Saint-Étienne
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| Saint-Étienne | |
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| Pays | France |
|---|---|
| Région | |
| Collectivité | }} |
| Département | |
| Province | }} |
| Subdivision | }} |
| Arrondissement | Saint-Étienne (Chef-lieu) |
| Canton | Chef-lieu de 9 cantons |
| Code INSEE | 42218 |
| Code postal | 42000 / 42100 |
| Maire (mandat) | Maurice Vincent, (PS) (Depuis 2008) |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole |
| Latitude Longitude |
|
| Latitude Longitude |
45.434722 4.390278 |
| Altitude en mètres | min 422 max 1 117 |
| Superficie | 79,97 km² (7 997 ha) |
| Population sans.. | 175 700 habitants (2005)
Aire urbaine : 321 703 hab (1999) |
| Répartition éthnique |
}} |
| Densité | 2 197 hab./km² |
| Nom des habitants | Stéphanois Stéphanoises |
| Site(s) Web | |
Saint-Étienne (en arpitan Sant-Etiève) est une ville française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Stéphanois.
Sommaire |
[] Géographie et données diverses
La ville est située sur le Furan (ou Furens), au pied du Pilat, à environ 60 km au sud-ouest de Lyon, 50 km de Vienne et 140 km de Grenoble, à l'est. Au sud, le Puy-en-Velay est à 70 km et à l'ouest Clermont-Ferrand distant de 140 km.
Elle est la deuxième plus grande ville d'altitude d'Europe (env. 176 000 hab.517 m [1] [2]).
- Saint-Étienne est la 14e commune de France et la 2e commune de la région Rhône-Alpes derrière Lyon.
C'est le centre d'une zone urbaine de 450 000 habitants qui englobe plusieurs agglomérations proches (vallée de l'Ondaine, vallée du Gier, plaine du Forez autour d'Andrézieux-Bouthéon?).
La ville est intégrée à la RUL (Région urbaine de Lyon) qui correspond aux territoires organisés autour de Lyon, Saint-Étienne, Roanne, Villefranche-sur-Saône, Bourg-en-Bresse, Bourgoin-Jallieu?
- 23 % de la population a moins de 20 ans.
- Comme Rome, Saint-Étienne est entourée par 7 collines.
- L'agglomération jouit d'un ensoleillement de 1937 heures par an[3].
- C'est la seule grande ville d'Europe qui soit sur la ligne de partage des eaux entre deux mers: l'Atlantique et la Méditerranée
- Saint-Étienne Métropole est la 2e communauté d'agglomération de la région Rhône-Alpes (après Grenoble Alpes Métropole), et la 6e communauté d'agglomération de France (43 communes, environ 390 000 habitants, plus de 13 000 entreprises, dont 146 de plus de 100 salariés).
- Saint-Étienne est l'une des trois villes françaises à avoir conservé son tramway sans interruption depuis sa première mise en service en 1885. Depuis il est devenu une véritable institution, en rythmant la vie des Stéphanois au son de sa cloche, il transporte des millions de voyageurs tous les ans. Une deuxième ligne est en service depuis octobre 2006, elle relie le centre-ville à la gare ferroviaire de Chateaucreux.
- Comme dans toutes les grandes villes de France, Saint-Étienne connaît des problèmes de circulation, les grands axes de circulations intra-muros restent insuffisants? l'A 72 sert de périphérique nord et est, la N 88 de périphérique sud. Toutefois, des actions ont été entreprises pour remédier à ces problèmes de circulation : création d'une deuxième ligne de tramway (pour réduire la place de l'automobile en centre-ville et améliorer globalement la qualité de vie des habitants de l'hyper-centre), création d'un boulevard urbain entourant l'hypercentre, avec mise en place de « portes » (17 au total) donnant accès à différents secteurs de l'hyper-centre. Enfin, la construction d'un vaste parking souterrain en-dessous de la place Chavanelle (qui est terminé et accessible).
[] Communes limitrophes
Villars, Saint-Priest-en-Jarez, la Tour-en-Jarez, la Talaudière, Saint-Jean-Bonnefonds, Saint-Chamond, la Valla-en-Gier, le Bessat, Tarentaise, Saint-Genest-Malifaux, Planfoy (limitrophes de la commune associée de Rochetaillée pour ces cinq dernières), la Ricamarie, Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt.
De plus, le « quartier » de Saint-Victor-sur-Loire, non limitrophe de Saint-Étienne, a pour communes limitrophes, en plus de Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt qui font le lien avec Saint-Étienne, Saint-Just-Saint-Rambert, Chambles, Caloire et Unieux.
[] Limites de la ville
La ville s'est agrandie à plusieurs reprises, annexant les communes suivantes :
- en 1855, Montaud, Outre-Furan et Valbenoîte. Avec ces nouveaux territoires, la superficie de la ville passe de 256 à 3986 hectares, pour une population de 94 432 habitants[4].
- en 1969, Saint-Victor-sur-Loire (non contiguë au reste de Saint-Étienne, cas très rare en France, normalement anticonstitutionnel) ;
- en 1970, Terrenoire ;
- en 1973, Rochetaillée (avec le statut de commune associée, 757 habitants en 1999).
[] Découpages administratifs
Deux codes postaux sont desservis ce qui indique le partage de la ville en deux quartiers :
- Saint-Étienne Nord (Nord Ouest / Nord Est + Centre Ville) : 42000
- Saint-Étienne Sud (+ Rochetaillée & Saint-Victor-sur-Loire) : 42100
[] Climat
Les données climatiques à Saint-Étienne de 1947 à 2001 (cliquer sur la carte de France).
[] Administration
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| mars 1947 à 1964 | Alexandre de Fraissinette | MRP | Député |
| décembre 1964 à 1977 | Michel Durafour | CR | Ministre |
| mars 1977 à 1983 | Joseph Sanguedolce | PCF | |
| mars 1983 à 1994 | François Dubanchet | UDF | Sénateur |
| mai 1994 à 2008 | Michel Thiollière | UMP | Sénateur |
| Depuis mars 2008 | Maurice Vincent | PS |
Pour la liste complètes des maires, se reporter à l'article Liste des maires de Saint-Étienne.
[] Jumelages
|
[] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 210 311 | 223 223 | 220 181 | 204 955 | 199 396 | 180 210 | 175 700 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[] Vie militaire
Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Saint-Étienne:
- 16e régiment d'infanterie, 1906
- 38e régiment d'infanterie, (avant) 1906 - 1940 (jusqu'à ?)
- 14e régiment de dragons, 1914
- 30e régiment de dragons, 1906
[] Transports et infrastructures
[] Autoroutes et routes nationales
- A 47 : vers Lyon
- A 72 : vers Clermont-Ferrand
- N 88 : vers Toulouse via Le Puy-en-Velay
- N 82 : vers Bourg-Argental en passant par le col de la République
L'A 47, gratuite, est une des autoroutes interurbaines les plus fréquentées de France, les accidents sont fréquents, et la saturation est très proche. Pour résoudre ce problème, le conseil général de la Loire et la Chambre de commerce et d'industrie de la Loire, de la Haute-Loire et du Rhône préconisent une deuxième autoroute, l'A 45, à péage, qui serait plus sécurisée et adaptée au trafic. Les opposants préconisent la mise en place du ferroutage pour le transport de marchandises entre Saint-Étienne et Lyon ainsi que l'amélioration de la liaison ferroviaire existante pour le trafic voyageur.
[] Aéroport
- Aéroport international Saint-Étienne Loire : aucune compagnie aérienne régulière ne dessert cet aéroport. Quelques liaisons charters.
[] Gares ferroviaires
- Saint-Étienne - Châteaucreux : liaisons TGV quotidiennes avec Paris, liaisons directes ou indirectes avec de nombreuses villes.
- Saint-Étienne - Carnot
- Saint-Étienne - Bellevue
- Saint-Étienne - Le Clapier
- Saint-Étienne - La Terrasse
[] Transports urbains
La STAS gère et exploite le réseau de transports urbains de Saint-Étienne et son agglomération. Elle est chargée d'assurer le service de transport dans une vingtaine de communes de l'agglomération stéphanoise.
Le réseau est composé de 2 lignes de tramway (11,6 km de lignes), 60 lignes régulières, (4 de nuit) dont 65 % des véhicules roulent à l'énergie propre (trolleybus électrique, bus au gazole blanc).
L'agglomération a adaptée sa billetterie en 2 zones de déplacements :
- La zone Grand Saint-Étienne.
- La zone Grand Gier.
et pour relier les deux
- Saint-Étienne Métropole toutes zones.
- La gamme Oùra permet d'utiliser le TER (dans 10 gares de l'agglomération) et les transports collectifs à volonté sur le territoire de l'agglomération.
Télécharger la version entièrement libre du Plan du réseau STAS (cliquer sur le lien puis dans la nouvelle page sur le lien pour télécharger les plans).
Secteur ST ETIENNE et sa couronne Image:Plan STAS St Etienne.pdf
[] Économie
[] Historique
Historiquement, la ville s'est développée avec :
- Les premiers chemins de fer d'Europe continentale
L'ingénieur Beaunier obtient le 26 février 1823 la concession de la première ligne d'Europe continentale reliant Saint-Étienne à Andrézieux qui sera mise en service le 30 juin 1827. Lui succéderont les lignes de Saint-Étienne à Lyon (1830-1832) et d'Andrézieux à Roanne (1832-1833).
La ville a connu dans la deuxième moitié du XXe siècle de nombreuses restructurations et fermetures dans sa sphère industrielle. Après la fermeture de Manufrance, des mines de charbon, de la plus grosse partie de GIAT industries (l'activité optique restant en place), et les difficultés de l'industrie du cycle, Saint-Étienne était décrite comme une ville en péril. Son activité économique connaît aujourd'hui un renouveau, grâce à des initiatives locales et régionales de pôle d'innovation, de manifestations artistiques, et de renforcement de son influence économique. La situation du commerce en centre-ville s'améliore également.
[] Agroalimentaire
- La grande distribution : le Groupe Casino dont Geoffroy Guichard est le fondateur.
- Les Chocolateries (Chocolat Weiss, Chocolat des Princes, Chocolat Pupier?).
[] Recherche
- La santé (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite), notamment avec un nouveau pôle hospitalier remplaçant la "Muraille de Chine".
- Le pôle des Technologies Médicales qui rassemblent un tiers du potentiel de Rhône-Alpes dans les technologies médicales.
- Le pôle de l?eau et de l?environnement qui fédère plus de 150 partenaires aux compétences diversifiées et complémentaires dans le secteur du traitement de l?eau et de l?environnement.
- Métrotech : Un parc technologique dédié prioritairement à des activités liées au biomédical, à la mécanique avancée, à l'optique vision et au tertiaire supérieur. Ce parc de 30 hectares aura pour mission d'accueillir des emplois à haute valeur ajoutée dans ces filières clés.
[] Affaires
- La cité des affaires de Châteaucreux sur une superficie de 40 ha dont 250 000 m² de bureaux au sud et au nord de la gare TGV, reliée au centre-ville par le tramway. Le siège social mondial du Groupe Casino est le fer de lance du pôle tertiaire en devenir (avec une surface totale de 50 000 m² réunissant les 13 sites actuels du groupe).
- Quartier de Centre Deux où l'on trouve le plus grand centre commercial de l'agglomération, l'Inspection académique de la Loire ou l'École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S).
- Le design célébré depuis quelques années déjà avec la Biennale internationale du Design. Ce domaine va d'ailleurs être renforcé avec la construction sur l'ancien site du GIAT de la Cité du design.
[] Commerce
Liste des principaux centres commerciaux de Saint-Étienne et son agglomération:
- Centre commercial régional Centre-Deux : Auchan, C&A, Go Sport? (100 boutiques)
- Centre commercial de la Porte du Forez : Auchan, Décathlon, Alinéa?
- Centre commercial Monthieu : Géant Casino, Ikéa?
- Centre commercial La Ricamarie : Géant Casino, Brico Dépot?
[] Industrie
- L'Optique avec notamment le « Pôle optique et vision ».
- La firme Focal (ou JMLab), le plus grand fabricant français de haut-parleurs et enceintes acoustiques à La Talaudière.
- Le Centre européen des biens d?équipement industriel qui regroupe 1300 entreprises en mécanique et traitements de surfaces, la recherche ainsi que l'enseignement supérieur.
- Saint-Étienne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Etienne / Montbrison qui gère l?aéroport de Saint-Étienne - Bouthéon.
[] Histoire
[] Nom de la ville
La légende rapporte qu'au temps des Romains, la bourgade portait le nom de Furanum, du nom du Furan, la rivière qui la traverse. Ce nom se serait changé en Furania, nom qu'elle aurait porté jusqu'au Moyen Âge.
Les premières traces écrites (en 1258) de la ville mentionnent Sancti Stephani de Furano (Saint-Étienne de Furan).
La ville étant connue pour ses fabriques d'armes, elle fut momentanément renommée Armeville ou Commune d'Armes pendant la Révolution française.
Elle prit aussi le nom de Saint-Étienne-sur-Loire de 1969 à 1970 lors de la fusion des communes de Saint-Étienne et de Saint-Victor-sur-Loire.
[] Héraldique
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Armes de Saint-Étienne: |
[] Le Moyen Âge
Les premières traces de l?occupation humaine sur le site de Saint-Étienne remontent à la construction du château de Saint-Priest en 1167.
Mais les premiers écrits qui nomme la ville Sanctus Stephanus de Furano - Saint-Étienne de Furan remontent à la création l?abbaye de Valbenoîte fondée par le comte Guy II de Forez au XIIe siècle.
La Guerre de Cent Ans n?épargna pas Saint-Étienne et l?abbaye de Valbenoîte qui fut saccagée en 1359 par les "Tard-Venus" anglais. Pour lutter contre ces invasions, l?abbé Hugues de Torrenche entreprit de fortifier le village.
Le village se concentre alors autour de la Grande Église avec des remparts protégeant la cité. (La "tour de la droguerie" sur l'actuelle place du Peuple a été construite au XVIe siècle à proximité immédiate de l'ancienne Porte des Remparts.)
Avec l?arrivée de nouveaux habitants, le village fortifié était trop exigu et un faubourg s?installa autour des murailles au "Pré de la Foire" (place du Peuple). La cité comptait alors plus 3 000 personnes à la fin du XVe siècle.
[] L'époque moderne
Début 1570, la ville est prise par l?amiral de Coligny, au cours de la troisième guerre de religion[5].
Dès le XVe siècle, il se constitua un centre important de production métallurgique (armes blanches, puis armes à feu dès les guerres d'Italie de François Ier). L?armurerie va faire la renommée de la ville avec la production d'armes de guerre (ou de commerce) par plus de 600 armuriers (en 1669) mais aussi de petite métallurgie, à la production très variée, appelée "clincaillerie" quincaillerie.
Il se développa aussi la fabrication de rubans importée d?Italie (rubanerie qu'il ne faut pas confondre avec la passementerie) dès le XVIe siècle. Grâce à l'importance de son activité industrielle la ville au XVIIe siècle abritait 20 000 habitants.
Dès 1720, les habitants de Saint-Étienne utilisent couramment le charbon et en 1790, la production atteint déjà 200 000 tonnes. Ce combustible servira à alimenter les premières machines à vapeur. Le bassin houiller se trouvant à proximité de deux fleuves navigables, le Rhône et la Loire, il était désirable de relier les mines à ces fleuves par une voie de transport économique.
La période révolutionnaire permit à la municipalité d?acheter des terrains du clergé. De là nait un nouveau plan de la ville, établi par l'architecte Pierre-Antoine Dalgabio en 1792. La ville de Saint-Étienne était jusque alors orientée est-ouest suivant la route de Lyon ( voir : Rue de Lyon ) au Puy-en-Velay. Ce nouveau plan orienta la ville nord-sud suivant la route Paris-Annonay, créant une nouvelle voie qui petit à petit va s?unir pour former la Grand?rue.
Saint-Étienne fut longtemps une ville secondaire, moins influente ? sur le plan administratif et politique ? que Montbrison, qui fut préfecture avant elle, et même que Feurs, chef-lieu de la Loire de 1793 à 1795. Ce n'est qu'en 1855 que Saint-Étienne, en raison de son rapide développement industriel et démographique, devint chef-lieu du département.
Au moment de la Révolution industrielle s'y développèrent les métiers de métallurgie lourde et l'exploitation massive des mines de charbons. Dans le même temps, Saint-Étienne était devenue la capitale mondiale du ruban en dépit de la concurrence de Bâle.
[] L'époque contemporaine
Au début du XXe siècle, l'industrie de l'arme était dominée par la Manufacture d'armes de Saint-Étienne (MAS) pour le matériel militaire, et la Manufacture française d'armes et cycles (Manufrance) ainsi que de nombreux artisans pour les fusils civils. Malgré la fermeture de Manufrance, il reste encore quelques artisans.
Le 5 mai 1821, Louis-Antoine Beaunier demande la concession d'une voie ferrée de Saint-Étienne à Andrézieux longue de près de 18 km. Louis XVIII accorde la concession le 26 février 1823 du premier réseau ferré d'Europe continentale. Cette première ligne, uniquement destinée aux marchandises tractées par des chevaux, aboutit aux bateaux de la Loire, au port d'Andrézieux. Les charbons, destinés à être embarqués sur ce fleuve, partaient à destination du Centre, de l'Ouest ou du Nord de la France.
À Saint-Étienne, le 27 octobre 1824, le gouvernement délivra la première concession minière.
En 1827, ce fut la mise en service, entre Saint-Étienne et la Loire, à Andrézieux, du premier chemin de fer français, puis la construction de la ligne Saint-Étienne - Lyon. La traction à vapeur remplaça rapidement la traction animale, grâce à l'ingénieur Marc Seguin. Autrefois pénalisée par son enclavement, la région stéphanoise connut ainsi un essor économique et démographique prodigieux. Quatre ans plus tard, en 1831, une ligne de voyageurs fut créée, reliant Roanne à Saint-Étienne et à Lyon.
Barthélemy Thimonnier y conçut la première machine à coudre en 1830.
1832 - Marc Seguin a marqué de son empreinte la construction de la deuxième ligne de chemin de fer Saint-Étienne / Lyon. L'adoption en France d'un système de transport qu'il a apprécié au cours de ses voyages en Angleterre lui paraît indispensable. Au cours de son voyage en Angleterre, il fait la connaissance de George Stephenson qui construit alors la ligne Darlington/Stockton. Il demande la concession de la ligne Saint-Étienne/Lyon par la vallée du Gier. Ce trajet de 57 km facilitera le transport du charbon et des produits industriels de cette importante région minière. C'est Marc Seguin qui obtient en 1826 la concession de cette ligne. Sur cette ligne, trois embarcadères intermédiaires sont établis à Givors, Rive-de-Gier, Saint-Chamond. Les travaux sur l'ensemble de la ligne commencèrent en septembre 1826, avant l'approbation du tracé.
La section Givors/La Grand-Croix fut ouverte le 28 juin 1830, celle de Givors à Lyon le 3 avril 1832 et enfin celle de Grand Croix à Saint-Étienne le 1er octobre 1832 pour les voyageurs et le 25 février 1833 pour les marchandises. La ligne est exploitée à la fois par traction animale et par locomotive depuis l'origine. Par contre, c'est seulement le 1er août 1844 que la première locomotive arrive à Saint-Étienne du fait de la dure rampe venant de Rive de Gier. La ligne aura coûté plus cher que prévu car on construisit de nombreux ouvrages d'art dans un sous-sol mal connu.
On peut ajouter que peu après, toujours en 1833, fut concédé dans le même département le premier tramway à vapeur français faisant la liaison Montbrison/Montrond. C'est la première voie ferrée posée sur route, affectée au transport des voyageurs et marchandises. Il fut mis en service en 1838.
En 1881, c'est la mise en service du réseau Saint-Étienne Firminy Rive-de-Gier (65 km) ainsi que la première ligne de tramway de Saint-Étienne.
1885 : Étienne Mimard, armurier originaire de Sens, fonda avec un autre armurier, Pierre Blachon, la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Étienne, devenue Manufrance en 1947. Mimard dirigea l'entreprise de 1885 (création) à 1944. Quelques années après la reprise de la société Martinier-Collin, Mimard et Blachon s'installèrent dans le site construit Cours Fauriel à partir de 1892 par l'architecte Lamaizière. Le bilan de leurs innovations est important : ils ont créé à la fois une grande manufacture, un centre d'innovation technique, un système inédit de vente par correspondance et un centre d'édition (Tarif-Album, Le Chasseur français).
La marque des Cycles Mercier fut fondée à Saint-Étienne par Émile Mercier 1899 ainsi que la marque Automoto qui fabriquait des motos.
1901: mise en place de la liaison Saint-Étienne ? Saint-Héand (14 km) et de la liaison Saint-Étienne ?Saint-Chamond (15 km).
1905 : mise en place de la liaison Saint-Étienne ? Pélussin (32 km).
1933 : Fermeture de la liaison Saint-Étienne ?Saint-Chamond (15 km).
Fermeture de la liaison Saint-Étienne - Pélussin (32 km).
1937: Fermeture de la liaison Saint-Étienne ? Saint-Héand(14 km).
En 1941, le maréchal Pétain vient présenter à Saint-Étienne la "Charte du travail" (collaboration patronat salariés).
La ville fut touchée par le bombardement du 26 mai 1944. Environ 1000 morts et disparus en quelques minutes par une escadrille de bombardiers américains venus détruire les nombreuses usines utilisées par les nazis.
Dans les années 1970, Saint-Étienne et la France sont admiratifs de l'épopée des Verts dans le championnat européen. Elle se finit par une finale perdue contre le Bayern de Munich et le défilé de l?équipe sur l?avenue des Champs-Élysées.
Depuis les années 1970, les grandes industries stéphanoises ont connu de nombreuses difficultés. Depuis la fin des années 1960, les Houillères de la Loire perdent de l'argent à cause de la concurrence du pétrole et du charbon des pays étrangers, beaucoup moins chers en terme de coûts de production et surtout de frais de transport. De 26 029 employés en 1945, les effectifs sont ramenés sous le seuil des 10 000 en 1963. Quand le puits Couriot ferme ses portes en 1973, il ne sont plus que 3 000 employés des houillères. Le dernier puits du bassin stéphanois - le puits Pigeot - ferme en 1983.
Manufrance dépose le bilan en 1986, la Manufacture Royale d'Armes géré par GIAT industries licencie de plus en plus. Cette important repli économique passe aussi par une baisse démographique. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites actuelles, la ville est passée à 201 569 en 1990 et 176 800 en 2004.
À la fin des années 1990, la ville renaît avec d?important chantier de reconversion. Le site de Manufrance est transformé en un pôle tertiaire et d?enseignements. La Manufacture royale d'armes est transformée en Cité du design et le quartier de Châteaucreux est reconstruit en Cité des Affaires.
[] Le « patois » de Saint-Étienne
Saint-Étienne a ceci de particulier qu'il y existe en plus de la langue francoprovençale qui est parlée dans la région, un patois local appelé « gaga », encore très vivace bien qu'à proprement parler ce ne soit pas un patois, parce qu'il n'y a pas de grammaire spécifique. En revanche, le vocabulaire est plutôt riche, ce à quoi il faut ajouter un fort accent.
Quelques exemples de mots stéphanois :
- « gaga » : le stéphanois, l'habitant ou la langue
- « beauseigne » : sert à exprimer l'attendrissement, la pitié
- « fouilla » : interjection, exclamation
- « babet » : pomme de pin
- « grolles » : chaussures
- « avoir le babaud » : avoir le cafard
- « coissou » : dernier né de la famille
- « avoir la lourde » : avoir le vertige
- « se mettre en caisse » : se mettre en arrêt maladie
[] Gastronomie stéphanoise
- Les Bugnes, s'apparentant aux beignets (que l'on consomme aussi à Lyon).
- Le Sarasson : proche du fromage blanc, est tiré du babeurre (petit lait résultant de la fabrication du beurre) par précipitation avec de l'eau bouillante, les grains de sarasson formés sont ensuite récupéré par égoutage. Consommé frais, il est assaisonné aux herbes (ciboulette, éventuellement ail, sel et poivre) et accompagne les pommes de terre cuites à l'eau ou à la vapeur. À Lyon, on appelle alors cette même préparation, mais avec du fromage blanc: la cervelle de canut.
- La Rapée : galette de pommes de terre, équivalente à la crique ardéchoise (ou lyonnaise). Dégustée salé et poivré ou plus rarement, avec du sucre ou de la confiture.
- La soupe mitonnée : Soupe de légume a laquelle on ajout du beurre et du pain dur bouilli à feux doux.
- La salade de barabans : Salade de pissenlits avec des lardons cuits .
- Le barboton : ragoût de pommes de terre assaisonné avec du laurier et du thym.
- Le patia : pommes de terre mélangées avec de la crème et du beurre et cuit pendant plusieurs heures.
- Les matefaims : Sorte de crêpe compacte qui à l?origine était fait à partir de la farine de seigle mélangée avec dans de l?eau légèrement salée. Aujourd?hui l?eau est très souvent remplacée par du lait, des ?ufs sont ajoutés.
- Les grillatons : sorte de pâté issu de résidus de gras et de viande cuit à la poêle servit dans des faisselles à fromage.
- Côtes du Forez : vin rouges et rosés produit sur les contreforts des monts du Forez.
[] Personnages célèbres
- Artistes :
- Écrivains :
- Marcellin Allard (1550-1618), écrivain.
- Marius Bailly, écrivain.
- Pierre Boutang (1916-1998), écrivain, philosophe, journaliste et traducteur.
- Alain Cahen (1950-1978), écrivain.
- Albert Camus, écrivain, fit des séjours réguliers pour ses insufflations, alors qu'il écrivait La Peste.
- Pierre Charras (1945-).
- Charles Durivaux, dit Charles Exbrayat (1906-1989), écrivain.
- Claude Fauriel (1772-1844), historien et linguiste.
- Jean Guitton (1901-1999), écrivain, philosophe.
- Jules Janin (1804-1874), écrivain et critique théâtral.
- Emile Javelle (1847-1883), écrivain et alpiniste.
- Cécile Sauvage (1883 - 1927), mère d'Olivier Messiaen et poétesse, vécut dans la ville.
- Laurence Iché (1921-2007), poétesse surréaliste.
- Gilbert Simondon (1924-1989), philosophe.
- Comédiens :
- Marc Eyraud est un acteur français, né le 1er mars 1924 à Saint-Étienne, connu pour son rôle de l'inspecteur Ménardeau dans la série Les Cinq Dernières Minutes.
- Bruno Gaccio (14 décembre 1958-), humoriste.
- Muriel Robin (2 août 1955-), comédienne et humoriste.
- Juliette Arnaud (6 mars 1973-), actrice, scénariste et dialoguiste.
- Dessinateurs, artistes graphiques, mode :
- Antonin Moine (1796-1849), sculpteur.
- Pierre Tranchand, dessinateur.
- Pierre de Barrigue de Montvallon, dit Piem (1923-), dessinateur.
- Marie-Blanche Bayon (1946-), artiste-peintre-illustrateur.
- Pierre Cardin (1922-), couturier.
- Deloire (1966-), caricaturiste
- Schmitt, dessinateur.
- Yves Chaland (1957-1990), dessinateur.
- Nicole Claveloux (
- Écrivains :
Revue de presse Saint-%C3%89tienne
