. ↑ « Moins de candidats Ă  l'universitĂ© Â», dans Courrier international du 10-06-2009, lire en ligne
  17. ↑ Philippe Aghion, Mathias Dewatriapont, Caroline Hoxby, Andreu Mas-Colell, André Sapir, 2007, Why Reform Europe’s Uivesities, Breugel Lire en ligne
  18. ↑ Ibid, p.6
  19. ↑ Un texte de loi récent veut conférer une plus forte autonomie aux universités. Sur ce point on pourra lire le communiqué de la CPU (Lire en Ligne) Voir aussi l'article de Bernard Belloc dans telos (Lire en ligne)
  20. ↑ Renaut, 2002, p.24
  21. ↑ Renaut, 2002, p.24
  22. ↑ RĂ©former l’universitĂ© ? Encore un peu de volontarisme !, ([1]) Lire en ligne
  23. ↑ Aghion& Cohen, 2004, pp.66 et 102
  24. ↑ Aghion& Cohen, 2004, p.33
  25. ↑ Aghion&Cohen, 2004, pp.130.et 134
  26. ↑ Pour en finire avec les tabous Le monde du 10/12/07 Lire en Ligne
  27. ↑ Christophe Charle et Jacques Verger, 199, p.98)
  28. ↑ Jean-Claude Lewandowski, "Quand les classements règnent en maîtres", Les Échos du mardi 10/11/2009
  29. ↑ Note de Benchmarking N°4, p.6
  30. ↑ Note de Benchmarking N°4, p.6
  31. ↑ Note de Benchmarking N°4, p.4
  32. ↑ Note de Benchmarking N°4, p.3

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

Numéros spéciaux de revues

  • L’universitĂ©, revue Futur AntĂ©rieur, n°43, avril 1998 lire en ligne
  • Que faire pour l’UniversitĂ© ?, revue Mouvements, n°55/56, septembre-dĂ©cembre 2008
 
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