Racisme
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Le racisme est une idéologie qui postule une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique, désignée sous le terme de race. Plus généralement, le racisme désigne la croyance que de prétendues propriétés biologiques innées, attribuées à des groupes sociaux, conditionnent inévitablement l'accomplissement culturel et individuel. Le terme racisme peut également désigner une attitude de critique ou d'hostilité systématique envers l'ensemble d'un ou de plusieurs groupes ethniques déterminés. Le racisme peut se traduire par des actes d'hostilité ou de discrimination envers les personnes selon leur origine ethnique, et prendre la forme de xénophobie ou d'ethnocentrisme.
Certaines formes d'expression du racisme, comme les injures racistes, la diffamation raciale, la discrimination dans certains domaines (embauche, service,...), sont considérées comme des délits dans un certain nombre de pays. Les thèses racistes ont servi de support à certaines idéologies politiques pour pratiquer des discriminations sociales, des ségrégations ethniques et commettre des violences, dont des actes de génocides.
Sommaire |
[] Origine d'un mot
Le pamphlétaire Gaston Méry, collaborateur à La Libre Parole, le journal d'Édouard Drumont, a inventé le mot « raciste » en 1894[1],[2],[3], selon Charles Maurras[4].
Toutefois, l'adjectif « raciste »[5] et le nom « racisme » s'installent dans le vocabulaire général dans les années 1930[6]. Il fait ainsi son entrée dans le dictionnaire Larousse en 1930[7].
[] Origines du racisme
La littérature ne dégage pas de consensus concernant la question de l?origine du racisme ; deux conceptions principales s?opposent à ce sujet. La première consiste à considérer que différentes formes de racisme se sont succédées au cours de l?histoire, et ce depuis l'Antiquité. La seconde envisage le racisme comme un produit de l'Europe occidentale moderne, exporté dans le sillage de l'impérialisme européen.
[] Les tenants d?un racisme pré-moderne
S'il existe un consensus relativement large dans la communauté scientifique pour affirmer l?inexistence d?un équivalent à la notion de race dans l?Antiquité, le philosophe Christian Delacampagne perçoit dans l?attitude païenne - égyptienne, grecque puis romaine- face au juifs et dans la partition entre hommes libres d?un côté, femmes, enfants et esclaves de l?autre, des « classifications biologiques », de « type raciste »[8].
C?est surtout le Moyen Âge qui donne des arguments aux partisans de l?existence d?un racisme antérieur à la modernité. Pour l?historien spécialiste de l'antisémitisme Gavin I. Langmuir, l'une de ses manifestations serait la cristallisation de l?antijudaïsme des premiers théologiens chrétiens en un antisémitisme chrétien dès le XIIIe siècle[9]. D?autres en voient les premières manifestations dès la fin du XIe siècle et les premiers pogroms qui jalonnent la première croisade populaire menée par Pierre l'Ermite. Au XIIIe siècle, la crise rencontrée par l?Église catholique, menacée par les hérésies cathares, albigeoises, vaudoises aboutit à une rigidification de sa doctrine qui se manifeste notamment par la création de l'Inquisition dans les années 1230 et par ce que Delacampagne désigne comme la « démonisation » des infidèles[10].
Selon Delacampagne, l?idée que la conversion absout le juif s?efface alors devant la croyance que la judéité est une condition héréditaire et intangible. Ce mouvement n?épargne d?ailleurs pas d?autres catégories de la population. Sa manifestation la plus probante est la mise en place progressive à partir de 1449 d?un système de certificat de pureté de sang (limpieza de sangre) dans la péninsule ibérique pour accéder à certaines corporations ou être admis dans les universités ou les ordres. Ce mouvement, qui se traduit par le décret d'Alhambra de 1492, concerne quatre groupes précis : les juifs et les musulmans convertis, les pénitenciés de l?Inquisition et les cagots, c?est-à-dire les descendants présumés de lépreux[11].
Delacampagne mentionne la ségrégation qui touche cette dernière catégorie de population comme une étape majeure dans la constitution du racisme moderne. Pour la première fois, selon lui, la discrimination d?un groupe social reçoit au XIVe siècle une justification appuyée sur les conclusions de la science. Les chirurgiens, tel Ambroise Paré, apportent en effet leur caution à l?idée que les cagots, descendants présumés de lépreux, continuent de porter la lèpre bien qu?ils n?en manifestent pas les signes extérieurs[12].
[] Dans les sociétés non européennes
Plusieurs études ont mis en avant l?existence d?attitudes que leurs auteurs considèrent comme racistes dans des sociétés extérieures à l?aire culturelle européenne. Au Japon, la transmission héréditaire de l?appartenance à la caste des Burakumin jusqu?au début de l'ère Meiji a pu être analysée comme le produit d?une construction symbolique de type raciste. Les travaux menés par l?historien Bernard Lewis sur les représentations développées par la civilisation musulmane à l?égard de l?Autre concluent sur l?existence d?un système perceptif qu?il qualifie de raciste, notamment à l?égard des populations noires[13].
[] Le racisme moderne
Les différents auteurs qui conçoivent le racisme comme une spécificité de la modernité européenne s?accordent pour mettre en avant la conjugaison de deux facteurs dans la genèse de cette nouvelle attitude :
- le développement de la science moderne. Il inaugure un système de perception essentialiste de l?altérité et un système de justification des conduites racistes qui s'appuient sur des théories à prétention scientifique de la race.
- l?expansion européenne qui débute au XVe siècle[14]. Elle entraîne la mise en place d?un système économique et social esclavagiste, et d?une traite négrière à destination des colonies ; parallèlement, elle s'accompagne du développement d?une attitude coloniale à l?égard des populations non européennes qui pénètre progressivement la métropole[15].
[] La biologisation du social
Pour Colette Guillaumin[16] le racisme est contemporain de la naissance d?un nouveau regard porté sur l?altérité ; il est constitué par le développement de la science moderne et la substitution d?une causalité interne, typique de la modernité, à une définition externe de l?homme qui prévalait avant la période moderne.
Alors que l?unité de l?humanité trouvait auparavant son principe à l?extérieur de l?homme, dans son rapport à Dieu, l?homme ne se réfère désormais qu?à lui-même pour se déterminer. Comme en attestent les débats théologiques sur l?âme des indiens ou des femmes, le rejet de la différence et les hiérarchies sociales s?appuyaient sur une justification religieuse ou basée sur un ordre sacré (caste) ; ils se parent désormais des habits de la justification biologique, renvoyant à l?ordre de la nature[17]. La conception de cette Nature elle-même connaît une mutation profonde : elle devient mesurable, quantifiable, réductible à des lois accessibles à la raison humaine.
Ce changement de regard engendre un système perceptif essentialiste : l?hétérogénéité au sein de l?espèce humaine ne doit son existence qu?à une différence logée dans le corps de l?homme, que les scientifiques européens s?acharneront à mettre en évidence tout au long du XIXe siècle et au cours de la première moitié du XXe siècle. Pour Pierre-Henri Boulle, on peut percevoir en France dès la fin du XVIIe siècle les premières expressions de ce mode de perception. C?est au XVIIIe siècle qu?il se répand parmi les élites politiques, administratives et scientifiques, avant de se généraliser au plus grand nombre dans le courant du XIXe siècle[18].
Pour Colette Guillaumin ce mode de perception se généralise au tournant des XVIIIe siècle et XIXe siècle[19]. Dans la première partie de son ouvrage Les origines du totalitarisme, Hannah Arendt date l?apparition de l?antisémitisme, qu?elle différencie de l?antijudaïsme, du début du XIXe siècle ; c?est aussi la date d?origine qu?assigne le philosophe Gilbert Varet aux « phénomènes racistes expressément dits »[20].
La propagation hors de l?Europe apparaît dans cette optique comme un produit de l?influence européenne : André Béteille développe ainsi la thèse d?une « racialisation » du système de caste en Inde après la colonisation britannique[21]. Au Japon, des travaux menés par John Price, Georges De Vos, Hiroshi Wagatsuma ou Ian Neary au sujet des Burakumin parviennent à des conclusions identiques[22].
[] La colonisation et l'esclavage
La question de l?antériorité ou de la postérité du racisme au développement de l?esclavage dans les colonies européennes fait l?objet de nombreux débats. Le consensus s?établit néanmoins au sujet du rôle joué par le développement de l?esclavage sur le durcissement et la diffusion de l?attitude raciale.
Selon l?historien américain Isaac Saney, « les documents historiques attestent de l'absence générale de préjugés raciaux universalisés et de notions de supériorité et d'infériorité raciale avant l'apparition du commerce transatlantique des esclaves. Si les notions d'altérité et de supériorité existaient, elles ne prenaient pas appui sur une vision du monde racialisée »[23].
Développement de l?esclavage et de la science moderne ont étroitement interagi dans la construction du racisme moderne. La catégorie de « nosopolitique » qualifie chez la philosophe Elsa Dorlin l?usage des catégories de « sain » et de « malsain » par le discours médical appliqué dans un premier temps aux femmes, puis aux esclaves. Alors que le Blanc, considéré comme « naturellement » supérieur par les médecins, est défini comme l?étalon de la santé, le tempérament des Noirs est par contraste déclaré « pathologique » ; il est porteur de maladies spécifiques, que seule la soumission au régime de travail imposé par les colons peut atténuer, mais difficilement guérir, tant elles paraissent intrinsèquement liées à sa nature[24].
[] Historique
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- Le siècle des Lumières voit une théorisation du racisme dans les ouvrages du suédois Charles Linné qui affirmait la supériorité des Blancs. Buffon énonce sans honte que « le Nègre serait à l'homme ce que l'âne est au cheval[25] ». Voltaire explique qu'« il n'est pas improbable que dans les pays chauds des singes aient subjugué des filles[26] ». L'Encyclopédie de Diderot note que « Les Nègres de Guinée sont pour la plupart enclins au libertinage, à la vengeance, au vol et au mensonge[27] ».
- Au XIXe siècle, les publics parisien et londonien se passionnent pour les zoos humains qui exposent des êtres humains comme des bêtes de foire.
- En 1853-1855, le Français Joseph Arthur de Gobineau publie son Essai sur l'inégalité des races humaines qui spécule sur l'existence de races supposées « pures » et la supposée dégénérescence due au métissage.
- En 1871, Ernest Renan développa également des idées racistes.
- Nazisme : Le nazisme est une théorie politique raciste et biologisante qui prend les peuples pour des « races » et prône l'extermination entres autres des juifs et des tziganes, ne descendant prétendument pas des aryens, à l'inverse des peuples germaniques. La mise en application de cette doctrine par le IIIe Reich allemand a provoqué la mort de 6 millions de juifs (voir l'article détaillé sur la shoah).
- Génocide des Arméniens, population endémique du Caucase par les Turcs originaires des steppes d'Asie centrale.
- Apartheid en Afrique du Sud. Dans les années 1980, des scientifiques afrikaners imaginent le Project Coast et élaborent une substance stérilisante destinée aux Noirs. Elle pouvait être répandue dans l'eau ou les produits de consommation courante [28].
- En Australie, les Aborigènes ont été décimés par les maladies infectieuses, les migrations forcées, à l'instar des Amérindiens. Certains historiens soutiennent qu'ils ont été victimes d'un génocide. Ils ont obtenu le droit de vote en 1967, bien après les autres citoyens australiens.
- Ségrégation des Noirs aux États-Unis (jusqu'au XXe siècle)
- Interdiction d'accès à la prêtrise dans le Mormonisme (1844-1978)
- Les épurations ethniques modernes (Nigeria, Biafra, Kosovo, Rwanda)
- Guerre civile au Darfour, au Soudan.
- Enseignement du racisme au XIXe siècle, en France
En 1885, dans son ouvrage Histoire Naturelle, destiné à l'enseignement secondaire, J. Langlebert distingue 4 races:
- blanche ou caucasique, cette race est « remarquable par la puissance de son intelligence, c'est à elle qu'appartient les peuples qui ont atteint le plus haut degré de civilisation »
- jaune ou mongolique.
- noire ou africaine.
- rouge ou américaine.
La terminologie des descriptions laisse supposer un jugement de valeur. « L'angle facial ne dépasse guère 70 à 75° » chez les Noirs.
[] Le racisme dit « scientifique »
Le racisme est généralement assimilé à une idéologie se fondant sur l'hypothèse scientifique erronée du racialisme qui classifie les êtres humains d'après leurs différences morphologiques en application d'une méthode apparentée à celle de la zoologie pour justifier la mise en place de législations ségrégationnistes et la discrimination politique.
- Historiquement, cette considération a été liée au droit (et même au « devoir », selon Jules Ferry) pour une race supérieure d'en dominer au moins temporairement une ou plusieurs autres, notamment dans un cadre colonial.
- Sur le plan politique, le darwinisme social a servi à justifier le colonialisme, le polygénisme, l'eugénisme, le fascisme et surtout le nazisme. En effet, cette idéologie considère légitime que les « races humaines » et les êtres les plus faibles disparaissent et laissent la place aux races et aux êtres les mieux armés pour survivre. Ernst Haeckel. Voir Race humaine.
- De nos jours, le darwinisme social inspire encore certaines idéologies d'extrême droite.
- Le comte Joseph-Arthur de Gobineau fait publier en 1853-1855 l'Essai sur l'inégalité des races humaines. Il apparaît comme la théorisation d'idées racistes prégnantes dans la France du XIXe siècle. Dès le premier chapitre, il écrit : « Toute civilisation découle de la race blanche, aucune ne peut exister sans le concours de cette race ». À l'école d'anthropologie de Paris, on pèse les cerveaux pour classer les individus dans une hiérarchie des races. Dans le dictionnaire Larousse de 1866, l'article « Nègre » affirme que le cerveau des Noirs est moins volumineux que celui des Blancs. Ce racisme a justifié les exactions de l'armée coloniale française.
- Ernest Renan ne cacha pas ses sympathies pour les théories de Gobineau, et publia des écrits allant dans le sens de la supériorité de certaines races.
Soulignons qu'indépendamment de toute comparaison de la valeur de ces races, le racisme a également désigné le droit pour un groupe de pratiquer un eugénisme visant à se « protéger » contre les conséquences supposées néfastes pour les générations futures d'un métissage.
[] Le racisme aux États-Unis
Dans un discours télévisé prononcé en 1963, le président américain John Fitzgerald Kennedy aborde de front la question de la discrimination raciale aux États-Unis :
« Le bébé noir qui naît aujourd'hui en Amérique, quelle que soit la région du pays dans laquelle il voit le jour, a environ la moitié des chances de terminer ses études secondaires dont bénéficie un bébé blanc, né au même endroit le même jour ; le tiers de ses chances de terminer ses études universitaires ; le tiers de ses chances d'exercer une profession libérale ; deux fois plus de chances de se retrouver au chômage ; un septième environ de ses chances de gagner 10 000 dollars par année. Son espérance de vie est plus courte de sept ans et il doit envisager la perspective de gagner deux fois moins.
(...) C'est essentiellement à un problème moral que nous avons à faire face. Il est aussi ancien que les Écritures et aussi clair que la Constitution des États-Unis.
Le c?ur du sujet est de savoir si tous les Américains doivent se voir octroyer des droits égaux et des chances égales, si nous voulons traiter nos concitoyens comme nous voulons être traités. Si un Américain, parce que sa peau est sombre, ne peut déjeuner dans un restaurant ouvert au public, s'il ne peut envoyer ses enfants dans la meilleure école publique, s'il ne peut voter pour les hommes qui le représentent, si, en bref, il ne peut jouir de la vie pleine et libre que nous voulons tous, alors qui donc, parmi nous, accepterait de changer de couleur de peau et de prendre sa place ? Qui donc, parmi nous, accepterait les conseils de patience et de temporisation ?
Cent ans se sont écoulés depuis que le président Lincoln a affranchi les esclaves ; pourtant, leurs descendants, leurs petit-fils, ne sont pas encore libres. Ils ne sont pas encore libérés des entraves de l'injustice. Ils ne sont pas encore libérés de l'oppression économique et sociale, et notre pays, en dépit de tout ce qu'il espère et de tout ce dont il se targue, ne sera pas complètement libre tant que tous ses citoyens ne seront pas libres.
Nous prêchons la liberté, nous sommes sincères, et nous la chérissons la liberté dont nous jouissons ici, mais dirons-nous au monde, et, ce qui est beaucoup plus important, nous dirons-nous les uns aux autres que ce pays est celui des hommes libres à l'exception des Noirs ? Que nous n'avons pas de citoyens de seconde classe à l'exception des Noirs ? Que nous n'avons pas de système de classes ou de castes, que nous n'avons pas de ghetto, pas de race supérieure, excepté en ce qui concerne les Noirs ? »
? John Kennedy, adresse à la Nation sur les droits civiques, le 11 juin 1963[29]
En 1959, le journaliste et écrivain John Howard Griffin fait l'expérience de la ségrégation raciale dans le sud des États-Unis en teignant sa peau en noir, qui donne lieu à un livre-témoignage, Dans la peau d'un Noir, en 1961.
C'est surtout l'ouvrage probant traitant des descriminations raciales aux Etats-Unis de Richard Wright dans son livre s'intitulant "Black boy" qui nous révéle de façon très instructif sa vie. C'est donc une sorte d'autobiographie, très romancé.
[] Le racisme en France
Établi dans le but de régir la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises des Antilles, le Code noir, par Colbert, a institutionalisé le racisme en justifiant la mise en esclavage des déportés africains sur les colonies des Antilles et de Guyane. Aboli par la Constituante en 1794, rétabli par Napoléon Ier en 1802, l'esclavage est resté en vigueur en France jusqu'en 1848.
Voici comment on en parlait en 1809 : "Nouvelles de Paris - Des officiers de l'état civil avaient proposé la question de savoir si la défense de recevoir des actes de mariage entre les blancs et les négresses, ou entre des nègres et des blanches, s'étend à ceux que l'on appelle vulgairement mulâtres. Cette question a été soumise à l'autorité ministérielle, qui a décidé que cette défense ne concerne que les nègres proprement dits, et qu'elle n'est point applicable aux mulâtres ou hommes de couleur, qui jouissent, quant au mariage, des mêmes droits que les autres sujets de l'Empire." ("Annales périodiques de la ville d'Orléans", 6ème année, n°598, samedi 23 septembre 1809, p.212.)
Pour que la population française accepte mieux la colonisation de l´Afrique et de l´Asie, les milieux d´affaires français qui exploitaient les colonies ont mis en place avec l´État français une propagande raciale (affiche, film, exposition) qui présentait les populations colonisées comme des sauvages, sous-hommes, plus proches des animaux que des humains.
[] Le racisme aujourd'hui
Aujourd'hui, le terme de race reste toujours d'usage courant dans certains milieux et le racisme se manifeste toujours sur les cinq continents sous des formes plus ou moins directes.
[] Racisme individuel
Le racisme à l'échelle des relations individuelles se traduit par des paroles ou des actes racistes envers d'autres individus.
Le racisme individuel est apparenté à la xénophobie, la haine, la peur, le préjugé, l'ethnisme, l'ignorance, l'intolérance et l'idéologie de supériorité culturelle ou personnelle.
[] Racisme d'État
À l'échelle de la cité, cela peut s'exprimer de différentes façons. Cela peut être explicite comme les différences légales de traitement des citoyens en fonction de la notion théorique de "race" (cas de l'Apartheid). Ou alors informel, ce qui peut être lié à la pression sociale ; qui embaucherait un vendeur que les clients rejetteraient ?
De nombreuses institutions publiques estiment que l'appartenance à une catégorie physiologique ou ethnique influe sur le comportement des individus.
Aux États-Unis, les disparités sociales entre groupes de cultures différentes font partie des priorités gouvernementales et il convient donc de les évaluer statistiquement. Ainsi, le recensement aux États-Unis offre la possibilité facultative à chacun de s'auto-définir comme membre d'une "race" : blanche (caucasian (white), laquelle comprend toute personne d'Europe ou d'Afrique du Nord), hispanique (hispanic), noire ou afro-américaine (black, african american), amérindienne ou natifs d'Alaska (american indian, Alaska natives), asiatique. Il faut néanmoins préciser que de multi-appartenances sont possibles et que la case "autre" est disponible (et cela reste facultatif). Cela est mis à profit dans le cadre de programmes de discrimination dite "positive" (affirmative action), qui vise à contrer les effets présents d'un racisme réel. Cependant le mot anglais race a bel et bien ici un sens biologique, sensible à travers une série d'euphémismes courants tels ethnic stock, descent, ancestry, bloodlines voire biological background qui substituent la nature à la culture et prennent donc l'appartenance à un ou plusieurs peuples pour un fait héréditaire, qui tiendrait de la naissance, en lieu et place d'un fait culturel acquis par chaque individu après son arrivée dans le monde.
La loi française fait référence à la notion théorique de « race » ; par exemple dans l'article 211-1 du Code pénal, le génocide est une atteinte « tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Cela a été contesté par certains députés.
[] Racisme politique
En raison de la connotation très négative du mot en Occident, peu de partis politiques se revendiquent ouvertement comme racistes. De nombreux partis d'extrême droite ont cependant été accusés de véhiculer des discours de ce type à travers des positions xénophobes. L'apologie du racisme étant condamnée, ils peuvent promouvoir des doctrines dérivées comme l'ethno-différencialisme ou le racialisme.
[] Lutte contre le racisme
La lutte contre le racisme peut être entendue à différents niveaux.
[] Réfutation du concept de race
Après des études et recherches diverses au sein de la génétique, la théorie de l'existence des races humaines a été définie par des scientifiques comme arbitraire, subjective et non pertinente, du fait de l'impossibilité de classifier telle ou telle personne dans une race présupposée. Dès 1885, le chercheur Anténor Firmin publie un essai, intitulé De l'égalité des races humaines, dans lequel il réfute les affirmations de Gobineau[30].
La publication de la « déclaration sur la race » en 1950 par l'UNESCO encouragera nombre de biologistes à rappeler régulièrement l'absence de validité scientifique de la notion de « races humaines ». On peut citer notamment Albert Jacquard, auteur de L'Équation du nénuphar en 1998[31].
La revue Science a publié en février 2008 l'étude génomique la plus complète effectuée à ce jour. Les chercheurs ont comparé des fragment d'ADN de 650 000 nucléotides chez 938 individus appartenant à 51 ethnies. La conclusion de ces travaux est qu'il existe sept groupes biologiques parmi les hommes : les Africains subsahariens, les Européens, les habitants du Moyen-Orient, les Asiatiques de l'Est, les Asiatiques de l'Ouest, les Océaniens et les Indiens d'Amérique. Howard Cann, chercheur de la fondation Jean-Dausset, cosignataire, précise : « Tous les hommes descendent d'une même population d'Afrique noire, qui s'est scindée en sept branches au fur et à mesure du départ de petits groupes dits fondateurs. Leurs descendants se sont retrouvés isolés par des barrières géographiques (montagnes, océans...), favorisant ainsi une légère divergence génétique. » En approfondissant encore leur étude, les généticiens ont pu déterminer des sous-groupes : huit en Europe et quatre au Moyen-Orient. Mais avec moins de certitude. Cependant, les convergences génétiques qui rassemblent les hommes au sein de chacun des septs groupes ne concernent qu'un relativement faible nombre de nucléotides. Plus clairement, deux hommes appartenant à un même groupe peuvent être très différents en ce qui concerne les très nombreux nucléotides non pris en compte pour établir la classification. Si différents même que deux membres d'un même groupe peuvent être plus éloignés, globalement, que deux individus appartenant à deux groupes distincts (Européens et Africains, par exemple)[32].
En outre, la portion du génome humain relative à l'expression des caractères morphologiques, en l'occurrence le gène codant la production de la mélanine, ne représente qu'une infime partie de l'ensemble de ce génome (trois gènes communs aux divers vertébrés sur les 36 000 du génome). Cf. à ce sujet, l'article Couleur de la peau
D'autre part, selon de nombreux généticiens dont Luigi Luca Cavalli-Sforza, les descendants d'individus d'origine différente, ou même de « races » profondément différentes, semblent plus robustes et pour assurer une fertilité et une santé normales, il faut éviter les mariages entre parents proches donc favoriser le métissage.[33].
[] Politiquement correct
Appliquée au racisme, cette expression désigne une volonté de faire disparaitre des propos racistes ou tenus pour tels, par une censure collective ou une auto-censure, visant à long terme la disparition des termes racistes. Cependant, le politiquement correct étant une contrainte permanente, soulevant parfois des problèmes qui apparaissent infondés aux yeux du locuteur, n'ayant pas d'impact immédiatement visible, son usage est controversé.
Mais d'autres voient d'un oeil beaucoup plus sombre l'imprégnation politically correct, apparue sur les campus américains au début des années 90, car elle répandrait la pensée raciale en tout aveuglement sous couvert de zèle antiraciste. On peut trouver un écho de cette position chez l'écrivain canadien Marc Provencher qui, dans une short-short story à saveur orwellienne intitulée « Le Régime », imagine une série de camps de rééducation destinés qui aux caféinomanes, qui aux obèses, mais aussi à « ceux sur qui une enquête généalogique avait révélé l'appartenance à une race raciste, diligemment accueillis dans de jolis baraquements surmontés de la devise L'antiracisme, c'est la race ! Ceux-là n'étaient pas sortis de sitôt. »[34]
[] Lutte contre la ségrégation
Il s'agit de dénoncer la possibilité, l'utilité, voire la nécessité de mettre en place des distinctions légales ou privées sur la base de l'appartenance à un quelconque groupe. On peut distinguer ici encore deux grands types d'attitudes, que l'on schématise ici :
- D'une part, les partisans de l'intégration. Ils considèrent que les différences entre les groupes constituent un problème (théorie politique proche du « jacobinisme »). Leur réponse est donc la recherche de l'homogénéité maximale et l'assimilation des minorités à la culture dominante. Il est en effet frappant de remarquer que l'intégration est toujours présentée comme un mouvement à sens unique et non comme une fusion des cultures, même si c'est ce qui se produit en réalité.
- D'autre part, les partisans du multiculturalisme. Ils refusent les ségrégations de toute nature mais considèrent que les différences de groupe constituent une richesse. Leur réponse est donc la recherche de la diversité maximale et de la meilleure entente entre les différents groupes. Avec le risque de proposer des solutions (cloisonnement culturel) que des racistes ne renieraient pas.
[] Statistiques françaises
D'après les renseignements généraux, il y a eu 1513 faits racistes et antisémites déclarés, dont 361 violents en France en 2004. Ils étaient 833 en 2003 et 1313 en 2002. Les faits antisémites sont les plus nombreux (950 en 2004) dont 199 actes violents. La région parisienne est la plus affectée. Les actes antimaghrébins ont connu une forte augmentation en 2004 (563 faits parmi lesquels 162 violents). Les profanations de cimetières et les atteintes aux mosquées se sont multipliées[35].
Pour sa part, la Commission nationale consultative des droits de l?homme dresse pour l?année 2007 un tableau des manifestations de racisme, antisémitisme et xénophobie. La diminution des actes racistes et antisémites constatée en 2005 et 2006 semble se poursuivre, ces derniers sont en outre de plus en plus et de mieux en mieux pris en compte par les autorités judiciaires. Les violences et menaces à caractère raciste et xénophobe sont pour l?année 2007 en baisse de 9 %, les personnes d?origine maghrébine étant les plus touchées à la fois par les actes racistes (68 % de la violence raciste est dirigée contre la communauté maghrébine) et les menaces racistes (60 % du volume global). Le rapport constate que la lutte contre l?antisémitisme porte ses fruits : 386 faits ont été recensés en 2007 contre 571 en 2006 (- 32,5 %), après une nette augmentation entre 2005 et 2006.[36]
Les actes racistes sont difficiles à recenser et donc les statistiques permettent tout au plus d'établir des tendances d'évolution et de donner une indication quant aux actes les plus violents.
[] Sondages sur la question du racisme
D'après un sondage mené sur 1011 personnes entre le 17 et le 22 novembre 2005 par l'institut CSA, un tiers des Français se déclarent racistes, sans toutefois préciser dans laquelle des trois acceptions de ce terme[37]. Toujours selon la même enquête, 63 % de la population pense que « certains comportements peuvent justifier des réactions racistes ». 56 % des Français déclarent que la présence étrangère est trop importante[38].
Un sondage similaire réalisé au Québec du 22 décembre 2006 au 3 janvier 2007 par l'institut Léger Marketing[39], prétend donner comme analyse que 59 % des Québécois sont faiblement, moyennement ou fortement racistes. Comme le précédant, ce sondage réalisé dans le contexte d'un débat parfois tendu sur la question des accommodements raisonnables a déclenché une polémique dans la province, en particulier sur la même absence de définition claire au concept de « racisme ». La question posée était « Vous, personnellement, à quel point vous considérez-vous raciste ? »[40].
Les études scientifiques sur le racisme ne sont jamais menées de manière aussi directe, mais par l'utilisation de différentes questions servant à définir des indicateurs de racisme[40].
[] Législation
Les pratiques racistes constituent une violation des droits de l'homme et sont réprimées par de nombreux pays.
Pour la plupart des pays occidentaux, la discrimination et le racisme sont beaucoup plus que des délits, punis pénalement ; ils représentent également une atteinte aux valeurs qui fondent la démocratie. Celle-ci reconnaît l'égale dignité de chaque citoyen à participer à la chose publique, à poursuivre son bonheur et son épanouissement indépendamment de sa naissance.
En France, par exemple, le législateur n'a cessé au fil du temps, et particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, de compléter le dispositif législatif afin de réprimer plus efficacement toutes les formes de racisme. Il a pour cela créé ou modifié en 1990[41] un certain nombre d'incriminations d'une part dans le code pénal, d'autre part dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et dans la loi relative à la communication audiovisuelle. Comme l'ont montré les accords de Nouméa, en matière de lutte contre le racisme, le législateur peut être fortement influencé par l'histoire coloniale du pays.
[] Bibliographie
[] Articles
- Philippe Testard-Vaillant, La couleur de la peau, à l'origine du racisme, in Journal du CNRS n°173, juin 2004, article sur le site du CNRS
- Isaac Saney, Les origines du racisme, Shunpiking Magazine No. 38, janvier 2007, article sur le site shunpiking.com
[] Ouvrages analysant le racisme
- Gordon Allport, The Nature of Prejudice, MA : Addison-Wesley Pub. Co. ,1954
- Gordon Allport (autour de) "On the Nature of Prejudice: Fifty Years After Allport", par Peter Glick, John Dovidio, Laurie A. Rudman, Blackwell Publishing, 2005
- Hanania Alain Amar, Thierry Feral : "Le Racisme-Ténèbres des consciences". Paris - L'Harmattan
- Hannah Arendt, « Race Thinking before Racism » (La Pensée raciale avant le racisme) in Les Origines du totalitarisme, Tome II, Chapitre 2.
- Denis Blondin, Les deux espèces humaines. Autopsie du racisme ordinaire
- Benedetto Croce, « Formations historiques et formations naturelles », in L'Histoire comme pensée et comme action, 1938
- Véronique De Rudder, Christian Poiret, François Vourc'h, L'inégalité raciste. L'universalité républicaine à l'?uvre, PUF, 2000
- Vincent Geisser, La nouvelle islamophobie
- John Howard Griffin, Dans la peau d'un Noir, 1961
- Albert Memmi, Le racisme, Folio
- Colette Guillaumin, L'Idéologie raciste, 1972.
- André Pichot, La société pure. De Darwin à Hitler
- Pierre-André Taguieff, Les fins de l'antiracisme
- Michel Wieviorka (dir.), La France raciste, Paris : Seuil, 1992
- Michel Wieviorka, Le racisme : une introduction, Paris - La Découverte, 1998
[] Ouvrages ayant influencé les doctrines racistes
- Houston Stewart Chamberlain, La Genèse du XIXe siècle
- Joseph-Arthur de Gobineau, Essai sur l'inégalité des races humaines
[] Notes
- ? Grégoire Kauffmann, « Qu'est-ce qui fait courir Drumont? », L'Histoire, n° 326, décembre 2007, p. 65.
- ? Hanania Alain Amar, Thierry Féral, Le racisme, ténèbres des consciences : essai, Paris, L'Harmattan, 2004, 209 pages, « Avertissement » de Thierry Féral, p. 10 (ISBN 2747575217).
- ? Jacques Vier, Missions et démarches de la critique, C. Klincksieck, 850 pages, p. 568 (ISBN 225201590X).
- ? Jeannine Verdès-Leroux, Scandale financier et antisémitisme catholique : le krach de l'Union générale, Éditions de Centurion, 1969, 256 pages, p. 111.
- ? Georges-Elia Sarfati, Discours ordinaires et identités juives, Berg, 1999, 287 pages, p. 192 (ISBN 2911289188).
- ? Edmond Rostand, Mots, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1980, p. 75.
- ? Hanania Alain Amar, Thierry Féral, Op. cit., « Avant propos, tentative de définition du racisme » par Hanania Alain Amar, p. 19.
- ? Christian Delacampagne, Une histoire du racisme, Paris : Librairie Générale Française, 2000, p. 28. Voir aussi une version abrégée de sa thèse L?invention du racisme : Antiquité et Moyen Age, Paris : Fayard, 1983.
- ? Gavin I. Langmuir, History, Religion and Antisemitism, University of California Press, 1993.
- ? Delacampagne, Une histoire du racisme, p. 80.
- ? Christian Delacampagne, Une histoire du racisme, p. 88.
- ? Delacampagne, « Une fausse énigme : les cagots », dans Une histoire du racisme, p. 92-106
- ? Bernard Lewis, Race et couleur en terre d?Islam, Paris : Payot, 1982. On se reportera aussi à David Brian Davis, Slavery and human progress, chap. 4.
- ? Pierre-Henri Boulle, Race et esclavage dans la France de l?Ancien Régime, Perrin, 2007, p. 19
- ? Pierre-Henri Boulle, Race et esclavage..., p. 73-80.
- ? Colette Guillaumin, L'idéologie raciste, Paris : Gallimard, 2002. 1ère édition, Mouton and Co, 1972.
- ? Colette Guillaumin, L'idéologie raciste, p. 25 et s.
- ? Pierre-Henri Boulle, Race et esclavage..., p. 79-80.
- ? Colette Guillaumin, L'idéologie raciste, p. 24.
- ? Gilbert Varet, Racisme et philosophie, essai sur une limite de la pensée, Paris : Denoël, 1973, p. 47.
- ? André Béteille, Caste old and new. Essays in social culture and social stratification, Bombay : Asian publishing house, 1969, p. 38-55.
- ? Georges De Vos et Hiroshi, Wagatsuma (dir.). « Introduction » p. 4 dans Japan?s invisible race : caste in culture and personality, Berkeley : California university press, 1967 ; John Price, « A history of the outcaste : untouchability in Japan », dans Ibid, p. 6-40 ; Ian Neary, Political protest and social control in pre-war Japan : the origin of Bukaru liberation, Humanities Press International, 1989, p. 12-29.
- ? Isaac Saney est professeur à l'université de Dalhousie, à Halifax. « Les origines du racisme », Shunpiking Magazine, n°38, janvier 2007, article sur le site shunpiking.com
- ? Elsa Dorlin, La matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la nation française, Paris : La Découverte, 2006. Version remanié de sa thèse de doctorat « Au chevet de la Nation : sexe, race et médecine, XVIIe-XVIIIe siècle », sous la direction de Pierre-François Moreau, université Paris IV-Sorbonne, 2004
- ? Léon Poliakov, Le Mythe aryen, Calmann-Lévy, p.157.
- ? Voltaire, Essai sur les m?urs et l'esprit des nations, tome 1 page 8
- ? Léon Poliakov, Le Mythe aryen, p.166.
- ? Tristan Mendès France, Docteur La mort, éditions Favre, page 20.
- ? Civil Rights Address, 11 juin 1963
- ? Anténor Firmin, De l'égalité des races humaines, Paris, Éditions Pichon, 1885, 662 pages.
- ? Albert Jacquard, L'Équation du nénuphar, Paris, Éditions Calmann-Lévy, 1998.
- ? Science 22 February 2008:Vol. 319. no. 5866, pp. 1100 - 1104, DOI: 10.1126/science.1153717.
- ? Luigi Luca Cavalli-Sforza, Qui sommes-nous?, Flammarion, 1994, p327
- ? Marc Provencher, Treize contes rassurants, Montréal, Leméac, 2007
- ? « Actes racistes et antisémites en France : 2004 aura été une année noire », Le Monde, 19 janvier 2005
- ? « La lutte contre le racisme et la xénophobie - 2007» sur cncdh.fr
- ? Laetitia Van Eeckhout, « En 2005, les opinions racistes ont gagné du terrain en France » dans Le Monde web, 21/03/2006
- ? Laetitia Van Eeckhout, « En 2005, les opinions racistes ont gagné du terrain en France » dans Le Monde web, 21/03/2006
- ? « La Grande Enquête sur la tolérance au Québec », résultats du sondage Léger Marketing
- ? a? b? Tempête "identitaire au Québec », Le Devoir, 16 janvier 2007
- ? Loi n°90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe
[] Voir aussi
[] Articles connexes
- Apartheid
- Couleur de la peau
- Darwinisme social
- Discrimination
- Eugénisme
- Francophobie
- Lois contre le racisme
- Racialisme
- Racisme anti-blanc
- Ségrégation raciale
- Zoo humain
[] Associations
- Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme
- Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)
- Racism and Xenophobia European Network (RAXEN)
- SOS Racisme
- T-E-U
[] Liens externes
- Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes
- Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (Belgique)
- Outils pédagogiques et définitions
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Raciste
Revue de presse Raciste
