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La Seine est un fleuve français, long de 777 kilomètres3, qui coule dans le Bassin parisien et arrose notamment Troyes, Paris et Rouen. Sa source se situe à 446 mètres d'altitude2 à Source-Seine, sur le plateau de Langres en Côte-d'Or. Son cours a une orientation générale du sud-est au nord-ouest. Elle se jette dans la Manche, à hauteur du méridien du Hode, près du Havre. Son bassin versant, d'une superficie de 78 650 km², intéresse près de 30 % de la population du pays. Il est géré par l'agence de l'eau Seine-Normandie4.
ÉtymologieSeine vient du latin Sequana, lui-même emprunté aux peuplades gauloises autochtones. L'Yonne et la Seine auraient été considérées comme jumelles, seul le cours supérieur ayant été appelé Seine après transcription par César du mot latin (I)sicauna en Sequana. On y retrouve le nom de l'Yonne : Icauna ou Icaonna. (Le nom de Seine pourrait donc être un diminutif du nom de l'Yonne.) L'origine du nom Sequana est obscure. Certains y voient une erreur de transcription d'un ou de plusieurs mots celtes différents. D'autres un toponyme préceltique, au motif que le groupe 'kw' n'existe pas en celtique gaulois et britonnique, où il a évolué en 'p' (exemple : pimp en gallois, pemp en breton, par contre latin quinque > cinq. Ils procèdent tous de l'indo-européen *kwenkw). Cependant, cette évolution a pu se produire postérieurement à l'attribution du nom Sequana par les premiers arrivants celtes : ceux-ci semblent en effet avoir parlé un « proto-celtique » où la mutation /kw/ > /p/ n'était pas encore réalisée, comme l'attesteraient certaines inscriptions celtibères retrouvées en Espagne. Mais rien n'empêche une réinterprétation du nom en *se-ku-ana, l'élément -ana(m) transcrit par le latin paludem dans le glossaire d'Endlicher ("De nominibus Gallicis" basé sur des copies, dont la plus ancienne date de 796 ) est fréquent par ailleurs. le nom de l'Yonne contiendrait bien plutôt l'élément -onno donné pour flumen, lui aussi répandu, dans ce même document. On peut douter de la celticité de ces deux termes, utilisés pourtant en gaulois semble-t-il. GéographieLe cours de la SeineLa Seine est partagée en cinq parties, d'amont en aval5 :
La faible déclivité de la vallée de la Seine, en Île-de-France et en Normandie, a causé la formation de multiples et profonds méandres. Pour la même raison, les effets de la marée se font sentir sur une centaine de km, jusqu’à Poses (barrage le plus aval) et se manifestaient jusqu’à un passé récent, par le phénomène du « mascaret », appelé barre en Normandie. La Seine est une voie navigable très importante, reliant Paris à la Manche. De ce fait, deux des plus importants ports fluviaux de France s'y trouvent : Paris (port de Gennevilliers) et Rouen qui est également un important port maritime permettant le transbordement (c'est le premier port céréalier d'Europe). Elle est navigable en amont de Paris jusqu’à Nogent-sur-Seine, important port céréalier. Autres ports fluviaux notables : Limay-Porcheville (agglomération de Mantes-la-Jolie), Montereau (sites gérés par le port autonome de Paris). De nombreuses industries sont situées le long de la vallée de la Seine, notamment automobile (Poissy, Flins, Cléon, Sandouville), pétrochimie (Port-Jérôme, Gonfreville-l'Orcher, Notre-Dame-de-Gravenchon, Petit-Couronne), centrales thermiques (Porcheville, Saint-Ouen). L'eau de la Seine est utilisée pour le refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent. Le lac artificiel de la Forêt d'Orient, en amont de Troyes, a été créé dans les années 1960 pour régulariser le débit du fleuve.
Le pont Boieldieu à Rouen
Barrage-écluse de Méricourt (Yvelines)
Curiosité : les sources de la Seine sont la propriété de la ville de Paris depuis 1864. Une grotte artificielle a été construite l'année suivante pour abriter la source principale et la statue d'une nymphe symbolisant le fleuve. Cependant, la capitale s'en est désintéressée et la parcelle devrait revenir à la région Bourgogne qui souhaite valoriser le site6. Celui-ci abrite également les vestiges d'un temple gallo-romain (actuellement enfouis). Des objets témoignant du culte aux sources du fleuve (Dea Sequana) sont exposés au musée archéologique de Dijon. La Seine, l'Aube et l'YonneUne définition de la confluence indique que le cours d'eau entrant à une confluence avec le plus fort débit annuel (module) donne son nom au cours d'eau issu de cette confluence. Selon cette définition, ce ne serait donc pas la Seine, mais l'Yonne le cours principal du bassin parisien. En effet, à leur confluent à Montereau-Fault-Yonne, l'Yonne présente un débit et un bassin versant supérieurs à ceux de la Seine (respectivement 93 m3/s et près de 10 800 km2 pour l'Yonne, et à peine 80 m3/s et 10 300 km2 pour la Seine). La même situation se reproduit en amont avec l'Aube dont le bassin versant est de 4 700 km2 , avec un débit de 41 m3/s , contre 4 000 km2 et 33 m3/s pour la Seine.[réf. nécessaire] Principaux affluentsVoir la : Liste des affluents de la Seine.
NB : D : affluent de la rive droite, G : affluent de la rive gauche Les régions et départements traversésLes régions et départements traversés sont les suivants, en allant de la source vers l'embouchure : Dans la région Bourgogne : Dans la région Champagne-Ardenne : Dans la région Île-de-France : Dans la région Haute-Normandie : Dans la région Basse-Normandie
Parmi les nombreuses communes arrosées par la Seine, l'une d'elles se trouve entièrement dans une île au milieu du fleuve : L'Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Villes et communes traverséesSource-Seine, Châtillon-sur-Seine, Mussy-sur-Seine, Gyé-sur-Seine, Neuville-sur-Seine, Buxeuil, Bar-sur-Seine, Fouchères, Saint-Parres-lès-Vaudes, Saint-Julien-les-Villas, Troyes, Méry-sur-Seine, Clesles, Romilly-sur-Seine, Nogent-sur-Seine. Bray-sur-Seine, Montereau-Fault-Yonne, Saint-Mammès, Thomery, Champagne-sur-Seine, Melun, Le Mée-sur-Seine, Saint-Fargeau-Ponthierry. Le Coudray-Montceaux, Corbeil-Essonnes, Saint-Germain-lès-Corbeil, Soisy-sur-Seine, Évry, Ris-Orangis, Viry-Châtillon, Savigny-sur-Orge, Draveil, Juvisy-sur-Orge, Athis-Mons Vigneux-sur-Seine. Ablon-sur-Seine, Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges, Choisy-le-Roi, Vitry-sur-Seine, Alfortville, Ivry-sur-Seine, Charenton. Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Sèvres, Saint-Cloud, Suresnes, Puteaux, Neuilly-sur-Seine, Courbevoie, Levallois-Perret, Asnières-sur-Seine, Clichy, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, Colombes, Nanterre Rueil-Malmaison Saint-Ouen, L'Île-Saint-Denis, Saint-Denis, Épinay-sur-Seine. Argenteuil, Bezons, Cormeilles-en-Parisis, La Frette-sur-Seine, Herblay, Vétheuil, Haute-Isle, La Roche-Guyon Houilles, Carrières-sur-Seine Croissy-sur-Seine, Le Vésinet, Chatou, Le Pecq, Bougival, Louveciennes, Le Port-Marly, Saint-Germain-en-Laye, Sartrouville, Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi, Carrières-sous-Bois, Achères, Conflans-Sainte-Honorine, Andrésy, Poissy, Carrières-sous-Poissy, Villennes-sur-Seine, Médan, Triel-sur-Seine, Vernouillet, Vaux-sur-Seine, Meulan, Mézy-sur-Seine, Les Mureaux, Flins, Juziers, Aubergenville, Épône, Mézières, Gargenville, Issou, Mézières-sur-Seine, Porcheville, Guerville, Limay, Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie, Follainville-Dennemont, Rosny-sur-Seine, Guernes, Rolleboise, Méricourt, Saint-Martin-la-Garenne, Mousseaux-sur-Seine, Moisson, Freneuse, Bonnières-sur-Seine, Gommecourt, Bennecourt, Jeufosse, Port-Villez, Limetz-Villez. Vernon, Les Andelys, Pont-de-l'Arche, Quillebeuf-sur-Seine, Berville-sur-Mer. Caudebec-lès-Elbeuf, Elbeuf, Oissel, Saint-Étienne-du-Rouvray, Amfreville-la-Mi-Voie, Sotteville-lès-Rouen, Rouen, Le Petit-Quevilly, Canteleu, Le Grand-Quevilly, Val-de-la-Haye, Petit-Couronne, Grand-Couronne, La Bouille, Saint-Pierre-de-Manneville, Quevillon, Saint-Martin-de-Boscherville, Hénouville, Duclair, Le Mesnil-sous-Jumièges, Jumièges, Le Trait, Saint-Wandrille-Rançon, Caudebec-en-Caux, Villequier, Port-Jérôme, Tancarville, Harfleur, Le Havre. Aspects géologiquesLa Seine formait avec la Loire un seul et unique fleuve il y a environ six millions d'années7. Elle traversait une vaste pénéplaine de nature argileuse sous un climat subtropical. Il y a trois millions d'années, la région subit un refroidissement et un soulèvement dû à la poussée des arcs pyrénéen et alpin au sud. Les glaciations de l'ère quaternaire firent baisser le niveau des mers et océans, si bien que la Seine se jetait alors au large de la Bretagne actuelle (la Manche n'existait pas)8. Cette période fut marquée par la migration des méandres du fleuve, encore visible notamment en Haute-Normandie, et d'une intense érosion rabotant les plateaux et formant des terrasses alluviales. L'aspect actuel de la Seine remonte à la fin de la dernière glaciation, vers -12 000. HydrologieLa Seine a un régime relativement régulier, lié au climat océanique de son bassin hydrographique. Elle est néanmoins sujette à des crues importantes qui ont nécessité d'importants travaux de régulation dans la partie supérieure de son cours et de ses affluents. Son débit moyen à Paris est d'environ 328 m³/s et peut dépasser 1600 m³/s en période de crue. Quatre grands lacs-réservoirs ont été créés entre 1960 et 1990 sur la Seine (lac d'Orient), la Marne (lac du Der-Chantecoq), l'Aube (lac d'Amance et lac d'Auzon-Temple) et l'Yonne (lac de Pannecière agrandi qui alimentait déjà le canal du Nivernais dès le XIXe siècle). Ces lacs qui constituent une réserve de 800 millions de m³ permettent à la fois d'écrêter les crues et d'assurer un débit minimum d'étiage. Ils sont gérés par un établissement public, l'institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine. À Paris, les crues sont mesurées depuis 1876 par une l'échelle hydrométrique installée au pont d'Austerlitz, néanmoins c'est la statue du zouave du pont de l'Alma qui reste l'indicateur le plus populaire. En janvier 1910, l'eau a atteint sur cette échelle la hauteur record de 8,68 mètres. Débit moyen mensuel de la Seine (en m³/seconde) mesuré à la station hydrologique de Poissy
Article détaillé : Débit de la Seine à Paris.
EnvironnementL'aménagement de la Seine en voie navigable, avec de nombreux barrages, a créé autant d'obstacles s'opposant au passage des poissons migrateurs. Un programme en cours, sous l'égide de VNF, vise à équiper tous les barrages de la Seine aval, entre Poses-Amfreville et Suresnes, de passes à poissons, ce qui permettra aux migrateurs de remonter jusqu'au confluent de la Marne9. Des saumons et des truites de mer ont été observées devant le barrages de Poses, à 150 km de l'embouchure, en 200710. En 2008, 260 saumons ont été comptés dans la passe à poissons de ce barrage. Le 26 juillet 2008, pour la première fois depuis très longtemps, une truite de mer a été pêchée dans la Seine, au niveau du barrage de Suresnes, juste en amont de Paris11. S'agissant d'espèces de poissons migrateur très sensibles aux condition du milieu, ces événements indiquent une amélioration de la qualité des eaux de la Seine en aval de Paris. Le 3 octobre 2008, à hauteur du barrage de Suresnes en région parisienne, un saumon de 7 kg12 a été pêché, première fois autant en amont sur la Seine depuis 70 ans. Des chercheurs de l'INRA (en collaboration avec l'ONEMA et le CEMAGREF) ont été sollicités pour confirmer la présence de l'espèce sur la Seine13. Les résultats de l'étude, dévoilés en août 2009, montrent que les saumons pêchés dans la Seine ont des origines diverses. Il est important de noter qu'aucun poisson issu d'élevage n'a été déversé dans la Seine depuis 1895, contrairement à ce qui a été fait dans d'autres bassins où des espèces avaient disparu. Mais le 2 octobre 2008, la consommation et la commercialisation des poissons pêchés dans la partie de la Seine en aval de Vernon ont été interdites par la préfecture de Seine-Maritime à la suite d’analyses montrant une contamination par PCB (polychlorobiphényles) (source AFP). Les déchets de la Seine normande représentent un volume d’environ 30 000 m3 ou 9000 tonnes, soit la production annuelle de déchets ménagers des habitants d’une ville de 20 000 habitants14. Activités liées à la Seine
La Seine près de La Roche-Guyon
La Seine aux Andelys
Pour les mariniers et les services navigation, la Seine se décompose en :
Depuis Méry-sur-Seine (et même Troyes) jusqu'à son confluent avec l'Aube à Marcilly-sur-Seine, elle est longée par le Canal de la haute Seine qui n'est plus en service. De Marcilly à Monterau, la navigation est établie tantôt sur des dérivations latérales (trois au total), tantôt dans le lit de la rivière elle-même. De Montereau à Rouen, la navigation se fait toujours dans le lit de la Seine. De Tancarville au Havre, les bateaux fluviaux peuvent emprunter le canal de Tancarville. La Seine est navigable sur une grande partie de son parcours. La responsabilité de la navigation appartient à Voies navigables de France et en particulier au Service de navigation sur la Seine en amont d'Amfreville. Le bassin de ce Service de Navigation de la Seine s'étend aussi à ses principaux affluents (Oise, Marne, Yonne) et parfois à des canaux qui y sont reliés (canal de la Haute-Seine jusqu'à Méry, par exemple). En revanche, il ne comprend pas les canaux parisiens (canal de l'Ourcq, canal Saint-Denis et canal Saint-Martin qui sont gérés par la ville de Paris. La basse Seine, en aval du pont Guillaume-le-Conquérant à Rouen est accessible aux navires de haute mer (jusqu’à 280 m de long et 150 000 tonnes). Cette partie du fleuve, environ 120 km, offre une hauteur libre de 50 mètres et un tirant d'eau de 10 mètres minimum. Les installations portuaires y relèvent de l'autorité du port autonome de Rouen. Celui-ci, cinquième port maritime français, assure un trafic important de céréales, engrais et produits pétroliers. Entre Rouen et Paris, la Seine a été canalisée au XIXe siècle. Sept barrages éclusés situés à Poses-Amfreville, Notre-Dame-de-la-Garenne (Eure), Méricourt, Andrésy, Bougival, Chatou (Yvelines) et Suresnes (Hauts-de-Seine) permettent la navigation de péniches automotrices (350 t de fret) dites « bateaux automoteurs de gabarit Freycinet », de 38,5 mètres, de chalands automoteurs de rivière (de 800 à 1350 t de fret), de 48 à 70 mètres, de convois de barges poussées (de 3000 à 10000 t de fret) et de caboteurs fluvio-maritimes (4000 t de fret). ces barges transportent , entre autres choses, des conteneurs, des automobiles, des produits pétroliers, du ciment, etc. Les installations portuaires situées en Île-de-France relèvent du port autonome de Paris premier port fluvial français. Les principales installations portuaires pour le trafic de marchandises se situent à Limay (Yvelines) et Gennevilliers (Hauts-de-Seine). En projet, une plate-forme multi-modale (voie d'eau, autoroute, voie ferrée ) est en cours d'étude sur la commune d'Achères en aval de Conflans-Sainte-Honorine. À Paris existe aussi un trafic de voyageurs, principalement touristique (bateaux-mouches, mais aussi une tentative d'utiliser la Seine pour les déplacements quotidiens (Batobus). Des navettes circulent régulièrement entre la Tour Eiffel et le jardin des Plantes ; toutefois, ce service semble intéresser davantage les touristes que les Parisiens créant une concurrence gênante pour les bateaux-mouches. Un autre service voyageur, (Voguéo), est également expérimenté entre la gare d'Austerlitz et Maisons-Alfort (sur la Marne). Un projet de liaison fluviale à grand gabarit entre le bassin de la Seine et le bassin de l'Escaut, la liaison Seine-Escaut devrait être réalisé à l'horizon 2012, doublant le canal de Saint-Quentin (1810) et le canal du Nord (1960). Il mettra en communication les ports normands et l'Île-de-France avec le réseau navigable du nord de la France et du Benelux en offrant le gabarit de la classe Vb européenne. En aval de Rouen, seuls trois grands ponts enjambent la Seine (ponts de Brotonne, de Tancarville et de Normandie). De ce fait, la traversée peut encore se faire grâce à plusieurs bacs reliant les deux rives. HistoireLa plus ancienne crue de la Seine relatée dans les textes anciennes est celle de l'hiver 358, relatée par Julien l'Apostat, qui se trouvait alors à Lutèce, dans son Misopogon16. Celle de février 582 est rapportée par Grégoire de Tours dans son Historia Francorum. Dès 855, des bandes de Vikings remontent la Seine, pillent la Normandie et assiègent Paris. Les Vikings s'installent de façon permanente dans l'embouchure de la Seine vers 896. À partir du traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911, le duché de Normandie est reconnu par le roi de France Charles III. Sa limite est un petit affluent de rive droite de la Seine, l'Epte. À partir du milieu du XVIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, l'approvisionnement en bois de chauffage de Paris s'est fait par flottage sur l'Yonne et la Seine à partir des forêts du Morvan. En 1684, le roi Louis XIV inaugure la machine de Marly installée dans le lit de la Seine à Bougival pour pomper l'eau du fleuve afin d'alimenter les jeux d'eaux du parc de Versailles. À partir de 1830 commence l'aménagement de la Seine par la construction de barrages et d'écluses. Le 4 septembre 1843, Léopoldine Hugo, fille de Victor Hugo et son époux, Charles Vacquerie, se noient dans la Seine à Villequier (Seine-Maritime) par suite du chavirage de leur canot à voile17. En 1910, la Seine a connu sa dernière crue centennale. En 1944, en mai et juin, des vagues de bombardements alliés, préparant le débarquement en Normandie, visent de nombreux points stratégiques, et notamment tous les ponts situés entre Paris et la mer, qui sont tous atteints et pour la très grande majorité détruits. Dans la nuit du 19 au 20 août, des éléments avancés de l'armée américaine franchissent la Seine pour la première fois en empruntant le barrage de Méricourt. Par la suite un pont de bateaux installé à Mantes-la-Jolie permit d'établir une tête de pont sur la rive droite. Aspects culturelsLa Seine et les peintres
Régates à Argenteuil par Claude Monet (Musée d'Orsay)
La Seine a inspiré de nombreux peintres, et notamment aux XIXe siècle et XXe siècles, les peintres suivants : Constant Troyon, Charles-François Daubigny, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Claude Monet, Frédéric Bazille, Gustave Caillebotte Édouard Vuillard, Vallotton, Raoul Dufy, Othon Friesz, Albert Marquet, Robert Antoine Pinchon, Emilio Grau Sala, Gaston Sébire, Maurice Boitel Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet. La Seine dans la littéraure
Tourisme et patrimoineLe cours de la Seine est jalonné de nombreux points d'intérêts pour les touristes. En amont de Paris :
À Paris, les rives de la Seine sont inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 199121. En aval de Paris :
Voir aussiArticles connexes
Bibliographie
Liens externes
Notes et références
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