Rouen
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
| Rouen | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Haute-Normandie (chef-lieu) |
| Département | Seine-Maritime (préfecture) |
| Arrondissement | Seine-Maritime (préfecture) |
| Canton | chef-lieu de 7 cantons |
| Code Insee | 76540 |
| Code postal | 76000, 76100 |
| Maire Mandat en cours |
Pierre Albertini (UDF) 2001-2008 |
| Intercommunalité | Agglomération de Rouen |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 2 m (mini) ? 152 m (maxi) |
| Superficie | 21,38 km² |
| Population sans doubles comptes |
114 000 hab. (2007) |
| Densité | 5 126 hab./km² |
Rouen dite la Ville aux cent clochers, est une ville du nord-ouest de la France, chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la Seine-Maritime. La ville est traversée par la Seine et trois de ses petits affluents, l?Aubette, le Robec et le Cailly. La ville de Rouen compte 115 000 habitants et son agglomération 411 000 en 2007 et sa zone d?emploi 745 000.
Ses habitants sont appelés les Rouennais. Rouen est siège d?un archevêché dont l?archevêque est primat de Normandie.
C?est l?une des rares villes françaises à être décorée de la Légion d'honneur.
Sommaire |
[] Géographie
[] Situation
À l?origine, la ville occupa la rive droite de la Seine. Aujourd?hui, elle inclut largement la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et inclut aussi une île (l?île Lacroix). La vallée est très vallonnée au nord de Rouen qui est dominée par le plateau où se situent de nombreuses villes satellites, tout comme autour de toute la cité, formant l?agglomération.
La Seine représente 179 ha de la superficie de la commune. Il y a 306 ha d?espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes dont l?entrée est souvent réglementée par des bornes escamotables.
Le port de Rouen dans les années 50-60 recevait la production vinicole de l'afrique du nord (Algérie). Ce fut aussi un des plus importants ports de France pour l'importation des agrumes et fruit tropicaux. La transformation du port s'est opérée pour en faire le premier port européen exportateur de céréales. Un terminal pour les containers a aussi trouvé sa place dans l'activité moderne du port.
Tous les grands armateurs ont marqué le port dans son activité au travers des siècles. Bon nombre de ces armateurs continuent de marquer l'agglomérations de leur empreinte en ayant des rues et avenues à leur nom. Le commerce maritime avec les départements d'afrique du nord a marqué la ville qui encore aujourd'hui posséde des noms de rues qui marquent cette place dans son histoire ( Rue de Tanger, Rue de Constantine..). Jusqu'au début des années 60 le port étendait son emprise au coeur même de la ville et les navires marchands venaient s'amarrer jusqu'au pont Jeanne d'Arc pratiquement en face de ce qui était l'ancienne gare routière (Rue St Eloi).
L'abbatiale Saint-Ouen près de l'hôtel de ville est le terminus de la route des abbayes qui longe la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville) puis Rouen.
[] Démographie
La ville de Rouen est au centre d?une aire urbaine de 518 316 habitants. Entre 1990 et 1999 la progression de la population a été de 2,64 %.
Par ailleurs la zone d?emploi de Rouen, compte 724 721 habitants.
(Sources INSEE 1990/1999).
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | 2005 | 2007 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 120 111 | 120 471 | 114 834 | 101 945 | 102 723 | 106 592 | 109 600 | 112 000 | 114 000 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[] Urbanisme
Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ 1/5 sont des logements sociaux (12 800). Pour faciliter les liaisons entre la rive droite et la rive gauche de la seine, il y a maintenant 6 franchissements par des ponts.
[] Climat
- Chiffres clés
- température moyenne annuelle : entre 10 et 20 °C ;
- jours de gelées sous abri par an : 51 ;
- durée d?ensoleillement moyenne : 1 630 heures/an ;
- brouillard : 85 jours/an ;
- orage : 16 jours/an ;
- pluviométrie : entre 700 et 1 000 mm/an.
[] Histoire
[] Antiquité
Un établissement s'est développé vers la fin de l'indépendance celtique ou à l'époque gallo-romaine, pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celtique (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une vaste région peut-être de Caudebec-en-Caux actuel, jusqu'à Brivisara (Pontoise). Les plus anciennes attestations de Rouen sont : Ratomagos (Ptolémée), Ratomagos (Itin. Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum) ? Du celtique Roto/Rato de signification incertaine et du celtique magus terme bien connu par ailleurs : (le marché) ou la plaine (cf. vieil irlandais mag = plaine). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine durant le règne d?Auguste. C?est la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum.
C?est au IIIe siècle après Jésus-Christ que la ville romaine atteint son plus haut point de développement. On sait qu?un amphithéâtre et de grands thermes y avaient alors été bâtis. À partir du milieu du IIIe siècle, les invasions germaniques commencent.
C?est également durant cette période que la première cathédrale est construite à Rouen et qu?un premier évêque y est nommé, saint Victrice.
[] Moyen Âge
À partir de 841, les Vikings effectuent de fréquentes incursions dans la vallée de la Seine. Dès cette date, ils ravagent une première fois Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L?an de l?incarnation du Seigneur 841, les Normands arrivèrent avec leur chef Oscherus et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »
Rouen, attaquée une nouvelle fois par les Vikings en 843, deviendra la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking aura reçu celle-ci du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911.
En 945, le duc de Normandie Richard 1er, dit sans-peur, vient à bout, lors du siège de Rouen, d'une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'outremer, l'empereur germanique et le comt de Flandre. Cette victoire s'avère décisive pour l'avenir de la Normandie.
Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant ayant construit son château à Caen, la capitale sera dans cette dernière ville. Durant la période viking, la ville devient un port de commerce avec la région parisienne et un marché d?esclaves.
Les ducs de Normandie résidèrent plusieurs fois à Rouen, mais Guillaume le Conquérant est inhumé à Caen. Le c?ur de Richard II d'Angleterre est préservé dans le ch?ur de la cathédrale. En 1150, Rouen obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par les Cent Pairs. Les habitants sont regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen est un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l?Angleterre.
En 1200, la cathédrale de Rouen doit être reconstruite à la suite d?un incendie. Le chantier dure plusieurs siècles.
Le roi de France Philippe Auguste prend la ville le 16 avril 1203 et rattache la Normandie au royaume de France l?année suivante. Il maintient les privilèges communaux, mais fait détruire l?ancien château ducal et fait construire une nouvelle fortification pour surveiller la ville. Celle-ci est construite sur l?ancien site de l?amphithéâtre gallo-romain et prendra le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle il sert ensuite de carrière, sauf la célèbre tour Jeanne d?Arc restaurée par Viollet Le Duc et qui subsiste encore aujourd?hui. Cette tour est en réalité le donjon du château construit par Philippe Auguste. Malgré son nom, elle ne fut pas le lieu d?emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431 même s?il semble que cette dernière y fit un passage (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d?Orléans, il ne reste qu?une ruine aujourd?hui visible dans l?arrière-cour d?une propriété privée située rue Jeanne d?Arc).
Des manufactures de textiles se développent à Rouen, les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.
La prospérité de Rouen repose principalement sur le commerce sur la Seine. Les marchands rouennais disposent depuis Henri II du monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédient en Angleterre des vins et du blé et reviennent avec de la laine et de l?étain.
Les troubles liés aux impôts se multiplient à Rouen : les émeutes de 1281 voient l?assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l?insécurité, Philippe IV le Bel supprime la commune et retire aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachètent leurs libertés en 1294.
En 1306 Philippe IV le Bel décide d?expulser la communauté juive de Rouen forte d?une population de 5 à 6000 âmes.
En 1349, la peste noire éclate à Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclate, la Harelle. La ville sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine sont abolis.
Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi Henri V d'Angleterre prend la ville de Rouen et rattache la Normandie à la couronne britannique. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte sobrement : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l?eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu?ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d?un costé et d?autre ils n?eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d?Angleterre entra à Rouen. »
C?est dans ce contexte que Jeanne d'Arc y fut jugée et brûlée le 30 mai 1431. Les Français reprirent la ville en 1449.
[] Renaissance
La guerre de Cent Ans terminée, les grands chantiers reprennent dans la capitale normande. Au début de la Renaissance, Rouen est la ville la plus peuplée du royaume après Paris. On achève les églises dans le style flamboyant.
Rouen fut également l?un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier grâce au mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland le Roux agrémentent les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue la signature du célèbre sculpteur Jean Goujon aux vantaux de l?église Saint-Maclou.
L?essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies, mais également à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen vont jusqu?à Terre-Neuve pour pêcher la morue et en Baltique pour pêcher le hareng. Le sel est acheminé depuis le Portugal et la Guérande. Les draps sont vendus en Espagne, qui fournit désormais la laine et les Médicis font de Rouen le principal point de revente de l?alun romain.
Au début du XVIe siècle, Rouen devient le principal port français impliqué dans le commerce avec le Brésil, principalement en raison des besoins en colorants des draperies. En 1500, dix imprimeries sont déjà installées dans la ville, seize ans après la première installation.
[] Guerres de religion
Dans les années 1530 et suivantes, la population de Rouen est touchée par le protestantisme, même si elle ne se convertit pas entièrement. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique s?exacerbent : les huguenots provoquent les catholiques et brisent des statues de saints. Le massacre de Vassy déclenche la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants entrent de force dans l?hôtel de ville et chassent le bailli. Au mois de mai, les actions iconoclastes gagnent la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen.
Les catholiques prennent le fort Sainte-Catherine, qui domine la ville. Les deux camps utilisent la terreur. Les autorités rouennaises demandent alors l?aide de la reine d?Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent, en échange, Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales prennent la capitale normande et la mettent à sac pendant trois jours[1].
La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Rouen fin août 1572 : Hennequier tente d?éviter le massacre aux protestants, en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule force les portes des prisons et égorge les protestants qui s?y trouvent[2]. La ville est plusieurs fois assaillie par Henri IV, mais lui résiste, notamment lors du long siège de décembre 1591 à mai 1592, grâce à l?aide apportée par l?armée espagnole du duc de Parme[3].
[] Époque contemporaine
Pendant la guerre de 1870, Rouen sera occupée par l?armée prussienne. Elle le sera également au cours de la Seconde Guerre mondiale du 9 juin 1940 au 15 août 1944. Pendant ce conflit, elle subira de violents bombardements visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. La cathédrale et le Palais de justice furent touchés, en particulier lors de la semaine rouge, du 30 mai au 5 juin 1944, pendant laquelle le quartier de la cathédrale était en proie aux flammes.
[] Quartiers
La ville est divisée en 15 quartiers :
- Rouen Rive Droite
- Vieux-Marché, Cathédrale (rue Jeanne-d'Arc, rue du Gros-Horloge)
- Saint-Marc, Croix-de-Pierre, Saint-Nicaise
- Pasteur
- Coteaux Ouest
- Grieu, Vallon Suisse
- Mont-Gargan
- Gare
- Jouvenet
- Les Sapins
- Châtelet / Lombardie
- La Grand'mare
- Île Lacroix
- Rouen Rive Gauche
- Centre-ville, rive gauche Saint-Sever
- Grammont
- Saint-Clément, Jardin des Plantes
[] Économie
- 176 300 emplois dans l?agglomération dont 75 700 emplois à Rouen ;
- 3 000 commerces ;
- 1re métropole régionale tertiaire du bassin parisien ;
- Aéroport Rouen Vallée de Seine ;
- Port autonome de Rouen.
Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen. Elle gère l?Aéroport Rouen Vallée de Seine.
Rouen est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d?industrie de Haute-Normandie.
[] Administration
[] Maires
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 30 août 1944 - 18 mai 1945 | Guillaume Montier | Agrégé | |
| 18 mai 1945 - 17 avril 1958 | Jacques Chastellain | RI | Armateur |
| 6 mai 1958 - 4 avril 1968 | Bernard Tissot | Avocat | |
| 4 avril 1968 - 22 février 1993 | Jean Lecanuet | Centre Démocrate-UDF | Enseignant |
| 8 mars 1993 - 23 juin 1995 | François Gautier | UDF | |
| 24 juin 1995 - 18 mars 2001 | Yvon Robert | PS | Inspecteur de l'Éducation nationale |
| 18 mars 2001 - | Pierre Albertini | société civile, ex-UDF | Professeur |
[] Cantons
Rouen a le plus grand clocher de France après La Feuillie (Seine-Maritime).
Rouen est divisée en 7 cantons :
- Le 1er canton compte 19 964 habitants ;
- Le 2e canton compte 13 643 habitants ;
- Le 3e canton compte 12 033 habitants ;
- Le 4e canton compte 11 153 habitants ;
- Le 5e canton compte 15 671 habitants ;
- Le 6e canton compte 20 682 habitants ;
- Le 7e canton compte 13 446 habitants.
[] Célèbres natifs de Rouen
- Pierre Fabri, poète, né vers 1450
- Guillaume Guérante, érudit réformateur augustin, né en 1494
- Jean Behourt, grammairien et dramaturge, né dans la première moitié du XVIe siècle
- Guillaume Guéroult, médecin, poète, musicien et traducteur, né vers 1507
- Nicolas de Grouchy, érudit et écrivain, né en 1510
- Nicolas Filleul de La Chesnaye, poète et dramaturge, né en 1530
- François de Civille, militaire, né en 1537
- Isaac Oliver, peintre, né en 1560
- François d'Eudemare, historien et poète, né en 1580
- Guy de La Brosse, botaniste, né en 1586
- Pierre Bardin, écrivain, philosophe et mathématicien, né en 1590
- Hercule Grisel, écrivain, né en 1595
- Samuel Bochart, érudit, né en 1599
- Robert Fauvel, sieur de Doudeauville, voyageur, né vers la fin du XVIe siècle
- Pierre Corneille, écrivain, né le 6 juin 1606
- Julien Lémery, procureur au parlement de Normandie, père de Nicolas Lémery, né en 1610
- Desfontaines, acteur, auteur dramatique et romancier, né vers 1610
- Adrien Auzout, astronome, né en 1622
- Thomas Corneille, dramaturge, frère de Pierre Corneille, né le 20 août 1625
- Nicolas de Croixmare, mathématicien et chimiste, né en 1629
- Noël Alexandre, théologien et historien, né en 1630
- Jean Le Pelletier, alchimiste, né en 1633
- Pierre Thomas du Fossé, savant et auteur, né en 1634
- Robert Guérard, érudit, né en 1641
- Marie Desmares dite La Champmeslé, interprète de Racine, née le 18 février 1642
- René Robert Cavelier de La Salle, découvreur de la Louisiane, né le 21 novembre 1643
- Jean Jouvenet, peintre décorateur, né en 1644
- Nicolas Lémery, chimiste, né le 17 novembre 1645
- Gabriel Daniel, historien, né le 8 février 1649
- Nicolas Gueudeville, historien et pamphlétaire, né en 1652
- Jean Coustel, peintre, né dans la dernière moitié du XVIIe siècle
- Jacques Basnage, théologien protestant, né en 1653
- Bernard le Bovier de Fontenelle, écrivain, né le 11 février 1657
- Pierre-Antoine Motteux, traducteur et dramaturge, né en 1660
- Pierre Dangicourt, mathématicien, né en 1664
- Pierre Le Courayer, théologien, né le 17 novembre 1681
- François d'Agincourt, compositeur, organiste et claveciniste, né en 1684
- Paul-Alexandre Guenet, évêque, né en 1688
- Jean Restout, peintre, né le 26 mars 1692
- Jacques François Blondel, architecte, né en 1705
- Marie-Madeleine Hachard, religieuse et épistolière, née en 1708
- André-Joseph Exaudet, violoniste et compositeur, né en 1710
- Jeanne Marie Leprince de Beaumont, écrivain, né le 26 avril 1711
- Jacques Duphly, compositeur, organiste et claveciniste, né le 12 janvier 1715
- Louis-Alexandre Dambourney, botaniste, né le 10 mai 1722
- Pierre-Denis Vregeon, physicien, né le 20 septembre 1723
- Richard-Gontran Lallemant, éditeur, né le 18 décembre 1725
- Jean-Baptiste Deshays de Colleville, peintre, né en 1729
- Xavier-Félix Lallemant, éditeur et traducteur, né le 8 mars 1729
- François-Joseph Lange de la Maltière, physicien, né en 1730
- Marie-Louise O'Murphy, maîtresse de Louis XV, modèle du peintre François Boucher, née le 21 octobre 1737
- Le Barbier l?Aîné, écrivain et peintre né le 11 novembre 1738
- Louis-Guillaume de Lafolie, physicien et chimiste, né le 11 mars 1739
- François Godefroy, graveur, né en 1743
- Le Barbier jeune, écrivain et peintre né le 11 octobre 1743
- Antoine-François Hardy, homme politique né en 1756
- Pierre-Daniel-Augustin Chapelle, musicien et compositeur né en 1756
- Jean-Jacques Lequeu, architecte, né le 14 septembre 1757
- Nicolas François Mollien, homme politique, né le 28 février 1758
- Louis Lézurier de la Martel, administrateur, né le 25 mai 1765
- Jean-Édouard Adam, chimiste manufacturier, né le 11 novembre 1768
- François-Adrien Boïeldieu, musicien, né le 16 décembre 1775
- Guérard de La Quesnerie, agronome, né le 2 octobre 1776
- Claude-Nicolas Chatillon, musicien, compositeur, poète et dramaturge, né le 14 octobre 1776
- Emmanuel-Pierre Gaillard, historien et archéologue, né en 1779
- Charles-Louis Havas, publiciste, né le 5 juillet 1783
- Pierre Louis Dulong, physicien et chimiste, né en 1785
- François-Antoine Harel, écrivain, né en 1789
- Théodore Géricault, peintre (Le Radeau de la Méduse, né le 26 septembre 1791
- Esprit Blanche, aliéniste, né le 15 mai 1796
- Ulric Guttinguer, poète et romancier, né le 31 janvier 1787
- Armand Carrel, journaliste, né le 8 mai 1800
- Théodore-Éloi Lebreton, poète et biographe, né le 1er décembre 1803
- Adolphe Chéruel, historien, né le 17 janvier 1809
- Hippolyte de Villemessant, journaliste, né le 22 avril 1810
- Alphonse du Breuil, horticulteur, né en 1811
- Charles-Ernest de Fréville de Lorme, chartiste et paléographe, né en 1811
- Alfred Duquesnay, archevêque, né en 1814
- Eugène Noël, écrivain, né en 1816
- Gustave Flaubert, écrivain, né le 12 décembre 1821
- Alfred Guérard, industriel, né le 13 mai 1831
- Émile Masqueray, anthropologue, ethnologue, linguiste et écrivain, né le 20 mars 1843
- Henri Gadeau de Kerville, naturaliste, né en 1858
- Maurice Leblanc, écrivain (créateur d'Arsène Lupin), né le 11 novembre 1864
- Charles Nicolle, prix Nobel de médecine, né le 21 septembre 1866
- Edmond Spalikowski, écrivain, né en 1874
- Georges Guillain, neurologue, né en 1876
- Victor Boucher, acteur, né le 24 août 1877
- Jacques Chastellain, homme politique, né en 1885
- Marcel Dupré, organiste, né le 3 mai 1886
- Robert Antoine Pinchon, peintre, né le 1er juillet 1886
- Philippe Étancelin, coureur automobile, né le 29 décembre 1896
- Pierre Le Trividic, peintre, né le 12 avril 1898
- Pierre-René Wolf, journaliste, né le 19 février 1899
- Armand Salacrou, auteur dramatique, né le 9 août 1899
- Théodore Monod, savant, naturaliste, né le 9 avril 1902
- André Berthomieu, cinéaste, né le 16 février 1903
- Bernard Antoinette, footballeur, né en 1914
- Roger Apéry, mathématicien, né en 1916
- Jean Lecanuet, homme politique, né en 1920
- Jacques Rivette, réalisateur, scénariste, né le 1er mars 1928
- Patrick Herr, homme politique, né en 1945
- Anny Duperey, actrice et romancière, née en 1947
- Raynald Denoueix, entraîneur de football, né le 14 mai 1948
- François Hollande, homme politique, né le 12 août 1954
- Élise Lucet, journaliste née le 30 mai 1963
- Damien Top né le 13 juillet 1963 ténor, musicologue et chef d'orchestre, fondateur du Festival international Albert-Roussel.
- Philippe Torreton, né en 1965, acteur
- Karin Viard, actrice, née le 24 janvier 1966
- Estelle Lefébure, mannequin, née le 11 mai 1966
- Stéphane Caron, nageur, né le 1er juillet 1966
- Laurent Duhamel, est un arbitre international français de football né le 10 octobre 1968
- David Trezeguet, footballeur, né le 15 octobre 1977
- Olivier Saladin, comédien
[] Locutions
- « Aller à Rouen » signifie être sifflé en jargon de comédiens (le public de Rouen avait la réputation d?être redoutablement exigeant).
- « Boire à tire-la-Rigault », l?histoire de cette expression rouennaise réside dans le fait que l?évêque Eudes Rigaud (orthographe incertaine) avait fait fondre une cloche énorme que l?on plaça dans la tour Saint-Romain de la cathédrale de Rouen. On donnait à boire à volonté aux hommes qui faisaient sonner cette cloche, d?où l?expression « boire à tire-la-Rigault ».
[] Citations
- Amis ! c?est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,
- Aux vieilles tours, débris des races disparues
- La ville aux cent clochers carillonnant dans l?air
- Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles
- Dont le front hérissé de flèches et d?aiguilles
- Déchire incessamment les brumes de la mer »
- Victor Hugo, Les Feuilles d?automne
[] Héraldique
Armes de la ville de Rouen :
« De gueules à l?agneau pascal d?argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d?une croisette d?or, au chef cousu d?azur semé de trois fleurs de lys d?or. »
[] Monuments et lieux touristiques
[] Patrimoine
Rouen est classée ville d?art et d?histoire.
- Victor Hugo l?avait surnommée « la ville aux cent clochers » et Stendhal « l?Athènes du gothique ». De nombreux édifices ont été endommagés par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale mais il reste heureusement de nombreux bâtiments remarquables, religieux ou non.
- La cathédrale Notre-Dame, d?architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet. Elle possède, à la croisée du transept, une « tour-lanterne » surmontée d?une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres de hauteur (la plus haute de France). La façade occidentale est encadrée de deux tours, la tour Saint-Romain et la Tour de Beurre édifiée avec l?argent des indulgences de carême : celle-ci est un chef-d??uvre du gothique flamboyant. Toute l?histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l?intérieur de l?église. Dans le ch?ur se trouvent quelques sépultures des anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et celle de Richard C?ur de Lion, qui aimait tant la ville et fit déposer son c?ur dans la cathédrale après sa mort. Claude Monet l?a immortalisée dans la série des « Cathédrales ».
- L'abbatiale Saint-Ouen est de style gothique rayonnant. Anciennement « abbaye de Saint-Ouen », elle fut l?un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux commencés en 1318 ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et furent achevés au XVe siècle. Après la Révolution, la municipalité s?installe dans l?ancien dortoir des moines. L?abbatiale qui mesure 137 mètres de long sous 33 mètres de voûtes, jouxte l?actuel Hôtel de ville. Elle abrite les magnifiques grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.
- L'église Saint-Maclou est un joyau de l?art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle possède un portail à cinq porches ornés de magnifiques portes en bois sculptées datant de la Renaissance. Tout proche, l?aître Saint-Maclou est un lieu étrange et exceptionnel. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. L?aître servit d?ossuaire. Aujourd?hui, l?ensemble abrite l?École régionale des Beaux-Arts et le service du Patrimoine.
- Le palais de Justice est une des plus importantes réalisations de l?architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge. L?édifice abritait auparavant le parlement de Normandie. Il serait l??uvre de Rouland Le Roux. Il fut ravagé en 1944 et est actuellement en cours de restauration.
- La Maison sublime est le plus ancien Monument juif d?Europe. C?est la seule Yeshiva (école de la Torah) médiévale au monde qui ait été conservée. Elle se trouve sous la cour d?honneur du palais de Justice.
- Le Gros Horloge est une horloge astronomique du XIVe siècle, située dans une construction qui enjambe la rue du Gros Horloge et intègre un beffroi et une arche Renaissance. Sur le double écran, l?aiguille unique pointe l?heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l??il-de-b?uf supérieur. L?agneau pascal, représenté au centre de l?arcade, symbolise les armes de la ville. À voir aussi, sur la face droite du Gros Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont un qui est à l?envers, signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l?horloge.
- L?église Sainte-Jeanne d?Arc a été élevée sur le lieu même du martyre. Cette église moderne, édifiée par Louis Arretche en 1979, a une triple vocation : c?est à la fois une église pour honorer sainte Jeanne d?Arc, un mémorial civil pour commémorer l?héroïne et un lieu de conservation des vitraux de l?ancienne église Saint-Vincent, détruite en
Revue de presse Rouen

