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{revue}
Roanne est une commune française située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes. GéographieLocalisationRoanne se situe à environ une heure de Saint-Étienne et un peu plus de Lyon, au carrefour des régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Auvergne. La ville est traversée par la Loire. HydrographieEn plus de la Loire, Roanne est arrosée par les rivières du Renaison et de l'Oudan en rive gauche, et par le Rhins en rive droite. Roanne se trouve au 300e kilomètre de la Loire. C'est à Roanne que prend naissance le canal menant à Chavane, sur la commune de Chassenard, près de Digoin, en communication directe avec la Loire qui l'alimente par un linquet. Le port de Roanne se situe sur l'ancien bras principal de la Loire, comblé et aménagé lors des grands travaux commencés au milieu du XVIIIe siècle. ClimatLa plaine du Roannais, à l'ouest des monts de la Madeleine, au nord du département de la Loire, à la jonction des monts du Lyonnais, du Beaujolais et du Forez s'ouvre largement sur le centre de la France. Elle est donc plus sensible aux circulations atmosphériques de nord à nord-ouest, qu'aux perturbations venant du sud. Le régime pluviométrique de Roanne n'est en moyenne que de 706 mm/an (moyenne annuelle 1961 - 1990: 770 mm/an). La proximité du fleuve Loire favorise les brumes d'automne.
HistoireToponymiePour certains, Roanne provient de Rod-Onna - Rod que l'on retrouve dans Rhône (qui coule) – et onna (l'eau) d'où l'appellation Rodumna donnée vers 150 par l'astronome-géographe grec Ptolémée. Pour d'autres, le nom de Roanne vient d'un dérivé du celte Rodo (le gué); là où la Loire commence à devenir navigable on trouvait un gué permettant aux voyageurs de traverser le fleuve. Rodumna devient au IVe siècle Roidumna, au Xe siècle Rodona, au XIIe siècle Rohana et Rouanne au XVIIe siècle. Héraldique
La devise de Roanne est Crescam et Lucebo : Je grandirai et je brillerai / resplendirai. Des origines aux grandes invasionsLa fondation de Roanne remonte plus sûrement selon les historiens entre les IIe et Ier siècles av. J.-C.. La région de Roanne est occupée par les Segusiaves à l'époque de la conquête de la Gaule par César. Après les invasions romaines, un à deux milliers de gaulois, quittent Joeuvre et Saint-Maurice-sur-Loire pour s'installer en plaine. Rodumna apparaît dans les textes romains sur la table de Peutinger sous la forme "Roidumna". La poterie était une activité importante de cette époque. On a retrouvé dans le quartier du château des fours gallo-romains pour certains remarquablement conservés et visibles sur demande à l'école de Musique. Là où la Loire s'apaise au sortir des gorges de granite et porphyre on a bien compris la situation stratégique de Roanne en créant de nombreuses voies de circulation. On installe le cœur de la cité dans le quartier de la Livatte. Il est entouré de murailles, d'un côté par la rue Fontenille et la rue de Charlieu, de l'autre par la rue Bourgneuf et la rue de la future sous-préfecture. Le musée Joseph Déchelette conserve de cette époque de nombreux objets (poteries, céramiques, pièces d'or, bijoux, urnes funéraires) ; Selon l'usage les multiples voies qui se croisent à Rodumna sont bordées de tombeaux qui nous renseigneront sur cette période gallo-romaine. Après une existence de quatre siècles, Rodumna est détruite par des barbares. Au IIe siècle, la ville décline. À partir de là les historiens perdent peu ou proue la trace de Rodumna, jusqu'au Moyen-Age. Le Moyen-ÂgeLa ville n'est plus qu'un pauvre petit bourg divisé en deux agglomérations, Fontenille et le Château en raison du château fort construit par les seigneurs de Roanne. Le château reste le plus ancien monument de la ville. Il abrite aujourd'hui l'office de Tourisme. Vers la fin du XIIe siècle, la famille des seigneurs tombe. Deux branches se partagent la succession: D'un côté les comtes de Forez qui administrent une partie de la ville par la justice et les impôts. De l'autre côté, la famille de la Perrière qui fait construire vers 1343 près du château ce qui deviendra l'église Saint-Étienne. Sous Henri IV, la ville s'est agrandie grâce aux nombreux voyageurs et commerçants de passage. On compte quatre quartiers. XVIIe et XVIIIe sièclesDurant la Renaissance, Roanne est une ville moderne avec près de 7 000 habitants. En 1610 les jésuites et le père Coton fondent un collège, aujourd'hui le lycée Jean Puy. Les capucins s'établissent dans un couvent sur l'actuelle place de l'Hôtel de Ville. Les ursulines s'installent dans ce qui est devenu en 1820 le Palais de Justice. Un couvent Ste-Elisabeth se trouve alors à l'emplacement actuel de la place du Marché, donnant son nom à la rue Ste-Elisabeth, devenue depuis la rue du Commerce puis la rue Maréchal Foch. Le Roannais est érigé en duché en faveur de Artus Gouffier de Boissy, puis de François d'Aubusson de la Feuillade. Les puissantes corporations ouvrières des mariniers, et des charpentiers, tout en défendant leurs intérêts accompagnent le développement et la prospérité de la ville jusqu'à l'apparition de l'industrie au XVIIIe siècle. La classe dirigeante, la bourgeoisie et la noblesse sont très présentes à l'image de Nompère de Champagny et Pierreffite, duc de Cadore et ministre de Napoléon Ier. Vers 1762, la région roannaise se spécialise dans la filature et le tissage du coton qui emploie les enfants pauvres de la maison de Charité. On construit à Roanne le premier port sur la Loire pour transporter le charbon arrivant de la région de Saint-Étienne. Des mariniers indépendants exploitent ce qu'on appelle des "cabanes" ou "coches de Loire" (bateaux aménagés avec plus ou moins de confort pour le transport de voyageurs) avec des voyageurs parfois célèbres comme Madame de Sévigné ou le duc de Richelieu. Ils peuvent rejoindre Paris par les canaux de Briare et du Loing. En 1705, suite au dégagement des gorges de Balbigny à Villerest par la Compagnie La Gardette au service du Duc de la Feuillade, arrivent à Roanne les premières rambertes qui descendent le charbon de Saint-Etienne, ainsi que les céramiques et vins foréziens, parfois même des voyageurs téméraires. Arrivées à bon port, en basse Loire ou à Paris, ces embarcations sont souvent détruites et le bois vendu comme bois de charpente ou de chauffage. La Loire est trop rarement navigable à la remonte et ce procédé est le plus rentable. Révolution françaiseLe 9 septembre 1792, une troupe de vétérans, de grenadiers et de gardes nationaux, venant de Lyon où ils ont massacré six officiers du 5e régiment de cavalerie et trois prêtres, avaient l’intention de faire subir le même sort aux cent détenus de la prison de la ville. Le maire de Lyon, Louis Vitet, est arrivé avec trois bataillons de gardes nationaux lyonnais et réussit à empêcher cette répétition des massacres de Septembre à Roanne2. Bien que largement acquise aux idéaux de la révolution, la population roannaise n'est pas extrémiste et désapprouve la Terreur. Néanmoins, son maire Charles Populle sera exécuté en 1794 à Lyon. Le XIXe siècle et les grands travaux
Roanne en 1814. Un pont de bois sur l'un des deux bras de la Loire bordant la Chapelle Saint Nicolas du Port
Après la Révolution de 1789, la ville s'organise et installe les diverses administrations dans les biens religieux confisqués: La mairie dans la maison des Capucins ou le Tribunal dans le couvent des Ursulines. Le principal commerce se fait par la Loire. Depuis un siècle, on construit des bateaux à usage unique, les roannaises, grâce aux bois légers des Monts environnants. On expédie les vins de la côte roannaise, les toiles d'Amplepluis et de Thizy ou le coton filé. Face à la demande croissante de l'industrie et du transport de charbon, la Loire devient insuffisante. Pour améliorer la capacité de transport on décide la réalisation de grands travaux: Jusque là, la Loire s'écoule à Roanne, en deux bras: - Un lit principal à gauche, où se trouve la place de la Loire le long de la Chapelle Saint Nicolas du Port, - Un lit secondaire à droite assez marécageux sur l'actuel tracé. Au milieu de ces deux bras, une île, "L'isle en Beaujolais" - côté de la rive rattachée à la province du Beaujolais - compte quelques maisons dont certaines furent détruites comme la Chapelle St. Nicolas de l'Isle (1880), et d'autres qui subsistent encore comme l'Auberge Saint Nicolas . Ainsi depuis 1634, les deux bras du fleuve étaient reliés par deux ponts de bois souvent détruits par les crues qui envahissent la ville (voir photo ci-dessus). Devant l'ampleur des travaux envisagés, après d'importantes tergiversations et autres retards dus à la crue de 1790 les plans de l'ingénieur De Varaigne sont finalement acceptés. Le chantier débute en 1792 Une digue destinée à dévier le fleuve par le seul bras droit est mise en place. Le pont de pierre sur la Loire ou "Pont du Coteau" est construit sur le bras droit et achevé en mai 1834. Entre-temps, deux banquiers roannais, Devillaine et Merle s'associent à quatre confrères helvétiques au travers de la "Société Franco-Suisse". Ils s'installent avec François Populle dans ce qui est aujourd'hui la sous-préfecture, d'où le nom de "carrefour helvétique" donné à l'intersection des actuelles rues Jean-Jaurès et Anatole France. En face à cet endroit se trouvait aussi jadis le "café helvétique".
Pie VII se rendant au sacre de Napoléon 1er, Napoléon, la Duchesse d'Angoulême et autres célébrités historiques y séjournèrent3. Les banquiers obtiennent en 1827, la concession du canal latéral de Roanne à Digoin. Ce dernier est construit, tantôt creusé en déblai, tantôt construit en remblai, sur la rive gauche de la Loire et achevé en 1837. En 1838, on commence à aménager le port et les rives. Jusqu'en 1858, le port de Roanne est le deuxième port français. 250 000 bateaux (les "rambertes") transitent en provenance de Saint-Rambert. Il transportent 12 millions de tonnes de charbon, acheminés vers Orléans, Paris et l’estuaire. Au début du XXe siècle, le port compte 600 000 tonnes de matériaux transportés : charbon, vins, huiles, tissus, briques et tuiles, etc. Son fret atteint son apogée en 1917. L'ingénieur Léonce-Abel Mazoyer est chargé de la modernisation du port de Roanne et de sa desserte ferroviaire de 1890 à 1905. Roanne ayant refusé l'entrée du chemin de fer dans la ville, c'est sa voisine du Coteau qui est desservie par le chemin de fer depuis le 15 mars 1833, avec la liaison d'Andrézieux-Bouthéon, 3ème ligne de France.4. Une nouvelle voie ferrée en direction de Paris par le nord et Saint-Germain-des-Fossés est achevée le 7 juin 1858. La gare construite par la compagnie du Paris Orléans, est mise en service par le P.-L.-M. à la même date. Un viaduc ferroviaire sur la Loire construit en treize mois est inauguré en 1858. Entre 1874 et 1918, on remblaie l'ancien lit principal et on aménage la place de la Loire avec les matériaux de démolition de la ville. Le pont sur la Loire est pavé en 1889. Le tramway (voir sur la photo, suivi de la voiture "Buffalo") est installé en 1901. En 1909, les câbles électriques destinés à alimenter Roanne sont installés depuis l'usine de Pincourt du Coteau. Après le tramway, et le tacot du faubourg Mulsant, les premières automobiles feront leur apparition vers 1934. Pour faire face à l'évolution de la circulation le pont a depuis été élargi. En 1983, un nouveau pont rocade (N7) sur la Loire permet le contournement de la ville. TransportsRoutes et A 89
La prolongation de l'A89 fin 2012 mettra Lyon à moins d'une heure de Roanne et achèvera l'autoroute reliant Bordeaux à Genève via Lyon. Les travaux ont débuté le 28 juin 2008 par le creusement d'un premier tunnel souterrain de 4 km à Violay. D'une distance de 49,5 km dont 31,5 dans la Loire, cette portion autoroutière reliera Roanne à la Tour-de-Salvagny à l'entrée de Lyon via Balbigny et Tarare, un chantier de 1,3 milliard d'euros. Voies ferréesArticle détaillé : Gare de Roanne.
Depuis le 9 décembre 2007, la gare a une desserte cadencée comme l'ensemble du réseau TER Rhône-Alpes. En 2008, le trajet Lyon-Roanne a comptabilisé 1 476 557 voyageurs (+ 29% sur 1 an). Pour faire face à l'engorgement de la ligne TGV Paris-Lyon, plusieurs dossiers sont à l'étude:
Avion
Accès fluvialArticle détaillé : canal latéral de Roanne à Digoin.
Après avoir chargé pendant plus d'un siècle des millions de tonnes de charbon et de céramique, de sucre et de phosphate, de sable de Nemours, d'eaux minérales de Saint Galmier, de pâte à bois pour France Rayonne, de céréale et d'argile, le port cesse toute activité commerciale le 1er juin 1992. Il se reconvertit en 1993 vers le tourisme. Il est idéalement placé à moins de 5 mn à pieds des commerces du centre de la ville et géré par le Capitaine Hervé Pételet. Avec une renommée aujourd'hui internationale, le prix d'amarrage y est un des moins chers de France. En 2002, plus de 300 bateaux de plaisance venus de toute l'Europe ont franchi l'écluse et fait escale dans la ville. Le port dispose d'une centaine d'emplacements. La navigation à Roanne sur la Loire et les canaux par Paul Bonnaud 5 Transports en communÀ la fin du XIXe siècle, la desserte entre les différents quartiers de la ville se fait par des voitures publiques tirées par deux chevaux. Face au développement de la population, on installe trois lignes de tramway (Les Canaux-gare du Coteau, Saint-Clair - Cimetière, Carrefour - gare de Roanne). Les trams sont inaugurés le 1er janvier 1901. Il serviront jusqu'au 28 novembre 1949. Les premiers autobus font leur apparition en 1934. La ville et la communauté d'agglomération avec le réseau de la "STAR" dispose d'un service de transports en commun très dense, géré par Veolia Transport et son directeur Patrick Charollois. Au 1er juillet 2008, le ticket à l'unité est vendu 1,15 €, le coupon mensuel à 29€ et la carte annuelle "liberté" à 15€ (sous certaines conditions). Un pôle d'échanges (accessible aux personnes à mobilité réduite) du côté du quartier Mulsant, adossé à la gare, regroupe l'ensemble des transports urbains et interurbains ainsi que le bus assurant la desserte avec la Gare du Creusot TGV en 1 h 30. La gare routière abrite 9 lignes régulières (sur les communes de Balbigny, Neulise, Saint-Martin d'Estréaux, Ambierle, Renaison, La Gresle, Perreux, St-Alban-les-Eaux, St-Just-en-Cheval, St-Germain-Laval, Boën, Charlieu, Vougy, Chauffailles, Briennon) et 5 scolaires. En 2008, on estime à 18 000 le nombre d'entrées et de sorties quotidiennes sur le site du pôle d'échanges. AdministrationEn 2010, la commune de Roanne a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »6. Municipalité
François Populle - Maire (1808-1815) - résistant face aux envahisseurs autrichiens en 1814
Conseil municipalDepuis mars 2008, il est composé de :
Marie-Hélène Riamon (1ère adjointe, finances), Jean-Philippe Madani (éducation et nouvelles technologies), Suzy Viboud (culture), Louis Gonnelli (sécurité et tranquillité publique), Pascale Vialle-Dutel (sports), Saïd Ayachi (urbanisme), Annie Fassolette (famille et petite enfance, citoyenneté et vie associative), Christian Prat (voirie, déplacements et accessibilité), Catherine Hary (jeunesse, éducation populaire et vie des quartiers), Samuel Jabrin (emploi, économie et coopération décentralisée), Françoise Pelletier-Travard (personnes agées et CCAS), Joëlle Argot (communication interne et externe, personnel), Norbert Gipon (vie des quartiers), ces trois derniers étant également adjoints de quartier.
Christian Avocat (relations avec Grand Roanne Agglomération), Mike, Elisabeth Roche (santé et relations avec le centre de détention), Dolorès Ponramon (lutte contre les exclusions, la précarité et les discriminations), Alain Guillemant (les anciens combattants et les relations avec le Conseil Général), Emmanuel Maurin (environnement et espaces verts), Maurice Durand (service funéraire public), Chantal Bravard (embellissement de la ville), Giuliana Maestracci (habitat, logement et jumelage), Jeannine Bernay (les handicaps), Paul Paput (commerce et artisanat, Président d'ARCADIA), Hicham Mohcine (jeunesse et vie étudiante), Yoann Anselmini (la famille), Françoise Dessale (patrimoine, foncier et assurances), Yildiz Bingol (mieux vivre ensemble), Jean-Pierre Moal (commande publique, appels d'offres et commissions de sécurité).
Yves Nicolin, Jean-François Vial, Annie-Claude Souchon, Brigitte Durantet, Monique Guillermin, Christian Maisonneuve, Antoine Gerdaoui, Roland Mignard, Rose Malderieux.
PolitiqueAprès les années "Auroux" (1977-2001) et un septennat sous Yves Nicolin (UMP), la ville revient à gauche en 2008 avec Laure Déroche (PS). Elle remporte au 2nd tour les élections municipales du 16 mars 2008 avec 52,07% des suffrages face au maire sortant Yves Nicolin (UMP) avec 47,92%7. Yves Nicolin déclarera mettre sa défaite sur le compte de la mauvaise image du Président Sarkozy après son divorce-remariage éclair 8. Les résultats du 1er tour : Déroche Laure 49.45% ; Nicolin Yves (UMP) 45.31% ; .Chetail Norbert (MPF) 5.24% La première alerte pour Yves Nicolin s'est produite aux législatives du 17 juin 2007. L'ancien maire, conserve alors de justesse son siège de député sur la 5ème circonscription de la Loire (50,67% contre 49,33%), bien que déjà devancé sur les bureaux de vote de la ville par Laure Déroche9. Aux présidentielles de 2007, Roanne s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy par 50,49% des voix contre 49,51% pour Ségolène Royal10. IntercommunalitéArticle détaillé : Communauté d'agglomération Grand Roanne Agglomération.
Grand Roanne Agglomération regroupe les communes de Roanne, Riorges, Mably, Le Coteau, Villerest, et Commelle-Vernay, soit 68 190 habitants (données du recensement 2009). Depuis le 18 avril 2008, elle est présidée par Christian Avocat, 65 ans, ancien 1er adjoint de Jean Auroux. CantonsLa ville est subdivisée en 2 cantons, Roanne-Nord administré par le conseiller général Alain Guillemant (PS) et Roanne-Sud administré par le conseiller général Bernard Jayol (PS). Budget et Fiscalité
Immobilier et urbanismeLe prix moyen du m² à Roanne en 2009 s'établit ainsi (Extrait de "l'argus de l'immobilier" du Nouvel Observateur du 12 avril 2009) :
QuartiersDepuis juillet 2008, pour favoriser la démocratie participative, les huit quartiers (Clermont, Mulsant, Paris, Arsenal, Le Parc, Charlieu, Bords de Loire, Centre), disposent chacun d'un "conseil de quartier" de 40 membres résidents élus pour deux ans (24 volontaires, 8 issus des listes électorales, et 8 représentants des associations, institutions et professionnels). Ils sont chacun dotés d'un budget annuel maximum de 5.000 Euros.
Le plus récent des quartiers de Roanne. Comme son nom l'indique, voit le jour avec la décision le 13 octobre 1916 d'Albert Thomas, alors sous-secrétaire d'État à l'armement, de créer à Roanne un atelier pour produire des obus et des canons lourds. Le projet et la réalisation sont confiés à l'ingénieur Charles Emile Hugoniot. Le 7 janvier 1917 les maires de Mably et des communes environnantes sont informés par le Sous-Préfet de la construction d'un futur Arsenal. Annonce mal accueillie car l'état demande de créer les infrastructures d'une ville: égouts, rues, abattoirs, tramway, écoles, police, octroi etc...André Citroën fit un court passage à Roanne (locataire au château de Mably et non pas au Château de Matel après avoir occupé la villa de la Martinière) où il supervisera avec une partie de son personnel parisien l'installation d'une chaîne de production entre juin et novembre 1918, ses usines du quai de Javel étant menacées par les Allemands. (En 1919 A.Citroën, absent de Roanne, achète et revend 6 mois plus tard le château de Mâtel) L'Arsenal compte 3 bâtiments - Somme, Verdun, Marne sur les cinq prévus. À l'armistice de 1918, l'Arsenal n'a pas atteint son objectif de production car il est encore en construction ainsi que ses cités. Il était alimenté par une importante centrale thermique, par le chemin de fer et par l'eau avec la construction d'un port, vers Bonvert. C'est à partir des années 1950 et l'extension de Roanne que le quartier de l'Arsenal va se développer par la construction de maisons et lotissements sur Mably. Les cités ouvrières situées sur les communes de Mably et de Roanne furent construites en même temps que l'établissement à partir de 1917.Celles de Mably furent remplacées par des HLM et des lotissements à partir de 1972.73 et les maisons de la cité Roanne vendues dans les années 90. Le 1er janvier 1920 l'Arsenal met à disposition de la ville de Roanne les locaux de son école publique ouverte en octobre 1918.
du nom de Jean-Pierre et Sébastien Mulsant, fils de Jeanne-Marie Chevrot et d'Étienne Mulsant "père" (1733-1795), Député, ancien conseiller du Roi, industriel à Thizy.Ce dernier introduisit le coton dans le tissage à la place du chanvre. En 1817, les 2 fils collaborent à l'achat à la limite du marais de terrains pour y construire de petites maisons individuelles surnommées les " Baraques" (dans le bas de l'actuelle rue Mulsant) où seront installés leurs ouvriers tisseurs. Jean-Pierre fait faillite, et Sébastien devient en 1796 maire de Mably. En 1863, la Mairie de Roanne obtiendra l'annexion de ces terrains qui prendront officiellement le nom de faubourg Mulsant. Le quartier voit l'arrivée des Frères Montgolfier en 1823. Ils construisent une papeterie au-dessus de la rivière du Renaison et installe au début de la rue Mulsant un entrepôt. Les papiers fabriqués par les Montgolfier ont pour emblème un phénix. C'est ce nom que Roanne donnera au dépôt qui depuis 1846 a été transformé en orphelinat par les sœurs Saint-Charles. Le réseau des CFDL ( Chemins de fer départementaux de la Loire ) voit le jour en 1901 avec le chemin de fer de la Côte et l'ouverture de la 1ère ligne Roanne-Boën. En 1909, il relie Renaison, puis Vichy en 1910. On surnomme ce train le "Tacot": il part de "l'Octroi" situé aux Canaux au faubourg Mulsant. En 1936, le CFDL est raccordée à la gare de Roanne et le départ déplacé au 22 rue Mulsant. En 1935 la construction du pont routier des Promenades Populle supprime le passage à niveau de la voie SNCF vers Lyon et Saint-Étienne. Dès 1933 apparaissent les premiers autobus. Ils marquent la disparition progressive de la CFDL. Aujourd'hui la vie commerçante du quartier a beaucoup décliné, après l'ouverture fin 1993 à l'entrée de Riorges du centre commercial "Les Portes de Riorges" avec l'hypermarché E.Leclerc. Il reste néanmoins rythmé chaque dimanche matin par le marché de la place Victor Hugo. Les commerçants réunis dans l'association "Mulsant-Canaux" rencontrent la Mairie en juillet 2008 pour lui proposer des idées destinées à redynamiser le quartier: zone bleue, rénovation de l'habitat, espaces verts, résidences pour personnes agées. Depuis le 7 mai 2008, le quartier est relié par une passerelle donnant entre le nouveau pôle d'échanges et la gare de Roanne.
Sa croissance récente dans l'histoire, est liée aux implantations industrielles autour du bassin de l'Oudan avec notamment les papeteries Navarre et la société "le Cuprotextile" fondée le 29.01.1925 avec la participation de l'entreprise "GILLET & Fils" fondée vers 1837 par Gillet François. La société "France-Rayonne" arrivera plus tard. En 1928, les enfants de la citée "Gillet" allaient à l'école primaire de l'Arsenal par le chemin des écoliers jusqu' à la création dans les années trente de l'école route de Charlieu. Elle marque le début du développement du quartier de Mâtel. En 1957, l'école de la Livatte ouvre ses portes, mais sommes nous encore à Mâtel??
Un ancien marécage. Le quartier se développe après 1750, quand Trudaine, un des créateur du réseau routier en France décide l'aménagement de la route entre Paris et Lyon, future Rue Nationale puis Route nationale 7.
Il se développe vers 1830, une fois installée une passerelle permettant de franchir la rivière du Renaison. Le quartier débutait rue Brison où se trouvait l'importante manufacture de quincaillerie et fabrique de boutons de Joseph et Michel Alcock. Des tanneries comme Fortier Beaulieu et Desbenoit s'installèrent le long de la rivière du Béal, affluent du Renaison. Une filature pris place en 1830 en bordure du Collège Jules Ferry: le bâtiment subsiste toujours comme centre administratif du collège. Signalons la rue du Moulin à Vent ainsi dénommée par la présence d'un moulin construit en 1705 entre les rues de Clermont et l'impasse des Tisseurs. C'était une tour de 8 m de haut et 6,50 m de diamètre extérieur. Son emplacement figure sur un plan des propriétés de la Comtesse douairière de la Feuillade, en 1759, avec cette mention: "Où fut un moulin à vent". Il a donc depuis été démoli. Des traces du passé ne demeure aujourd'hui qu'une haie de charmille, dans le jardin du n°5 de l'impasse des Tisseurs, encore appelée aujourd'hui "la maison du moulin à vent". Le faubourg Clermont a longtemps hébergé une population immigrée d'Afrique du Nord dans les grands ensembles HLM du Mayollet. Dans les années 1980/90 il a fait l'objet de nombreux travaux de démolition et de réhabilitation. Le quartier permet de rejoindre l'autoroute A89 en direction de Thiers et Clermont-Ferrand.
En 1957, on pose la première pierre du "Baticoop" dans le quartier du Parc des Sports. C'est ce que l'on a appelé les "cités-jardin", des logements autour d'un espace vert. C'est dans ce quartier que dans les années 1970 s'implante l'usine "Michelin". JusticeAvec le projet de réforme 2007 de la carte judiciaire et la fermeture du Tribunal de Montbrison, le Tribunal de Grande Instance de Roanne voit sa position renforcée.
Article détaillé : Centre de détention de Roanne.
L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de ses prisons: de Mandrin qui s'évada en 1754 de la prison du château à Claude Berri qui tourna des scènes du film "Uranus" en 1989, dans les cellules désaffectées de la rue Jean Macé 12 13. L'année 2008 en chiffres424 157 €, le budget des juridictions roannaises; 738, le nombre de jugements prononcés par le tribunal correctionnel; 299, le nombre de couples en instance de divorce ou de séparation; 197, le nombre de mineurs délinquants convoqués devant le juge des enfants; 66, le nombre de suspects mis en examen par le juge d'instruction; 21, le nombre de personnes placées en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention; 4,4 mois, le délai moyen de jugement, toutes affaires confondues du TGI de Roanne. Police et Sécurité
Jumelages
PopulationAvec 104074 habitants, l'aire urbaine de Roanne se situe au 73ème rang français (INSEE). Si certaines communes de l'aire urbaine de Roanne voient leur population progresser, la Ville de Roanne a connu une forte baisse démographique depuis 30 ans. FiscalitéSelon l'hebdomadaire le Point du 5/02/2009, la commune se classe 15ème commune du département de la Loire par le taux du niveau de revenus de ses habitants (parmi les revenus supérieurs à la tranche fiscale de 97500 euros, 121 foyers fiscaux ont déclaré en moyenne en 2008, 203017 euros de revenus annuels). Au niveau national elle est la 826ème ville des contribuables les plus aisés de France 16 17. Etat CivilEn 2008, la ville a enregistré 3434 actes (en baisse par rapport aux années précédentes). Les divorces passent de 105 en 2005 à 68 en 2008. On compte 956 décès (6 de moins qu'en 2007). 1962 enfants (1003 garçons et 959 filles) ont vus le jour en 2008 (40 de moins qu'en 2006) et 339 actes de reconnaissances pour les enfants nés hors mariage ont été établi. Enseignement
Le pôle Sampaix-Carnot vient de faire l'objet de travaux importants pour 58 millions d'euros. Pour la rentrée 2008 / 2009, les effectifs attendus sont de 340 élèves au lycée Sampaix et 560 au lycée Carnot, qui lui, propose en outre 1) une filière STI (Sciences et Techniques industrielles): Productique, Systèmes motorisés et mécanique auto, électrotechnique 2) BTS conception des produits industriels, mécanque et après-vente auto 3) CAP MVA 4) BEP Conduite et services dans le transport routier 5) BEP métiers de la mode 6) BEP électrotechnique 7) BEP MPMI, MSMA, MVM 8) BAC Pro SEN, EEEC, MEI, métiers de la mode, Technicien usinage. Le lycée Jean-Puy 18 accueille près de 1 000 élèves et 100 professeurs. En 2008, selon le ministère 19, le lycée public Carnot obtient 88% de réussite (130 élèves présentés) au baccalauréat général, les lycées Jean-Puy (319 élèves présentés) et Albert Thomas 87% (268 élèves présentés). Du côté des lycées privés Saint Paul (80 élèves présentés) obtient 96% et Sainte Anne (37 élèves présentés) 78% En 2009, le Conseil Général de la Loire lance un concours d'architecture pour la restructuration du collège Jules Ferry. La Région décide un chantier de 30 millions d'euros pour la rénovtion du Lycée Jean-Puy de 2011 à 2015 et une première tranche de 8 millions d'euros pour le Lycée Albert Thomas en 2012-2014. Enseignement supérieur (IUT)L'Université Jean Monnet de Saint-Étienne a décentralisé une partie de ses enseignements à Roanne. L'Université Lyon I Claude Bernard, l'école d'ingénieurs l'ISTIL est présente à Roanne depuis 1992 avec un Département Systèmes Industriels (productique) et le soutien financier de Grand Roanne Agglomération et de la CCI du Roannais. Le CUR, Centre Universitaire Roannais dirigé par Mr. Salah Khennouf propose également: - Le Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU), équivalence du baccalauréat, - Le Diplôme Universitaire préparatoire aux Professions de Santé (DUPPS) qui permet aux bacheliers de préparer en un an l'examen d'entrée à l'IFSI ( Institut de Formation aux soins infirmiers). - Le Diplôme Cycle Préparatoire aux métiers de l'Ingénieur (CPMI) qui facilite une orientation vers les écoles d'ingénieur de l'ISTASE (Télécom Saint-Étienne), l' ITECH et l'ISTIL. Ce dernier enseigne avec 10 professeurs et des intervenants du monde industriel local. A la rentrée 2008, l'Université Jean Monnet propose à Roanne aux titulaires d'une licence, une nouvelle formation de Master (2ans) en génie industriel, autour de la découverte et de l'apprentissage de l'utilisation des outils d'aide à la décision pour la conception et le pilotage des processus industriels. La communauté d'agglomération va se doter en 2009 d'une agence pour le développement de l'enseignement supèrieur. Formation professionnelleL' A.F.P.A. de Roanne emploie 35 formateurs et agents de service qui accueillent jusqu'à 200 stagiaires dans des domaines divers comme le tertiaire, l'industriel ou la restauration. ÉconomieDe Roanne, on connait souvent sa gastronomie et son textile... Emploi
(1) Demandeurs d'emploi de catégorie 1 sur le bassin d'emploi de Roanne CommerceLes commerçants de la Ville sont représentés par l'association "Vitrines de Roanne" qui totalise 200 adhérents; Présidée par l'assureur Paul-Eric Dupont, elle a reçu en janvier 2008, le pannonceau d'or récompensant au niveau national les unions commerciales les plus innovantes et entreprenantes. On distingue 4 grands pôles commerciaux:
IndustrieHier
L'industrie textile semble naitre à Roanne au début du (XIXe siècle) dans le quartier Mulsant (qui appartient alors à Riorges). Jean-Pierre Mulsant, originaire de Thizy, achète des terrains du clergé devenus biens nationaux sous la Révolution et y implante les premiers logements-ateliers nommés "baraques Mulsant". Jean-Pierre Mulsant connaissant quelques difficultés financières, son frère Sébastien reprend l'affaire sous l'Empire. Plus tard, des juifs s'installent à Roanne vers 1920, fuyant la Pologne et la crise économique qui sévit dans les pays de l'Est. En 1930, la faillite des établissements "Gillet-Thaon", la plus grande usine de la ville qui employait une grande partie de ces immigrants est à l'origine de ce que certains appellent "La bonneterie juive Roannaise". Sans travail quelques juifs achètent ou louent leurs premières machines à tricoter. Après quelques mois, des ateliers sont créés et des ouvriers juifs recrutés à Paris viennent grossir les rangs de la communauté. La bonneterie fera les beaux jours d'entreprises comme Jean Girard, Prost, Griffon, ou Dévernois,
- Les ARCT (Ateliers Roannais de Construction Textile) disparus en 1985 qui fabriquaient des métiers à tisser. - France Rayonne, spécialiste du textile articiel (Rayonne, puis fibrane et non-tissé) fabriqué à partir de pâte de bois selon la méthode mise au point par le baron Hilaire de Chardonnet à la fin du (XIXe siècle), la plus grosse usine d'Europe dans ce secteur avec près de 800 employés. Cette usine, devenue Textiles Artificiels du Centre (TADC), puis Centre de Textiles Artificiels (CTA), puis Rhône-Poulenc-Textiles (RPT), ferme à la fin des années 1980 et est détruite en 1989. - Les ets Désarbre, Dévernois, Carré Blanc... Au passage, signalons que le tissu "Vichy" popularisé dans les années 1950 par Brigitte Bardot est d'origine roannaise notammment grâce à Lucien Langénieux, technicien du tissage, inventeur et représentant la firme suisse Rüti, qui propose dès 1920 un métier automatique très performant à quatre couleurs.
Le 18 juin 2008 le groupe allemand Döring-Guhema installé à Hockenheim sauve une nouvelle fois l'entreprise qui est rebaptisée "Ultra Nova SAS". Dirigée par Mr Claude Waltz, elle produira aussi des scies bi-métal avec un effectif de 94 salariés (sur 150 auparavant et près de 600 dans les années 80). La ville a subi une profonde crise économique dans les années 1970 lorsque l'État diminue ses activités d'armement. Dans le textile c'est aussi la crise avec le début de la concurrence étrangère à bas coûts. Aujourd'hui
Nexter Systems fabrique sur son site de Roanne le Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI)
En 2007, une commande ferme de 177 VBCI (sur un programme de 700) est passée par l'armée française. Les trois premiers sont livrés le 22 mai 2008, 200 autres le seront d'ici 2015. Concernant le CAESAR, Nexter Systems livre le premier exemplaire à l'école d'application de l'artillerie à Draguignan le 15 juillet 2008 ; L'Armée de Terre en recevra encore 7 en 2008, sur un total de 72 commandés en 2004. En 2009, la délégation générale pour l'armement lui commande 800 systèmes d'information terminaux pour équiper 400 VBCI. Le programme du char Leclerc s'est définitivement arrêté le 5 mars 2009. Le site roannais dirigé par Dominique Guillet, produit en 2008 jusqu'à 10 véhicules par mois. En 2007, Nexter a réalisé un C.A. de 587 M€. En 2008 le C.A. est en retrait de 1,4% à 579 M€.
Le tissage et la bonneterie sont aussi représentés par "Carré Blanc", "Dévernois" (400 employés dans le groupe dont 150 sur le site, 46,58 M€ de C.A. en 2008 (- 4%)), "Christian Cane", "Rhodamel", "Pauporté", "Marcelle Griffon" ou "Rotkopf".
En 2008, le Tribunal de Commerce de Roanne enregistre 113 nouvelles procédures collectives contre 116 en 2007 et 121 en 2006. Services et nouvelles technologies(à compléter)
La ville compte un Lions Clubs, de 32 membres, fondé par le docteur René Margotton et présidé en 2008 par Mr Bernard Demeure-Besson. Lieux touristiques(à compléter)
40 ha uniques en bord de Loire pour découvrir la flore et la faune, avec observatoire, affûts, sentier pédestre, 2 étangs et espace muséographique: Des films sont projetés, un espace est dédié aux expositions. On trouve un castor, des perroquets, des libellules... Le site est ouvert tout l'été. Une autre gravière existe à Roanne, entre le canal et la Loire avec 30 ha de plan d'eau pour observer les différentes espèces d'oiseaux.
Musée
Musée Joseph Déchelette à Roanne
Ancien hôtel de M. de Valence de Minardière, conçu par Lavoipierre, le bâtiment est acheté en 1892 par Joseph Déchelette. Le musée est créé en 1844 par l'archéologue Joseph-Antoine-Fleury-Léonard Mulsant (frère de Sébastien et Jean-Pierre créateur à Roanne du faubourg Mulsant). Il en fut le conservateur jusqu'à sa mort en 1851. Après la mort au front de Déchelette en 1914, sa veuve le céde à la ville en 1923. L'amateur d'art et d'histoire verra les collections archéologiques de Joseph Déchelette et ses successeurs (art et artisanat celtique et gallo-romain), d'importantes collections artistiques du XVe au XXe siècle avec bien sûr plusieurs toiles de Jean Puy, mais aussi de Maurice Tête, Maurice Aubret, Michel Degenne, etc., une exposition permanente d'art africain sous les combles réaménagés, et une autre exposition permanente consacrée à la céramique artistique contemporaine. Enfin, il verra une collection de céramiques révolutionnaires inaugurée le 23 juin 1989 par le président François Mitterrand. On peut aussi consulter de très nombreux ouvrages et documents dans la bibliothèque attenante, créée par Déchelette lui-même. La conservatrice actuelle est Brigitte Bourret. Monuments civils.
Chaque année c'est sur le Pont de Loire qu'a lieu le traditionnel feu d'artifice du 14 juillet,
Le Pont Pisserot à Roanne construit par l'ingénieur Léonce-Abel Mazoyer en 1897. Sa structure métallique et ses culées en granit et porphyre de la région sont bien visibles.
Le premier conseil municipal se déroule le 27 octobre 1874 dans une salle qui deviendra plus tard la salle Charles de Gaulle. Aujourd'hui il s'y tient encore. La fontaine place de l'hôtel de ville est l'œuvre de Charles-Louis Picaud. Elle rend hommage au maire François Populle qui avec l'aide de 20 000 paysans défendit la ville en 1814 face aux autrichiens. Cet acte de courage valut à Roanne la croix de la Légion d'Honneur sur décret de Napoléon III le 4 mai 1864.
En 1767 Jacques de Flesselles fera appel au célèbre Architecte-Urbaniste Lyonnais Jean-Antoine Morand (futur créateur du quartier des Brotteaux à Lyon) pour la construction de cette magnifique demeure, qui fut terminée en1770. L'hôtel de la sous Préfecture abrite entre autres, un salon Louis xv octogonal à la décoration classé monument historique et comportant de très belles boiseries, un plancher marqueté et à chacune des quatre portes, serrure et clé représentant les signes d'un jeu de cartes. Ce salon était utilisé jusqu'en 1981,comme bureau du sous-Préfet. Monuments religieux
Espace verts
On peut y voir le buste en marbre de François Populle réalisé par Nicolas Lescornel ainsi que le couple "les pauvres gens" de Charles-Louis Picaud. Après avoir hébergé le nœud central du réseau de bus, dans les années 1970, c'est aujourd'hui un parc agréable. Le kiosque à musique est toujours présent. Le jardin dispose d'un joli parc de jeux pour enfants.
CultureMédiathèqueVoulue par le maire Jean Auroux, elle ouvre ses portes en 1997. Imaginée par l'architecte Jean-Louis Godivier, elle offre un lieu vaste et lumineux, pour la lecture, la découverte et l'échange. Elle met à la disposition du public plus de 120 000 documents imprimés, sonores audiovisuels et multimédia à emprunter et à consulter ainsi que des accès internet. Elle s'appuie sur des collections encyclopédiques et pluralistes et favorise l'accès aux différentes formes d'expressions culturelles. Cinémas
Conçu sur le modèle des Multiplexes (écrans géants, séances nombreuses toute la journée, haute qualité d'image et de son), toutes ses salles sont accessibles aux personnes handicapées. Il remplace les cinémas "le Médian" et "le Palais des Fêtes". Ce dernier, en plus d'un cinéma, fut un dancing très fréquenté et un haut lieu du music-hall dans les années 1960/70 (Maurice Chevalier, Édith Piaf, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan... s'y sont produits), avant de devenir uniquement un cinéma en 1976.
L'histoire du cinéma à Roanne remonte à 1908, avec l'ouverture de la première salle, l'Eden, place de l'hôtel de ville. D'autres cinémas verront le jour comme le "Z", aujourd'hui remplacé par la discothèque "Le Thé Dansant", l'"Empire" rue Charles de Gaulle, disparu, le Médian (ex-Majestic, rue A. France) récemment fermé en 2007, et le "Marivaux" devenu l'Espace Renoir. ThéâtreUn somptueux théâtre à "l'italienne". Sur décision du maire Alexandre Raffin, il fut construit en 1884 par l'architecte Barberot et inauguré en 1885 par une représentation du "Barbier de Séville". D'une capacité de près de 560 places il offre un nouveau programme culturel chaque saison. En janvier 2009, Anne-Marie Barret est nommée à la direction du théâtre municipal. Le ScarabéeLe "Scarabée" 24 est un bâtiment conçu par l'architecte Alain Sarfati. Il accueille sur la commune voisine de Riorges, un grand nombre de manifestations : salons, spectacles, concerts, conventions d'entreprises, séminaires, congrès, assemblées générales. Quelques chiffres à propos de la salle du "Scarabée": 6,600 m2 - 5500 places - 23 millions d'euros d'investissements de la part de Grand Roanne Agglomération. La gestion et l'organisation ont été confiées à l'entreprise internationale GL Events dirigée localement par Laurence Bussière. Le "Scarabée" est inauguré le 8 décembre 2008 par un concert de Charles Aznavour. Sur ses 2 premiers mois d'exploitation, le Scarabée est un succès; Toutes animations confondues, il a attiré près de 58 000 personnes pour 40 000 attendues. Le programme 2009-2010 prévoit notamment les spectacles de Julien Clerc, "Age tendre et têtes de bois", Francis Cabrel, Patricia Kaas, Patrick Bruel, Élie Semoun, Nicolas Canteloup, Laurent Gerra, Bénabar, RFM Party 80, Roch Voisine, Alain Souchon, Florence Foresti, Anne Roumanoff, Jacques Dutronc, Marc Lavoine Événements et manifestations
7ème édition de ce festival en octobre 2009: Artistes, restaurateurs et métiers de la bouche, font de Roanne une des capitales nationales de la gastronomie : déjeuners et dîners-spectacles, soirées dégustations aux Halles Diderot, ateliers gastronomiques et d'œnologie… Le festival a déjà reçu les comédiens Pierre Richard et François Morel.
Reconnu comme un des premiers meetings aériens privés de France, il est organisé par l'association ICAR et se tient tous les deux ans sur l'Aéroport de Roanne-Renaison (Bois Combray), L'édition des 13 et 14 septembre 2008 rend un hommage à l'aviation de Antoine de Saint Exupéry à nos jours. Elle accueille la patrouille de France, ou encore les Red Arrows britanniques sous les commentaires du journaliste Bernard Chabbert. Gastronomie
Article détaillé : Pralus.
Maison TroisgrosArticle détaillé : Frères Troisgros.
Restaurant "La Maison Troisgros" à Roanne
En 1930, un bourguignon Jean-Baptiste Troisgros et son épouse Marie (Mémé Forte ! comme se plaît à l'appeler son petit-fils Michel ), reprennent face à la gare l'Hôtel des Platanes. Ils le rebaptisent à l'époque "Hôtel Moderne". Aujourd'hui "La Maison Troisgros" affiche toujours"Trois Etoiles" au Guide Michelin sans discontinuer depuis 1968 ! L'hôtel (4 étoiles) est membre de "Relais & Châteaux" depuis 1966. En 2007, le guide américain de référence Zagat Survey (en) a élu " La Maison Troisgros" meilleur restaurant mondial. La place devant le restaurant porte le nom de Jean Troisgros décédé en 1983. Elle est ornée d'une œuvre du sculpteur Arman et représente un empilage de fourchettes. Michel Troisgros propose également une cuisine traditionnelle dans un autre restaurant à Roanne, "Le Central" (surnommé "l'annexe"), sur le cours de la République toujours face à la gare. Michel Troisgros exporte la cuisine de Roanne, à Iguerande avec la Colline du Colombier, à Paris, à Moscou et à Tokyo. C'est dans cette fameuse maison et dans la région de Tarare (Rhône) que furent tournées certaines séquences du film d' Etienne Chatiliez en 1995 "Le bonheur est dans le pré" avec Michel Serrault et Eddy Mitchell. Médias, Internet, Radios FM, Réseau câblé, ADSL
Santé
Selon une étude de 2007 28, la clinique du Renaison se classe qualitativement dans les meilleurs établissements en Région Rhône Alpes pour les opérations de prothèses de la hanche.
Le centre hospitalier, actuellement dirigé par André-Gwenaël Pors emploie en 2008, 1786 personnes - le 1er employeur de la ville - avec 210 médecins. Il regroupe toutes les spécialités cliniques (médecine, cancérologie, chirurgie, gynécologie obstétrique, pédiatrie, psychiatrie...), d'une capacité de 1048 lits et dispose d'une maternité de niveau 2 29. Il est, depuis 2002, en restructuration complète. Le chantier du site principal, représente 140 millions d'investissement, en site occupé, et est piloté par le cabinet d'architecture Groupe 6. Une partie du site secondaire, sera bientôt rapatrié en centre ville, avec la reconstruction du pôle de psychiatrie (mandataire: Léon Gross - Keops Architecture), et la création du centre de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle du roannais, en partenariat avec Roanne Mutuelle EOVI. Le plan stratégique du centre hospitalier se fixe des objectifs ambitieux jusqu'en 2014. Enfin, une communauté hospitalière de territoire est en cours d'élaboration avec les hôpitaux locaux et les maisons de retraite du territoire de santé roannais. Selon le magazine l'Express, qui publie en janvier 2009 le classement des hôpitaux les plus sûrs de France, sur 223 classés de plus de 300 lits, le centre hospitalier de Roanne figure à la 173ème place. Toujours selon cette enquête, sur 324 cliniques classées de plus de 100 lits, la clinique du Renaison se situe à la 261ème place.
SportsLa ville compte près de 15 000 licenciés, pour 165 clubs et 52 disciplines.. La Chorale de Roanne (Basket-ball)Article détaillé : Chorale Roanne Basket.
FootballLoire Nord Football Club (LNFC)[1] est né en 2007 de la fusion du CSADN Roanne Mably et de ROANNE FOOT créés en 1945. Le club est présidé par Dominique Guillet. Il compte en 2010 une équipe sénior en Division Honneur Régionale (DHR), une équipe sénior en Promotion Honneur Régionale (PHR) et une équipe en 1ère série du district (1ère série Roanne). Le club dispose d'une école de foot (U7/U9/U11) labellisé F.F.F. et de plusieurs équipes dans chaque catégories des U13 jusqu'en séniors et ainsi que d'une équipe critérium. Palmarès : Coupe la Loire 2009 CyclismeLe cyclisme à Roanne est représenté par le VRC (Vélo Club Roannais) et le CR4C, le club routier des 4 chemins car, créé en mars 1925 au carrefour des 4 rues (St Romain, Mulsant, Lafarge - actuelle rue St Alban - et la rue des Elopées - actuelle rue Joanny Augé). Le CR4C est champion de France de DN1 en 2008. C'est ce dernier qui est encore à l'origine de la course textile du quartier mulsant, une animation très populaire. Anciennement, les roannais amateurs de courses cyclistes se retrouvaient au vélodrome des Cerisiers au faubourg Clermont pour des courses sur piste.
Le rugby à XIII et à XVL'équipe de rugby à XIII Le Racing Roanne est créée le 30 juin 1934. Le club est l'un des dix fondateurs de la discipline aux côtés de l'ex-quinziste international Jean Galia. La nouvelle équipe participe au premier championnat de France en 1934 en se classant 2ème. Le club remporte ses premiers titres nationaux en 1938 et 1939 contre Villeneuve-sur-Lot. Au total il a été cinq fois champion de France (1939, 1947, 1948, 1960, 1986), deux fois vainqueur de la Coupe (1938, 1962) et trois fois finaliste (1962, 1971, 1984). L'équipe doit beaucoup à l'industriel textile, Claudius Devernois, son Président durant près de 30 ans. En 2008, faute de finances suffisantes, l'équipe présidée par Bernard Vizier évolue en "Région" dans une poule comptant quatre équipes. L'équipe de rugby à XV, l'ASR XV présidée par Vincent le Gallic accuse en 2008 un déficit conséquent de 120 000 € compensé par une subvention municipale annuelle et définitive portée à 70 000 € et une avance de 50 000 € remboursable sur cinq ans. L'ASR XV propose une école de rugby. Canoë-kayakLe club "Mâtel-Sport-Canoë-Kayak" est implanté dans la base nautique René Captier en contre-bas de la levée de la Loire, près des jardins ouvriers du Faubourg Clermont. Il a été créé en 1948 par le comité d'entreprise de l'usine de textiles artificiels de Mâtel (disparue aujourd'hui). La section Canöé-Kayak de Roanne est l'un des plus important club de course en ligne de la région Rhône-Alpes. Le club se déplace sur toutes les compétitions inter-régionales et nationales organisées par la Fédération française de canoë-kayak. "Mâtel Sport-CK" pratique occasionnellement la descente de rivière et consacre l'essentiel de ses activités à la randonnée d'initiation sur la Loire et surtout à la "course en ligne". Cette discipline se pratique en vitesse sur 200, 500 ou 1 000 mètres, en fond sur 5 kilomètres (quatre distances communes à toutes les catégories sauf minimes et plus jeunes) et en Marathon sur 35 km (pour les Seniors). Le club accueille les mercredi et samedi après-midi à 14h. René Captier, qui donne son nom à la base du club, en était un des fondateurs. Il a disparu dans un accident de la route en 1973. AvironLe club d'aviron de Roanne Le Coteau (ARC ou encore LVEEN) avec plus de 150 adhérents est le plus important des 4 associations de rameurs de la Loire. L'association fêtera son centenaire à l'automne 2009 Hockey sur GlaceLe club de hockey des Renards roannais a eu 30 ans en 2008. GolfLe Golf du Roannais 31, présidé par Henri Drajnudel est situé à Champlong, sur la commune limitrophe de Villerest. Aux abords du parcours, se situe le restaurant du Château de Champlong dans une somptueuse demeure du XVI siècle. La bâtisse a appartenu à César Auguste Michelin en 1854, avant d'être cédée en 1891 à la famille de l'industriel papetier Jules Rabourdin, puis rachetée en 1993 par le chef-restaurateur Olivier Boizet. Depuis 2009, l'établissement aménagé en hôtel offre 12 chambres haut de gamme. Tennis de tableLe club Loire Nord tennis de table (LNTT). Le club est présidé par Philippe Ducrozet et entrainé par Yoann Matillon et Mounaïm Tirselt. Il est le résultat d'une fusion en 2002 entre Le Coteau Tennis de Table et L'AS Roanne TT. Parti de Régionale 1 en 2002, le club a accédé pour la première fois de son histoire au terme de la saison 2007/2008 à la Nationale 1 soit le meilleur niveau masculin en Rhône Alpes. Le club labélisé 4 étoiles par la FFTT, avec plus de 150 adhérents et 10 équipes séniors, est le club numéro 1 de le Loire. En 2009, le club est qualifié pour les 8èmes de finale de la Coupe d'Europe. BadmintonLe Club de Badminton de Roanne (C.B.R.)32 est un club dynamique et convivial qui organise son grand tournoi annuel fin janvier; Créé par les frères Riviére dans les années 1980, longtemps dirigé par Alain Borde, il est maintenant géré par des plus jeunes. Le président actuel est Jérémy Levéziel. AthlétismeLe Club Athlétique du Roannais (C.A.R) est présidé par Alain Tacher. Il accueille les débutants comme les confirmés, dès 6 ans. Il possède une école d'athlétisme forte de plus de 70 enfants âgés de 6 à 12 ans, pour un total de 250 licenciés. Il fait partie du Comité d'Athlétisme de la Loire, de la Ligue d'Athlétisme Rhône-Alpes et de la FFA. Il possède un coach athlétisme et santé qui entraîne et enseigne une remise en forme pour toutes les personnes qui ne font plus ou pas de sport, de manière progressive et non compétitive. Les jeunes du CAR ont remporté pour la 3ème année consécutive le challenge estival de la Loire et pour la 2ème fois de suite, une équipe minimes s'est qualifiée parmi les 30 meilleures de France pour accéder au championnat de France de leur catégorie. Plusieurs internationaux sont sortis des rangs du club roannais comme Adeline Roche ou Paméla Baert dernièrement. Le club s'entraîne sur le stade Malleval de Roanne et au COSEC de Mably. InfrastructuresLa Halle André Vacheresse abrite les rencontres de basket Pro A. Sa capacité devrait être porté de 3000 à 5000 places en mai 2011 pour un coût de 10 millions d'euros. Roanne possède 5 stades (dont le plus important "Henri Malleval"), 8 gymnases, 1 skate-parc, 3 terrains multisports, une patinoire, un pétanquodrome couvert, un bowling privé, un centre Nautique moderne, "le Nauticum", découvrable l'été. La municipalité en 2009 forme le projet d'un nouveau pôle sportif dans le quartier Fontalon-Saint-Clair avec notamment un nouveau terrain synthétique. Personnalités liées à la commune
Joseph Déchelette par Albert Dawant (1865)
Sculpture "Entrée dans le 3ème millénaire" par Michel Granger à Roanne
Fichier:JPJEUNET2009.JPG
Le réalisateur Jean-Pierre Jeunet
Diaporama d'hier et d'aujourd'hui
Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Liens externes
Bibliographie
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