Suisse allemand
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| Parlé en | Suisse, Liechtenstein | |||
| Région | Cantons germanophones de Suisse | |||
| Nombre de locuteurs | 4.751.460 environ | |||
| Classement | Pas dans le top 100 | |||
| Typologie | SVO | |||
| Classification par famille | ||||
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- Langues indo-européennes (Dérivée de la classification SIL)
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| Statut officiel et codes de langue | ||||
| Officielle en |
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| ISO 639-1 | ? | |||
| ISO 639-2 | gsw (B) / gsw (T) (=Alémanique) | |||
| ISO/DIS 639-3 |
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| SIL | ? | |||
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| Voir aussi : langue, liste de langues, code couleur | ||||
Le suisse allemand (Schwiizertüütsch) désigne l'ensemble des dialectes alémaniques parlés en Suisse. Généralement, le terme comprend aussi les dialectes de la principauté de Liechtenstein. Les dialectes suisses allemands sont étroitement apparentés à ceux du Vorarlberg autrichien et à ceux des villages Walser des Alpes italiennes.
Sommaire |
[] Variation et distribution
Les dialectes suisses allemands présentent entre eux des différences phonologiques, lexicales et syntaxiques marquées. Le fort cloisonnement topographique de la Suisse et la mobilité relativement limitée de la population jusqu'au début du XXe siècle ont favorisé la différenciation dialectale. Toutefois, l'intercompréhension entre locuteurs de dialectes alémaniques différents est le plus souvent possible, à l'exception de variétés périphériques particulièrement archaïques comme le dialecte haut-valaisan (Walliserdütsch). En revanche, les dialectes suisses allemands ne sont pas directement compréhensibles par la plupart des germanophones d'Allemagne ou d'Autriche.
Les dialectes suisses allemands se divisent, du nord au sud, en trois groupes : bas alémanique, haut alémanique et alémanique supérieur.
- Bas alémanique : en Suisse, ce groupe est représenté par le dialecte traditionnel de la ville de Bâle (Baseldytsch), bien que cette variante soit supplantée presque totalement par un dialecte plus contemporain (Baseldütsch) ayant subi une forte influence du Haut alémanique. En dehors des frontières helvétiques, les dialectes alsaciens, en France, et la plupart des dialectes de l'ancien Pays de Bade, en Allemagne, en font également partie. Tous ces dialectes se caractérisent notamment par le maintien du /k/ initial (par exemple dans Kind, « enfant »), devenu /kx/ puis /x/ (écrit ch, Chind) en haut alémanique et en alémanique supérieur, où la seconde mutation consonantique a été plus poussée.
- Haut alémanique : ce groupe comprend la majorité des dialectes parlés dans le Plateau suisse, ainsi que ceux de la principauté de Liechtenstein. Les dialectes du land autrichien du Vorarlberg , ceux de l'extrême sud de l'ancien Pays de Bade et celui sud-alsacien du Sundgau en font aussi partie. Le groupe se subdivise en dialectes orientaux (ceux de Zurich ou Züridütsch, Saint-Gall et Appenzell, notamment) et occidentaux (dialecte de Berne ou Bärndütsch, notamment).
- Alémanique supérieur : les dialectes valaisans (Walliserdütsch), ceux de l'Oberland bernois et d'une partie de la Suisse centrale (cantons d'Uri et d'Unterwald, notamment), ainsi que ceux des villages fondés par les Walser au Moyen Âge dans les Alpes italiennes, tessinoises (Bosco/Gurin) et grisonnes ont conservé de nombreux traits archaïques.
[] Usage
Contrairement à la plupart des dialectes d'Europe, les dialectes suisses allemands sont, aujourd'hui encore, parlés par toutes les couches de la population, aussi bien dans les campagnes que dans les grands centres urbains, et cela dans tous les contextes de la vie quotidienne. L'usage du dialecte n'est jamais perçu comme un signe d'infériorité sociale ou de formation scolaire insuffisante.
L'emploi de l'allemand standard (Hochdeutsch) se cantonne pour l'essentiel à la communication écrite, qu'elle soit formelle (journaux, livres) ou informelle (correspondance privée). C'est pourquoi cette langue est généralement appelée Schriftdeutsch (« allemand écrit ») en Suisse alémanique.
Une telle situation est qualifiée de diglossie « codique » ou « médiale », le dialecte étant la langue parlée, l'allemand standard la langue écrite. On observe le même phénomène par exemple dans les pays arabes, où on parle le dialecte national à l'oral, mais on a recours à l'arabe littéral à l'écrit.
A l'oral, l'allemand standard se limite à certaines situations à caractère formel, par exemple dans les discours, à l'école, dans les parlements multilingues (Assemblée fédérale ou parlements de cantons bilingues), dans les principaux magazines d'information radiotélévisés (mais le dialecte prédomine largement dans les autres émissions), ou en présence d'étrangers s'exprimant en allemand standard.
En général, les dialectes suisses allemands ne s'écrivent pas, bien qu'il existe un certain nombre d'?uvres littéraires en dialecte (poésie, notamment). Toutefois, on assiste à un développement de l'usage du dialecte dans les registres écrits informels parmi les jeunes générations (par exemple dans la rédaction d'e-mails ou de SMS). Un certain nombre de mots dialectaux sont en outre admis dans la langue écrite au titre d'helvétismes.
[] Histoire
[] Prononciation
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Il serait difficile d'expliquer comment prononcer le suisse-allemand vu que à la base peu de monde l'écrit, ou alors en phonétique... Mais on peut noter que: le pronom "je" (=Eg) peut se dire de plusieurs façon, : Ig, I , Eg, é
en Suisse allemand, on a peu de "Ch" (=comme Chat par ex.) , on a plus un "chhh" , il n'existe rien pour expliquer ce son, mais en gros il faut lever la langue vers le palais, à l'arrière de la bouche, et souffler tout en faisant un sourire.
Souvent les mots sont mâchés, comme par exemple dans cette phrase, on verra peu de suisses-allemands dire "Was hast du gemacht?" (=qu'as tu fais?) , on dira plutôt "Was ech g'moch't" Pour savoir parler suisse-allemand il faut le pratiquer à l'oral, et à moins de vivre dans les régions ou la langue est parlée ou à moins de la connaitre comme langue maternelle il est difficile (surtout pour un francophone et un hispanophone) de réussir à parler le suisse-allemand.
[] Grammaire
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Une grammaire officielle n'existe pas, car la langue est surtout parlée et en écrivant remplacée par l'allemand. Quand on écrit, on le fait librement et suive surtout la mèthode de parler.
Quand même il est possible de remarquer quelques règles.
Contrairement à l'avis de beaucoup locuteurs natifs, le suisse allemand a trois temps (futur, présent, p.c.) et pas deux (présent, passé). Le futur (Futur), le présent (Gegenwart) et le passe composé (Perfekt). En fait ça suffit pour dire ce qu'on veut.
- Ich wird gah = J'irai
- Ich gange = J'y vais
- Ich bin gange = Je suis allé
Ce qui concerne le reste, c'est normalement pareil avec l'allemand. Même si les phrases sont par habitude construé plus facile. Sur la Wikipédia en suisse allemandon a surtout des traductions de la Wikipédia allemande. Et on remarque la différence, à cause des phrases compliqués.
[] Vocabulaire et locutions
Grüezi = Bonjour
Uf Wiederluägä = Au revoir
aaluägä = regarder
ränne = courir
Rööschtigraabe = la barrière de röschtis (qui est la frontière culturelle entre la Suisse allemande et la Suisse romande)
Grabbe = fossé
Verussä = dehors
chörblä = vomir (dégueuler, familier)
gäled Si? (vouvoiement) gäll? (tutoiement) = N'est-ce pas?
glettä = repasser
donschtig = jeudi
Wüescht = moche
Schnauz = moustache
ää! wie gruusig! = Beurk!
Rüebli = carotte
Gwand = costume
Schpinnä = devenir fou
iischlaafe = S'endormir
Biigäwiis = un tas de...
Finkä = pantouffle
Schtäckä = bâton
Gumpä = sauter
Houère = très (le "e" de fin est prononcé). Est, littérallement, une dénomination relativement vulgaire pour une prostituée. Peut s'apparenter au "vachement" francophone.
Chütlè = secouer
Drakhig = sale
graaduus = tout droit (direction)
Reebock = Chevreuil (masculin)
Reegäiss = Chevreuil (femelle)
Lüüti = Sonnette
Dropf = goutte
Buech = Livre
Chatzeli = petit chat
Chämi = Cheminée
Chlotz = Bûche
Er hät Chlotz = Il a du pognon
Lueg emol! = Regarde-voir!
Säg emol! = Dis donc!
[] Exemples
Voici la prononciation de quelques mots suisses allemands de Zürich.
| Mot | Traduction en allemand | Prononciation en Zürichois |
|---|---|---|
| terre | Erde | (~èrde) |
| ciel | Himmel | (~himmél [on dit le "h"]) |
| eau | Wasser | (~wassèr(e)) |
| feu | Feuer | (~füür(e)) |
| homme | Mann | (~maa) |
| femme | Frau | (~fraou) |
| manger | Essen | (~èsse) |
| boire | trinken | (~trïnke) |
| grand | gross | (~grooss(e)) |
| petit | klein | (~chli [en utilisant le "ch" hollandais]) |
| nuit | Nacht | (~nacht [en utilisant le "ch" hollandais]) |
| jour | Tag | (~tag) |
[] Suisse-allemand et intercompréhension linguistique
La plupart des dialectes suisse allemands sont souvent difficilement compréhensibles de prime abord par un locuteur germanophone d'Allemagne ou d'Autriche non limitrophe. La même difficulté de compréhension immédiate se pose pour les personnes ayant suivi une scolarité en Suisse romande ou italienne, apprenant en classe l'allemand standard (Hochdeutsch). Il faut relever toutefois que la compréhension passive est fréquente dans les zones de contact interlinguistiques (Jura Bernois, Singine, Valais). La diffusion de l'usage du suisse allemand en dehors du contexte privé crée le débat sur la qualité de la communication à l'intérieur du pays, non sans être parfois instrumentalisé à des fins partisanes. D'un coté, la diglossie forme parfois un obstacle à la bonne intégration des premières générations d'immigrés, la difficulté d'apprendre deux langues à la fois pouvant favoriser un renoncement total d'intégration linguistique et le renforcement de la ségrégation communautaire. D'autre coté, les citoyens suisses francophones et italophones sont de facto exclus d'une bonne partie de la vie politique, culturelle et professionnelle nationale. Alors qu'un Suisse alémanique est en mesure de suivre et participer à une conversation informelle entre Romands avec une connaissance scolaire du français, l'inverse n'est pas possible. L'enjeu est devenu particulièrement problématique avec le développement des médias. La télévision suisse alémanique a porté la vie politique fédérale au centre de l'attention des téléspectateurs alémaniques. Les émissions et les débats d'information politique sont souvent diffusés en suisse allemand en empêchant ainsi le respect d'égalité des chances de participation active et passive entre intervenants et spectateurs des différentes régions linguistiques.
En raison de son caractère informel, de la diversité des dialectes suisses alémaniques et de l'absence d'un dialecte « normalisé », un système d'apprentissage du suisse allemand dans les autres régions linguistiques est difficilement envisageable.
[] Voir aussi
[] Lien externe
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Suisse allemand
Revue de presse Suisse_allemand
