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Une journée d'Ivan Denissovitch est un roman d'Alexandre Soljenitsyne écrit en russe et publié pour la première fois en 1962. Le roman décrit les conditions de vie dans un camp de travail forcé russe des années 1950 à travers les yeux d'Yvan Denissovitch, que l'on suit au cours d'une journée.
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Important : Ce qui suit dévoile l'?uvre, au moins en partie ! (explications)
Le livre s'ouvre sur le réveil de Choukov, malade. Pour avoir rejoint les autres en retard, il est contraint de nettoyer le corps de garde. Sa punition effectuée, il se rend au dispensaire pour y chercher des soins. Le médecin ne peut pas l'exempter car il a déjà dépassé son quota quotidien d'arrêts de travail, et renvoie Choukov au travail. Choukov appartient au 104e peloton de travailleurs, composé de 23 hommes et d'un chef à qui les prisonnniers doivent une totale obéissance. Les hommes du camp partagent leur temps entre travaux forcés et méthodes de survie, subissant une loi brutale et primaire ne permettant qu'aux plus résistants de s'en sortir. Choukov est un dur et un travailleur, ce qui lui a valu le respect de ses pairs. Les rations de nourriture sont très limitées, et représentent pour les prisonniers leur seule richesse que certains capitalisent, comme le fait Choukov. À la fin de la journée, il arrive à rendre de petits services à César, un intellectuel capable d'échapper aux travaux manuels en s'étant rendu utile aux services administratifs. César est aussi privilégié, car il reçoit des paquets de nourriture de ses proches, qu'il partage avec Choukov en remerciement de ses services. Finalement, la journée de Choukov a été productive, presque une bonne journée, car il a pu survivre. Ce point de vue restrictif proposé par Soljenitsyne sur la vie au Goulag arrive à faire évoquer l'horreur banalisée que subissent les prisonniers, écrasés par des conditions de vie intolérables et pourtant supportées sans cri, les tortures que l'on devine sans y être confrontées, les petites rapines qui permettent à certains, comme Choukov, de vivoter, entouré de ceux qui s'écroulent en silence, vaincus par une violence sourde. Soljenitsyne offre à ses lecteurs, dans un livre court et très accessible, une peinture de la cruauté du système concentrationnaire du Goulag encore renforcée par le point de vue subjectif de son héros, bagnard banal, résolu à accepter la violence du système en ayant restreint son humanité aux besoins élémentaires de subsistance et ses espoirs à survivre jusqu'au lendemain. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Une journée d\'Ivan Denissovitch |