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Le co√?¬Įt ou rapport sexuel, en tant que relation humaine, implique de facto plus d'un individu dans un comportement sexuel humain aboutissant ou non √?¬† une p√?¬©n√?¬©tration (les partenaires pouvant √?¬™tre de sexes identiques ou oppos√?¬©s). Exclue par cette d√?¬©finition, la masturbation demeure un acte sexuel pouvant provoquer les m√?¬™mes r√?¬©ponses physiologiques.

Il est possible de distinguer plusieurs phases dans un rapport sexuel : le d√?¬©sir, les pr√?¬©liminaires associ√?¬©s √?¬† l'excitation sexuelle, l'acte sexuel proprement dit (voir co√?¬Įt), l'orgasme et la r√?¬©solution. Le terme co√?¬Įt, bien que d√?¬©finissant stricto sensu l'acte de reproduction sexu√?¬©e chez les animaux (incluant la reproduction humaine) tend √?¬† devenir un synonyme du rapport sexuel, tout en d√?¬©signant plus strictement les moments o√?¬Ļ il y a p√?¬©n√?¬©tration (soit en excluant toutes formes de pr√?¬©liminaires) : on distingue alors le co√?¬Įt vaginal et le co√?¬Įt anal. Les termes √?¬ę copulation √?¬Ľ et √?¬ę fornication √?¬Ľ ont √?¬©galement des sens proches mais connot√?¬©s, voire p√?¬©joratifs.

La position du missionnaire d'un rapport sexuel d√?¬©crit par √?¬?douard-Henri Avril.
Lithographie d'Otto Mueller, 1919, format 22 √?¬? 17 cm.

D√?¬©finitions et √?¬©tymologie | modifier le code

Les expressions rapport sexuel, relation sexuelle et faire l'amour sont couramment utilis√?¬©es pour d√?¬©signer, souvent de mani√?¬®re implicite et sous-entendue, le co√?¬Įt vaginal h√?¬©t√?¬©rosexuel1,2. Par extension, ces expressions g√?¬©n√?¬©rales englobent les pr√?¬©liminaires, et d√?¬©signent √?¬©galement le co√?¬Įt anal, homo- ou h√?¬©t√?¬©rosexuel.

Le co√?¬Įt, du latin coire √?¬ę aller ensemble √?¬Ľ (de cum √?¬ę avec √?¬Ľ et ire √?¬ę aller √?¬Ľ)2, d√?¬©signe l'accouplement du m√?¬Ęle avec la femelle. Bien que la signification premi√?¬®re du mot co√?¬Įt est la p√?¬©n√?¬©tration du p√?¬©nis dans le vagin, il est √?¬©galement souvent utilis√?¬© pour d√?¬©signer la p√?¬©n√?¬©tration dans d'autres orifices du corps comme l'anus ou la bouche1.

La copulation, du latin copulatio √?¬ę union √?¬Ľ, d√?¬©signe l'accouplement du m√?¬Ęle avec la femelle chez les animaux √?¬† f√?¬©condation interne. Ce terme est parfois utilis√?¬© de mani√?¬®re humoristique ou p√?¬©jorative pour d√?¬©signer l'accouplement de la femme et de l'homme 2.

Description | modifier le code

Pr√?¬©liminaires | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Pr√?¬©liminaires.

Afin de provoquer l'excitation sexuelle chez l'un et/ou l'autre des partenaires, le co√?¬Įt est g√?¬©n√?¬©ralement pr√?¬©c√?¬©d√?¬© de pr√?¬©liminaires tels que des baisers, caresses sur les organes sexuels, le thorax, le ventre, les cuisses, les fesses et autres parties du corps. Les activit√?¬©s bucco-g√?¬©nitales sont g√?¬©n√?¬©ralement incluse dans les pr√?¬©liminaires. Enfin, certains gestes (en dehors des caresses et attouchements), paroles ou regards construisent √?¬©galement cette premi√?¬®re phase et provoquent un effet d'excitation non n√?¬©gligeable relativement aux stimuli physiques. De nombreux autres facteurs environnementaux peuvent renforcer cette premi√?¬®re phase.

Le constat de l'excitation du partenaire est √?¬©galement un facteur tr√?¬®s fort dans l'excitation de l'autre partenaire. Elle se remarque chez l'homme par l'√?¬©rection du p√?¬©nis avec parfois un √?¬©coulement de liquide pr√?¬©-√?¬©jaculatoire et chez la femme par le gonflement du clitoris et des petites l√?¬®vres, ainsi qu'√?¬† la d√?¬©tente et √?¬† la lubrification du vagin par transsudation du plasma √?¬† travers l'√?¬©pith√?¬©lium vaginal.

Il est assez courant de consid√?¬©rer que la femme appr√?¬©cie les longs pr√?¬©liminaires, par opposition √?¬† l'homme qui serait moins sensible √?¬† ces premi√?¬®res approches.

Co√?¬Įt vaginal | modifier le code

Vue en coupe sch√?¬©matique d'un co√?¬Įt vaginal (L√?¬©onard de Vinci).

Au sens strict, le co√?¬Įt vaginal consiste en la p√?¬©n√?¬©tration du p√?¬©nis de l'homme (en √?¬©rection) dans le vagin de la femme. Le co√?¬Įt en lui-m√?¬™me se caract√?¬©rise par des mouvements du p√?¬©nis dans le vagin qui stimulent r√?¬©ciproquement le p√?¬©nis de l'homme et le vagin, les petites l√?¬®vres et le clitoris de la femme. Outre cette stimulation physique, le prolongement des actes de types pr√?¬©liminaires (cf. supra) ouvre sur un plaisir qui d√?¬©pendra √?¬©galement de nombreux autres facteurs environnementaux. Si l'on peut souligner parfois l'id√?¬©e d'habilet√?¬© des partenaires, ce facteur n'est pas plus d√?¬©terminant que certaines conditions psychologiques.

Exemple d'une p√?¬©n√?¬©tration vaginale (illustration)

La p√?¬©n√?¬©tration peut √?¬™tre p√?¬©nible et douloureuse pour les deux partenaires si le vagin est trop √?¬©troit ou insuffisamment lubrifi√?¬©. Le vagin et la vulve se lubrifient naturellement chez la femme pub√?¬®re et non m√?¬©nopaus√?¬©e lorsqu'elle est excit√?¬©e, mais cette lubrification peut √?¬™tre insuffisante. Chez la femme vierge, la p√?¬©n√?¬©tration est souvent inconfortable, voire douloureuse, en raison de l'appr√?¬©hension de l'acte et du d√?¬©chirement de l'hymen. Chez la femme m√?¬©nopaus√?¬©e, le vagin peut √?¬™tre atrophi√?¬© et sec (ce ph√?¬©nom√?¬®ne est combattu par le traitement hormonal). En cas de lubrification insuffisante ou d'√?¬©troitesse excessive, on peut utiliser des lubrifiants intimes artificiels, notamment des gels √?¬† base d'eau.

Le co√?¬Įt peut se pratiquer dans diverses positions ; le choix de la position d√?¬©pend des anatomies, des go√?¬Ľts, des circonstances et des fantaisies des partenaires. La plus habituelle est la position du missionnaire : la femme est allong√?¬©e sur le dos et l'homme s'allonge entre ses cuisses √?¬©cart√?¬©es.

Autres types | modifier le code

Il existe de tr√?¬®s nombreuses possibilit√?¬©s de rapports sexuels, la fronti√?¬®re peut √?¬™tre sujette √?¬† d'innombrables d√?¬©bats. Au sens strict, le rapport sexuel doit tout de m√?¬™me faire intervenir les organes sexuels d'au moins un des partenaires. Le nombre de partenaires n'√?¬©tant a priori pas limit√?¬©, on peut √?¬©galement signaler l'existence du co√?¬Įt multiple et simultan√?¬© (voir sexualit√?¬© de groupe). Plus simplement √?¬† deux, les types de rapport peuvent √?¬™tre cumul√?¬©s ou combin√?¬©s : l'agencement le plus connu est la position 69, combinant une fellation et un cunnilingus (homme/femme), deux fellations (homme/homme) ou deux cunnilingus (femme/femme).

Rapports anaux | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Sodomie.

La sodomie est, dans le cadre des rapports sexuels, une p√?¬©n√?¬©tration par l'anus.

Rapports buccaux | modifier le code

Le baiser, la succion et le l√?¬©chage (soit avec la bouche et/ou la langue) portent des noms diff√?¬©rents en fonctions des parties du corps concern√?¬©es : le cunnilingus pour la vulve, l'anulingus pour l√ʬ?¬?anus et la fellation pour le p√?¬©nis. Ces activit√?¬©s sont g√?¬©n√?¬©ralement consid√?¬©r√?¬©es comme des pr√?¬©liminaires.

Masturbation | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Masturbation.

La masturbation est une activit√?¬© auto-√?¬©rotique qui est parfois pratiqu√?¬©e lors d'un rapport sexuel, en compl√?¬©ment des stimulations du partenaire ou pour terminer un rapport sexuel si le partenaire n'est plus sexuellement motiv√?¬©.

Rapports avec jouets | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Jouet sexuel.

Outils qui peuvent √?¬™tre utilis√?¬©s lors d'un rapport sexuel; pour stimuler des parties sensibles du corps (vagin, anus√ʬ?¬¶) plus ou moins accessibles (point G), les jouets sexuels sont d√?¬©sormais d'un usage courant[r√?¬©f. n√?¬©cessaire]. Les plus c√?¬©l√?¬®bres sont les boules de geisha et le godemichet ; le gode-ceinture ou harnais godemichet permet ainsi √?¬† une femme d'avoir des rapports √?¬©voquant tr√?¬®s directement la p√?¬©n√?¬©tration masculine.

Importance de l'orgasme | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Orgasme.

L'orgasme est g√?¬©n√?¬©ralement consid√?¬©r√?¬© comme le sommet du plaisir marquant la fin du rapport sexuel. Dans certaines formes de sexualit√?¬©s, comme le tantra, l'orgasme peut ne pas √?¬™tre recherch√?¬© comme ultime but, afin de prolonger et approfondir culturellement la sensualit√?¬© et le plaisir.

Contr√?¬īle neurobiologique du co√?¬Įt | modifier le code

Les recherches scientifiques, men√?¬©es principalement sur des mammif√?¬®res non-primates, montrent que l'organisation neuroanatomique g√?¬©n√?¬©rale des organismes mammaliens est sp√?¬©cifiquement con√?¬ßue pour la copulation h√?¬©t√?¬©rosexuelle : des ph√?¬©romones sexuelles attirent r√?¬©ciproquement les m√?¬Ęles vers les femelles3, puis le r√?¬©flexe de lordose permet de bien pr√?¬©senter le vagin pour la p√?¬©n√?¬©tration4, la lubrification vaginale facilite le r√?¬©flexe d'√?¬©jaculation, les sensations vaginales, clitoridiennes et p√?¬©niennes (via le syst√?¬®me de r√?¬©compense5,6) favorisent la motivation sexuelle7, etc.

Article d√?¬©taill√?¬© : Comportement de reproduction.

La p√?¬©n√?¬©tration rythm√?¬©e du p√?¬©nis dans le vagin est le but fonctionnel de l'organisation anatomique et neurobiologique. Le but du seul r√?¬©flexe sexuel moteur de la femelle (la lordose4) est de pr√?¬©senter le vagin au m√?¬Ęle, et le but des r√?¬©flexes sexuels du m√?¬Ęle (√?¬©rection, ajustement de l'intromission et pouss√?¬©es pelviennes8) est l'intromission rythm√?¬©e du p√?¬©nis, qui d√?¬©clenche le r√?¬©flexe √?¬©jaculatoire.

Les donn√?¬©es neurobiologiques montrent que le co√?¬Įt vaginal h√?¬©t√?¬©rosexuel est le but fonctionnel du comportement de reproduction. Mais un rapport sexuel humain, en g√?¬©n√?¬©ral, ne se limite pas uniquement au co√?¬Įt. Il existe des activit√?¬©s sexuelles qui n'ont aucun rapport avec la reproduction (comme la masturbation) et m√?¬™me des activit√?¬©s sans aucun rapport avec les organes g√?¬©nitaux (comme le baiser). Et le co√?¬Įt vaginal n'est pas n√?¬©cessaire √?¬† la r√?¬©ponse sexuelle physiologique (excitation, plateau, orgasme, r√?¬©solution). Comment expliquer ces diff√?¬©rences entre la copulation animale et le rapport sexuel humain ?

Les recherches r√?¬©centes en neurosciences, depuis le d√?¬©but du XXIe si√?¬®cle, permettent d'expliquer ces diff√?¬©rences entre le co√?¬Įt animal et humain. Elles ont montr√?¬© qu'au cours de l√ʬ?¬?√?¬©volution, le contr√?¬īle neurobiologique du comportement sexuel a chang√?¬©. Chez les primates et surtout chez les hominid√?¬©s (√?¬™tre humain, chimpanz√?¬©, bonobo, orang-outan, gorille, etc.), la sexualit√?¬© s'est progressivement dissoci√?¬©e des cycles hormonaux9,10, 90 % des g√?¬®nes des r√?¬©cepteurs aux ph√?¬©romones ont √?¬©t√?¬© alt√?¬©r√?¬©s11,12 et le r√?¬©flexe sexuel de la lordose n'est plus fonctionnel. Tandis qu'au contraire, l'importance du syst√?¬®me de r√?¬©compense et de la cognition est devenue majeure13. En raison de ces modifications du syst√?¬®me nerveux, on observe que les activit√?¬©s sexuelles des hominid√?¬©s changent : elles ne sont plus limit√?¬©es √?¬† la copulation vaginale14,15, mais se d√?¬©veloppent principalement autour de la stimulation des zones √?¬©rog√?¬®nes, car ces stimulations procurent des r√?¬©compenses / renforcements dans le cerveau13. Ces r√?¬©compenses, en particulier l'orgasme, sont per√?¬ßues au niveau de la conscience comme des sensations de plaisirs √?¬©rotiques et de jouissances. Chez l√ʬ?¬?√?¬™tre humain, le but fonctionnel du comportement sexuel n'est plus le co√?¬Įt vaginal, mais la recherche des r√?¬©compenses √?¬©rotiques, procur√?¬©s par la stimulation du corps et des zones √?¬©rog√?¬®nes. Le comportement de reproduction a √?¬©volu√?¬© vers un comportement √?¬©rotique16,note 1.

Article d√?¬©taill√?¬© : Comportement √?¬©rotique.

Le plaisir est devenu le principal (mais pas unique) facteur de la sexualit√?¬© humaine. En r√?¬©sum√?¬©, l√ʬ?¬?√?¬™tre humain recherche les activit√?¬©s sexuelles principalement car elles procurent des plaisirs √?¬©rotiques intenses.

Par ailleurs, les chercheurs Masters et Johnson ont observ√?¬© et mesur√?¬© avec des appareils sp√?¬©cialis√?¬©s plus de 10 000 r√?¬©ponses sexuelles aupr√?¬®s de 694 hommes et femmes. Ils ont montr√?¬© que le p√?¬©nis de l√ʬ?¬?homme et le clitoris de la femme √?¬©taient les principales r√?¬©gions du corps √?¬† l√ʬ?¬?origine du plaisir sexuel17. Pour ces raisons physiologiques, le rapport sexuel, qui implique justement des stimulations intenses du clitoris et du p√?¬©nis, est une des activit√?¬©s √?¬©rotiques pr√?¬©f√?¬©r√?¬©es des humains.

Mais le plaisir n'est pas la seule raison √?¬† l'origine des rapports sexuels. Les principaux facteurs donn√?¬©s par les femmes sont, dans l'ordre : le plaisir, l'amour, le contact physique, le d√?¬©sir d'√?¬™tre p√?¬©n√?¬©tr√?¬©e par le partenaire, la complicit√?¬©, la tendresse, une pulsion, les caresses sensuelles et le d√?¬©sir d'√?¬™tre reconnue par le partenaire. Les hommes indiquent, dans l'ordre : le plaisir, l'amour, le contact physique, la complicit√?¬©, la tendresse, le d√?¬©sir de p√?¬©n√?¬©trer la (ou le) partenaire, une pulsion, le d√?¬©sir d'√?¬™tre reconnu par le partenaire et les caresses sensuelles. En conclusion, on remarque que les facteurs √?¬† l'origine des rapports sexuels sont similaires entre les femmes et les hommes. Le plaisir √?¬©rotique est un facteur important, mais il n'est pas le seul. Les √?¬©motions positives, la qualit√?¬© de la relation avec le partenaire et le besoin d'√?¬™tre aim√?¬© sont √?¬©galement tr√?¬®s importants16.

Phases physiologiques | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : R√?¬©ponse sexuelle humaine.

Le gyn√?¬©cologue William Masters et la psychologue Virginia Johnson ont d√?¬©fini quatre phases de la r√?¬©ponse sexuelle humaine dans un ouvrage de r√?¬©f√?¬©rence intitul√?¬© Les r√?¬©actions sexuelles en anglais : Human Sexual Response. √?¬? ces phases, le docteur Helen Singer Kaplan a ajout√?¬© celle du d√?¬©sir.

D'apr√?¬®s ces auteurs, les diff√?¬©rentes phases sont, par ordre : le d√?¬©sir, l'excitation, le plateau, l'orgasme, et la r√?¬©solution. Ces diff√?¬©rentes phases, observables aussi bien chez l'homme que chez la femme, se manifestent par des variations physiologiques et humaines.

Variations physiologiques observ√?¬©es | modifier le code

Phase de d√?¬©sir | modifier le code

  • L√?¬©ger gonflement des organes g√?¬©nitaux.

Phase d'excitation | modifier le code

Chez la femme :

  • Lubrification des parois du vagin ;
  • Augmentation du volume du clitoris ;
  • √?¬?rection des mamelons ;
  • Augmentation du volume de la poitrine ;

Chez l'homme :

Phase du plateau | modifier le code

Chez la femme :

Chez l'homme :

Il est √?¬©galement observ√?¬© chez de nombreux hommes et de nombreuses femmes :

  • Une vasodilatation se traduisant par une rougeur du visage, un triangle rouge sur la poitrine, etc., avec toutes les variations individuelles ;
  • Un r√?¬©tr√?¬©cissement du champ visuel et un r√?¬©tr√?¬©cissement du champ auditif ;
  • Un accroissement de la transpiration.

Orgasme | modifier le code

Des contractions r√?¬©p√?¬©t√?¬©es au niveau du vagin ou du p√?¬©nis toutes les 0,8 secondes. √?¬ę Apr√?¬®s les quatre √?¬† six premi√?¬®res, celles-ci diminueront en force et en fr√?¬©quence √?¬Ľ. L'orgasme chez certaines personnes s'accompagne de manifestations sonores plus ou moins intenses et plus ou moins discr√?¬®tes (cris, soupirs, g√?¬©missements, couinement, r√?¬Ęles, etc.)

L'orgasme est plus physiologiquement identifiable chez l'homme avec l'√?¬©jaculation. Il est parfois moins lisible chez la femme.

L'id√?¬©e d'un orgasme f√?¬©minin identique √?¬† celui de l'homme est tr√?¬®s ancr√?¬©e dans les comportements sexuels. L'orgasme s'identifie alors comme des spasmes du vagin, g√?¬©n√?¬©ralement accompagn√?¬©s par une intense lubrification ; il est particuli√?¬®rement remarquable dans le cas relativement rare des femmes dites fontaines pour lesquels on parle d'√?¬©jaculation f√?¬©minine (expulsion en jet surtout d'urine et de liquide provenant de la vessie, accompagn√?¬©e d'une faible s√?¬©cr√?¬©tion des glandes de Skene18.

Phase de r√?¬©solution | modifier le code

Les organes g√?¬©nitaux reprennent leur apparence initiale peu √?¬† peu.

Normes et limites des rapports | modifier le code

Si le XIXe si√?¬®cle met en place les normes des √?¬ę bonnes m√?¬?urs √?¬Ľ, ce tableau de 1873 figurant des nymphes assaillant un faune de William Bouguereau inverse de mani√?¬®re narquoise la distribution alors admise des r√?¬īles19.

Il est n√?¬©cessaire de souligner, avant de d√?¬©crire les variations personnelles, culturelles, sociales, ou tenant √?¬† l'orientation sexuelle des individus, que les rapports sexuels de la tr√?¬®s grande majorit√?¬© des personnes, dans les soci√?¬©t√?¬©s occidentales, consistent en une p√?¬©n√?¬©tration vaginale avec un partenaire de sexe oppos√?¬©, associ√?¬© √?¬† des caresses comme pr√?¬©liminaires. Ceci repr√?¬©sente 96 % des pratiques sexuelles. Les autres pratiques repr√?¬©sentent entre 3 et 8 % des pratiques des personnes interrog√?¬©es √?¬† propos de leur dernier rapport sexuel20.

R√?¬©f√?¬©rents de la d√?¬©finition | modifier le code

L'ex-pr√?¬©sident des √?¬?tats-Unis, Bill Clinton, interrog√?¬© au sujet d'√?¬©ventuelles relations extraconjugales, avait r√?¬©pondu qu'il n'avait pas eu de rapport sexuel avec Monica Lewinsky en arguant du fait que sa d√?¬©finition (personnelle) reposait sur un rapport strictement vaginal. Cette activit√?¬© sexuelle de Bill Clinton, tr√?¬®s m√?¬©diatis√?¬©e √?¬† l'√?¬©poque, pose la question de la d√?¬©finition du √?¬ę rapport sexuel √?¬Ľ ou des √?¬ę relations sexuelles √?¬Ľ.

En fonction des observations neurobiologiques, chez l'animal, la d√?¬©finition du co√?¬Įt correspond effectivement √?¬† l'organisation des circuits neuraux du comportement de reproduction, sp√?¬©cifiquement organis√?¬© pour la copulation h√?¬©t√?¬©rosexuelle. Par contre, chez les hominid√?¬©s, l'alt√?¬©ration et la modification de certains circuits neuraux induisent une modification de la dynamique fonctionnelle. La recherche des r√?¬©compenses √?¬©rotiques n'est plus li√?¬© au co√?¬Įt vaginal. La d√?¬©finition habituelle du √?¬ę rapport sexuel √?¬Ľ, qui n'est plus limit√?¬©e au co√?¬Įt vaginal, et qui par extension englobe les pr√?¬©liminaires et le co√?¬Įt anal homo- ou h√?¬©t√?¬©rosexuel, correspond assez bien √?¬† la dynamique du comportement √?¬©rotiquenote 1 des hominid√?¬©s.

Paraphilie | modifier le code

Les paraphilies ne d√?¬©signent pas des rapports sexuels mais une attirance ; cependant, sans passer √?¬† la r√?¬©alisation physique dans un rapport sexuel, l'individu paraphile peut souffrir de ses attirances du fait d'une r√?¬©probation par son environnement social. C'est pourquoi certains sp√?¬©cialistes classent quelques paraphilies parmi les maladies psychiatriques. Dans le cas du passage √?¬† l'acte, ces √?¬ę d√?¬©viances√?¬Ľ peuvent poser des probl√?¬®mes d'ordres moraux et juridiques. Si, par exemple, la g√?¬©rontophilie - soit l'attirance sexuelle pour des personnes du troisi√?¬®me √?¬Ęge - est tol√?¬©rable, celle pour des animaux (autres qu'humains, la zoophilie) sera souvent prohib√?¬©e, tout comme la n√?¬©crophilie (pour les cadavres) ainsi que la scatophilie (pour les excr√?¬©ments). Le cas le plus d√?¬©licat et le plus s√?¬©v√?¬®rement puni est la p√?¬©dophilie, soit l'attirance sexuelle d'une personne juridiquement majeure pour des enfants (n'ayant pas atteint leur majorit√?¬© sexuelle).

Limites juridiques et culturelles | modifier le code

Certains rapports sexuels sont interdits par la loi et/ou la morale, soit en tant que tels, soit pour les dommages qu'ils impliquent. Le harc√?¬®lement sexuel est √?¬©galement punissable.

Le viol comme rapport sexuel se faisant par l'agression et consid√?¬©rant la violence exerc√?¬©e sur une personne est puni tr√?¬®s s√?¬©v√?¬®rement par de nombreux √?¬?tats, parfois m√?¬™me quand il a lieu entre √?¬©poux (en France). Tous les abus sexuels sur des individus vuln√?¬©rables ou en situation de vuln√?¬©rabilit√?¬© sont r√?¬©prouv√?¬©s √ʬ?¬? en particulier quand il s'agit d'un enfant abus√?¬© par un adulte (avec ou sans viol) : on parle d'acte de p√?¬©dophilie, ce qui constitue en France un abus sexuel sur mineur.

Les rapports sexuels avec un membre de la famille semblent √?¬™tre universellement r√?¬©prouv√?¬©s √ʬ?¬? cette prohibition de l'inceste constitue un point-clef de la sexualit√?¬© humaine parfois consid√?¬©r√?¬© comme la structure initiale de la soci√?¬©t√?¬©note 2. Tous les rapports sortant de la normativit√?¬© du co√?¬Įt vaginal sont √?¬©galement susceptibles d'√?¬™tre consid√?¬©r√?¬©s comme immoraux, en particulier dans la civilisation occidentale[r√?¬©f. n√?¬©cessaire] : la sodomie, la fellation et/ou le cunnilingus sont parfois jug√?¬©s comme des √?¬ę pratiques d√?¬©viantes √?¬Ľ et r√?¬©prim√?¬©s p√?¬©nalement.

Pour la plupart des religions √?¬©tablies, le mariage est un cadre strict qui tend √?¬† exiger la fid√?¬©lit√?¬© sexuelle dans le couple √ʬ?¬? les rapports hors-mariage sont alors mis √?¬† l'index. Un rapport sexuel entre un homme et une femme non mari√?¬©s est qualifi√?¬© de fornication. La fornication est r√?¬©prim√?¬©e p√?¬©nalement dans certains √?¬?tats, avec cependant une certaine inapplicabilit√?¬© pratique. Un rapport sexuel entre une personne mari√?¬©e et une autre personne qui n'est pas son √?¬©poux est nomm√?¬© adult√?¬®re. L'adult√?¬®re est r√?¬©prim√?¬© p√?¬©nalement dans certains √?¬?tats ; c'est en g√?¬©n√?¬©ral un motif de divorce aux torts de celui qui le commet.

L'√?¬?glise catholique encourage la chastet√?¬© entre √?¬©poux en tant qu'acte d'adoration mutuelle et une th√?¬©ologie du corps enseigne √?¬©galement que l'amour sexuel est un transfert d'√?¬?ros en Agap√?¬® et qu'il y existe une √?¬ę th√?¬©ologie de l'orgasme √?¬Ľ qui exalte ce plaisir comme √?¬©tant voulu par Dieu, si bien que les transgressions de la position sexuelle recommand√?¬©e par l'√?¬?glise et les m√?¬©decins m√?¬©di√?¬©vaux, √?¬† savoir la femme couch√?¬©e et l'homme dessus, sont tol√?¬©r√?¬©es21. Au Moyen √?¬?ge, l'√?¬?glise catholique interdit le rapport sexuel la plupart des lundi et mercredi (jours de je√?¬Ľne), le vendredi (jour des morts), le samedi (veille du jour du Seigneur), pendant l'Avent ou le Car√?¬™me, ainsi plus de la moiti√?¬© de l'ann√?¬©e est interdite22.

Chez les animaux | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Sexualit√?¬© animale.
Un couple de lions copulant au Maasai Mara, Kenya.

Bon nombre de mammif√?¬®res marins utilisent la fertilisation externe. La fertilisation interne avec la plupart des invert√?¬©br√?¬©s (tels que les reptiles, certains poissons, et la plupart des oiseaux) occurrent via une copulation cloaquale (voir h√?¬©mip√?¬©nis), tandis que les mammif√?¬®res copulent vaginalement et que certains vert√?¬©br√?¬©s se reproduisent sexuellement par fertilisation externe. Cependant, certains arthropodes terrestres utilisent √?¬©galement la fertilisation externe.

Les humains, et les bonobos23, les chimpanz√?¬©s et les dauphins sont des esp√?¬®ces connues pour engager un comportement h√?¬©t√?¬©rosexuel m√?¬™me lorsque la femelle n'est pas en chaleur. Ces esp√?¬®ces, parmi d'autres, sont √?¬©galement connues pour engager un comportement bisexuel15 (g√?¬©n√?¬©ralement, chaque individu a des activit√?¬©s h√?¬©t√?¬©rosexuelles et homosexuelles). Les humains, les bonobos et les dauphins sont des animaux socialement intelligents, et l'utilisation du sexe a √?¬©volu√?¬© au-del√?¬† de la reproduction, pour apparemment renforcer certaines fonctions sociales.

Notes et r√?¬©f√?¬©rences | modifier le code

Notes | modifier le code

  1. √ʬ?¬? a et b Les distinctions entre √ʬ?¬?comportement sexuel√ʬ?¬Ě, √ʬ?¬?comportement de reproduction√ʬ?¬Ě et √ʬ?¬?comportement √?¬©rotique√ʬ?¬Ě sont expliqu√?¬©es dans les articles Comportement √?¬©rotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont √?¬©t√?¬© propos√?¬©es par les auteurs Martin H. Johnson et Barry J. Everitt dans leur ouvrage Reproduction, 5e edition, publi√?¬© chez De Boeck Universit√?¬© en 2001, car les diff√?¬©rences neurobiologiques, cognitives et comportementales entre les esp√?¬®ces modifient la dynamique du comportement sexuel. L'ouvrage qui pr√?¬©sente le plus de v√?¬©rifications exp√?¬©rimentales de ces distinctions est Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo.
  2. √ʬ?¬? Claude L√?¬©vi-Strauss, Les Structures √?¬©l√?¬©mentaires de la parent√?¬©, √?¬©d. Mouton, 2002. √?¬ę La prohibition de l'inceste (√ʬ?¬¶) en laquelle s'accomplit le passage de la nature √?¬† la culture. √?¬Ľ pp. 28-29. √?¬ę La prohibition de l'inceste est moins une r√?¬®gle qui interdit d'√?¬©pouser m√?¬®re, s√?¬?ur ou fille, qu'une r√?¬®gle qui oblige √?¬† donner m√?¬®re, s√?¬?ur ou fille √?¬† autrui. C'est la r√?¬®gle du don par excellence. √?¬Ľ conclusion p552. D'apr√?¬®s L√?¬©vi-Strauss, dans les soci√?¬©t√?¬©s traditionnelles, g√?¬©n√?¬©ralement domin√?¬©es par les hommes, l'√?¬©change des femmes permet de cr√?¬©er des liens de parent√?¬© et ainsi des relations et des obligations sociales avec d'autres familles et d'autres villages. Car √?¬ę si tu √?¬©pouses ta propre s√?¬?ur, tu n'auras pas de beau-fr√?¬®re. Et avec qui iras-tu chasser ? Avec qui feras-tu les plantations ? Qui auras-tu √?¬† visiter ? p556

R√?¬©f√?¬©rences | modifier le code

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  2. √ʬ?¬? a, b et c Le nouveau petit Robert de la langue fran√?¬ßaise, version √?¬©lectronique 2009
  3. √ʬ?¬? (en) Keller M., Bakker J. Pheromonal communication in higher vertebrates and its implication on reproductive function. Editorial. Behavioural Brain Research, 200(2):237-238, 2009
  4. √ʬ?¬? a et b (en) Kow L.M., Florea C., Schwanzel-Fukuda M., Devidze N., Kami K.H., Lee A., Zhou J., Maclaughlin D., Donahoe P., Pfaff D. Development of a sexually differentiated behavior [lordosis] and its underlying CNS arousal functions. Curr. Top. Dev. Biol., 79:37-59, 2007
  5. √ʬ?¬? (en) Cibrian-Llanderal T., Tecamachaltzi-Silvaran M., Triana-Del R.R., Pfaus J.G., Manzo J., Coria-Avila G.A. Clitoral stimulation modulates appetitive sexual behavior and facilitates reproduction in rats. Physiology & Behavior, 100(2):148-153, 2010
  6. √ʬ?¬? (en) Matsumoto J., Urakawa S., Hori E., de Araujo M.F., Sakuma Y., Ono T., Nishijo H. Neuronal responses in the nucleus accumbens shell during sexual behavior in male rats. The Journal of Neuroscience, 32(5):1672-1686, 2012
  7. √ʬ?¬? (en) Pfaus J.G., Kippin T.E., Coria-Avila G.A., Gelez H., Afonso V.M., Ismail N., Parada M. Who, what, where, when (and maybe even why)? How the experience of sexual reward connects sexual desire, preference, and performance. Archives of Sexual Behavior, 41(1):31-62, 2012
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  9. √ʬ?¬? (fr) Jean-Pierre Signoret, √?¬ę Sexuel (Comportement) √?¬Ľ, Encyclop√?¬¶dia Universalis, vol. 11.0,√ʬ?¬? 2006
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  10. √ʬ?¬? (fr) J. Buvat, √?¬ę Hormones et comportement sexuel de l'Homme : donn√?¬©es physiologiques et physiopathologiques √?¬Ľ, Contracept. Fertil. Sex., vol. 24, no 10,√ʬ?¬? 1996, p. 767-778
  11. √ʬ?¬? (en) Nei M., Niimura Y., Nozawa M. The evolution of animal chemosensory receptor gene repertoires: roles of chance and necessity. Nat. Rev. Genet., 9(12):951-963, 2008
  12. √ʬ?¬? (en) ZHANG J. , WEBB D. M. Evolutionary deterioration of the vomeronasal pheromone transduction pathway in catarrhine primates, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 100(14):8337-8341, 2003.
  13. √ʬ?¬? a et b (en) AGMO Anders Functional and dysfunctional sexual behavior Elsevier 2007.
  14. √ʬ?¬? (en) FORD Clellan S. , BEACH Frank A. : Patterns of sexual behavior, Methuen & Co, London, 1965. Le livre existe en fran√?¬ßais, mais il est plus difficile √?¬† trouver : Le comportement sexuel chez l'homme et l'animal, R. Laffont, 1970
  15. √ʬ?¬? a et b (en) Bagemihl B. Biological Exuberance. St Martin's Press, 2000
  16. √ʬ?¬? a et b [PDF] (fr) Wunsch Serge, Th√?¬®se de doctorat sur le comportement sexuel, EPHE-Sorbonne, Paris, 2007.
  17. √ʬ?¬? (en) MASTERS William, JOHNSON Virginia. Human sexual response, Bantam Books 1980.
  18. √ʬ?¬? (en)Gary Schubach √?¬ę Urethral expulsions during sensual arousal and bladder catheterization in seven human females √?¬Ľ. Ed.D. thesis, Institute for Advanced Study of Human Sexuality, 1996
  19. √ʬ?¬? cf. all√?¬©gorie de William Bouguereau - XIXe si√?¬®cle) - source analyse du tableau
  20. √ʬ?¬? Bajos N. Bozon M. Enqu√?¬™te CSF Contexte de la sexualit√?¬© en France 2006
  21. √ʬ?¬? Lettre encyclique du pape Beno√?¬ģt XVI
  22. √ʬ?¬? Jean-Pierre Bardet, Jacques Dup√?¬Ęquier, √?¬ę Contraception : les Fran√?¬ßais les premiers, mais pourquoi ? √?¬Ľ, Communications, vol. 44, no 44,√ʬ?¬? 1986, p. 7
  23. √ʬ?¬? Frans de Waal, "Bonobo Sex and Society", Scientific American (mars 1995): 82√ʬ?¬?86.

Annexes | modifier le code

Bibliographie | modifier le code

Articles connexes | modifier le code