Suisse
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| Devise nationale : Un pour tous, tous pour un.[1] | |||
| Langues officielles | allemand, français, italien, romanche [2] | ||
| Capitale | Berne 46° 57' N, 7° 25' E |
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| Plus grandes villes | Zurich, Genève, Bâle, Lausanne, Berne | ||
| Forme de l?État - Président |
Démocratie semi-directe Pascal Couchepin |
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| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 132e 41 285 km² 3,7% |
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| Population - Totale (Janvier 2007) - Densité |
Classé 92e 7 508 700 hab. 181.87 hab./km² |
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| Indépendance - Alliance éternelle - Reconnue |
1er août 1291 24 octobre 1848 |
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| Pays limitrophes |
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| Gentilé | Suisse, Suissesse | ||
| IDH (2005) | |||
| Monnaie | Franc suisse (CHF) |
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| Fuseau horaire | UTC +1 (été +2) | ||
| Hymne national | Cantique suisse | ||
| Domaine internet | .ch | ||
| Indicatif téléphonique |
+41 |
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La Suisse, nom usuel de la Confédération suisse (Conf?deratio Helvetica en latin, abrégé CH), est un pays d?Europe de l'Ouest bordé par l?Allemagne, la France, l?Italie, l?Autriche et le Liechtenstein. Elle est quadrilingue : allemand (die Schweiz), français, italien (Svizzera) et romanche (Svizra). Elle est constituée de la fédération des 26 cantons suisses. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.
[] Confédération suisse ou helvétique ?
Les termes de « Confédération suisse » (allemand : Schweizerische Eidgenossenschaft; italien : Confederazione svizzera, romanche : Confederaziun svizra, latin : Confoederatio helvetica[3]), qui est l'appelation de la Suisse depuis 1803, est utilisée pour la première fois en allemand dans un document datant de la guerre de Trente ans (1618-1648).[3] Elle ne devient cependant courante qu'au XVIIIe siècle où elle n'est alors ni officielle ni unique, puisque les termes « Corps helvétique », « Magna Liga », « Ligues » et « Helvetia » sont également utilisés pour la désigner[3]. On ne retrouve pas non plus l'expression « Confédération suisse » dans l'Acte de médiation de 1803, bien que Bonaparte porte à cette occasion le titre de « Médiateur de la Confédération suisse ». La première occurrence légale se trouve dans l'article 15 du pacte fédéral de 1815 : « les XXII Cantons se constituent en Confédération suisse », nom qui ne fut plus modifié depuis lors[3].
[] Histoire
Peuplé dès la préhistoire, c?est néanmoins à l?époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l?histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s?installer dans le Sud-Ouest de la Gaule, mais, battus à Bibracte par les armées de Jules César, ils y sont reconduits dans le cadre de l?Empire romain. Largement christianisée, le territoire suisse fut occupé par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle.
Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs, puis à l?empire carolingien, elle fut rattachée au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique. Elle fut alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 fut choisie à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, car ce fut celle du pacte fédéral entre les cantons d'Uri, de Schwytz, qui donnera son nom au pays, et de Nidwald (vallée inférieure d'Unterwald), le plus vieux document écrit et retrouvé, parlant d'une alliance entre des cantons suisses. Ce texte était le renouvellement d'une alliance antérieure unissant ces trois cantons. Ces cantons confirmèrent leur volonté de liberté après la bataille de Morgarten contre l'armée du Saint-Empire romain germanique, en 1315, par le pacte de Brunnen.
Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le XVe siècle fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s?alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n?est qu?aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall et Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d?eux sur les champs de bataille européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religion : Première et deuxième guerre de Kappel (1529, 1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712), occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L?invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l?Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l?Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, formé de 22 cantons et neutre grâce à l?« Acte de reconnaissance de la neutralité perpétuelle de la Suisse » rédigé par Charles Pictet de Rochemont, un diplomate helvétique ( 20 novembre 1815) et signé bientôt par tous les gouvernements d?Europe. Les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l?apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale, acceptée le 12 septembre 1848 met en place les bases politiques de la Suisse. Elle est révisée en 1874 pour y ajouter le droit de référendum puis en 1891 celui d'initiative constitutionnelle.
Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés.
La Suisse échappe aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
C?est en février 1971 que les Suisses, après plusieurs refus, acceptent avec 65,7% de oui la participation des femmes à la vie politique fédérale. L'adhésion de la Suisse et son intégration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se fait également avec un décalage par rapport à ses voisins.
[] Politique
[] Fédéralisme
La Suisse est constituée de 26 cantons. Les cantons d?Appenzell Rhodes-Intérieures, d?Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Nidwald et Obwald sont appelés des demi-cantons car ils n?ont qu?un représentant au Conseil des États et n?ont qu?une demi voix pour la majorité des cantons lors des votations fédérales. C?est là leur seule différence avec les autres cantons, et la constitution suisse n'utilise que le mot « canton ».
Les cantons sont souverains selon leur constitution respective. La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de leur souveraineté. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.
La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).
Chaque canton est divisé en communes. De nombreux cantons ont une subdivision intermédiaire nommée district. Chaque canton dispose de sa propre constitution. la Constitution fédérale garantit leur autonomie : ils prélèvent des impôts et adoptent des lois dans tous les domaines qui ne relèvent pas de la compétence de la Confédération. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l?éducation (sauf les universités fédérales), la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l?entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l?armée), d?autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. La souveraineté des cantons se limite donc à certains domaines et est en outre toujours limitée par le principe de la primauté du droit fédéral, ou force dérogatoire du droit fédéral (contrairement à l?équipollence des normes en vigueur en Belgique).
Les cantons ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d?État). La structure politique de la Suisse est composée du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire. Chaque canton définit la composition et le fonctionnement des trois pouvoirs. En principe, il appartient aux cantons d'appliquer non seulement le droit cantonal, mais aussi le droit fédéral (fédéralisme d'exécution, contrairement aux États-Unis et à la Belgique).
[] Confédération
Le pouvoir législatif est exercé par l?Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Les cantons possèdent 2 sièges au Conseil des États (à l?exception des demi-cantons d?Obwald, Nidwald, Bâle-ville, Bâle-campagne, d?Appenzell Rhodes-Extérieures et d?Appenzell Rhodes-Intérieures qui ont un siège ; ils étaient appelés « demi-cantons » sous l?empire de la constitution de 1874 aujourd?hui remplacée par celle de 1999) et d?un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Les membres des deux chambres sont élus par le peuple pour une durée de 4 ans.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres (conseillers fédéraux), et de l?administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de l'élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l?Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l?introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l?Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l?UDC, cette répartition n?avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l?UDC. Les élections fédérales de l?automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l?UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Il est désormais composé de 2 sièges pour le Parti radical-démocratrique, 2 pour le Parti socialiste, 2 pour l'UDC et 1 pour le Parti démocrate-chrétien.
Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n?est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s?opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires.
Un Président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.
Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux fédéraux.
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l?on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d?une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d?agir sur un acte décidé par l?État : il s?agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l?adoption, la révision, ou l?abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l?Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l?espace de 100 jours pour qu?il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n?est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l?indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
[] Géographie
Reliefs :
Le Jura, le Plateau et les Alpes sont les trois régions géographiques principales de la Suisse. La topographie, notamment la barrière que forme les Alpes (62.5 % du territoire), est à l'origine d'une grande variété de paysages et de climats.
Hydrographie :
La Suisse est située sur la ligne de partage des eaux de quatre bassins versants. Celui du Rhin couvre la plus grande partie du pays et celui du Rhône couvre le Valais, la partie sud du canton de Vaud, Genève et une partie du canton du Jura. Cependant, des régions de Suisse appartiennent aussi aux bassins du Danube (la haute vallée de l'Inn dans les Grisons), du Pô et de l'Adige en Italie (le canton du Tessin avec notamment la rivière Tessin mais aussi quelques petites vallées des Grisons, avec les rivières Poschiavino, Maira et Rom (Val Müstair) ainsi que la vallée de Simplon en Valais avec la rivière Diveria/Chrummbach).
Ainsi les eaux coulant en Suisse peuvent se diriger vers la mer du Nord, la mer Méditerranée occidentale, la mer Adriatique ou la mer Noire. Pour cette raison, on parle parfois de la région du Gothard comme du « château d'eau de l'Europe ».
Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Lausanne et Berne.
Zurich, plus grande ville de Suisse avec 412 517 habitants, se trouve au nord-est du pays à l'extrémité nord du lac de Zurich. C'est la capitale économique et la principale place bancaire du pays. La ville est desservie par le principal aéroport ainsi que de performants réseaux de voies ferrées et d'autoroutes. Avec 360 000 passagers quotidiens la gare centrale de Zurich est très importante.
Genève, deuxième ville du pays avec 185 524[4] habitants, se trouve à l'extrême ouest du pays à la pointe du lac Léman. L'agglomération se développe également de l'autre côté de la frontière en France. Genève est le siège de nombreuses organisations internationales, de banquiers privés et d'entreprises horlogères.
Bâle, troisième ville avec 165 847[5] habitants, se trouve au nord-ouest du pays. L'agglomération se développe également de l'autre côté de la frontière en France et en Allemagne. La ville est traversée par le Rhin et dispose de l'unique port fluvial du pays. Nombreuses industries pharmaceutiques.
Lausanne, quatrième ville avec 129 273[6] habitants, se trouve à l'ouest du pays au bord du lac Léman. Elle est le siège du tribunal fédéral, de l'école polytechnique fédérale de Lausanne et du Comité international olympique.
Berne, cinquième ville avec 128 464[7] habitants, se trouve au centre-ouest du pays. C'est la ville fédérale (la capitale de la Suisse), elle abrite le palais fédéral et les principales institutions fédérales.
Nombre de communes politiques : 2740 (2006)[8]
[] Climat, et changements climatiques
Le climat est continental, mais varié (et parfois extrême) en raison des variations d'altitudes et d'exposition, ainsi que par les micro-climats induits par la végétation, l'albédo ou les grands lacs.
Réchauffement : La suisse, selon un rapport officiel de 2007[9], est un pays notamment exposée aux conséquences du changement climatique, en raison de l'importance de ses glaciers, lesquels reculent et vont encore reculer et peut-être disparaître d'ici 100 ans[10].
Le risque d'inondation, coulée de boue et de glissement de terrain ou chute de pierre augmente. Des cartes de danger sont faites (fin 2007) pour 30 % du territoire. Le nombre de jours de canicule (Température > 30 °C) a fortement augmenté[11], passant au Tessin d'une moyenne d'un à deux jours par an dans les années 1960 à presque 15 aujourd?hui. De même sur le plateau, avec une augmentation encore plus forte à Zurich et à Genève (4 fois plus je jours de canicules depuis les années 1960). Les hivers se réchauffent aussi, avec moins de jours d?enneigement, surtout à moins de 1500 mètres. Les chutes de neige sont plus tardives, y compris à haute altitude, ce qui peut avoir des impacts sur le tourisme et les sports d'hiver (En 2005, 20 % environ des pistes ont du recevoir un enneigement artificiel qui n'est pas sans conséquences sur la gestion de l'eau).
Au début des années 2000, la floraison des cerisiers était en moyenne plus précoce de 15 à 20 jours qu'en 1950. Les cours d'eau du Plateau suisse se réchauffent depuis les années 1960 et l'eau y dépasse 18°C un nombre de jours croissant par an, avec en parallèle une régression des truites de rivière qui ont besoin d'eau froide et riche en oxygène.
Réactions : Les émissions de gaz à effet de serre ont été stabilisées vers 1990, sans toutefois être diminuées. Le programme « SuisseÉnergie » incite aux mesures volontaires de l?industrie. Les émissions agricoles ont reculé, mais alors que les émissions du transport augmentaient, ainsi que celle de l'habitat, en lien avec la croissance (démographique et économique). La surface de référence énergétique des bâtiments certifiés (Minergie et Minergie-P) augmente depuis 1998 plus vite que dans la plupart des autres pays d'Europe, mais en 2006, ne concernait que 0,9 % de la surface de référence énergétique totale du pays.
[] Population
[] Langues
La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a 4 langues officielles : l?allemand (64% en orange) au nord et au centre, le français (19% en vert) à l?ouest, l?italien (8% en mauve) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 0,5% en violet) dans le sud-est du canton des Grisons.
La plupart des Suisses parlent plus d?une langue. L?allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons [12] sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L?usage de l?allemand standard ? Hochdeutsch ou « bon allemand » ? est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d?élever le niveau d?allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l?usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s?exprimer exclusivement dans cette langue.
Le français est parlé dans l?ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l?usage quotidien.
Quant à l?italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L?usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant.
Le romanche n?a pas le même statut que l?allemand, le français et l?italien. Selon l?alinéa 1 de l?article 70[13] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l?allemand, le français et l?italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche.
L?anglais est souvent et de plus en plus utilisé dans le monde du travail, y compris par l?administration. Il n?a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Conf?deratio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc.
La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d?expert en assurances de pensions).
[] Religions
La plus grande religion du pays est le catholicisme, avec 42 %[14] de la population en 2000. La deuxième religion est l'Église évangélique réformée, avec 33 %[14] de la population. Généralement, les cantons se réclament de l'une des deux confessions. L'islam est la troisième religion ; les Musulmans ont plus que décuplé leurs effectifs en moins de 30 ans, et actuellement ils comptent 4 %[14] de la population. La proportion des habitants se déclarant sans religion ont fortement augmenté aussi dans les décennies récentes; ils sont 11 %[14] actuellement.
[] Informations générales sur la population
La croissance de la population suisse entre 2005 et 2010 devrait être de 0,4 %, indice de fécondité est prévu pour la même période à 1,42 enfants/femme, la mortalité infantile devrait être à 4,1 pour mille, l'espérance de vie des enfants nés et qui naîtront entre 2005 et 2010 pourront vivre en moyenne 81,7 ans, la population urbaine est de 75,2 %. Le nombre de médecins pour mille habitants est de 3.8, l'espérance de scolarisation moyenne en année est à 15,3, le 47 % des jeunes suivent une scolarisation au troisième degré.[15]
[] Population étrangère
La population étrangère représente 21,9% de la population de la Suisse, l'un des taux les plus élevés d'Europe[16], ce qui n'est pas sans causer quelques problèmes. Selon un rapport de l?Organisation des Nations unies, une partie de la population étrangère serait touchée par un certain racisme en Suisse . Selon le document de Doudou Diène [17], les personnes les plus touchées sont les étrangers d?origine extra-européenne, notamment les Africains, les Arabes et les Asiatiques. Le Conseil fédéral a pris note du rapport et a déclaré « qu'on ne peut pas, à partir de cas particuliers, tirer des conclusions générales quant à l?existence d?une "dynamique de racisme et de xénophobie en Suisse" » comme le dit le rapport de l?ONU [18]. Dans une autre étude récente conduite par l'Université de Genève avec le soutien du Fond national suisse de la recherche scientifique, plus de 50% de la population Suisse se dirait xénophobe, toutefois 77% de la population voudrait que les étrangers soit mieux intégrer et 55% voudrait une naturalisation facilitée ce qui est paradoxale mais qui montre également l'ambivalence de la population suisse par rapport aux autres populations. Il faut également noter que dans certains cantons, le droit de vote est accordé aux étrangers [19]. La disposition constitutionnelle leur donne parfois même le droit d?éligibilité. Ces décisions ont été acceptées par votation populaire.
[] Économie
Malgré l?absence de ressources naturelles, l?économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, ainsi que la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l?un des plus élevés du monde. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d?organisations internationales comme l?ONU.
Après plusieurs années de croissance nulle ou faible[20], une reprise s?est fait ressentir dès 2004 avec une hausse réelle de 2,5%, puis 2,4% en 2005 et 3,2% en 2006. Le PIB s?établit à 486,2 milliards de francs suisses. Pour 2007 et 2008, les prévisions de croissance sont de 2,7% et 2.4% respectivement, confirmant une reprise économique soutenue. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 2,6% en août 2007), et l?inflation relativement faible (0.0% pour août 2007), bien que variables selon les cantons.
En Suisse, les dépenses publiques pour l'éducation atteignent le 6,1 % du PIB, la défense en vaut 1, et la dette administratives publiques 25,7 %.[21]
[] Éducation
Les compétences des autorités fédérales suisses sont limitées en ce qui concerne l'école obligatoire, comprenant le primaire et le secondaire pour la partie qui concerne des élèves jusqu'à 16 ans. Dans ces secteurs, il est en conséquence peu approprié de parler d'un système éducatif suisse. En effet, même si des tentatives d'harmonisation ont d'ores et déjà abouti, il est légitime de considérer que la Suisse compte 26 systèmes éducatifs, soit un par canton.
Concernant l'enseignement supérieur, l'offre de formation en Suisse est très importante. Elle se divise principalement en deux domaines, celui des hautes écoles et celui de la formation professionnelle supérieure.
- Le domaine des hautes écoles comprend les hautes écoles universitaires (universités cantonales et Écoles polytechniques fédérales) ainsi que les hautes écoles spécialisées et les écoles supérieures.
- Le domaine de la formation professionnelle supérieure est constitué par toutes les autres formations de degré tertiaire préparant au brevet fédéral ou au diplôme fédéral. La formation professionnelle supérieure se caractérise par une offre large et diversifiée d'institutions privées.
[] Culture
[] Fêtes et jours fériés
Seule la fête nationale, le 1er août, est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu?à 8 jours fériés dans l?année. 21 cantons[12] utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier.
Les jours fériés varient donc beaucoup d?un canton à l?autre. Seuls Noël, le Nouvel An et le 1er août sont communs à tous, les autres fêtes (Vendredi saint et Lundi de Pâques, Ascension, Lundi de Pentecôte et Fête-Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne fédéral) étant reconnues par les cantons selon leur tradition principalement religieuse (catholique ou protestante).
À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.
| Date | Nom | F : Jour férié, C : Jour chômé | |||||||||||||||||||||||||
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| AG | AI | AR | BE | BL | BS | FR | GE | GL | GR | JU | LU | NE | NW | OW | SG | SH | SO | SZ | TG | TI | UR | VD | VS | ZG | ZH | ||
| 1er janvier | Nouvel An | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F |
| 2 janvier | Berchtoldtag | F | F | C | C | F | C | F[22] | C | C | C | F | F | C | |||||||||||||
| 6 janvier | Épiphanie | F | F | F | |||||||||||||||||||||||
| 1er mars | Indépendance | F | |||||||||||||||||||||||||
| 19 mars | Saint-Joseph | F[23] | F | F | F | F | F | ||||||||||||||||||||
| 1er avril | Fahrtsfest | F | |||||||||||||||||||||||||
| mobile (le 21 mars en 2008) | Vendredi saint | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | ||
| mobile (le 24 mars en 2008) | Lundi de Pâques | F | F | F | F | F | F | C | F | F | F | F | C | C | C | C | F | F | C | F | F | F | F | F | C | F | |
| mobile (le 1er mai en 2008) | Ascension | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F |
| mobile (le 12 mai en 2008) | Lundi de Pentecôte | F | F | F | F | F | F | C | F | F | F | F | C | C | C | C | F | F | C | F | F | F | F | F | C | F | |
| 1er mai | Fête du Travail | F | F | F | C | F | F | F | F | F | |||||||||||||||||
| 23 juin | Commémoration du plébiscite | F | |||||||||||||||||||||||||
| mobile (le 22 mai en 2008) | Fête-Dieu | F | F | F | F | F | C[24] | F | F | F | F | F | F | F | F | ||||||||||||
| 29 juin | Saint-Pierre et Paul | F | |||||||||||||||||||||||||
| 1er août | Fête nationale | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F |
| 15 août | Assomption | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | |||||||||||||
| jeudi suivant le 1er dimanche de septembre | Jeûne genevois | F | |||||||||||||||||||||||||
| lundi suivant le 3e dimanche de septembre | Lundi du Jeûne fédéral | C | F | ||||||||||||||||||||||||
| 25 septembre | Fête de Saint-Nicolas-de-Flüe | F | |||||||||||||||||||||||||
| 1er novembre | Toussaint | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | ||||||||||||
| 8 décembre | Immaculée Conception | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | ||||||||||||||||
| 25 décembre | Noël | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F | F |
| 26 décembre | Saint-Étienne | F | F | F | F | F | F | C | F | F | F | F[25] | C | C | F | F | C | F | F | F | F | C | F | ||||
| 31 décembre | Restauration de la République | F | |||||||||||||||||||||||||
[] Transport
De part sa position géographique au centre de l'Europe, la Suisse possède un réseau routier et de chemin de fer dense (5 053 km de voies ferrées et 71 059 m de routes revêtues, dont 1 638 km d'autoroutes). La traversée des Alpes constitue un enjeu stratégique pour les transports européens puisque les Alpes (qui recouvrent une bonne partie du pays) séparent le Nord et le Sud de l'Europe. Depuis les débuts de l'industrialisation des pays européens, la Suisse a dû constamment améliorer son réseau transalpin (en 1882, inauguration du trafic par le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard, long de 15 km ; en 1906 avec le tunnel du Simplon?), et le fait encore mais avec une moindre intensité (Ouverture du tunnel de base du Lötschberg de 34 km en 2007 et construction pour 2018 du tunnel de base du Saint-Gothard de 57 km) pour favoriser son attractivité pour la localisation de nombreuses entreprises et sa position de plaque tournante des échanges.
La majorité du réseau ferré est géré par les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF). Le Chemin de fer du Lötschberg, qui exploite le deuxième réseau ferroviaire suisse sur l'axe Suisse centrale-Italie via les tunnels du Lötschberg et du Simplon, ainsi que les chemins de fer rhétiques, qui desservent le canton des Grisons en voies étroites, sont deux compagnies privées importantes. Il y a en outre une multitude de petite entreprises privées.
Le pays est traversé par plusieurs voies de transit.
C'est par le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard que transite le plus de marchandises.
Revue de presse Suisse
