Saint-Germain-en-Laye
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| Saint-Germain-en-Laye | |
Hôtel de ville |
|
| Pays | France |
| Région | Île-de-France |
| Département | Yvelines (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Saint-Germain-en-Laye (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de deux cantons Saint-Germain-en-Laye-Nord et Saint-Germain-en-Laye-Sud |
| Code Insee | 78551 |
| Code postal | 78100 |
| Maire Mandat en cours |
Emmanuel Lamy 2001-2008 |
| Intercommunalité | sans |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | moyenne : 78 m minimale : 22 m maximale : 107 m |
| Superficie | 4 827 ha = 48,27 km² |
| Population sans doubles comptes |
38 423 hab. (1999) |
| Densité | 796 hab./km² |
| Gentilé | Saint-Germanois |
| Site | www.saint-germain-en-laye.fr |
Saint-Germain-en-Laye est une commune française, située à vingt kilomètres environ à l'ouest de Paris dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. La ville de Saint-Germain-en-Laye a une histoire très ancienne et très riche, liée à la présence du château, qui fut la résidence des rois de France jusqu'à ce que Louis XIV décide de le quitter pour Versailles, et à la forêt, ancien domaine de chasse des rois. Elle est aujourd'hui le siège d'une sous-préfecture des Yvelines et est devenue une ville résidentielle très recherchée, au caractère international marqué.
Les habitants en sont les Saint-Germanois.
Sommaire |
[] Géographie
La commune de Saint-Germain-en-Laye, située dans le nord-est des Yvelines, est, avec plus de 4?800 hectares, la plus vaste du département (la troisième d'Île-de-France après Fontainebleau et Paris). Elle occupe la majeure partie d'une boucle de la Seine en grande partie couverte par la forêt domaniale du même nom. Le site historique de la ville se trouve dans la partie sud-est de ce territoire, sur le rebord d'un plateau calcaire dominant la Seine de 60 mètres environ et d'où la vue s'étend sur une grande partie de l'ouest parisien.
Les communes limitrophes en sont Maisons-Laffitte au nord-est, Le Mesnil-le-Roi à l'est, Le Pecq au sud-est, Mareil-Marly au sud, Fourqueux au sud-sud-ouest, Chambourcy, au sud-ouest, Poissy à l'ouest et Achères en couronne du nord-ouest au nord-nord-est.
Le territoire communal s'étend sur un plateau limité de façon abrupte vers l'est, culminant à 90 mètres à l'emplacement du château. Le rebord du plateau, matérialisé partiellement par la Terrasse, correspond à la limite intercommunale séparant Saint-Germain du Pecq, située en contrebas en bord de Seine. Le plateau s'abaisse progressivement vers l'ouest à 50 à 60 mètres en limite de Poissy et vers le nord jusqu'à environ 25 mètres dans la plaine agricole d'Achères. Vers le sud, il est profondément entaillé par la vallée du ru de Buzot, empruntée partiellement par le RN 13 et franchie en viaduc par la ligne de grande ceinture, et remonte nettement en limite de Mareil-Marly et Fourqueux jusqu'à une altitude de 100 mètres environ à la colline d'Hennemont.
- à gauche, le viaduc de la ligne RER entre Saint-Germain-en-Laye et Le Vésinet - Le Pecq, plus loin, le pont sur la Seine de l'autoroute A14 et dans le fond la butte-témoin boisée de Cormeilles-en-Parisis - au centre, le pont Georges Pompidou au Pecq et, à l'horizon, La Défense - à droite, à l'horizon, le mont Valérien et les hauteurs de Rueil-Malmaison, La Celle-Saint-Cloud, Louveciennes et Marly-le-Roi dans la forêt de Marly
[] Hydrographie
On compte un seul cours d'eau dans le territoire communal, il s'agit du ru de Buzot, ruisseau affluent de la Seine de 9 km de long dont le cours orienté ouest-est traverse la partie sud de la commune[1]. Ce ru est en grande partie canalisé et enterré. Le fond du vallon est emprunté par la déviation de la RN 13.
La commune n'est pas directement riveraine de la Seine, mais dans sa partie nord nord-est, la limite communale s'approche très près du fleuve. La commune est séparée de ce dernier par une étroite bande rattachée à la commune d'Achères et parfois par d'anciennes îles rattachées administrativement aux communes de la rive droite (Conflans-Sainte-Honorine, Herblay, La Frette-sur-Seine).
Quelques étendues d'eau, issues d'anciennes exploitations sablières, se trouvent dans le nord de la commune, dont l'étang du Corra.
[] Géologie
Le sous-sol de Saint-Germain-en-Laye, comme dans le reste de l'Île-de-France, est constitué d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire, quasi horizontales, reposant sur assise de craie de l'ère secondaire, couches entaillées par la vallée de la Seine et celle du ru de Buzot.
Les couches affleurant à Saint-Germain-en-Laye, au niveau de la ville, sont de haut en bas [2] :
- le calcaire de Saint-Ouen du Bartonien inférieur (Marinésien), environ cinq mètres d'épaisseur, affleurant dans le centre de la ville ainsi que vers l'ouest en limite de Poissy,
- les sables de Beauchamp du Bartonien inférieur (Auversien), présents surtout sous le centre ancien de la ville et la partie nord de la forêt sur environ huit mètres d'épaisseur,
- le calcaire grossier du Lutétien (environ 80 millions d'années) d'environ quinze mètres d'épaisseur Cette couche calcaire, qui correspond à la plateforme structurale du Vexin, a été exploitée autrefois comme pierre de taille[3] dans de nombreuses carrières, notamment dans les communes limitrophes de Poissy et du Mesnil-le-Roi (Carrières-sous-Bois),
- une couche d'argile (Yprésien inférieur) surmontant des marnes du Montien,
- la craie blanche à silex du Campanien (70 à 80 millions d'années, Crétacé). Cette couche très épaisse, qui constitue l'assise géologique du secteur, n'est affleurante qu'à la base du coteau (Le Pecq), largement recouverte par des alluvions modernes.
L'assise de la forêt de Saint-Germain-en-Laye est formé principalement par des terrasses alluviales étagées formées au Quaternaire à l'intérieur d'un méandre de la Seine à la suite des variations du niveau de la Manche au cours des glaciations et déglaciations successives. Elles sont formées d'alluvions (sables et graviers) anciens au sud (terrasse supérieure), sauf vers l'ouest et le nord-ouest en limite de Poissy et Achères où ces alluvions disparaissent pour laisser affleurer les couches de calcaire sous-jacentes, et d'alluvions plus récentes au nord (terrasse inférieure).
[] Occupation du territoire
| Type d'occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Espace urbain construit | 19 % | 914,16 |
| Espace urbain non construit | 8 % | 408,78 |
| Espace rural | 73 % | 3599,91 |
Le territoire de la commune est très majoritairement rural (73 %)[4]. L'espace rural correspond en quasi-totalité à l'espace couvert par la forêt de Saint-Germain-en-Laye. S'y ajoute au nord de la forêt, une partie du « parc agricole d'Achères » (qui appartient à la ville de Paris[5]). L'espace urbain construit représente 19 % du total, soit 914 hectares. Il comprend les zones d'habitation, concentrées dans la partie sud de la commune, soit 340 ha (36 % de l'espace urbain construit), les divers équipements, soit 265 ha (20 %) , incluant notamment des surfaces occupée par la station d'épuration « Seine-Aval » du SIAAP (syndicat interdépartemental pour l?assainissement de l?agglomération parisienne), située dans l'extrême nord du territoire communal, les surfaces affectées au transport, 186 ha (14 %), incluant entre autres les installations ferroviaires de l'ancien triage et du dépôt de locomotives d'Achères, les zones d'activités, 95 ha (7 %), constituée majoritairement de bureaux.
L'habitat occupe pratiquement tout l'espace situé entre la forêt et la limite sud de la commune. Il comprend d'une part le noyau historique dense qui s'est progressivement étendu à partir du château jusqu'au bord de la vallée du ru de Buzot. Celle-ci a été urbanisée plus récemment, notamment depuis la Seconde Guerre mondiale, par de grands immeubles collectifs, puis par des lotissements pavillonnaires. La zone urbanisée rejoint celles du Pecq, de Mareil-Marly et de Fourqueux sans discontinuité. On note également quelques cités isolées dans le nord de la commune, la cité du Grand-Cormier dans un triangle ferroviaire au milieu de la forêt, la cité de la Garenne en face de Conflans-Sainte-Honorine et la cité de Fromainville (au nord de Maisons-Laffitte) qui héberge du personnel de la station d'épuration.
[] Voies de communication
La commune est desservie principalement par deux routes nationales, la RN 13, orientée est-ouest, empruntant une déviation à quatre voies au sud de la ville, qui la relie à Paris d'une part et à Mantes-la-Jolie d'autre part, et la RN 184 oriente nord-sud qui relie Saint-Germain à Conflans-Sainte-Honorine et à Cergy-Pontoise en traversant la forêt dans son axe nord-sud. Ces deux axes se croisent par un carrefour dénivelé au Bel-Air.
Les autoroutes les plus proches (A 13 et A 14) sont accessibles par l'échangeur d'Orgeval situé à huit kilomètres environ à l'ouest de la ville. À noter que l'A 14 traverse la commune de Saint-Germain en totalité en souterrain, dans la forêt au nord de l'agglomération, l'échangeur initialement prévu dans la forêt ayant été supprimé sur décision du président François Mitterrand.
Le tracé retenu pour le bouclage de la Francilienne à l'ouest Paris écorne légèrement le territoire communal dans sa lisière nord mais évite la traversée de la forêt[6].
Plusieurs routes départementales relient Saint-Germain-en-Laye aux communes voisines. Ce sont :
- la RD 308 qui relie Maisons-Laffitte à Poissy en traversant la forêt dans dans le sens est-ouest et qui croise la RN 184 à la croix de Noailles,
- RD 157 qui la relie au Mesnil-le-Roi et Maisons-Laffitte vers le nord-est,
- la RD 190, traversant le centre-ville, qui la relie au Pecq vers l'ouest et à Poissy vers l'est,
- la RD 98 qui la relie à Saint-Nom-la-Bretèche et Les Clayes-sous-Bois vers le sud.
Certaines de ces routes départementales sont exclusivement saint-germanoises : c'est le cas de la RD 284 qui relie le carrefour des Loges (RN 184 au nord) à l'échangeur avec la RN 13 au sud de la commune et de la RD 99 qui relie cet échangeur avec la RN 13 à l'entrée de Mareil-Marly.
Les communications ferroviaires avec Paris sont assurées par le RER A dont la gare de Saint-Germain-en-Laye est le terminus ouest. C'est la plus ancienne ligne de chemin de fer ouverte aux voyageurs en France. Depuis peu, les gares de Saint-Germain Grande-Ceinture et Saint-Germain - Bel Air - Fourqueux ont été rouvertes à l'occasion de la remise en service d'un tronçon de la ligne de Grande Ceinture. Il est envisagé de rétablir la liaison ferroviaire entre les deux gares, assurée pendant un temps par des navettes électriques.
La commune est également traversée d'est en ouest, en plein milieu de la forêt, par la ligne Paris-Rouen qui dessert la gare voyageurs d'Achères - Grand Cormier ainsi que le dépôt d'Achères et les faisceaux de l'ancien triage d'Achères. Cette ligne compte deux embranchements, l'un vers le nord en direction de Pontoise et Cergy, l'autre vers le sud en direction de la gare de Poissy-Grande-Ceinture, désaffectée depuis 1936.
Parmi ces différentes infrastructures terrestres, plusieurs sont classées au regard de la pollution sonore des infrastructures de transports terrestres. C'est notamment le cas de l'autoroute A14 (classée en catégorie 1, la plus élevée, mais l'impact réel est relativement limité pour les riverains, cette autoroute étant souterraine dans la plus grande partie de son trajet dans la commune), des routes nationale N184 et N13 (catégorie 2) ainsi que de la ligne ferroviaire Paris-Rouen (catégorie 1)[7],[8]. La RN13 est isolée par des murs antibruit continus dans le vallon du ru de Buzot.
[] Climat
Saint-Germain-en-Laye jouit comme toute l'Île-de-France d'un climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est de 10,7° C. Les mois les plus froids sont décembre et janvier avec 0 à 5° C et les plus chauds, juillet et août avec 20 à 25° C (moyenne journalière). La moyenne des précipitations annuelles est de 695 millimètres[9].
La ville a de tout temps été réputée pour son microclimat lié à son site bien exposé, dominant la vallée de la Seine, à proximité de la forêt et abrité des vents dominants d'ouest. Cela lui a valu son surnom de « Montagne du bon air » et son statut de résidence de villégiature.
[] Héraldique
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Les armes de Saint-Germain-en-Laye se blasonnent ainsi : Le 5 septembre 1638 est la date de naissance de Louis XIV. Ce blason a été accordé à la ville par lettres patentes du 17 août 1820 par le roi Louis XVIII[10]. A la Restauration, la municipalité avait souhaité utiliser le blason aux armes de France et de Navarre (à droite) qui se blasonnent ainsi : parti de France moderne et de Navarre, enté en pointe d'argent à la lettre capitale L d'or. - France moderne : d'azur à trois fleurs de lis d'or ; - Navarre : de gueules aux chaînes d'or posées en pal, en fasce, en sautoir et en orle chargée au coeur d'une émeraude au naturel. |
[] Histoire
[] Étymologie
Selon Bernard Nabonne[11], le nom de nom de Saint-Germain-en-Laye peut se comprendre comme « Saint-Germain-dans-la-forêt ». L'origine de « Laye » est controversée : des diverses acceptions, la plus communément admise est celle du mot « laie » qui désigne un « chemin de terre percé dans une forêt » ou, en vieux français, lay, « réserve dans une forêt ». Ce terme dériverait du francique laida ayant le même sens[12]. « Saint-Germain » tient son origine de la construction, par le roi de France Robert II le Pieux (972-1031), d'un monastère dédié à saint Germain, probablement saint Germain de Paris, fondateur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
[] Des origines au Moyen Âge
Peu de vestiges archéologiques ont été retrouvés dans le territoire de la commune, longtemps occupé par la vaste forêt d'Yveline. Néanmoins on peut voir, reconstituées dans les fossés du château, des sépultures néolithiques découvertes dans les environs, dont l'allée couverte venant de la commune limitrophe de Conflans-Sainte-Honorine.
Au VIIe siècle, les Francs s'installent dans le vallon du ru de Buzot, où apparaît le domaine de Feuillancourt. Saint Érembert, futur évêque de Toulouse, né à Feuillancourt (Filiacum Curtis), participe à la christianisation de la région. Les premiers hameaux se forment à Saint-Léger et Feuillancourt, site confirmé par la découverte en 1925 d'un cimetière mérovingien. Selon la tradition hagiographique, saint Érembert mit fin, miraculeusement, à un incendie en dressant sa houlette devant les flammes[13].
Au XIe siècle, le roi Robert le Pieux fonde un petit monastère, dédié à saint Germain, sur le rebord du plateau, avec une église abbatiale consacrée à saint Vincent. Ce monastère est rattaché à l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Coulombs (près de Nogent-le-Roi).
Vers 1124, le roi Louis VI le Gros (1081-1137), qui veut imposer son autorité aux seigneurs de l'Île-de-France, fait construire le premier château fort sur l'emplacement du château actuel, face au prieuré Saint-Germain. Le village commence à se développer au XIIe siècle, sous la tutelle du seigneur local qui est le prieur du monastère. Le premier maire est nommé par le prieur vers 1130.
En 1223, le roi Philippe-Auguste fait construire une première chapelle dédiée à Notre-Dame. Blanche de Castille, qui gouverne comme régente de 1226 à 1236, fait aménager la route entre Saint-Germain et Poissy à travers la forêt. Saint Louis agrandit le château et fait construire la Sainte Chapelle achevée en 1238. Cet édifice encore visible actuellement est parfois attribuée, sans preuve, à l'architecte Pierre de Montreuil, auteur de la Sainte-Chapelle de Paris.
En 1286, sous Philippe IV Le Bel, le village devient une prévôté, premier degré de la justice royale.
Pendant la guerre de Cent Ans, 1e 15 août 1346, le « Prince Noir », fils du roi d'Angleterre Édouard III qui occupe alors Poissy, incendie le château de Saint-Germain-en-Laye qui est détruit à l'exception de la Sainte Chapelle[14]. Vingt ans plus tard, sous Charles V, il sera reconstruit et transformé en forteresse par l'architecte Raymond du Temple. De 1417 à 1440, le château est occupé par les Anglais.
[] De la Renaissance au XVIIIe siècle
Avec François Ier, qui épouse Claude de France dans la chapelle le 18 mai 1514, le château de Saint-Germain-en-laye devient la résidence favorite du roi. En 1539, il confie à l'architecte Pierre Chambiges la transformation du château et sa reconstruction dans le style Renaissance tel qu'on le connaît actuellement depuis sa restauration au XIXe siècle. Pierre Chambiges édifie également le château de la Muette dans la forêt. Le village, encore très rural, profitant du développement du commerce lié à la cour, s'agrandit et atteint environ 3500 habitants.
Henri II, né à Saint-Germain-en-Laye, devient roi en 1547. C'est cette même année que se situe l'épisode du coup de Jarnac au cours d'un duel qui se déroule sur l?esplanade du château, le 10 juillet 1547. Le nouveau roi entreprend la construction du « château neuf », dont il charge l'architecte Philibert de l'Orme. les travaux sont commencés en 1559, mais la construction ne sera terminée que sous le règne d'Henri IV, vers 1600.
Le roi Louis XIII passe son enfance au Château-Vieux de Saint-Germain. Plus tard, c'est au cours d'une partie de chasse, le 23 septembre 1617, qu'il découvre le site de Versailles où il se fait construire rapidement un rendez-vous de chasse.
Le dimanche 5 septembre 1638, c'est la naissance très attendue de Louis Dieudonné, futur Louis XIV. Louis XIII s'éteint au Château-Vieux le 14 mai 1643.
Lors de la Fronde, dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649, la reine-mère, Anne d'Autriche, régente et le jeune Louis XIV qui n'a que onze ans se réfugient précipitamment au Château-Vieux de Saint-Germain. Cet épisode a sans doute marqué Louis XIV et l'a probablement influencé dans sa décision de transférer la Cour à Versailles.
De 1661 à 1682, le roi Louis XIV passe une partie importante de son temps à Saint-Germain-en-Laye. Il fait aménager par Le Notre des jardins à la française et la Grande Terrasse entre 1663 et 1680. Il fit également remodeler ses appartements dans le Château-Vieux par Le Brun et Le Vau. En 1680 commencent les travaux d'agrandissement du château, menés par Jules Hardouin-Mansart, par la construction de cinq pavillons d'angle qui lui donnent, selon certains historiens, un « aspect bizarre et déplaisant[15] ». Le bourg se développe à cette époque et sa population atteint 12 000 habitants en 1680[16]. Madame de Montespan y fait construire l'« hôpital général royal » ainsi que le couvent des Ursulines. Les nobles font bâtir de nombreux hôtels particuliers dont beaucoup existent encore de nos jours.
Le 20 avril 1682, avant même que les travaux d'agrandissement du château de Saint-Germain soient terminés, la Cour part définitivement pour Versailles. Saint-Germain-en-Laye connaît alors une phase de déclin prolongé malgré le séjour du roi d'Angleterre Jacques II qui vit en exil au château de 1689 à 1701.
[] XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, les ducs de Noailles tiennent le haut du pavé à Saint-Germain-en-Laye. Leur demeure, l'hôtel de Noailles, ?uvre de Jules Hardouin-Mansart, avec son parc de 42 hectares, est somptueux. De 1701 à 1793, successivement, Annes-Jules, puis Adrien-Morice, son fils et Louis, duc d'Ayen son petit-fils, sont gouverneurs de Saint-Germain[17].
En 1777, le roi Louis XVI fait don du Château-Neuf, en mauvais état, à son frère Charles, comte d'Artois, le futur Charles X. Celui-ci le fait démolir avec l'intention de le reconstruire entièrement.
En mars 1787, un édit de Louis XV crée les municipalités, dirigées par un syndic. L'élection de Paris est scindée en deux départements ayant pour chefs-lieux Corbeil et Saint-Germain-en-Laye, qui est aussi le siège d'un arrondissement[18].
En janvier 1790, c'est la création des 83 départements. Versailles, qui offre l'avantage de disposer de vastes bâtiments inoccupés, est choisie comme chef-lieu de la Seine-et-Oise nouvellement créée. Malgré les prétentions de la municipalité qui se prévaut de la longue tradition de ville royale de la ville, Saint-Germain n'est plus que le chef-lieu d'un « district » composé de sept cantons et 265 communes et le siège d'un tribunal de première instance (loi du 26 février 1791). Les districts sont supprimés en 1795 et lors de la création des arrondissements (loi du 28 pluviôse an VIII), Saint-Germain est ramenée au rôle d'un chef-lieu de canton, ce qu'elle restera jusqu'en 1962.
En février 1790, le premier maire, Georges Laurent Caillet, est élu avec 599 voix sur 891 votants[19].
Le onze brumaire an II (1er novembre 1793), un décret de la Convention rebaptise la ville « Montagne du Bon Air »?; Le 18 nivôse an II (7 janvier 1794), la commune de Saint-Léger-en-Laye, qui s'étend dans la vallée du ru de Buzot, au sud de la ville, est supprimée et réunie à celle de Saint-Germain-en-Laye[20].
Sous la Révolution, la ville connaît un net déclin démographique, perdant un tiers de sa population, tant du fait d'un solde naturel négatif que du départ de nombreux habitants[21]. Au recensement de 1800 la ville ne compte plus que 8954 habitants.
[] XIXe siècle
Sous l'Empire, le Château-Vieux accueille l'« école spéciale militaire de cavalerie » qui est ouverte le 15 octobre 1809 et fusionnée en 1914 avec l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1811, c'est la création de la Maison d'éducation de la Légion d'honneur des Loges voulue par Napoléon.
La ville est occupée en 1814 et 1815 par les troupes alliées (russes, prussiennes et britanniques) qui ont vaincu Napoléon. Elle est soumise à des réquisitions et des contributions de guerre et doit loger près de dix mille soldats.
Le 24 août 1837, première circulation sur la ligne de chemin de fer Paris - Saint-Germain, première ligne ouverte au service des voyageurs en France, qui est en fait limitée au débarcadère du Pecq près du pont sur la Seine. Son prolongement jusqu'à Saint-Germain-en-Laye n'est réalisé qu'en avril 1847? Pour vaincre la dénivellation entre Le Pecq et Saint-Germain, qui impose une rampe atteignant de 35 mm/m, on fait appel au chemin de fer atmosphérique. Le vide est fait dans un tube dans lequel se déplace un piston solidaire du wagon directeur, ce qui permet littéralement d'aspirer le train en haut de la côte. La descente se fait par gravité. L'implantation de la gare sur la place du château bouleverse le jardin créé par Le Notre[22].
De 1836 à 1855, le château est transformé en pénitencier militaire. Le 8 mars 1862 un décret impérial acte la création dans le château d'un « Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines » (renommé plus tard « Musée des antiquités nationales », puis récemment « Musée d'archéologie nationale »). A cet effet, le château est classé monument historique le 8 avril 1863 et les premiers travaux de rénovation sont engagés par l?architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. Les premières salles du musée sont inaugurées par Napoléon III le 18 mai 1867[23]. La restauration entreprise par Millet, outre une profonde restructuration des espaces intérieurs, restitue le château dans son état Renaissance, en détruisant les pavillons ajoutés par Mansart à la fin du XVIIe siècle. Les travaux ne s'achèvent qu'au début du XXe siècle.
Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la ville de Saint-Germain-en-Laye est occupée par l'armée prussienne durant 175 jours, du 20 septembre 1870 au 12 mars 1871. La ville et la population sont à nouveau soumises à de lourde réquisitions. Saint-Germain a son martyr : le facteur Armand Brare, pris par les Prussiens alors qu'il transportait des dépêches à travers leurs lignes, supplicié à coups de fouet dans la forêt de Saint-Germain, incarcéré à Versailles, il s'évade et est fusillé en février 1971 alors qu'il tentait de traverser la Seine à la nage[24].
En 1871, lors de la Commune de Paris, de nombreux Parisiens viennent se réfugier à Saint-Germain dont la population augmente sensiblement.
En 1877, Adolphe Thiers, premier président de la Troisième République, dont la santé déclinait et qui avait l'habitude de fréquenter Saint-Germain-en-Laye, s'installe à l'hôtel du Pavillon Henri IV le 22 août pour se reposer. Son état de santé s'aggrave brusquement le 3 septembre et il meurt le jour même. Une statue de Thiers est érigée en 1880 sur la place du château. Elle sera détruite sous l'Occupation en 1941.
Le 16 mai 1890, la ligne du tramway Paris - Saint-Germain (PSG) est mise en service. Cette ligne de 18,7 kilomètres, à traction à vapeur, relie le château à la place de l'Étoile via Rueil-Malmaison et le pont de Neuilly en 1 h 30 environ. La ligne est électrifiée en 1912, avant d'être incorporée en 1921 dans le réseau des STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne) dont elle devient la ligne n° 58. Ce tramway sera finalement remplacé par des autobus à partir du 21 janvier 1935[25].
En 1896 une nouvelle ligne de tramway relie Saint-Germain à Poissy (5,7 km), ligne transférée en 1911 à la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue (CGB), puis affermée en 1927 à la SRCRP. Cédée à la Société des chemins de fer économiques le 1er janvier 1933, la ligne est finalement fermée à l'exploitation le 31 décembre de la même année.
[] XXe siècle
En 1904 est fondé le Stade Saint-Germain, club omnisports dont la section football sera à l'origine en 1970 du Paris Saint-Germain Football Club. Le 1er janvier 1912, est mise en service la ligne de la CGB entre Saint-Germain et Meulan. Cette ligne à écartement de 1,44 m a fonctionné jusqu'au 30 juin 1948.
Pendant la Première Guerre mondiale, Saint-Germain-en-Laye, bien qu'incluse dans le périmètre du camp retranché de Paris, n'est pas affectée directement par les combats. Quelques bombes, lancées par des Zeppelins, visant le viaduc de la ligne de Grande ceinture tombent sans provoquer de victimes.
Dès 1914, des trains militaires venant directement du front sont reçus en gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture. En 1917, la gare de triage d'Achères est agrandie pour recevoir les trains de permissionnaires ou de blessés[26].
La ville est très affectée par la guerre comme la plupart de communes françaises. Elle perd 720 soldats dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts, soit 3,9 % de sa population de 1914[27]. Le monument aux morts, ?uvre de l'architecte saint-germanois Jacques Carlu, est inauguré le 24 septembre 1922. Financé grâce à une souscription publique, il remplace un premier cénotaphe érigé en 1919.
Le 10 septembre 1919, le Traité de Saint-Germain (pendant du traité de Versailles avec l'Allemagne) est signé dans une salle du château. Ce traité établit la paix entre les alliés et l'Autriche et consacre l'effondrement de la monarchie austro-hongroise.
Dans l'Entre-deux-Guerres, de 1923 à 1936, Saint-Germain-en-Laye accueille la course automobile et motocycliste du « Bol d'or » sur le circuit des Loges, en forêt. En 1926, un accident provoque deux morts. L'année suivante l'épreuve est transférée à Fontainebleau avant de revenir en 1928 sur le circuit dit de la ville.
Dans les années 1930, la ville est frappée par la crise économique, le nombre de chômeurs s'accroît sensiblement passant d'une centaine à cinq cents environ en 1932[28]. Cette crise se produit dans un contexte de crise démographique. Le solde naturel est négatif pendant la première moitié du XXe siècle et la population stagne, autour de 20/22 000 habitants de 1920 à 1940.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est à nouveau occupée par l'armée allemande du 14 juin 1940 au 25 août 1944. Au début du mois de juin 1940, c'est l'exode qui vide littéralement la ville : le 15 juin il ne restait plus que 5000 habitants[29]. Cependant la plupart des fuyards reviennent au cours de l'été. L'état-major du Grand Quartier général allemand pour la Zone Occupée s'installe au Pavillon Henri IV tandis que de nombreux autres services de l'armée d'occupation s'installent en ville. Mission confiée à son état-major par le colonel général von Rundstedt : préparer l'opération Seeloewe, c'est-à-dire le débarquement allemand en Grande-Bretagne. Saint-Germain-en-Laye devient ensuite le siège de l'Ob West, commandement des forces allemandes de la Norvège à Biarritz. De nombreux bunkers sont construits à partir de 1943 par des ouvriers réquisitionnés pour l'Organisation Todt.
En mai et juin 1944, la commune subit de nombreux bombardements alliés qui préparent le débarquement en Normandie. Sont particulièrement visées les infrastructures de transport, le pont du Pecq, tout proche, le viaduc Saint-Léger sur la Grande Ceinture, la gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture et surtout les installations du triage d'Achères dans la forêt.
En mai 1954, le Grand quartier général des forces américaines en Europe (United States European Command, USEUCOM) s'installe au Camp des Loges. A cette occasion, un ensemble de 261 logements appelé « village SHAPE » est construit dans le domaine du château d'Hennemont par l'architecte Prix de Rome Jean Dubuisson[30]. Le grand quartier général quitte Saint-Germain le 5 février 1967 lorsque le général De Gaulle décide de quitter l'organisation intégrée de l'OTAN[31].
Dans les années 1950, la route nationale 13 reliant Paris à la Normandie, qui traversait le centre ville, est déviée par le sud dans le vallon du ru de Buzot. Cette déviation, qui soulève beaucoup de critiques car elle est accusée de couper la ville en deux, est achevée en 1959.
Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye[32] qui regroupe 45 communes pour 341 km², soit environ 15 % de la superficie du département et 528 000 habitants (1999), soit 42 % de sa population.
Dans les années 1960, le musée des Antiquité nationales est totalement rénové à l'initiative d'André Malraux, ministre de la culture. Le 25 mars 1965, Malraux fait visiter les nouvelles salles au général de Gaulle au cours d'une visite privée, mais la rénovation complète ne sera achevée qu'en 1984[33].
Le 1er octobre 1972, c'est la mise en service du RER qui relie directement Saint-Germain-en-Laye au centre de Paris et au delà à la banlieue sud-est en court-circuitant la gare Saint-Lazare, et en même temps donne un accès direct et rapide, moins de vingt minutes, au pôle d'emplois de La Défense. Ce nouveau service induit une forte augmentation du trafic au cours des années suivantes ainsi que le début d'une mutation sociologique de la ville, assortie d'une augmentation des prix de l'immobilier.
L'autoroute A14, inaugurée le 6 novembre 1996, traverse la commune en souterrain grâce à un tunnel long de 2810 mètres[34] passant sous la Terrasse et la forêt. Ce tracé, qui respecte l'environnement naturel et culturel, est le résultat d'un long combat du maire, Michel Péricard, qui convainc le président de la république, François Mitterrand. Celui-ci décide à l'occasion d'un déplacement sur les lieux le 2 mai 1990 de supprimer l'échangeur prévu initialement dans la forêt, et en juillet 1993, le tracé est abaissé pour éloigner de la Terrasse le débouché du tunnel.
Le 4 août 2007, un accident de manège à la Fête des Loges, faisant deux morts et deux blessés graves, endeuille la commune[35].
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Les grands événements politiques de Saint-Germain-en-Laye
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[] Économie
Saint-Germain-en-Laye est l'une des villes les plus riches de France. Avec un revenu revenu annuel médian par unité de consommation[36] de 25 499 euros en 2004, elle se place au 124e rang des communes de plus de 1000 habitants, devant Versailles (131e)[37].
[] Activités et emploi
Saint-Germain-en-Laye est un pôle d'emploi important avec près de 19 000 emplois en 1999 pour une population de 38 000 habitants, soit un emploi pour deux habitants. C'est un pôle tertiaire consacré au commerce, à l'éducation et à l'administration. Le secteur tertiaire représente près de 94 % des emplois, soit 17 890 sur 18 885 (chiffre 1999). Les principales activités pourvoyeuses d'emplois sont les services aux entreprises et aux particuliers (20,7 %), l'administration (17,4 %), la santé (17,2 %), l'éducation (16 %) et le commerce (12,9 %)[38].
Le taux de chômage était de 7,4 % en 2005[39], un chiffre légèrement supérieur à la moyenne des Yvelines ( 7,1 %)[40], mais inférieur à la moyenne nationale (8,6 %).
[] Commerce
Saint-Germain-en-Laye est considéré comme le « plus grand centre commercial à ciel ouvert de l?ouest parisien » avec plus de 800 commerces implantés surtout en centre-ville[41]. Il n'existe pas dans la commune de grand centre commercial, ni d'hypermarché. On note toutefois la présence en centre ville d'un Monoprix et d'une galerie commerçante couverte, les « Galeries Saint-Germain », ouverte en 1987 non loin du château. Situé au centre d'une zone de chalandise de 300 000 personnes à pouvoir d'achat élevé, ce commerce attire de nombreux clients des communes voisines. L'accès au centre ville est facilité par la présence de la station RER en plein centre, en revanche l'accès routier est rendu plus difficile par l'exiguïté des rues et l'insuffisance des parcs de stationnement. Ce commerce est en concurrence avec des centres commerciaux extérieurs, notamment la zone commerciale d'Orgeval le long de la route nationale 13 et Parly 2 au Chesnay. Le projet d'un important centre commercial dénommé « Les Terrasses de Poncy »[42] qui serait implanté dans la commune de Poissy, au carrefour des autoroutes A13, A14, et de la future A104, soulève quelques inquiétudes et l'opposition du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye[43].
[] Principales entreprises
Saint-Germain-en-Laye abrite, entre autres, le siège de Ford-France, celui de la filiale française du groupe Bose, et celui de Pall France. La société Ford-France s'est installée en juillet 2002 dans le château Saint-Léger (transformé en 1991 par l'architecte Dominique Perrault), ancien siège de l'Irsid, rue de la Croix-de-Fer, avant de fusionner avec Volvo-France et Land-Rover-France au sein de FMC Automobiles SAS[44].
La ville accueille également de service de la documentation nationale du cadastre. Ce service, qui emploie plus de deux cents salariés, assure la mise à jour des plans cadastraux, leur impression et leur numérisation[45].
L'usine Seine-Aval, exploitée par le Syndicat interdépartemental pour l?assainissement de l?agglomération parisienne (SIAAP), occupe 350 hectares dans le nord de la boucle de Saint-Germain-en-Laye, en majorité dans le territoire de la commune. Mise en service en 1940, c'est la plus grande station d'épuration d'Île-de-France. Une importante unité de dénitrification a été mise en service en 2007 [46]. Un débat public a été ouvert au cours du dernier trimestre de 2007 dans le cadre d'un projet de refonte globale de la station destiné à la mettre en conformité avec la Directive européenne cadre sur l?eau[47].
[] Saint-Germain-en-Laye, ville de garnison
Historiquement, Saint-Germain-en-Laye a été une importante ville de garnison et elle compte actuellement plus de 600 militaires. Au Camp des Loges, elle héberge notamment l?état-major du commandement militaire de la Région Terre Île-de-France[48], la direction régionale du Génie[49] et le 526e bataillon du train[50].
S'y trouve aussi depuis 1966 au quartier Goupil, le centre d'instruction du régiment de cavalerie de la Garde républicaine[51].
[] Administration
Le conseil municipal comprend trente-neuf membres, dont le maire et onze adjoints au maire, proportionnellement au nombre d'habitants[52]. La municipalité siège dans l'hôtel de ville installé dans l'hôtel de La Rochefoucauld, rue de Pontoise, depuis 1842. Un centre administratif, créé en 1996 rue Léon-Desoyer, regroupe l'ensemble des services administratifs. Une mairie-annexe est installée dans le quartier du Bel-Air, sur la dalle du centre commercial du Bel-Air. Six comités consultatifs, appelés « conseils de quartier » ont été mis en place en 1977 pour resserrer les liens avec la population. Les quartiers sont découpés ainsi : 1 - Centre-ville et quartiers forestiers, 2 - Bergette/Debussy, 3 - Pontel/Schnapper/Sous-préfecture, 4 - Coteaux du Bel-Air/Maison-Verte, 5 - Hennemont, 6 - Alsace/Péreire.
La commune de Saint-Germain-en-Laye, qui appartient à l'aire urbaine de Paris, ne fait partie d'aucune communauté de commune. Elle participe toutefois à différents syndicats de communes, tels le SIDRU (traitement des déchets, qui sous-traite leurs incinération à l'usine Azalys de Carrières-sous-Poissy, exploité par Novergie, groupe Suez), le SIVOM (syndicat intercommunal à vocation multiple, qui regroupe 38 communes) ou le SMERGC (syndicat mixte d?études pour la réouverture de la Grande Ceinture).
La ville est depuis 1962 le siège d'une sous-préfecture (dont les services sont logés rue du Panorama), d'abord de Seine-et-Oise, puis depuis 1968 des Yvelines. L'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye comprend 45 communes, soit 15 % de la superficie des Yvelines, et représentait, au recensement de 1990, avec 528 320 habitants, 40 % de la population du département. C'est l'un des plus gros arrondissements de France, plus peuplé en 1980 que 52 départements français[53].
La ville est également le chef-lieu de deux cantons :
- le canton de Saint-Germain-en-Laye-Nord (36 915 habitants), formé d'une partie de Saint-Germain-en-Laye (quartiers nord) et la commune d'Achères,
- le canton de Saint-Germain-en-Laye-Sud (26 400 habitants), formé d'une partie de Saint-Germain-en-Laye (quartiers sud) et des communes d'Aigremont et Chambourcy.
La commune fait partie de la sixième circonscription des Yvelines, dont le député est, depuis 1999, Pierre Morange (UMP). Pierre Morange, qui a succédé dans cette fonction à Michel Péricard, est par ailleurs maire de Chambourcy depuis 1995.
[] Tendances politiques
Saint-Germain-en-Laye est une ville qui a une longue tradition politique bien ancrée à droite. Le maire Emmanuel Lamy (UMP) a succédé à Michel Péricard (RPR) en 1999, au décès de ce dernier, puis il a été élu pour la première fois comme tête de liste en 2001.[54].
À l?élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 27,7 %, suivi de
Revue de presse Saint-Germain-en-Laye
