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Tchèque

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  Tchèque
(?e?tina)
 
Parlé en République tchèque, minorités aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en Slovaquie et en Autriche
Région ?
Nombre de locuteurs 11 millions
Classement 73
Typologie SVO [1]
Accentuelle
Classification par famille

 -  Langues indo-européennes
    -  Langues slaves
       -  Langues slaves occidentales
          -  Tchèque

(Dérivée de la classification SIL)
Statut officiel et codes de langue
Officielle
en
République tchèque, Union européenne
Régi par Institut de la langue tchèque
ISO 639-1 cs
ISO 639-2 cze (B) / ces (T)
ISO 639-3 (en) ces
type : L (langue vivante)
étendue : I (langue individuelle)
SIL CZC
Échantillon

Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français)

?lánek 1

V?ichni lidé rodí se svobodní a sob? rovní co do d?stojnosti a práv. Jsou nadáni rozumem a sv?domím a mají spolu jednat v duchu bratrství.

Voir aussi : langue, liste de langues, code couleur

Le tchèque fait partie des langues slaves occidentales (avec le kachoube, le polonais, le slovaque et le sorabe) de la famille des langues indo-européennes. Elle est principalement parlée en République tchèque (Bohême, Moravie et une partie de la Silésie), ce qui représente environ 11 millions de locuteurs.

Le tchèque est très proche du slovaque et, à un moindre degré, du polonais. La plupart des adultes tchèques et slovaques sont capables de se comprendre mutuellement sans difficulté. Ils ont été en contact permanent avec les deux langues par l'intermédiaire de la radio et de la télévision nationales. Chacune était bilingue jusqu'à la partition de la Tchécoslovaquie en 1er janvier 1993. Les écoles également proposaient aux enfants des contes dans la seconde langue pour les familiariser. Aujourd'hui, les plus jeunes qui n'ont pas connu l'époque la Tchécoslovaquie, peuvent éprouver des difficultés de compréhension, lors de l'emploi de certains mots très différents, ou d'une expression orale trop rapide.

En raison de sa complexité, le tchèque est considéré comme difficile à apprendre. Cette complexité provient principalement d'une grande variété dans la morphologie et dans la syntaxe. Comme dans toutes les langues slaves (à l'exception du bulgare moderne et du macédonien moderne), les mots (les noms, pronoms, verbes, et adjectifs) se déclinent selon leur rôle dans la phrase. Sous cet aspect, le tchèque et les langues slaves sont plus proches de leurs origines indo-européennes que les autres langues de la même famille, dans lesquelles les déclinaisons sont devenues moins nombreuses (comme en allemand), ou même ont pratiquement disparu.

Sommaire

[] Histoire de la langue tchèque

Le tchèque se développe à la fin du premier millénaire, à partir du protoslave. Quelques traits de ce protoslave survivent dans le vieux tchèque, comme les jery, la nasalisation (? et ?), la palatalisation ou le système de conjugaison avec quatre temps du passé (aoriste, aspect accompli/inaccompli, plus-que-parfait). Ces traits subsistent jusqu'à la fin du XVe siècle.

Ils n'existent que peu de témoignages écrits de la plus ancienne période. En effet, peu de gens savaient lire et écrire. C'est le latin qui remplit alors le rôle de langue littéraire et parfois le vieux slave. Le premier témoignage écrit du tchèque consiste en deux phrases de la charte fondatrice du chapitre de Litom??ice en 1057 : Pavel dal jest Plo?kovicích zemu. Vlach dal jest Dolas zemu Bogu i svjatemu Scepanu se dvema du?níkoma Bogucos a Sedlatu.[2]

Au XIVe siècle, le tchèque pénètre dans la littérature et l'administration. Les premiers livres en tchèque apparaissent. Charles IV du Saint-Empire se fait faire la première traduction de la bible en tchèque. Entre le XIV° et le XV°, apparait une proposition de réforme de l'orthographe. Elle introduit dans le tchèque les signes diacritiques. Le propagateur de cette proposition fut Jan Hus. Il n'est pourtant pas certain qu'il en fut l'auteur.

La littérature tchèque écrite connaît un important développement après la découverte de l'imprimerie au XVI° siècle. La bible de Kralice devient alors un exemple de tchèque littéraire. Après 1620 le tchèque connait un certain déclin, à cause de l'émigration forcée des intellectuels non catholiques (Comenius, Pavel Stránský etc...). Peu à peu l'allemand prend le pas, et tend à devenir la langue de l'éducation et de la science.

Grâce aux efforts des membres de le renaissance nationale tchèque, la langue tchèque est de nouveau exaltée aux XVIIIe et XIXe siècles. L'école fait d'importants efforts pour en refaire une langue littéraire. La langue se détache d'archaïsmes datant de la bible de Kralice. C'est à cette époque que le tchèque littéraire obtient sa forme actuelle.

[] Écriture

L'alphabet tchèque est issu de l'alphabet latin, auquel ont été ajoutées des lettres modifiées par des signes diacritiques, notamment sur certaines consonnes comme c, s, z, et qu'on a enrichi du digramme « ch ».

L'orthographe du tchèque est étymologique et phonétique. La grande majorité des lettres se prononcent.

[] Ordre alphabétique et valeur des graphèmes

La transcription suit les usages de l'alphabet phonétique international.

A B C ? D E F G H CH I J K L M N O P Q R ? S ? T U V W X Y Z ?
a b c ? d e f g h ch i j k l m n o p q r ? s ? t u v w x y z ?

[a] [b] [?] [?] [d] [?] [f] [?] [h] [x] [?] [j] [k] [l] [m] [n] [o] [p] [kv] [r] [?] [s] [?] [t] [u] [v] [v] [ks] [I] [z] [?]

Les lettres « i » du « y » notent toutes les deux le phonème [i], en indiquant le caractère respectivement dur (articulation vélaire) ou mou (articulation palatale) de la consonne qui précède (cf. "Système sonore", infra); cette distinction affecte peu le timbre vocalique lui-même. Toutefois, ce procédé orthographique n'est valide que pour les consonnes dentales t-d ou alvéolaire n et, de surcroît, n'est pas observé de manière systématique dans les mots d'emprunt. Il s'ensuit que le choix entre « i » et « y » constitue une difficulté orthographique.
Dans les mots d'origines étrangères, di se prononce comme [dy]. La consonne d n'est pas molle. Par exemple, dietní se prononce [dy-e-tni:].

De la même façon s'opposent les lettres « e » et « ? » notant [e]. Par exemple, "t?" représente "t?e", soit [t'e].

Dans tous les autres cas, la mouillure est représentée par l'ajout du signe há?ek (« ? » dit caron ? accent circonflexe inversé) sur « t », « d »et « n » : « ? », « ? », « ? » (majuscules « ? » « ? » « ? »); ces dernières ne sont pas traitées comme des lettres de l'alphabet à part entière.

Dans les lettres surmontées du há?ek représentées dans l'alphabet, ce signe ne marque pas le trait phonétique de mouillure (on verra plus bas qu'elles sont toutefois assimilées à des molles dans les déclinaisons):

« ? » (/?/) comme dans « tchèque »
« ? » (/r?/) comme dans « Dvo?ák » écouter écouter
« ? » (/?/) comme dans « chameau »
« ? » (/?/) comme dans « jouer »

Enfin, l'alphabet n'accorde pas de place propre aux lettres voyelles accentuées, qui représentent des sons vocaliques longs :

/a?/ est représenté par la lettre á
/??/ est représenté par la lettre é
/i?/ est représenté par les lettres í et ý : díl "partie" - dým (fumée)
/o?/ est représenté par la lettre ó
/u?/ est représenté par les lettres ? (et ú à l'initiale des morphèmes, dans le mot ocún (colchique), dans certains mots préfixés comme trojúhelník (triangle) et dans les mots étrangers) : d?m (maison) - úhel (angle)

[] Système sonore

Les traits pertinents qui rendent aisément reconnaissable le tchèque sont la différence entre voyelles longues et courtes, la différence entre consonnes dures et molles (malgré son faible rendement) et les consonnes notée "?" et "h", l'accent fixe initial. On classe ci-dessous les phonèmes suivant la dichotomie traditionnelle consonnes vs. voyelles, bien qu'elle soit difficile à mettre en oeuvre en tchèque (cf. les diphtongues et les sonantes).

[] Voyelles

Les voyelles tchèques sont soit courtes, soit longues, ce qui affecte peu leur timbre:

Image:Czech vowel chart.png

Cette différence de longueur permet d'opposer des mots (elle est phonologiquement pertinente), comme le montrent les paires minimales suivantes:

sad [sat] ~ sát [sa?t]
bal [bal] ~ bál [ba?l]
ka? [ka?] ~ ká? [ka??]
lek [l?k] ~ lék [l??k]
len [l?n] ~ lén [l??n]
sled [sl?t] ~ slét' [sl??t]
bor [b?r] ~ bór [b??r]
chor [x?r] ~ chór [x??r]
mot [m?t] ~ mód [m??t]
sir [s?r] ~ sýr [si?r]
?id [??t] ~ ?ít [?i?t]
kil [k?l] ~ kýl [ki?l]
dul [dul] ~ d?l [du?l]
nu? [nu?] ~ n?? [nu??]
ru? [ru?] ~ r?? [ru??]

La nature de cette opposition partage les spécialistes:

  • certains estiment qu'il faut compter 10 voyelles; le trait de longueur serait qualitatif (donc fondé sur une différence de timbre?);
  • d'autres estiment que c'est essentiellement une opposition de quantité: les longues sont réputées d'une durée approximativement deux fois supérieure aux courtes;
  • le schéma ci-dessus, qui fait ressortir le caractère sensiblement plus palatal de [i], suggère un traitement propre pour les voyelles antérieures d'aperture minimale: cela ferait 6 voyelles en tout.

En tout état de cause, cette longueur n'est pas un simple redoublement de voyelles: il n'y a pas de sens d'interpréter /á/ comme /a/ suivi d'un autre /a/, c'est à dire de décomposer les syllabes longues en deux mores): en effet, l'accent de mot frappant une voyelle longue s'applique sans distinction de mores (a contrario du serbe, du croate ou du grec ancien)[1]

[] Diphtongue

Il y a trois diphtongues en tchèque :

/a??/ représenté par au (presque uniquement dans les mots d'origine étrangère)
/e??/ représenté par eu (uniquement dans les mots d'origine étrangère)
/o??/ représenté par ou

Selon la morphologie du mot, ou est un digramme représentant la diphtongue /o??/, comme dans mouka (deux syllabes : mouk-a) "farine", ou bien représente deux graphèmes appartenant à deux parties de mots comme dans nedouk (trois syllabes : ne-do-uk) "demi-savant".

[] Consonnes

Point d'articulation ? Consonne labiale Consonne coronale Consonne dorsale Consonne glottale
Mode d'articulation ? Consonne bilabiale La­bio?
den­tal
Consonne alvéolaire Consonne post-alvéolaire Consonne palatale Consonne vélaire Glot­tale
Nasale    m    (?)    n     ?    (?)  
Occlusive p b   t d c ? k ? (?)
Fricative   f v s z ? ?   x (?) (h) ?
Spirante                j    
Roulée        r r?*
Spirante latérale    l        

À noter tout particulièrement:

  • la lettre « ? » représente un phonème réputé spécifique au tchèque. Mazon décrit ce " ? si caractéristique du tchèque" [2] . Il combine les vibrations de la langue d'un « r » roulé et le bruit de friction de la chuintante « j » : c'est une consonne dorsoalvéolaire roulée dont la variante principale est voisée, qui se transcrit comme /r?/ (ou /?/ dans le système API d'avant 1989).
  • la fricative voisée /?/ est produite par resserrement du chenal buccal au niveau du larynx lors de l'émission de la voix. (Elle ne doit pas être confondue avec la fricative sourde - dite "expirée" - de l'anglais « holiday »). Elle est notée "h" devant voyelle.
  • le digramme « ch », mais également "h" ailleurs que devant voyelle, note le correspondant sourd de la précédente, soit: /x/ ; sa réalisation est comparable à l'allemand: « Ach! », mais plus douce [3].

En outre, comme on l'a dit, il existe une corrélation de mouillure pour les dentales occlusives et sonantes; les consonnes molles sont très nettement palatalisées:

  • « ? » (/?/) est proche du fr. « dieu »
  • « ? » (/?/) est proche de « rossignol »
  • « ? » (/c/) est proche de « tiare »

Les sonantes [r], [m], et [l] peuvent fonctionner comme sommet de syllabe (à l'instar de voyelles):

  • zmrzl « il a gelé »
  • ztvrdl « il a durci »
  • scvrkl « il a rétréci »
  • ?tvrthrst « quart de poignée »
  • blb « imbécile »
  • vlk « loup »
  • smrt « la mort »
  • sedm « sept »

Cette propriété est illustrée dans un virelangue célèbre: Str? prst skrz krk « Mets ton doigt en travers de la gorge ».

Le tchèque considère le [m], le [r] et le [l] comme des semi-voyelles. Lorsqu'elles jouent ce rôle, elles sont toujours dures. Par exemple, la règle de l'adjonction de voyelles euphoniques entre deux mots ne s'applique pas si le mot commence par l'un de ces deux phonèmes:

  • ve kterém (dans lequel)
  • v kleci (dans la cage)

A la fin des mots et devant sourdes, les consonnes sonores (voisées) sont assourdies:

  • Lev "Lion" se prononce [lef]
  • Batoh "sac" se prononce [batoch]

[] Initiale des mots

Plusieurs phénomènes interviennent à l'initiale des mots.

  • Insertion d'un coup de glotte devant voyelles. Ce coup de glotte est traité comme une consonne sourde, et entraîne par conséquent l'assourdissement des consonnes voisées (sonores) qui précèdent: pod oknem [pot?oknem] "sous la fenêtre". La prononciation [podoknem], jugée plus relâchée, se rencontre lorsque le débit est plus rapide.
  • Dans la langue familière, devant l'initiale o- se développe parfois la prothèse [v]: ainsi okno se dit souvent vokno.

Ces phénomènes permettent de distinguer l'initiale absolue du mot de l'initiale du groupe plus large, incluant les particules atones (clitiques), qui porte l'accent, cf. ci-dessous.

[] Accent

L'accent est toujours porté sur la première syllabe du mot. Il existe des exceptions :

  • Les prépositions monosyllabiques formant une unité avec le mot suivant (si celui-ci n'est pas plus long que trois syllabes). L'accent est alors placé sur la préposition : par exemple ?Praha (Prague) --> ?do Prahy (vers Prague). Cette règle n'est pas appliquée pour les longs mots, par exemple : ?na ?kolo?d?.
  • Des mots monosyllabiques(par exemple : mi (moi), ti (tu), to (ça), se, si (même), jsem (suis), jsi (es), etc.) sont des clitiques. Ils n'ont pas d'accent et forment une unité avec les mots précédents they. Un clitique ne peut pas être le premier mot d'une phrase. Un autre mot doit le précéder. Par exemple : ?Napsal jsem ti ?ten ?dopis, Je t'ai écrit cette lettre.

Les mots de plus deux syllabes ont d'autres accents. Placés sur les syllabes impaires, ils sont beaucoup moins marqués que le premier accent, dont ils constituent une sorte d'"écho". Par exemple : ?nej.krás.?n?j.?í (le plus beau).

L'accent n'influence pas la longueur des voyelles. Ceci offre quatre possibilités, caractéristiques du rythme en tchèque :

  • voyelle courte accentuée
  • voyelle courte inaccentuée
  • voyelle longue accentuée
  • voyelle longue inaccentuée

[] Morphologie

Les parties du discours sont :

On peut remarquer qu'il n'existe pas d'article en tchèque. Dans un souci d'emphase, il est toujours possible d'utiliser un pronom démonstratif.

Les noms, adjectifs, pronoms et numéraux se déclinent. Les verbes se conjuguent. Les adverbes, prépositions, conjonctions, particules et interjections sont invariables.

[] Déclinaisons

[] Classification des cas

La langue tchèque comporte sept cas que les enfants à l'école mémorisent ainsi :

Exemple de déclinaisons des pronoms interrogatifs
Nombre Pád Pronom interrogatif
1. Nominatif kdo / co? (qui / quoi ?)
2. Génitif bez koho / ?eho? (sans qui / quoi ?)
3. Datif komu / ?emu? (à qui / à quoi ?)
4. Accusatif vidím koho / co? (je vois qui / quoi ?)
5. Vocatif volám (j'appelle)
6. Locatif o kom / ?em? (à propos de qui / quoi ?)
7. Instrumental s kým / ?ím? (avec qui / quoi ?)

Cependant, le slaviste français Claude Kastler propose un tableau modernisé des déclinaisons dans son manuel La langue tchèque[4].

Il exclue le vocatif des déclinaisons. Il considère également le locatif comme une forme particulière du datif, adoptée par certains mots après les prépositions : na, v, p?i, o, po.
Pour les besoins de mémorisation, il adopte la classification suivante :

  1. Nominatif
  2. Accusatif
  3. Génitif
  4. Datif
  5. Instrumental

Cette présentation, qui reflète les phénomènes de synchrétismes (coïncidences formelles) réunissant certaines formes de nominatif, d'accusatif et de génitif, n'est autre que celle utilisée de longue date par les spécialistes de grammaire comparée slave et fut acclimatée dans la description francophone des idiomes modernes slaves par les russisants. Elle est suivie par de nombreux manuels de tchèque pour les étrangers, ou encore dans l'unique grammaire en tchèque du tchèque pour les étrangers : ?e?tina jazyk cizí d'Ivan Poldauf et Karel ?prunk. C'est celle-ci qui est adoptée dans cet article.

Au sujet du vocatif, on note sa disparition progressive des tables de déclinaisons, ainsi que de l'usage. Il a d'ailleurs également disparu dans d'autres langues slaves, comme le russe. Il tend à l'oral à être remplacé par le nominatif. Il reste utilisé à l'écrit, ainsi que dans les situations de communication orales formelles. [5]
Il est possible d'utiliser le vocatif pour des objets. On procède alors à une personnification.

En plus de ces sept cas, les déclinaisons se distinguent par le nombre (singulier et pluriel), les trois genres (masculin, féminin, neutre) ou plutôt quatre puisque le masculin a deux formes type : le masculin animé (hommes ou animaux) et le masculin inanimé (objet). La déclinaison diffère également en fonction de la dernière consonne (« dure » ou « molle ») de la racine du mot. Les déclinaisons standards sont donc d'une grande complexité grammaticale.

[] Facteurs contraignant le choix du cas

  • La préposition précédente.

Certaines prépositions (p?edlo?ky) forcent l'utilisation d'un cas particulier.

    • Génitif: b?hem (Pendant), podle/dle (selon), vedle (à côté), kolem (autour), okolo (autour), do (dans), od(e) (de), z(e) (de), bez(e) (sans), místo (à la place de).
    • Datif': k(e) (vers), proti (contre), díky (grâce à), naproti (à l'opposé de).
    • Accusatif: skrz(e) (à travers), pro (pour), na (sur).
    • Locatif : o (au sujet de), na (sur), p?i (dans), v (dans), po (après).
    • Instrumental: za (derrière), p?ed (devant), mezi (entre), pod(e) (sous), s(e) (avec), nad(e) (au-dessus).
  • Le verbe précédent.

Certains verbes forcent également des cas précis. De la même manière, certains verbes français l'utilisation d'une préposition.

    • Demander = Zeptat se
    • Demander à quelqu'un = Zeptat se n?koho (génétif)
    • Aider = Pomoct
    • Aider quelqu'un = Pomoct n?komu (Datif)
  • Le genre et le nombre

[] Différentes déclinaisons exemplaires

Pour chaque genre, il existe une déclinaison exemplaire "dure" et "molle". En plus de cette paire, il faut quelques déclinaisons atypiques. Elles sont le plus souvent non-productives, et utilisées pour des termes "archaïques". Il existe par exemple le féminin en « _ost » et le neutre quasi-invariant en « _í ». Les grammaires tchèques proposent des déclinaisons exemplaires, qui servent de modèles à la déclinaison des autres mots.

  • Masculin animé
    • pán (student), syn, voják
    • mu?, cizinec, rodi?
    • p?edseda, pa?áca (rik?a)
    • soudce
    • génius
    • hajný (qui se décline comme l'adjectif mladý)
    • pr?vod?í (qui se décline comme l'adjectif jarní)
  • Masculin inanimé
    • hrad, les
    • stroj
    • cyklus
  • Féminin
    • ?ena, Má?a, lidi?ky
    • r??e (n??e / tabule / ?idle)
    • píse? (sk?í?)
    • kost (místnost), lidé
    • idea
    • hajná (qui se décline comme l'adjectif mladý)
    • pr?vod?í (qui se décline comme l'adjectif jarní)
  • Neutre
    • m?sto, st?edisko (hledisko), jablko (brko), pon?o
    • mo?e, boji?t?, vejce
    • ku?e
    • stavení (nádra?í)
    • rám?
    • muzeum
    • drama
    • vstupné (qui se décline comme l'adjectif mladý)
    • telecí (qui se décline comme l'adjectif jarní)

En outre, le tchèque possède un système parallèle de déclinaisons propre à la langue parlée, qui s'ajoute à cet ensemble complexe.

[] Déclinaison des substantifs

[] Masculin animé

La plupart des substantifs masculins se terminent par une consonne.

Singulier. Nominatif pán mu? p?edseda soudce
Accusatif pána mu?e p?edsedu soudce
Génitif pána mu?e p?edsedy soudce
Datif pánovi, pánu mu?ovi, mu?i p?edsedovi soudci, soudcovi
Locatif pánovi, pánu mu?ovi, mu?i p?edsedovi soudci, soudcovi
Instrumental pánem mu?em p?edsedou soudcem
Vocatif pane!
diváku!
mu?i! p?edsedo! soudce!
Pluriel. Nominatif pánové, páni mu?ové, mu?i p?edsedové soudci, soudcové
Accusatif pány mu?e p?edsedy soudce


Génitif pán? mu?? p?edsed? soudc?
Datif pán?m mu??m p?edsed?m soudc?m
Locatif pánech
divácích
mu?ích p?edsedech
kolezích
soudcích
Instrumental pány mu?i p?edsedy soudci
Vocatif pánové! páni! mu?ové! mu?i! p?edsedové! soudci! soudcové!

[] Masculin inanimé

Singulier. Nominatif hrad stroj
Accusatif hrad stroj
Génitif hradu
lesa
stroje
Datif hradu stroji
Locatif hradu, hrad?
lesu, lese
stroji
Instrumental hradem strojem


Vocatif hrade!
zámku!
stroji!
Pluriel. Nominatif hrady stroje
Accusatif hrady stroje
Génitif hrad? stroj?
Datif hrad?m stroj?m
Locatif hradech
zámcích
strojích
Instrumental hrady stroji
Vocatif hrady! stroje!

[] Féminin

La plupart des substantifs féminins se terminent par les voyelles "a" ou "e".

Singulier. Nominatif ?ena r??e píse? kost
Accusatif ?enu r??i píse? kost
Génitif ?eny r??e písn? kosti
Datif ?en?
?kole
r??i písni kosti
Locatif ?en?
?kole
r??i písni kosti
Instrumental ?enou r??í písní kostí
Vocatif ?eno!
r??e! písni! kosti!
Pluriel. Nominatif ?eny r??e písn? kosti
Accusatif ?eny r??e písn? kosti
Génitif ?en r??í písní kosti
Datif ?enám r??ím písním kostem
Locatif ?enách r??ích písních kostech
Instrumental ?enami r??emi písn?mi kostmi
Vocatif ?eny!
r??e! písn?! kosti!

[] Neutre

La plupart des substantifs neutres se terminent par la voyelle "o".

Singulier. Nominatif m?sto mo?e ku?e stavení
Accusatif m?sto mo?e ku?e stavení
Génitif m?sta mo?e ku?ete stavení
Datif m?stu mo?i ku?eti stavení
Locatif m?st?, m?stu mo?i ku?eti stavení
Instrumental m?stem mo?em ku?etem stavením
Vocatif m?sto!
mo?e! ku?e! stavení!
Pluriel. Nominatif m?sta mo?e ku?ata stavení
Accusatif m?sta mo?e ku?ata stavení
Génitif m?st mo?í ku?at stavení
Datif m?st?m mo?ím ku?at?m stavením
Locatif m?stech mo?ích ku?atech staveních
Instrumental m?sty mo?i ku?aty staveními
Vocatif m?sta! mo?e! ku?ata! stavení!

Les mots d'origine latine se terminant par -um se déclinent selon le modèle m?sto: muzeum, muzea, muzeu, muzeum ? Quelques uns de ces mots ont été "acclimatés" et ont une déclinaison tchèque habituelle.

Les numéraux se déclinent également. Le chiffre "deux", par exemple, se décline de la manière suivante :

Nominatif dva/dv?
Accusatif dva/dv?
Génitif dvou
Datif dv?ma
Locatif (o) dvou
Instrumental dv?ma
Vocatif dva/dv?

Ce numéral a une déclinaison est identique à celle de "oba", vestige du duel indo-européen. Cette déclinaison a la particularité d'avoir un datif, non pas similaire au locatif, mais à l'instrumental.

[] Déclinaison des adjectifs

Les adjectifs se déclinent selon le genre et le nombre du substantif auquel ils se rapportent :

mladý mu? (jeune homme) (masculin)
mladá ?ena (jeune femme) (féminin)
mladé víno (jeune vin) (neutre)

Il existe aussi des déclinaisons exemplaires d'adjectifs :

  • mladý (dobrý) ? base dure
  • jarní ? base molle
  • otc?v ? adjectif d'appartenance masculin
  • mat?in ? adjectif d'appartenance féminin

[] Déclinaison en base dure

    Masculin
animé
Masculin
inanimé
Féminin Neutre
Singulier Nominatif mladý mladá mladé
Accusatif mladého mladý mladou mladé
Génitif mladého mladé mladého
Datif mladému mladé mladému
Locatif mladém mladé mladém
Instrumental mladým mladou mladým
Vocatif mladý! mladá! mladé!
Pluriel. Nominatif mladí mladé mladá
Accusatif mladé mladá
Génitif mladých
Datif mladým
Locatif mladých
Instrumental mladými
Vocatif mladí! mladé! mladá!

[] Déclinaison en base molle