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{revue}
Saint-Étienne (en arpitan Sant-Etiève, en occitan Sant Estève), est une ville de France située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.
Géographie et données diversesLa ville est située sur le Furan (ou Furens), au pied du Pilat, à environ 60 km au sud-ouest de Lyon, 50 km de Vienne et 140 km de Grenoble, à l'est. Au sud, le Puy-en-Velay est à 70 km et à l'ouest Clermont-Ferrand distant de 140 km. Elle est la deuxième plus grande ville d'altitude d'Europe (env. 176 000 hab. à plus de 517 m d'altitude1 2).
C'est le centre d'une zone urbaine de 450 000 habitants qui englobe plusieurs agglomérations proches (vallée de l'Ondaine, vallée du Gier, plaine du Forez autour d'Andrézieux-Bouthéon…). La ville est intégrée à la RULSE (Région urbaine de Lyon Saint-Etienne) qui correspond aux territoires organisés autour de Lyon, Saint-Étienne, Roanne, Villefranche-sur-Saône, Bourg-en-Bresse, Bourgoin-Jallieu…
Communes limitrophes
De plus, le « quartier » de Saint-Victor-sur-Loire, non limitrophe de Saint-Étienne, a pour communes limitrophes, en plus de Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt qui font le lien avec Saint-Étienne, Saint-Just-Saint-Rambert, Chambles, Caloire et Unieux. Limites de la villeLa ville s'est agrandie à plusieurs reprises, annexant les communes suivantes :
Découpages administratifsArticle détaillé : Quartier de Saint-Étienne.
Deux codes postaux sont desservis ce qui indique le partage de la ville en deux quartiers :
ClimatArticle détaillé : Données climatiques et températures de Saint-Étienne.
Les données climatiques à Saint-Étienne de 1947 à 2001 (cliquer sur la carte de France). AdministrationSaint-Étienne a été créée en 1793 sous le nom d'Armes ( Commune-d'Armes ou Armes-Ville) dans le Canton-d'Armes Elle devient Saint-Étienne en 1801, Saint-Étienne-sur-Loire puis en 1969 à nouveau Saint-Étienne. Au cours du temps Saint-Étienne a absorbé de nombreuses communes Beaubrun, Montaud, Outre-Furent et Valbenoîte en 1855, Saint-Victor-sur-Loire et Terrenoire en 1969 et Rochetaillée en 1973. Elle a cédé Planfoy à Saint-Genest-Malifaux en 1863. Articles détaillés : administration de Saint-Étienne et liste des maires de Saint-Étienne.
Pour la liste complètes des maires, se reporter à l'article Liste des maires de Saint-Étienne. Jumelages
DémographieL'industrialisation amène une très forte croissance démographique de 1800 à 1926. Après un recul industriel de vingt ans cette croissance reprend dans les années cinquante mais ne durera que vingt ans et actuellement la population est revenue à son chiffre de 1946 voire celui compris entre 1921 et 1926. Ce recul démographique est le reflet des difficultés qu'ont subies les principales industries stéphanoises dès le début des années soixante-dix : tout d'abord les Houillères de la Loire en raison de la concurrence du pétrole et du charbon des pays étrangers, de 26 029 employés en 1945, les effectifs sont ramenés sous le seuil des 3 000 en 1973. Le dernier puits fermera en 1983. Puis Manufrance déposera le bilan en 1986, quant à la Manufacture Royale d'Armes gérée par GIAT industries, celle-ci licencie de plus en plus. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites géographiques actuelles, la ville est passée à 201 569 en 1990, 176 800 en 2004 et connaît un très léger rebond à 177 500 en 2006. Vie militaireListes des unités militaires ayant tenu garnison à Saint-Étienne:
Transports et infrastructuresAutoroutes et routes nationalesArticle détaillé : Boulevard périphérique de Saint-Étienne.
L'A 47, gratuite, est une des autoroutes interurbaines les plus fréquentées de France, les accidents sont fréquents, et la saturation est très proche. Pour résoudre ce problème, le conseil général de la Loire et la Chambre de commerce et d'industrie de la Loire, de la Haute-Loire et du Rhône préconisent une deuxième autoroute, l'A 45, à péage, qui serait plus sécurisée et adaptée au trafic. Les opposants préconisent la mise en place du ferroutage pour le transport de marchandises entre Saint-Étienne et Lyon ainsi que l'amélioration de la liaison ferroviaire existante pour le trafic voyageur. Aéroport
Gares ferroviaires
La ligne TER Saint Etienne-Lyon est la ligne de chemin de fer la plus fréquentée de France (hors Ile-de-France). Transports urbainsArticles détaillés : Tramway de Saint-Étienne et Ligne de bus STAS.
La STAS gère et exploite le réseau de transports urbains de Saint-Étienne et son agglomération. Elle est chargée d'assurer le service de transport dans une vingtaine de communes de l'agglomération stéphanoise. Un service de vélopartage de 280 vélos répartis dans l'agglomération sera mis en place en juin 2010 par la société Smoove. Le réseau est composé de 2 lignes de tramway (11,6 km de lignes), 60 lignes régulières, (4 de nuit) dont 65 % des véhicules roulent à l'énergie propre (trolleybus électrique, bus au gazole blanc). L'agglomération a adapté sa billetterie en 2 zones de déplacements :
et pour relier les deux
ÉconomieHistoriqueDes origines au XV° siècleDu XV° au XVIII° Siècle, la naissance d 'une ville industrielleDe 1789 à 1939, une ville au coeur de la révolution industrielleHistoriquement, la ville s'est développée avec :
L'ingénieur Louis-Antoine Beaunier obtient le 26 février 1823 la concession de la première ligne d'Europe continentale reliant Saint-Étienne à Andrézieux qui sera mise en service le 30 juin 1827. Lui succéderont les lignes de Saint-Étienne à Lyon (1830-1832) et d'Andrézieux à Roanne (1832-1833). La ville a connu dans la deuxième moitié du XXe siècle de nombreuses restructurations et fermetures dans sa sphère industrielle. Après la fermeture de Manufrance, des mines de charbon, de la plus grosse partie de GIAT industries (l'activité optique restant en place), et les difficultés de l'industrie du cycle, Saint-Étienne était décrite comme une ville en péril. Son activité économique connaît aujourd'hui un renouveau, grâce à des initiatives locales et régionales de pôle d'innovation, de manifestations artistiques, et de renforcement de son influence économique. La situation du commerce en centre-ville s'améliore également. Agroalimentaire
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CommerceListe des principaux centres commerciaux de Saint-Étienne et son agglomération :
Industrie
HistoireNom de la ville
Carte de Cassini de la région Stéphanoise en 1764
Les premières traces écrites (en 1258) de la ville mentionnent Sanctus Stephanus de Furano7 (Saint-Étienne de Furan). La ville étant connue pour ses fabriques d'armes, elle fut momentanément renommée Armeville ou Commune d'Armes pendant la Révolution française. Elle prit aussi le nom de Saint-Étienne-sur-Loire de 1969 à 1970 lors de la fusion des communes de Saint-Étienne et de Saint-Victor-sur-Loire. Héraldique
Le Moyen ÂgeLes premières traces écrite de l’occupation sur le site de Saint-Étienne remontent à la construction du château de Saint-Priest-en-Jarez en 1167.9, duquel dépendra la ville de Saint-Etienne jusqu'à la fin de l'ancien régime. Il est fait mention dans un texte de 1243 10 d'une ancienne voie passant au sud de la ville. La via romipedum a Lugduno ad Podium, toujours visible aujourd'hui de part et d'autre de la ligne de partage des eaux. Au lieu-dit le Vernet (bassin de Janon,Terrenoire) elle grimpe en ligne droite jusqu'à la Palle (au milieu des bâtiments dit "de l'Angelus") se poursuivant en ligne droite le long de l'actuelle rue Marcel Sembat (le long du cour du Chavanelet). Elle passait ensuite par la Mulatière (au-dessus de l'actuel tunnel du Rond-Point), la descente s'effectuant ensuite par l'actuelle rue de Dunkerque. Un pont permettait de traverser le Furan au lieu-dit La Rivière et de poursuivre sur la rive du Furet jusqu'à la Romière (commune de la Ricamarie). Cet axe ancien de pèlerinage reliant Lyon au Puy-en-Velay fut probablement utilisé régulièrement jusqu'à la mise en place des routes royales. Les premiers écrits qui nomment la ville Sanctus Stephanus de Furano11 - Saint-Étienne de Furan remontent à la création l’abbaye de Valbenoîte. L'implantation de cette abbaye, fondée par le comte Guy II de Forez en 1184, fut probablement favorisée par la présence de la voie de Lyon au Puy-en-Velay. Au XIIIe siècle, Saint-Etienne était probablement une modeste bourgade. La Guerre de Cent Ans n’épargna pas Saint-Étienne et l’abbaye de Valbenoîte qui fut saccagée en 1359 par les "Tard-Venus" anglais. Pour lutter contre ces invasions, l’abbé Hugues de Torrenche entreprit de fortifier le village. Le village se concentre alors autour de la Grande Église avec des remparts protégeant la cité. (La "tour de la droguerie" sur l'actuelle place du Peuple a été construite au XVIe siècle à proximité immédiate de l'ancienne Porte des Remparts.) Avec l’arrivée de nouveaux habitants, le village fortifié était trop exigu et un faubourg s’installa au-delà des murailles autour du "Pré de la Foire" (place du Peuple). La cité comptait alors plus 3 000 personnes à la fin du XVe siècle. L'époque moderneDébut 1570, la ville est prise par l’amiral de Coligny, au cours de la troisième guerre de religion12. Dès le XVe siècle, il se constitua un centre important de production métallurgique (armes blanches, puis armes à feu dès les guerres d'Italie de François Ier). L’armurerie va faire la renommée de la ville avec la production d'armes de guerre (ou de commerce) par plus de 600 armuriers (en 1669) mais aussi de petite métallurgie, à la production très variée, appelée "clincaillerie" quincaillerie.13 Il se développa aussi la fabrication de rubans importée d’Italie (rubanerie qu'il ne faut pas confondre avec la passementerie) dès le XVIe siècle. Grâce à l'importance de son activité industrielle la ville au XVIIe siècle abritait 23 000 habitants. A la fin de l'ancien régime, la ville est dite :"La plus considérable du Forez, la seconde du gouvernement du Lyonnais, renommée par ses manufactures et son commerce en armes, clinquaille et rubans.", sa population est alors de 26 000 habitants. La période révolutionnaire permit à la municipalité d’acheter des terrains du clergé. De là nait un nouveau plan de la ville, établi par l'architecte Pierre-Antoine Dalgabio en 1792. La ville de Saint-Étienne était jusque alors orientée est-ouest suivant la route de Lyon ( voir : Rue de Lyon ) au Puy-en-Velay. Ce nouveau plan orienta la ville nord-sud suivant la route Paris-Annonay, créant une nouvelle voie qui petit à petit va s’unir pour former la Grand’rue. Pendant la période révolutionnaire la ville prend le nom d'Armeville. Malgré son dynamisme économique et démographique Saint-Étienne reste secondaire sur le plan administratif et politique par rapport à Montbrison, alors préfecture, et même que Feurs, chef-lieu de la Loire de 1793 à 1795. Ce n'est qu'en 1855 que Saint-Étienne, en raison de son rapide développement industriel et démographique, devint chef-lieu du département. Au moment de la Révolution industrielle s'y développèrent les métiers de métallurgie lourde et l'exploitation massive des mines de charbons. Dans le même temps, Saint-Étienne était devenue la capitale mondiale du ruban en dépit de la concurrence de Bâle. L'époque contemporaineArticles détaillés : Houillères de la Loire, Manufacture Royale d'Armes, Rubanerie, Ligne de Saint-Étienne - Andrézieux, Commune de Saint-Etienne et Historique de l'ASSE.
Au début du XXe siècle, l'industrie de l'arme était dominée par la Manufacture d'armes de Saint-Étienne (MAS) pour le matériel militaire, et la Manufacture française d'armes et cycles (Manufrance) ainsi que de nombreux artisans pour les fusils civils. Le 5 mai 1821, Louis-Antoine Beaunier demande la concession d'une voie ferrée de Saint-Étienne à Andrézieux longue de près de 18 km. Louis XVIII accorde la concession le 26 février 1823 du premier réseau ferré d'Europe continentale. Cette première ligne, uniquement destinée aux marchandises tractées par des chevaux, aboutit aux bateaux de la Loire, au port d'Andrézieux. Le charbon embarqué sur le fleuve partait à destination de la façade atlantique, se posant en concurrent des charbons du Nord et de Valenciennes. À Saint-Étienne, le 27 octobre 1824, le gouvernement délivra la première concession minière. En 1827, ce fut la mise en service, entre Saint-Étienne et la Loire, à Andrézieux, du premier chemin de fer français, puis la construction de la ligne Saint-Étienne - Lyon. La traction à vapeur remplaça rapidement la traction animale, grâce à l'ingénieur Marc Seguin. Autrefois pénalisée par son enclavement, la région stéphanoise connut ainsi un essor économique et démographique prodigieux. Quatre ans plus tard, en 1833, une ligne de voyageurs fut créée, reliant Roanne à Saint-Étienne et à Lyon. Barthélemy Thimonnier y conçut la première machine à coudre en 1830. 1832 - Marc Seguin a marqué de son empreinte la construction de la deuxième ligne de chemin de fer Saint-Étienne / Lyon. L'adoption en France d'un système de transport qu'il a apprécié au cours de ses voyages en Angleterre lui paraît indispensable. Au cours de son voyage en Angleterre, il fait la connaissance de George Stephenson qui construit alors la ligne Darlington/Stockton. Il demande la concession de la ligne Saint-Étienne/Lyon par la vallée du Gier. Ce trajet de 57 km facilitera le transport du charbon et des produits industriels de cette importante région minière. C'est Marc Seguin qui obtient en 1826 la concession de cette ligne. Sur cette ligne, trois embarcadères intermédiaires sont établis à Givors, Rive-de-Gier, Saint-Chamond. Les travaux sur l'ensemble de la ligne commencèrent en septembre 1826, avant l'approbation du tracé. On peut ajouter que peu après, toujours en 1833, fut concédé dans le même département le premier tramway français faisant la liaison Montbrison/Montrond. C'est la première voie ferrée posée sur route, affectée au transport des voyageurs et marchandises. Il fut mis en service en 1838. Du 23 au 25 mars 1871 : Commune de Saint-Etienne. Assassinat du préfet de la Loire de l'Epée. Michel Rondet alors inspecteur de la garde communale est condamné à 5 ans de prison. En 1881, c'est la mise en service du réseau Saint-Étienne Firminy Rive-de-Gier (65 km) ainsi que la première ligne de tramway de Saint-Étienne. 1885 : Étienne Mimard, armurier originaire de Sens, fonda avec un autre armurier, Pierre Blachon, la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Étienne, devenue Manufrance en 1947. Mimard dirigea l'entreprise de 1885 (création) à 1944. Quelques années après la reprise de la société Martinier-Collin, Mimard et Blachon s'installèrent dans le site construit Cours Fauriel à partir de 1892 par l'architecte Lamaizière. Le bilan de leurs innovations est important : ils ont créé à la fois une grande manufacture, un centre d'innovation technique, un système inédit de vente par correspondance et un centre d'édition (Tarif-Album, Le Chasseur français). La marque des Cycles Mercier fut fondée à Saint-Étienne par Émile Mercier 1899 ainsi que la marque Automoto qui fabriquait des motos. En 1860 est fondée une épicerie dans un ancien cabaret "Le Casino Lyrique". Le public baptisera l'établissement "Au Casino", devenu "Casino". Geoffroy Guichard la rachète en 1892, puis fonde la société des magasins Guichard Perrachon, à l'origine du Groupe Casino en 189814. 1901: mise en place de la liaison Saint-Étienne – Saint-Héand (14 km) et de la liaison Saint-Étienne –Saint-Chamond (15 km). 1933 : fermeture de la liaison Saint-Étienne –Saint-Chamond (15 km). 1937 : fermeture de la liaison Saint-Étienne – Saint-Héand(14 km). En 1941, le maréchal Pétain vient présenter à Saint-Étienne la "Charte du travail" (collaboration patronat salariés). La ville fut touchée par le bombardement du 26 mai 1944. Environ 1000 morts et disparus en quelques minutes par une escadrille de bombardiers américains venus détruire les nombreuses usines utilisées par les nazis. Saint-Étienne est libérée le 1er septembre par les troupes débarquées en Provence15. Dans les années 1970, Saint-Étienne et la France sont admiratifs de l'épopée des Verts dans le championnat européen. Elle se finit par une finale perdue contre le Bayern de Munich et le défilé de l’équipe sur l’avenue des Champs-Élysées. Depuis les années 1970, les grandes industries stéphanoises ont connu de nombreuses difficultés. Depuis la fin des années 1960, les Houillères de la Loire perdent de l'argent à cause de la concurrence du pétrole et du charbon des pays étrangers, beaucoup moins chers en termes de coûts de production et surtout de frais de transport. De 26 029 employés en 1945, les effectifs sont ramenés sous le seuil des 10 000 en 1963. Quand le puits Couriot ferme ses portes en 1973, ils ne sont plus que 3 000 employés des houillères. Le dernier puits du bassin stéphanois - le puits Pigeot - ferme en 1983. Manufrance dépose le bilan en 1986, la Manufacture Royale d'Armes géré par GIAT industries licencie de plus en plus. Cet important repli économique passe aussi par une baisse démographique. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites actuelles, la ville est passée à 201 569 en 1990, 176 800 en 2004 mais 177 500 en 2006. Le « patois » de Saint-ÉtienneArticle détaillé : Parler gaga.
Saint-Étienne a ceci de particulier qu'il y existe en plus de la langue arpitane qui est parlée dans la région et de l'occitan (quartier de Saint-Victor-sur-Loire), un patois local appelé « gaga », encore très vivace bien qu'à proprement parler ce ne soit pas un patois, parce qu'il n'y a pas de grammaire spécifique. En revanche, le vocabulaire est plutôt riche, ce à quoi il faut ajouter un fort accent (les "an" se prononcent "éan"; maméan ! Les "e" sont très rarement prononcés; un' f'melle, l'ars'nal). Quelques exemples de mots stéphanois :
Gastronomie stéphanoise
Personnalités liées à la ville
Ancienne manufacture du vêtement située rue Pierre Berrard, l'ancienne rue de Lyon
Monuments et lieux touristiquesLe patrimoine architectural remarquable de Saint-Étienne, du XIVe siècle au XXe siècle, lui a valu le label Ville d'Art et d'Histoire décerné en 2000. La tour de la Droguerie, la Bourse du Travail, l'hôtel de ville, la préfecture, la Manufacture d'Armes, le plus ancien pont ferroviaire d'Europe continentale (classé monument historique) et bien d'autres édifices sont autant d'exemples de ce patrimoine exceptionnel.
Rue des martyrs de Vingré dans la zone piétonnière.
Aussi, Saint-Étienne offre plus de 700 hectares de parcs et espaces verts, parsemés de sculptures, œuvres d'art, essences d'arbres… idéal pour la détente, la promenade et pour découvrir la ville sous un autre angle. La ville possède aussi une riche statuaire. Une réplique de la statue de la Liberté est visible non loin du centre-ville, sur la place Jules-Ferry, au croisement de la Grand-Rue et de la rue Chevreul. À quelques minutes du centre-ville se trouvent :
Le château féodal de Rochetaillée est visitable. Le parc naturel régional du Pilat, situé dans des forêts de moyenne montagne. Ce vaste parc de plus de 700 km² culmine à 1 432 mètres au Crêt de la Perdrix. Il constitue une réserve importante pour la faune et la flore de ces régions montagneuses. Il est aussi composé d’un important site de sport d’hiver avec l'Espace nordique du Haut Pilat. UrbanismeArticle détaillé : Urbanisme de Saint-Étienne.
Saint-Étienne n'est pas à proprement parler une ville-nouvelle apparue au XIXe siècle comme on serait tenté de le croire. Mais le développement économiques et industriel va fournir à la bourgeoisie locale l'occasion d'organiser un nouveau plan de ville néo-classique qui se superpose sur celui de la ville ancienne et de ses faubourgs. La centre-ville est depuis le XIXe siècle organisée suivant le plan en damier mis au point par l'architecte-voyer Dalgabio. L'absence d'initiative patronale concernant la construction de logement ouvrier va progressivement entraîner une crise du logement dans les années 1910-1920 . Les lendemains de la Seconde Guerre mondiale sont marqués par la construction des premiers grand ensembles (quartier de Beaulieu) et la construction progressive dans les années 1970 des quartiers Sud-Est (La Métare, La Palle, Montchovet) ainsi que la construction de Montreynaud. ArchitectureArchitecture du XVIe siècle
Architecture du XIXe siècle
Architecture du XXe siècle
Plus hautes structuresLes trois plus hautes structures de la villes sont :
Projets urbainSaint-Étienne 2020 est une grande opération d’urbanisme qui concerne plus de 970 hectares, du centre-ville, du quartier de Carnot, de Châteaucreux, de la Plaine Achille, du site Couriot, de Monthieu, où l’enjeu est le renouvellement de l’habitat, le cadre de vie, des services et le développement économique et commercial de la ville.
Ces projets sont à l'initiative de la ville, de la Saint-Étienne Métropole, du conseil général de la Loire, de la région Rhône-Alpes et de l'État. Edifices religieux
La ville compte également
Parcs et jardins publicsSaint-Étienne est une des grandes villes françaises qui possèdent le plus d'espaces verts intra-muros, avec plus de 700 hectares de parcs et jardins publics dispersés dans toute la ville. En voici les principaux :
Ainsi que de nombreux autres petits parcs et squares, qui sont autant de poumons de verdure un peu partout dans la ville. La ville est également riche de nombreux jardins ouvriers. Rues de Saint-ÉtienneArticle détaillé : Histoire des noms de rue de Saint-Étienne.
Éducation, Arts et CultureÉducationLa ville compte plus de 20 30022 étudiants en enseignement supérieur dont 13 900 dans des structures universitaires. L'image de la ville en termes d'études supérieures se porte plutôt bien. Selon un sondage du mensuel L'Étudiant et de l'hebdomadaire Version Femina (courant 2007), Saint-Étienne arrive en tête des villes universitaires française en matière d'équipements sportifs, seconde dans la catégorie "bars-restos-fastfoods", et troisième en matière de loisirs et culture. En matière de logements universitaire, la ville place 10e sur 31. La capitale ligérienne remporte la 1re place pour les cursus courts (BTS, DUT, BTSA, etc.). Quant aux capacités d'insertion dans le monde professionnel, les étudiants stéphanois se situent à la 11e place sur les 31 villes sondées. Cependant, la ville est très mal classée concernant les transports (30e sur 31). En résumé, toutes catégories confondues (emploi, logements, transports, loisirs, formation), Saint-Étienne décroche une belle septième place.
Musées
Sites et équipements culturels
Le Fil, salle stéphanoise spécialisée dans les musiques actuelles.
Festivals et fêtes
Médias
SportÉvénements sportifs nationaux et internationaux
Équipements sportifsSaint-Étienne possède de nombreux équipements sportifs.
Associations sportives
Les pôles sportif
FootballL'équipe de football du club de Saint-Étienne (ASSE, pour Association sportive de Saint-Étienne) a dominé le football français dans les années 1960 et 70, remportant:
Les joueurs sont surnommés les Verts (de la couleur de leur maillot), et le stade de l'équipe, le stade Geoffroy-Guichard (35 616 places), est surnommé le chaudron (ou l'enfer vert pour ceux qui viennent l'y affronter). Beaucoup des joueurs les plus renommés du football français ont joué dans cette équipe, comme par exemple Aimé Jacquet, Michel Platini, Hervé Revelli, Dominique Rocheteau, Dominique Bathenay, Jean-Michel Larqué, Jacques Santini, Laurent Blanc, Grégory Coupet, Willy Sagnol, Bafétimbi Gomis, ainsi que de grands footballeurs étrangers tels qu'Oswaldo Piazza, Ivan Curkovic, Johnny Rep, Joseph-Antoine Bell, Rachid Mekloufi. C'est l'équipe qui a lancé l'engouement national pour le football avec ses nombreuses réussites. Son stade (Geoffroy-Guichard) est encore connu pour être le plus animé en termes de nombre de supporters et d'ambiance de France (victoire en championnat des tribunes (LFP) lors des trois dernières saisons : 2006/2007, 2007/2008, 2008/2009). SarbacaneL'autre sport « typique » de Saint-Étienne est la sarbacane, que certains médecins recommandaient pour que les mineurs expulsent la poussière de leurs poumons, pour essayer d'enrayer la silicose. En stéphanois, un joueur de sarbacane s'appelle un « baveux » et le sport est encore pratiqué de nos jours dans les associations. Notes et références
Bibliographie
Voir aussiArticles connexes
Liens externes
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