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{revue}
Le Sahara est une écorégion désertique située dans la partie nord de l'Afrique et constitue la partie occidentale d'une vaste diagonale sèche montant jusqu'en Mongolie. Considéré comme le plus vaste désert chaud du monde (voir la liste des principaux déserts par superficie), il divise le continent d'est en ouest. Il couvre d'immenses étendues de territoires et s'étend sur 10 pays : le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, ainsi que sur le territoire contesté du Sahara occidental. Certaines dunes fossiles du Tchad ont été datées de 7 millions d'années. [réf. nécessaire] Le terme Sahara est d'origine arabe (As-Sahara , صحراء, écouter) qui signifie désert ou steppe. C'est donc un pléonasme que de dire le « désert du Sahara ».
PrésentationLe Sahara est le plus vaste et le seul vrai désert au sens géographique du terme car il comporte des zones hyperarides (moins de 50 mm de précipitations annuelles et pas tous les ans), arides (moins de 150 mm de précipitations annuelles et présence de végétation concentrée dans les oueds), semi-arides et sub-humide sèches. La diagonale sèche dont il fait partie comprend le Sahara, l'Arabie, le Thar en Inde et se poursuit par les déserts de latitude tempérée d'Asie Centrale (Touranie) et chinois. Cette sécheresse s'explique par la privation des deux sources principales de précipitations : le front polaire et les courants équatoriaux d'ouest1. Limites géographiques
Climats
PrécipitationsElles sont caractérisées par leur faiblesse et leur extrême variabilité (de 1 à 100 mm). Il peut arriver qu'elles soient violentes et ravageuses. Il ne pleut que très rarement dans cette partie de l'Afrique. Ce sont les alizés qui sont responsables de l'aridité du Sahara en repoussant les dépressions de l'altantique nord. Ces alyzés sont eux-mêmes alimentés par le choc thermique issu de la rencontre des masses d'air de l'océan et du désert.2. Quelques centimètres de précipitations font reverdir le sable dans le Sahara. Dans le sud libyen, elles se produisent à un rythme de 25 ans. Quand, après une averse aussi rare que violente, le soleil brille sur le Sahara, le désert de pierres se couvre, en très peu de temps, d'un tapis vert de petites plantes. En peu de jours, ce tapis devient un champ de fleurs qui disparaît à son tour très rapidement. Les plantes ont utilisé cette très brève période pour produire des semences. Nichées entre les pierres, ces graines peuvent résister dix ans à la sécheresse, en attendant une nouvelle pluie. Au Sahel, les tentatives pour arrêter l'avance du désert restent vaines. Des analyses de pollen montrent que des herbages et des zones forestières ont existé périodiquement au Sahara. Des archéologues ont mis au jour des sépultures sur le site de Gobero, dans le nord du Niger. Ensoleillement
Température de l'air et taux d'humiditéLes températures maximales dans les régions les plus chaudes dépassent 50°C. D'ailleurs la température la plus haute enregistrée au Sahara fut de 58°C en Libye à Al Azizia. En 1941, à In Salah, le thermomètre n'est pas descendu au-dessous de 48°C pendant un mois et demi. En juin, à Bilma dans le Ténéré la moyenne des maximums est de 43°C, à Tamanrasset de 35°C, le mois le plus chaud à Dakhla est le mois d'août avec des maximums de 27°C. Les minimums moyens sont en janvier de 7°C à Bilma de 4°C à Tamanrasset mais de 13°C à Dakhla. Le taux d'humidité de l'air est très faible, sauf sur la bordure atlantique. Dans le Ténéré les minimums (à 13h) sont inférieurs à 20% et les maximums (au petit matin) sont inférieurs à 43% sauf en août (29% et 56%). En conséquence, l'évaporation potentielle est considérable et elle est renforcée par l'action des vents. VentLe vent le plus constant sur la partie centrale et ouest du Sahara est l'Harmattan, alizé continental qui souffle du nord-est. Il se renforce avec l'anticyclone et produit alors les vents de sable. Au nord du Sahara peuvent s'établir d'autres vents en liaison avec les dépressions méditerranéennes d'hiver comme le Khamsin en Égypte. Au sud, des bourrasques de poussière sont associées aux tornades tropicales du mois d'août. D'innombrables canyons atteignant soixante mètres de profondeur ont entaillé le tassili n'Ajjer selon la direction des alizés : du nord-est au sud-est. En effet, ce sont les vents qui ont donné à ces pitons des formes profilées. Animaux du désertC'est la nuit que le désert s'anime. Là, au milieu des dunes et des rochers, une vie en majorité minuscule - elle appartient surtout au monde des insectes - sort de sa torpeur. Chacun cherche alors à se nourrir. Car si la majorité des espèces animales des espaces désertiques n'ont pas besoin de boire pour survivre, ils doivent absolument récupérer le précieux liquide dans la chair de leur proie.
Il existe bien sûr d'autres animaux dans le désert (des oiseaux notamment), mais les animaux cités plus haut sont les plus représentatifs du Sahara. Milieux naturelsLe Sahara a 20% de surfaces sableuses et 80% de surfaces rocheuses où dominent des roches sédimentaires1. Les ergs
Dunes mouvantes, rochers et montagnes dans le Tadrart Acacus, la partie du désert du Sahara située au Sud-Ouest de la Libye.
Les ergs sont les grands massifs de dunes, ils occupent environ 20% de la surface du Sahara. Ils évoluent en fonction des vents dominants. Le Grand Erg Occidental et Le Grand Erg Oriental en Algérie comptent parmi les plus importants. Les regsLes regs, sont des étendues plates, caillouteuses et constituent le paysage le plus fréquent du Sahara. Les grands regs sont particulièrement inhospitaliers. On peut citer le reg du Tanezrouft qui veut dire « pays de la soif » (Algérie), le serir libyen ou le reg du Ténéré qui occupent chacun des centaines de milliers de km². Ils peuvent occuper aussi le sommet des plateaux. Les dayasLes dayas sont des cuvettes d'extension limitée, au fond en général argileux dans lesquelles l'eau de ruissellement peut s'accumuler. Une alternance d'inondation et d'érosion éolienne peut expliquer leur formation. Elles sont parfois d'origine karstique sur les plateaux. Elles constituent des zones de végétation pérennes. On les rencontre surtout au nord du Sahara. Les sebkhasÀ la différence des précédentes, les sebkhas forment des marais salants temporaires. L'eau peut provenir du ruissellement ou de sources temporaires. La plus grande, le Chott el-Jérid, couvre 5000 km². Certaines sont exploitées sous forme de salines depuis le XVIe siècle comme à Taoudeni au Mali. Les hamadasLes hamadas sont les plateaux rocheux tabulaires limités par des falaises. Ils sont d'origine sédimentaire, le plus souvent calcaire. Lorsqu'ils sont recouverts de grès, ils sont nommés tassilis (par exemple : Tassili des Ajjer en Algérie). En général la surface montre de la roche nue, lissée par l'érosion éolienne. Les djebelsLe terme djebel désigne tous les autres reliefs que ce soit des collines ou des massifs montagneux plus importants. Les plus importants massifs sont :
Les oasisLes oasis sahariennes, milieu naturel et anthropique, n'occupent qu'un millième de la surface du Sahara. Elles sont situées parfois sur le lit de rivières venant se perdre dans le désert ou au pied de massifs produisant des sources ou encore directement au-dessus de nappes phréatiques affleurantes ou peu profondes. Les gueltaCe terme désigne des plans d'eau temporaires ou non sans écoulement visible. Ce peut être des mares dans les lits des oueds, ou des citernes naturelles dans la roche. On les rencontre dans les situations protégées d'une trop grande exposition au soleil dans les massifs montagneux, dans celui de l'Ennedi ou dans l'Adrar des Ifoghas au Mali. Les FoggarasLes foggaras, sont des ouvrages souterrains de grande longueur permettant l'adduction d'eau dans certaines oasis, depuis les plateaux ou les massifs montagneux. Cette technique ancestrale a vu le jour dans ce qui est aujourd'hui l'Iran, sous le nom de Qanat. Les ouedsLes oueds sont des cours d'eau à écoulement visible temporaire. La majorité du temps ils sont à sec, en profondeur des poches d'eau durables peuvent persister, des gueltas peuvent être alimentées par une résurgence. Des crues violentes peuvent parfois se produire surtout dans les massifs montagneux. La partie amont naît du rassemblement de chenaux de ruissellement, la partie médiane forme un lit large et dont les limites sont parfois difficiles à reconnaître en plaine et la partie aval peut se diviser en plusieurs bras sur un cône étendu d'alluvions. C'est le long des oueds qu'on observe les seules formations arborées un peu denses dans le Sahara. Le TénéréLe Ténéré, ou « désert des déserts » est la partie centrale du Sahara qui s'étend au Niger. Le terme vient du tamacheq, la langue des Touaregs et signifie simplement « désert ». Désert blancLe désert blanc, aussi appelé désert Libyque s'étend à l'ouest du Nil, sur une largeur d'environ 800 km. Il doit son nom à la présence de calcaire qui donne par endroits la couleur blanche. Les précipitations y sont très faibles (environ 5 mm par an). Populations et cultures actuellesPlus de cinq millions d'habitants vivent dans le Sahara, un habitant sur deux vivant dans des villes, un habitant sur huit dans le Sahara maghrébin (estimation en 1990)3. Parmi les populations actuelles du Sahara, on peut noter:
Migration et désertification
Histoire du SaharaLa préhistoire du SaharaOn peut trouver au Sahara de nombreuses traces d'une activité humaine préhistorique (outils, poteries, et peintures rupestres). Le climat du Sahara a subi des changements climatiques durant la préhistoire :
Des lacs, des sources où nagent des poissons, des fossiles d'animaux marins, des troupeaux de boeufs peints sur les parois des grottes ... Ce ne sont pas des mirages, mais les vestiges des mers, des fleuves et des prairies qui couvraient jadis le plus grand désert du monde. Une progression inexorableDepuis 1900, le Sahara a progressé vers le sud de 250 kilomètres et ce sur un front qui en fait plus de 6 000. C'est ainsi que la steppe du Sahel connaît un dessèchement relativement brutal. Néanmoins, la décennie depuis les années 2000 connaît un reverdissement dans le Sahel1. Anecdotes
AnnexesArticles connexesLiens externes
Notes et références
Sources
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