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{revue}
Visite au tombeau du Saint à El Eubbad un jour de Mawlid
Sidi Abou Madyane Choaïb ben Al-Ansari d'Al-Houssein (arabe : شعيب أبو مدين الأندلسي التلسماني était un professeur, un disciple, un auteur et un poète du Soufisme. Il est le fondateur de la principale source initiatique du soufisme Maghreb et de l'Andalousie. Il est né à Cantillama dans la région de Séville et est décédé à Tlemcen. Il était le guide spirituel d'Abdeslam Ben Mchich Alami. Il est le saint patron de Tlemcen. Abu Madyan était encore jeune lorsqu'il s'est déplacé au Maroc, il a habité à Ceuta, Tanger et Marrakech. Il étudia à Séville puis à Fès où il reçut son éducation religieuse et où il subit l'influence des enseignements d'Abd al Qadir al-Jilani, d'Abu Yaza et d'Al-Ghazâlî (à travers Ibn Hrizim, et d'Abu Bakr Ibn al-Arabi maître d'Abu Yaza). Allant en pèlerinage à La Mecque, il fit une halte à El Eubbad, un faubourg de Tlemcen, où il enseigna la théologie et la science mystique. En Ville Sainte, il rencontre Abd al Qadir al-Jilani. Sur le chemin du retour, il fit un détour en Palestine où il aurait participé avec Saladin à une bataille importante contre les Croisés. Après son pèlerinage à La Mecque et ses études au Moyen-Orient, il retourne pour enseigner à Bougie (actuellement Béjaïa en Algérie). Concentrant les chaînes initiatiques dérivées de l'Ecole de Baghdad, d'Al Jilani, d'Al-Ghazâlî, Abou Madyane les transmit par Ibn Machich et par Chadili à la plupart des thourouq du Maghreb. Savant, mystique, professeur, poète, il disait : « Quand la Vérité apparaît, Elle fait tout disparaître ». Sa réputation de science et de sainteté lui valurent, comme à Ibn Rochd (Averroès), la défiance du sultan almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur qui le fit appeler au Maroc qu'il n'atteindra jamais. Il rendit l'âme à El Eubbad le 13 novembre 1198. C'est là que l'on édifia son mausolée devenu lieu de pèlerinage des Tlemcéniens. Pour donner une idée de l'influence exercée d'outre-tombe par Sidi Abou Madyane, rappelons seulement, d'après le chroniqueur Zerkechi, qu'un Sultan de Constantine étant venu rendre une visite pieuse au XIVe siècle, et s'étant arrêté devant le catafalque du saint, avait posé dessus sa main en prêtant le serment solennel de ne plus rien faire d'autre, à partir de ce jour-là, que rendre le bien pour le mal.2
Bibliographie
Notes et référencesProverbes et poèmes d'Abu Madian
Publications sur Abu Madian
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