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Traductions de la Bible en français

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de la série Bible
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Exégèse et critique

L'article ne retient que les traductions de la Bible en français complètes.

Sommaire

[] Avant l'imprimerie

voir Guyart des Moulins ou Bible Historiale

Inachevée et poursuivie au XIVe siècle par Jean de Sy et les Dominicains, Jehan Nicolas, Guillaume Vivien, et Jehan de Chambly.
Traduction et compilation des Histoires scholastiques de Pierre le Mangeur, la plus grande partie de la Bible (d'une traduction libérale), et un assemblage de gloses et d'autres matériaux de plusieurs sources. Le contenu des manuscrits est variable, et des versions successives semblent y ajouter des livres de la Bible qui manquaient à la traduction de Guyart.
  • 1377, Bible de Charles V
Traduction de Raoul de Presles dédiée au roi Charles V

[] Après l'imprimerie

[] Traductions du XVe siècle

  • 1476, le Nouveau Testament
Imprimé par Barthélemy Buyer à Lyon, traduit à partir de la Vulgate latine
Imprimée pour la première fois à Paris et rééditée au moins dix fois dans les cinquante années qui suivirent. Il s'agit d'une Bible historiée, comme il est écrit au folio 353, éditée à partir d'un manuscrit tardif de la Bible historiale de Guyart Desmoulins ou Guyart des Moulins.

[] Traductions du XVIe siècle

  • 1528, Ancien Testament de Jacques Lefèvre d'Étaples.
À partir de la Vulgate, imprimé à Anvers 1530, 1534, 1541. Révisée par Nicolas de Leuze (Anvers, 1548). Il s'agit de la première traduction intégrale des écritures hébraïques en français.
  • 1535, Bible d'Olivétan : première traduction réalisée à partir tes textes originaux hébreu et grec .
Il introduit le mot Éternel pour rendre le tétragramme. Pierre Robert, dit Olivétan, est probablement un cousin de Jean Calvin, qui préface en latin l'ouvrage. La traduction est accompagnée de nombreuses notes d'érudition. Le Nouveau Testament suit le texte grec « majoritaire » compilé par Erasme de Rotterdam.
  • 1560, Bible de Genève de Jean Calvin : en suivant la Bible d'Olivétan .

[] Traduction du XVIIe siècle

Imprimé à Amsterdam sous le nom d'un libraire de Mons.
Blaise Pascal, et des écrivains influents tels que Robert Arnauld d'Andilly, Pierre Nicole, Pierre Thomas du Fossé, sous la coupole du maître d'?uvre Louis-Isaac Lemaître de Sacy ont participé à la traduction de la Bible, traduction dite du Port-Royal (voir Logique de Port-Royal pour l'influence sur la syntaxe et la grammaire de la langue française).
  • 1696, Le Nouveau Testament de David Martin : révision de la Bible de Genève accompagnée de notes.

[] Traductions du XVIIIe siècle

  • 1702, Nouveau Testament de Richard Simon, oratorien qui a consacré sa vie à de nombreux travaux d?exégèse et de recherche critique sur le texte de la Bible. Il pratiquait le grec, l?hébreu, l?araméen (langue du Christ), connaissait les méthodes d?exégèse traditionnelle du judaïsme.
  • 1741, Bible de Charles de Cène, pasteur réfugié aux Provinces-Uies,

[] Traductions du XIXe siècle

  • 1847, Ancien Testament, H.-A. Perret-Gentil : en 2 vol., d'après le texte hébreu
  • 1872, le Nouveau Testament de Jean-Hugues Oltramare : qui présente la particularité de donner dans ses notes toutes variantes de l'édition grecque Nestlé-Alland et de les soupeser.
  • 1887, Les Saints Évangiles, traduction nouvelle : par Henri Laserre. Revêtue de l'imprimatur.
  • 1900, La Bible annotée Traduction et commentaire de l'Ancien Testament ; ouvrage collectif par une équipe de théologiens de Neuchâtel, sous la direction de Frédéric Godet (traduction de Félix Bovet).En ligne sur Soleil d'Orient

[] Traductions du XXe siècle

  • 1904, La Bible du chanoine Augustin Crampon : « L'abbé Crampon conserva la transcription Jéhovah du tétragramme YHWH Il essaye de préserver « une exactitude savante et minutieuse qui reproduise jusqu?aux nuances[1]. ».
    • Cette Bible révisée en 1923 Le nom de Dieu Jéhovah est remplacé par Yahweh est disponible en ligne sur le site jesusmarie.com : Bible Crampon.
    • Le texte de 1935 intégral est également disponible en version numérisée par Richard Bourret sur le site bible.catholique.org. On trouve également sur ce site un moteur de recherche, les lectures du jour, les approfondissements, ce que dit le pape, des prières par thèmes, des ressources.
  • 1910, version synodale de la Société biblique française (fondée en 1818).
  • 1918, La Bible du Centenaire : sous la direction d'Alfred Lods et de Maurice Goguel, elle fête le centenaire de la Société Biblique. C'est la première édition protestante avec introductions et note faisant le point sur les travaux historiques et critiques de la science biblique de cette époque.
  • 1949, Bible des moines de Maredsous. Essentiellement traduite par Georges Passelecq. « L?intention principale c?est que la Bible soit accessible à des personnes non cultivées sur le plan supérieur. Par conséquent, l?usage d?un vocabulaire et d?un style qui ne soient ni pédants ni scientifiques[2]. »
  • 1951, La Sainte Bible : nouvelle édition publiée sous le patronage de la Ligue Catholique de l'Évangile et la direction du cardinal Lienart, avec le concours de Henri Renard, doyen de la faculté de théologie de Lille, A. Clamer, consultant de la Commission Biblique, A. Coppens, professeur à l'Université de Louvain, A. Gelin, professeur aux Facultés Catholiques de Lyon, R. Leconte, professeur aux facultés Catholiques de Lille, J. Starcky, professeur à l'Institut catholique de Paris, Daniel-Rops, agrégé de l'Université.
  • 1956?1959, L'Ancien Testament d?Édouard Dhorme : Bibliothèque de la Pléiade : (NRF). « Fruit d?un travail collectif, la traduction très littérale de l?Ancien Testament sous la direction d?Édouard Dhorme, offre des solutions intéressantes pour rendre non seulement le sens du texte, mais aussi sa forme. »[1]. « Pour ceux qui n'ont pas accès aux langues originales dans lesquelles la Bible fut rédigée, cette traduction reste un bon instrument de travail[3]. »
  • 1970, La Bible Osty, du chanoine Émile Osty associé à Joseph Trinquet (Éditions Rencontre ? Lausanne, puis Le Seuil en 1973).
« De toutes les traductions qui cherchent à rendre la forme du texte-source des 73 livres, c'est la plus rigoureuse, sinon la plus élégante[5]. » « D?abondantes introductions et notes techniques font de le Bible Osty-Trinquet un remarquable outil pour l?exégèse »[1].
  • 1967?1975, La TOB : Traduction ?cuménique de la Bible. Elle « présente des qualités analogues à celle de la Bible de Jérusalem, la collaboration ?cuménique se concrétisant par le travail conjoint d'un catholique et d'un protestant pour chaque livre. Certains livres, certains partis pris de traduction, notamment pour une compréhension immédiate d'expressions ou de passages délicats, sont loins d'être satisfaisants[3]. » En ligne sur le site [5] de l?Alliance biblique française.
  • 1978, La Sainte Bible. Nouvelle version Segond révisée, dite « Bible à la Colombe » : sous l'égide de l'Alliance biblique universelle. Révision approfondie de la Bible de Louis Segond, très prisée chez les protestants de langue française depuis 1910. La révision porte essentiellement sur une modernisation du vocabulaire[1].
  • 1979 La Sainte Bible. Nouvelle Edition de Genève (NEG) de la Bible Louis Segond par la Société Biblique de Genève. Cette édition modernise le vocabulaire tout en respectant le sens de la traduction de la Bible Louis Segond de 1910.
  • 1985, La Bible expliquée, éditée par la Société biblique française (Villiers-le-Bel, France). Basée sur les travaux des traducteurs de la Bible en français courant (qui ne sera publiée qu'en 1987).
  • 1987, La Bible en français courant de C. Dieterlé et alii. « On appelle « traduction par équivalence dynamique » cette approche qui prend en compte la capacité de compréhension du lecteur moderne de la Bible et qui exprime le sens des textes dans les catégories mentales du lecteur contemporain. » ; « La traduction du livre de Job est ainsi réalisée entièrement en alexandrins, pour faire ressentir au lecteur moderne l?impression que le texte hébraïque provoquait chez ses premiers lecteurs. [1].
  • 1987, La Bible Chouraqui. André Chouraqui «souhaitait redonner vie à la langue et aux images employées dans la Bible[6].  » Jacques Dessaucy, journaliste, qualifie cette traduction de « décapante »[7]. ». Pour Henri Meschonnic, il s'agit d'« une régression linguistique, un faux poétique et une trahison du juif[6] »
  • 1987, La Bible. Écrits intestamentaires, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, sous la direction d'André Dupont-Sommer et Marc Philonenko.
  • 1998 : La Bible des Peuples. Traduction de Bernard et Louis Hureau.
  • 1998 La Bible de Maredsous : réédition. « La traduction du Père Georges Passelecq, revue par les moines de Maredsous et de Hautecombe en 1968, a l'avantage de l'unité de réalisation et de style. Elle reste une des meilleures pour la lecture publique. La voici rééditée, mais pour en faire une « Bible pastorale », dotée d'une nouvelle présentation, de nouvelles introductions, annotations et tables. »[9].
Disponible sur Internet : La Bible de Jérusalem en ligne.
  • 2000 : La Bible Parole de Vie. « Les traducteurs utilisent le travail du linguiste Georges Guggenheim qui dans les années 1950 a défini, à la demande de l?Unesco, les limites du « français fondamental » [1]. »

[] Traductions du XXIe siècle

  • 2001 : La Bible d'Alexandrie (Pentateuque). Sous la direction de Marguerite Harl, une équipe d'hellénistes traduit la Bible à partir de la Septante. Cette traduction grecque réalisée entre 150 et 250 avant notre ère est le témoin d'un état beaucoup plus ancien du texte biblique que le manuscrit hébraïque du XIe siècle qui sert de base aux autres traductions
  • 2001, La Bible. Parole de vie en français fondamental : sous l'égide de l'Alliance biblique universelle.[1].
  • 2001, La Bible, nouvelle traduction de Bayard Presse : Inspirée par une recommandation de Vatican II qui recommandait non seulement d'ouvrir largement l'accès de la Bible aux chrétiens, mais demandait explicitement de faire des éditions à l'usage des non-chrétiens. « Il est difficile de caractériser globalement ces traductions, que l'on devrait parfois appeler "ré-écritures", les traducteurs en partenariat ayant suivi leurs propres cheminements, sans avoir cherché beaucoup à coordonner leurs travaux [10]. »
  • 2002, La Nouvelle Bible Segond : présentée notamment dans une édition d'étude, il s'agit d'une nouvelle révision ? sous l'égide de l'Alliance biblique universelle ? de la traduction de Louis Segond.[1].
  • 2004 Édition nouvelle de La Bible expliquée, désormais double (une version pour chacun des canons catholique et protestant) et augmentée de 4000 notices explicatives en plus des commentaires , destinées au public moyen, visant à améliorer grandement la compréhension du texte. Jean-Louis d'Aragon salue les « qualités de [sa] présentation »[11] ; Paul-Irénée Fransen lui reproche d'obscurcir le sens, « en gommant systématiquement les hébraïsmes[12]. »
  • 2007 La Bible Segond 21 : la version "Segond 21" est une nouvelle traduction de la Bible, éditée pour la première fois en 2007 par la Société Biblique de Genève. Elle s'inspire de la version "Louis Segond", une des plus répandues dans le monde francophone, parue à la fin du 19ème siècle. C'est en mémoire de cette ancienne traduction qu'elle porte le nom de «Segond» et «21» évoque le 21ème siècle. Ce qui est résumé avec cette petite phrase: "L'original, avec les mots d'aujourd'hui..."

[] Notes et Références

  1. ? a? b? c? d? e? f? g? h? i? j? k? l? m? Alliance biblique française, présentation des versions de la Bible en français, mars 2007, la-bible.net
  2. ? Conversation radiophonique L'émerveillement, Entrevue avec le Père Georges Passelecq, RTBF, juin 1993 [1].
  3. ? a? b? Pierre Gibert, Comment la Bible fut écrite, Centurion-Bayard, 1995.
  4. ? Présentation des Éditions du Cerf [2]
  5. ? Service Biblique Catholique Evangile et Vie
  6. ? a? b? Francine Kaufmann, "Traduire la Bible et le Coran à Jérusalem : André Chouraqui", 1998 [3]
  7. ? Interface no  2000/79, 4e trimestre 2000) - Portrait d?une Bible : la Bible de Chouraqui, « une traduction décapante »
  8. ? Voir le livre: Les Témoins de Jéhovah - Prédicateurs du Royaume de Dieu p.608
  9. ? Agence CIP
  10. ? Thomas P. Osborne, Autour de "La Bible: Nouvelle traduction" de Bayard Presse [4]
  11. ? Jesuites.org - Critique de la traduction
  12. ? http://www.cibmaredsous.be/cib3044F.htm Cibmaredsous.be] - Critique parue dans la revue Interface, par Paul-Irénée Fransen (décembre 2004).

[] Liens externes

 

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