République populaire de Chine
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La République Populaire de Chine (RPC ; pinyin : Zh?nghuá Rénmín Gònghéguó ; traditionnel : ??????? ; simplifié : ???????), communément appelée Chine anciennement Cathay de Marco Polo, est un État d'Asie orientale. Proclamée en 1949, elle est dirigée depuis par le Parti communiste chinois (PCC). Régime autoritaire dont l'économie est partiellement libéralisée à ne pas confondre avec une dictature militaire (comme les anciennes dictatures d'Amérique du Sud) ou une dictature avec un culte du chef (comme dans certaines anciennes Républiques soviétiques). Les priorités majeures du Gouvernement sont en premier lieu de prévenir les risques de famines qui ont eu lieu à plusieurs reprises par le passé en Chine[2], de maintenir l'intégrité du territoire de la Nation contre une quelconque velléité sécessionniste et d'assurer le développement du pays en réduisant les disparités sociales[réf. nécessaire]. Elle est un des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies[3].
La Chine (ou dans sa traduction à partir du Mandarin Pays du Milieu) est héritière de plus de 4 000 ans d'Histoire. Elle a été première puissance mondiale jusqu?au début du XIXe siècle[4],[5]. Ses Quatre Grandes Inventions sont le papier, l'imprimerie, la poudre à canon et la boussole[6]. Le Pays du Milieu a été gouverné par des Mandchous de 1644 à la Révolution Chinoise de 1911. La racine étymologique de Chine vient d'une confusion des missionnaires jésuites avec le Royaume de Qin qui est en fait un des 7 Royaumes Combattants à l'origine du territoire du Pays du Milieu (cf Histoire de la Chine). Pour l'instant, c'est le pays le plus peuplé du monde où un contrôle strict des naissances est appliqué, avec environ 1 321 851 888 habitants [7]. Avec 9 596 960 km2, c'est également le plus grand pays d'Asie orientale et le 3e plus grand pays au monde, après la Russie et le Canada. Actuellement, le Pays du Milieu est classé 2e puissance économique mondiale selon le calcul du produit intérieur brut (PIB) en parité de pouvoir d'achat (PPA) et 4e selon le critère monétaire traditionnel[8],[9]. Officiellement pays communiste, la RPC a adopté une « économie socialiste de marché » où libéralisme économique et contrôle politique se côtoient en une formule spécifique.
La Chine connaît plusieurs problèmes quant à la délimitation de ses frontières. Le plus important concerne sans doute l'île de Taiwan que les Taiwanais qualifient de République de Chine, se désignant comme Chinois indépendamment de leurs divergences politiques. Historiquement, le gouvernement chinois de l'île de Taïwan revendique le territoire de la Chine continentale. L'île de Taïwan est un territoire indépendant de facto non reconnu par la communauté internationale (ONU entre autres) sur lequel la RPC revendique la souveraineté ; de son côté la République de Chine exige une autonomie supérieure à celle de Hong Kong et de Macao, à défaut d'une souveraineté sur la Chine continentale[réf. nécessaire]. Le contrôle de la mer de Chine méridionale est également un sujet conflictuel entre États riverains (RPC, Malaisie, Viêt Nam, Indonésie). La contestation porte sur une série d'îlots stratégiques, dont les îles Spratley et Paracel. Le terme « Chine continentale » fait référence à la RPC sans les îles de Taiwan, Hong Kong et Macao qui sont des régions administratives spéciales (« un pays, deux systèmes »). Voir aussi article Zone économique spéciale.
Sommaire
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[] Histoire
En 1949, les communistes achèvent de prendre le contrôle de la Chine continentale (île de Hainan incluse), mettant fin à une longue période de guerre civile ou de morcellement politique. Le 1er octobre, Mao Zedong déclare la fondation de la République populaire de Chine sur la place Tian'anmen, à Pékin, les partisans du Guomindang se replient dans l'île de Taiwan, et quelques îles du Fujian.
Le nouveau pouvoir veut mettre en place un nouvel ordre économique et social à la fois inspiré de l'exemple soviétique et adapté aux réalités chinoises. Dans un premier temps, cherchant d'abord à reconstruire un pays ravagé, il se contente de réformes relativement modérées, inspirées de celles déjà mises en place dans ses anciens bastions du temps de la guerre civile. Le rythme des réformes s'accélère pourtant rapidement, et de nombreuses personnes, soupçonnées de ne pas collaborer avec le régime, sont exécutées.
En 1957, prenant acte des insuffisances du régime, Mao lance la campagne des Cent Fleurs : il invite la population à un débat critique. Les critiques formulées par les intellectuels sont parfois très violentes et inquiètent le parti. Celui-ci réplique par une « campagne antidroitière » et lance en 1958 le Grand Bond en avant, vaste mobilisation pour la modernisation économique qui se solde par une famine et fait entre 20 et 30 millions de morts[réf. nécessaire]. À partir de ce moment, Mao, très contesté par certains des responsables les plus éminents du parti, perd de son autorité. De nouvelles politiques économiques sont mises en place.
En 1966, Mao lança la Révolution culturelle, qui lui permit de revenir au pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays contre les moyennes élites en poste alors. Une période de chaos s'ensuivit, peu à peu reprise en main par Zhou Enlai. Après la mort de Mao, Deng Xiaoping, considéré comme le leader des réformistes, parvint à se hisser au pouvoir. Suite à quoi, la veuve de Mao, Jiang Qing et ses associés, la Bande des Quatre, furent arrêtés et jugés. Depuis, le gouvernement a considérablement réduit le contrôle gouvernemental de la vie privée des individus et opéré une transition de l'économie de type planifié à une économie mixte.
Le leitmotiv des partisans de la réforme économique est l'ouverture progressive du marché chinois, pour parvenir à la constitution d'une classe moyenne urbaine (15 % de la population actuelle) et à l'amélioration du niveau de vie (qui s'est vérifié par une augmentation spectaculaire du revenu annuel, du niveau de consommation, de l'espérance de vie, de l'alphabétisation).
Les critiques adressées à ces réformes économiques, émanant généralement des paysans les plus pauvres, des observateurs étrangers et des dissidents au régime communiste, notent que ces réformes ont créé de grandes disparités au sein du pays, une importante pollution, une corruption rampante, un chômage croissant et une mauvaise gestion des entreprises d'État[réf. nécessaire]. Cette situation est potentiellement menaçante pour la stabilité du régime. Certains acteurs de la vie politique chinoise, journalistes et magistrats, critiquent également le manque de réformes politiques vers plus de démocratie[réf. nécessaire].
Le pays adopte progressivement une économie de marché et s'insère de plus en plus dans le système économique libéral mondial. En 2001, il adhère à l'OMC. Toutefois, le PCC en conserve le contrôle politique exclusif et maintient sa politique répressive vis-à-vis de groupes menaçant son hégémonie. Ces opposants sont majoritairement issus de certaines minorités (notamment du Tibet et du Xinjiang), certains Han issus de la classe urbaine[réf. nécessaire], ou des dissidents vivant à l'étranger. La question des Droits de l'Homme reste un des sujets les plus sensibles concernant la RPC dans l'opinion occidentale.
Stigmatisant les violations des Droits de l'Homme, les événements de la place Tian'anmen, le 4 juin 1989, ont entraîné un embargo sur les ventes d'armes à la Chine. L'Union Européenne souhaite lever cet embargo [10].
[] Géographie
La Chine est le troisième pays du monde en superficie.
Elle est composée de 22 provinces.
Elle possède une grande variété de climats et de paysages. À l'est, le long des rives de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale se trouvent de vastes plaines alluviales très densément peuplées ; les rives de la mer de Chine méridionale sont plus montagneuses et la Chine du sud est dominée par des zones vallonnées et des chaînes de montagnes de faible altitude. Dans le centre-est se trouvent les deltas des deux principaux fleuves de Chine, le Huang He et le Chang Jiang. Parmi les autres rivières importantes, on compte le Xi Jiang, le Mékong, le Brahmapoutre et l'Amour.
À l'ouest, d'importantes chaînes montagneuses, notamment l'Himalaya avec le point le plus élevé de Chine (et du monde), le mont Everest, ainsi que de hauts plateaux supportant des paysages très arides comme les déserts du Takla-Makan et le désert de Gobi. En raison d'une sècheresse prolongée, ainsi peut-être qu'à cause de mauvaises pratiques agricoles, des tempêtes de poussière sont désormais communes durant le printemps en Chine. Selon l'Agence chinoise de protection de l'environnement, le désert de Gobi s'est étendu et est une source majeure des tempêtes de poussière qui affectent la Chine ainsi que d'autres parties du nord-est asiatique, comme la Corée et le Japon[11].
Le littoral oriental de la Chine est soumis au passage des typhons, des tempêtes tropicales violentes. En 2004, le typhon Rananim a fait 164 morts et 1 800 blessés. On a estimé les pertes économiques à 18 milliards d'euros pour le pays. Voir aussi : Villes de Chine
[] Environnement et réchauffement climatique
Le Pays du Milieu a ratifié le Protocole de Kyoto.
La Chine connaît des problèmes environnementaux majeurs. La forêt y avait déjà fortement régressé il y a 8000 ans, ce qui a engendré des problèmes de désertification, d'érosion et dégradation des sols, ainsi que d?inondations, qui ont empiré avec l?industrialisation et la démographie notamment sur le littoral et dans le bassin de la rivière des Perles. L'utilisation massive de pétrole et surtout de charbon est source d'une pollution importante. L?explosion de la croissance économique s?est traduit par de nouvelles pressions sur les ressources non renouvelables. De nombreuses villes sont en permanence couverte d?un nuage de pollution. La Chine est un des 17 pays mégadivers, c'est-à-dire identifiés par UNEP-WCMC comme l'un des plus riches de la planète en terme de biodiversité. Toutefois c'est aussi un des 4 pays pour lesquels un nombre important d'espèces de mammifères comme le panda, qui est devenu un symbole mondial, sont menacés de disparition du fait de la destruction de leur habitat.
La Chine a d?abord refusé le protocole de Kyoto mais en 2007, Wen Jiabao a annoncé vouloir en 2010 atteindre les objectifs du 11e plan quinquennal : réduire de 20 % la consommation d'énergie par unité de pib et de 10 % l'émission de principaux polluants. Des programmes de reboisement, de protection de la nature, la suppression des ampoules à filament, le développement des toilettes sèches, la multiplication des panneaux solaires sur le plateau tibétain, un parc éolien important et un projet de ville HQE témoignent des efforts faits. La flotte de pêche chinoise prend par contre avec la France une part croissante en matière de surpêche.
Pourtant, malgré le discours officiel, la Chine devrait en 2007 ravir aux États-Unis le titre de premier producteur de gaz à effet de serre ; et dans 25 ans, la Chine pourrait en produire à elle seule deux fois plus que la totalité des pays de l'OCDE réunis. Ce qui n'est pas si surprenant puisqu'elle a construit en 2006 5 centrales à charbon par semaine ![12]
La population, surtout les jeunes ayant fait des études supérieures, se sent concernée par les problèmes environnementaux, non seulement à l'échelle du pays, mais aussi à l'échelle de la planète. Cette prise de conscience relativement récente et encouragée officiellement entre en concurrence avec le besoin de croissance et de développement industriel, immobilier, routier que connaît le pays. C'est avec la surpopulation le grand défi de la Chine moderne.
[] Démographie
En janvier 2005, la Chine a atteint 1,3 milliards d'habitants, ce qui en fait l'État le plus peuplé de la planète devant l'Inde qui n'a pas de politique de contrôle des naissances (environ un milliard d'habitants)[13]. On estime que 130 millions de Chinois vivent avec moins d'un euro par jour[14].
[] Politique de l'enfant unique
D'après les estimations officielles, environ 400 millions de naissances ont été évitées grâce à la politique de contrôle des naissances[15]. Jusqu'au début des années 1970, la Chine connaissait une très forte croissance démographique. Afin de limiter la croissance de sa population, elle a adopté une règlementation limitant la taille des familles urbaines (à l'exception des Tibétains) à un enfant, à deux enfants pour les familles rurales ayant eu une fille comme premier enfant. Le taux de natalité est ainsi tombé de 21 pour mille en 1990 à 12,4 pour mille en 2003. L'accroissement démographique est quant à lui de 0,6% en 2003 contre 1,44 en 1990[16].
Le 28 mars 2006, Zhang Weiqing - responsable de la « Commission d'État pour la population et le planning familial » - a indiqué, dans une interview accordée au site internet du gouvernement chinois, que la politique du planning familial avait aidé la Chine à éviter la naissance de 400 millions de bébés au cours des trois dernières décennies. Il a fait remarquer que la Chine avait mis environ trente ans pour réaliser l'objectif du contrôle de la population, alors que cela en avait pris cent dans les pays développés. « L'objectif d'assurer au peuple chinois une vie relativement confortable n'aurait pas pu être réalisé si nous avions 400 millions de personnes supplémentaires » a souligné M. Zhang. La Chine faisant actuellement face à un nouveau pic de ses naissances, la politique de l'enfant unique ne sera pas changée dans un futur proche.
Cette politique n'est pourtant pas toujours appliquée rigoureusement, en particulier dans les campagnes reculées où le contrôle administratif est moins présent. Certaines familles privilégiées préfèrent aussi payer des amendes dont le montant n'a pas été réactualisé récemment. La violation de cette politique par des personnes aisées, des célébrités et des membres du Parti est cependant de plus en plus fréquemment réprimée[17].
La Chine compte 320 millions d'enfants de moins de 14 ans.
[] Déséquilibre entre les sexes
Le ratio des naissances est de 118 garçons/100 filles[réf. nécessaire].
C'est en grande partie une conséquence de la limitation des naissances. Les garçons étant considérés comme plus avantageux économiquement dans les zones rurales, le recours à l'avortement sélectif, en théorie interdit, et aux abandons a engendré un surplus de garçons. Il existe de nombreux orphelinats pour les enfants abandonnés, mais seuls 2% d'entre eux ne trouvent pas de parents adoptifs, et restent à l'orphelinat jusqu'à l'âge adulte[réf. nécessaire]. La RPC a institué un programme permettant les adoptions internationales, mais celui-ci n'a qu'une faible incidence sur le nombre d'adoptions actuellement ; de plus, il a été fortement limité en décembre 2006[réf. nécessaire]. En 2000, cela a eu pour conséquence observable un ratio de 117 garçons nés pour 100 filles, largement au-dessus de la moyenne naturelle (106 pour 100)[réf. nécessaire]. Bien que culturellement explicable par le sexisme, les origines de ce ratio ont récemment été partiellement corrélées avec les conséquences de l'hépatite[réf. nécessaire]. Le gouvernement de la RPC tente de réduire le problème à travers des campagnes de sensibilisation via le planning familial, mettant en valeur le rôle des filles, mais également en interdisant le diagnostic de sexe pré-natal. Il existerait actuellement entre 30 et 40 millions de Chinois dans l'impossibilité de trouver une femme[réf. nécessaire].
[] 56 « nationalités »
La RPC est un État-Nation composé de 56 « nationalités » (un équivalent d'identité régionale comme en France à ne pas confondre avec Nation) dont l'ensemble forme la « Nation chinoise » (???? zhonghua minzu). L'égalité en devoirs et en droits de toutes ces « nationalités » est inscrite dans le Droit Constitutionnel de la République populaire de Chine cf Constitution de la République populaire de Chine [18],[19].
[] « hanren »
La « nationalité » Han (92% de la population) est elle-même relativement hétérogène, et peut être également appréhendée comme un vaste ensemble de coutumes partageant des caractéristiques culturelles et linguistiques proches (en particulier la grammaire).
[] Diversité des 55 autres « nationalités »
La RPC reconnaît l'existence de 55 « nationalités » en plus des Hans au sein de la Nation chinoise. Elles sont constituées de citoyens chinois ayant une langue maternelle ou une culture non han[20].
D'après la Constitution de la RPC, les « nationalités » quelles qu'elles soient bénéficient du droit « de développer leur propre langue parlée et écrite ainsi que de préserver ou réformer leurs propres us et coutumes »[21], ainsi que d'une priorité de recrutement dans les entreprises ou dans les établissements d'une région autonome[22]. En outre, la Loi sur le contrôle des naissances autorise certaines « nationalités », notamment au Tibet et dans les régions peu peuplées de l'Ouest, à avoir plus d'un enfant par couple, contrairement aux Han qui n'ont droit qu'à un seul enfant[23].
Cependant, certaines minorités cohabitant avec les Han se plaignent des différences qu'elles ressentent entre ce que prévoit le Droit chinois et la situation effective telle qu'elle peut être vécue sur le terrain. Le cas le plus médiatisé est celui du Tibet ; les Tibétains en exil et des Occidentaux y dénoncent en effet ce qu'ils présentent comme des mesures discriminatoires, notamment des atteintes à la liberté de culte, une marginalisation culturelle entraînant une marginalisation économique, ou la Loi autoritaire sur le contrôle des naissances (malgré les aménagements spécifiques) [24],[25]. Bien que moins médiatisé, un sentiment équivalent existe chez les populations musulmanes ouïghoures du Xinjiang, qui se considèrent victimes d'une domination han[26], et tolèrent mal la Loi sur le contrôle des naissances (malgré les aménagements spécifiques) et la procédure d'avortement en cas d'infraction à la loi, des atteintes à la liberté religieuse et culturelle, et la politique de peuplement vers l'Ouest qu'ils considèrent comme une "colonisation" han[27].
D'après le gouvernement de la RPC, ce type d'affirmations est le fait de mouvements qu'il qualifie de « séparatistes ». Il dénonce ainsi le gouvernement tibétain en exil dirigé par le dalaï-lama[28], ainsi que les mouvements séparatistes ouïghours du Xinjiang (appelé « Turkestan oriental » par ces derniers), certains d'entre eux étant même accusés d'avoir fait usage de moyens terroristes et violents[29] et de fournir les chinois qui s'entrainaient dans les camps d'Al Qaïda en Afghanistan entre autres en vue de participer à une Djihad [réf. nécessaire].
[] Une « Economie socialiste de marché »
[] Modernisation de l'Economie
Le Parti communiste chinois (PCC) définit l'économie de la Chine comme une « économie socialiste de marché », une « forme de socialisme aux caractéristiques chinoises ». De 1978 à 1989, le gouvernement chinois a réformé en profondeur l'économie du pays, la faisant passer d'une économie planifiée de type soviétique à un « socialisme de marché », conservant la structure rigide de contrôle par le PCC, ce qui l'a fait appeler 'l'atelier du monde'.
Dans ce but, la collectivisation de l'agriculture a laissé place à un système de responsabilisation individuelle des terres, les cadres locaux ont acquis plus de marge de man?uvre, des gérants ont été introduits dans les secteurs industriels, permettant l'essor de nombreuses petites entreprises, alors nommées « getihu » (???), et attirant de nombreux commerçants et investisseurs étrangers. Le contrôle des prix a été relâché, à l'exception notable de produits de première nécessité pour les paysans.
En 1992, l'appellation officielle du système devient « économie de marché socialiste » et le changement d'adjectifs marque le début du changement de nature de classe de l'État. Le secteur public commence à se noyer dans l'océan de l'économie marchande, passant de 73% de la production industrielle en 1988 à 35% en 1992. Cela a permis le passage d'une économie planifiée à une économie mixte, la redécouverte des fondements du libéralisme économique, sauvant le communisme officiel du régime.
Dans ce nouveau système économique, les entreprises publiques ont du mal à trouver leur place et rencontrent de plus en plus de difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des Statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficace, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation, selon Jiang Yuan, statisticien au BES.
Le gouvernement a résolument mis entre parenthèses l'égalité des classes durant cette période, menée par le mot d'ordre de Deng Xiaoping : « Enrichissez-vous ! ». L'enrichissement personnel (individualisme) et la consommation (soutenue par des politiques néo-keynésiennes dès 1997) sont devenus de nouveaux moteurs économiques, accompagnés par une professionnalisation progressive des techniques de gestion, destinées à améliorer la productivité (division du travail). Le gouvernement a également ?uvré pour attirer des capitaux étrangers, sources cruciales de développement économique : les Zones économiques spéciales (ZES), exemptes de taxes, ont été créées à cet effet, étendues peu à peu à tout le littoral. Grâce à l'introduction du libre-échange, on observe qu'un quadruplement du Produit intérieur brut (PIB) s'est produit depuis 1978.
Les incitations par taxes préférentielles sont également à l'origine d'incitations fiscales à produire en Chine, que ce soit pour l'export ou pour le marché intérieur de 1,3 milliards d'individus. La RPC tente d'harmoniser le système de taxes et règlements pratiqués sur les entreprises, aussi bien chinoises qu'étrangères. Ainsi, les taxes préférentielles dont bénéficient les exportateurs dans les ZES et les villes côtières sont l'objet d'une révision. Les exportations chinoises vers les États-Unis représentaient 125 milliards de dollars en 2002, tandis que les importations américaines atteignaient 19 milliards. Ce déséquilibre est attribué de façon récurrente par les États-Unis à un taux de change jugé défavorable entre le yuan et le dollar. En revanche, pour la Chine, la réévaluation du yuan selon le bon vouloir des États-Unis créerait une inflation très importante, elle-même génératrice de tensions sociales internes. Le 21 juillet 2005, la Banque de Chine a annoncé qu'elle mettait en ?uvre un système de fluctuation du yuan dans les limites de 0,3% par jour par rapport au dollar, contre 3% maximum par rapport à un panier de devises étrangères, dont le yen et l'euro.
[] Rattraper le retard économique
En 2005, la Chine est devenue la quatrième puissance économique du monde après dans l'ordre les États-Unis d'Amérique, le Japon et l'Allemagne. En 2006, la Chine enregistre un PIB de 2 668 milliards de dollars soit une croissance de 10,7 %. En 2007, la Chine devient la troisième puissance économique mondiale devant l'Allemagne, avec un PIB qui devrait dépasser les 3 100 milliards de dollars US [4]. Ce développement effréné des activités économiques est dû aux investissements et aux exportations mais peu à la consommation intérieure[30]. Le développement économique actuel de la Chine est l'un des plus rapides du monde, puisque l'on y enregistre une croissance dont la moyenne, depuis 10 ans, se situe entre 7 et 8 % par an, frôlant parfois les 10 %, d'après les statistiques chinoises.
La RPC est depuis 2001 membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)[31].
La croissance de la Chine est essentiellement tirée par les exportations. Leur montant a plus que doublé en quatre ans, pour atteindre 593 milliards en 2004. L?essentiel de ce commerce se fait avec la zone régionale (Japon, Corée) mais il est à noter une forte augmentation des échanges avec les États-Unis et l'Europe. Au cours de l'année 2004, les exportations et les importations chinoises ont augmenté de 36 %. Le solde commercial dégage un excédent de 32 milliards de dollars. Les points forts des exportations chinoises sont : les tracteurs, les montres et les jouets (85 % du marché mondial), les appareils photo et les ordinateurs portables, (55 % du marché), les téléviseurs et les machines à laver (30 %), 15 % pour l'acier[32].
La présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. Elles ont attiré la main-d'?uvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à 100 % étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises. [33] La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main d'?uvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ 1$ US par heure, bien en-dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois est un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en ?uvre dans les démocraties libérales.
La mainmise du PCC sur les dissidents ou agitateurs potentiels qui résulteraient de telles unions explique en partie leur absence.
Un autre aspect de l'économie chinoise à relever : les bas prix d'éléments non issus de la force de travail. Cela est dû en partie à l'existence de contrôle des prix et de la garantie des sources d'approvisionnement hérités de la précédente économie de type soviétique : les entreprises d'État continuant à être démantelées, et leurs ouvriers renvoyés dans des secteurs de compétitivité accrus, l' effet déflationaire induit continue à mettre la pression sur les prix pratiqués au sein de l'économie. Les conséquences de cette croissance économique sont nombreuses. Le revenu moyen annuel d'un ouvrier chinois est de 1 300 dollars. Les salaires augmentent régulièrement sur le littoral Pacifique.
La Chine est devenue la troisième consommatrice d'énergie après les États-Unis et l'Union européenne. Mais elle manque cruellement d'énergie. Il faut couper l'électricité régulièrement dans le sud-est dynamique du pays. Pourtant 42 gigawatts (l'équivalent ce que produit la Grande-Bretagne) ont été ajoutés au parc électrique en 2004 et en 2005. Le charbon du sous-sol ne semble pas en quantité suffisante pour assurer le long terme. La Chine cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole : la Russie, certains pays africains, les pays du Golfe et l'Iran sont ses fournisseurs.
[] Agriculture et industries
Selon les estimations de l'OCDE, le secteur agricole représente encore aujourd'hui 15 % du produit intérieur brut de la Chine et assure 40 % de l'ensemble des emplois. Une part qui s'élevait à 71 % à la fin des années 1970.[34] Ce secteur constitue donc, malgré le développement industriel récent, une part importante de l'économie chinoise. Plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales. L?agriculture, qui occupe la majeure partie de la population active (323 millions d?actifs ruraux), reste un secteur fondamental de l'économie chinoise. Les exploitations sont détenues par les collectivités villageoises qui les louent à des agriculteurs, souvent avec des baux de trente ans. Cette semi-privatisation s'est accompagnée d'un boom de la productivité et de la production.
Depuis 5 000 ans, le riz - dont l'apparition demeure mystérieuse - domine l'activité rurale de la Chine et constitue l'aliment de base de la majorité de ses habitants. L'agriculture chinoise est pénalisée par le peu de zones cultivables, seulement 10 % de la superficie mondiale pour nourrir 22 % de la population mondiale. L'agriculture chinoise est également handicapée par son morcellement, avec 200 millions de foyers exploitant chacun, en moyenne, une superficie de 0,65 hectare. De plus, du fait de l?urbanisation croissante, de la pollution et de la désertification, on estime que la surface cultivable diminue d?environ 2 500 km2 par an. Pourtant, entre 1990 et 2003, la production agricole a augmenté de 90 %.
Bien que le Parti communiste, sous l'impulsion de Mao Zedong se soit appuyé sur les paysans pour prendre le pouvoir, et qu?ils constituent donc la base de sa légitimité, ces derniers ont connus des fortunes diverses, reflétant les différentes options idéologiques suivies ces dernières décennies. Le gouvernement chinois reste néanmoins très attentif au sort des paysans, qui restent plus que jamais l'une de ses priorités. Pourtant, les aides publiques ne représentent que 6 % environ du revenu des agriculteurs, contre 20 % aux États-Unis, 34 % dans l'Union européenne et 58 % au Japon.
Les revenus des agriculteurs chinois ont cependant plus que triplé entre 1980 et 2000 ce qui a largement contribué à la diminution de la pauvreté dans le pays. 400 millions de Chinois vivant dans les zones rurales sont sortis de la pauvreté entre 1979 et 2002. Ceci n'empêche pas l'inégalité croissante entre ruraux et citadins. De ce fait, la Chine est confrontée à un exode rural important. Face aux conditions de plus en plus difficiles de leur vie, les paysans émigrent massivement vers les zones urbaines. On estime qu?environ 8 millions de paysans quittent la campagne chaque année pour rechercher un emploi, et que depuis 1979, entre 80 et 200 millions de paysans auraient émigré en ville.
Les terres proches des grandes agglomérations sont convoitées pour faire face au développement urbain. Zhou Tianyong, un économiste influent, estime que, du début des réformes jusqu'en 2003, environ 6,7 millions d'hectares ont été soustraits à l'agriculture. Les paysans n'ont été indemnisés qu'à hauteur de 10 % du prix du marché.[35]
Le 14 mars 2006, lors d'une conférence de presse, tenue à Beijing peu après la clôture de la session annuelle de la 10e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), le Premier ministre chinois Wen Jiabao annonce que la Chine infligera une punition sévère à tout individu qui réquisitionnera illégalement des terres de paysans.
Il faut souligner un paradoxe. Tandis que des terres agricoles sont menacées par l'étalement urbain, la construction des voies de communication et le développement d'une industrie rurale (de sous-traitance) mais aussi par des phénomènes de désertification, de lessivage des sols et d'érosion, la Chine a sur son territoire des fronts pionniers. Ces fronts pionniers sont différents de ceux que l'on trouve au Brésil. Ils ressemblent plutôt à des oasis: en effet ils sont installés dans des zones désertiques ou semi-désertiques de manière ponctuelle. On les trouve en particulier dans la république autonome du Xinjiang, où ils sont gérés par le Corps de construction et de production du Xinjiang.
[] La Chine manipule-t-elle sa monnaie ?
Le 19 décembre 2007, le rapport biannuel du Trésor américain sur les changes reconaît que Pékin ne manipule pas sa monnaie pour en tirer des bénéfices commerciaux.[36]
[] Politique
[] Affaires intérieures
La RPC a adopté sa constitution actuelle le 4 décembre 1982.
Cette section concerne la Chine continentale.
Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considérée comme telle par beaucoup d'observateurs. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes « communiste » et « capitaliste » pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution « socialisme de marché » pour qualifier l'évolution de la RPC.
Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré parler de « capitalisme d'État ».
Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été faits dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertement critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées.
La censure est une routine assimilée dans toute l'infrastructure médiatique et le PCC réagit promptement à toutes les organisations qu'il considère comme une menace pour le régime, comme ce fut le cas lors des événements de Tian'anmen. Toutefois, la répression que le PCC emploie ou s'efforce d'opérer a ses limites. Les médias ont aujourd'hui une liberté d'action qui, même sans objectif concerté, expose publiquement nombre de problèmes issus de la corruption et de l'inefficacité de sous-cadres du Parti. Bien que les protestations contre le Parti soient illégales, elles surviennent régulièrement au niveau local, sont parfois tolérées, et c'est leur médiatisation qui est à son tour interdite. Il existe un ministère de la propagande qui applique la censure sur les moyens d'expression, notamment sur internet. Le Bureau du film garde le contrôle sur la diffusion des films : il a par exemple fait retirer des salles le film américain Da Vinci Code au mois de juin 2006[37]. La télévision n'échappe pas à la censure puisque le gouvernement a décrété que les dessins animés (en grande partie japonais et américain) seront interdits entre 17h et 20h à partir du 1er septembre 2006[38]. Internet est également contrôlé (toutes les connexions sont filtrées), et beaucoup de sites web sont donc inaccessibles, comme par exemple www.freetibet.org (libération du Tibet)
Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairement reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis à l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti.
Il existe d'autres partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence consultative politique du peuple chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir réel.
[] Lutte contre la corruption et l'amoralité de membres du PCC
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exemples d'actes de lutte contre la corruption
voir http://www.radio86.fr/la-chine-en-profondeur/lactu-du-jour/5380/zhou-zhengyi-touche-le-fond-victime-de-la-lutte-contre-la-corruption http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/la-lutte-anti-corruption-en-chine-fait-une-victime-du-marque_116655.html http://www.rfi.fr/actufr/articles/092/article_54830.asp http://www.lefigaro.fr/international/20061215.FIG000000185_les_pots_de_vin_du_detroit_de_taiwan.html
exemples d'amoralité et de sanctions
voir http://www.liberation.com/actualite/monde/277287.FR.php
- crimes économiques http://www.peinedemort.org/document.php?choix=2442
- Sécurité Sanitaire des Aliments et des Produits de Santé
voir Zheng Xiaoyu[6] http://www.chine-informations.com/actualite/chine-lancien-responsable-lagence-chinoise-produits-pharmaceutiques-condamne-mort-pour-corruption_6578.html http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/6286698.stm
- applications de la peine de mort à des membres du Parti Communiste Chinois
voir Zheng Xiaoyu http://en.wikipedia.org/encyclopedie_Zheng_Xiaoyu
voir Wan Ruizhong http://news.xinhuanet.com/english/2004-02/20/content_1324618.htm http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/3507067.stm http://archives.cnn.com/2002/WORLD/asiapcf/east/08/31/china.mine/ ...
Dépêches de presse sur la peine de mort - Chine
affaires judiciaires ayant entrainé la peine de mort http://www.peinedemort.org/Actu/depeches_pays.php?pays=25
Combattant Incorruptibles http://www.chine-informations.com/actualite/dernier-jeu-mode-chine-sur-internet-torturer-tuer-officiels-corrompus_7215.html http://www.01net.com/editorial/357226/le-jeu-chinois-dans-lequel-il-faut-tuer-des-fonctionnaires-corrompus-est-victime-de-son-succes/ http://www.rue89.com/2007/08/03/combattant-incorruptible-un-jeu-chinois-qui-permet-la-torture
[] La peine capitale dans le Droit commun
affaires judiciaires de :
- crime organisé
- trafic de drogues, d'armes, d'êtres humains...
- crimes sexuels
...
[] Contrôle de la qualité et de la sécurité des exportations
2007 scandale des fournisseurs de peintures et de pigments (falsifications à l'insu des manufactures) [7] (article Wikipédia en anglais)
voir l'histoire de l'entrepreneur Zhang Shuhong[8] (article Wikipédia en anglais) ...
[] Santé publique
Voir les documents de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui dépend de l'ONU sur le système de santé chinois.
Plusieurs problèmes de santé publique d'ampleur émergent en RPC : problèmes de santé liés à la mauvaise qualité de l'air et à la pollution de l'eau, l'épidémie de sida et le tabagisme. L'épidémie de SIDA, en plus des voies classiques de contamination, a été exacerbée par le manque d'hygiène et les collectes de sang en zone rurale. Quant au tabac, le problème provient du monopole exercé par l'état sur la distribution de cigarettes. Le gouvernement, dépendant des revenus de l'industrie du tabac, hésite à prendre des mesures coercitives, préférant s'attacher à d'autres problèmes de santé publique.
L'hépatite B est endémique en Chine continentale, touchant un large pourcentage de la population : environ 10%. Elle entraîne des dérèglements ou des cancers du foie, causes courantes de mort en Chine. Une corrélation a été établie entre l'hépatite et la sous-natalité de filles à la naissance, qui expliquerait en partie la disparité numérique hommes-femmes. Un programme mis en place en 2002 a pour but de vacciner tous les nouveau-nés en Chine continentale.
En novembre 2002, la pneumonie atypique ou SRAS apparait dans la province du Guangdong. La nouvelle étant tenue secrète, l'épidémie s'étend au territoire de Hong Kong, au Viêt Nam et par voie aérienne, dans des pays plus éloignés. En Chine même, 5 327 cas sont rapportés, dont 348 morts confirmées. En mai 2004, l'OMS annonce la fin de l'épidémie de SRAS en RPC.
La Chine est alors confrontée à une nouvelle épidémie, la grippe aviaire, qui touche diverses espèces d'oiseaux (dont la volaille). Plusieurs cas, parfois mortels, de contamination oiseaux-hommes sont recensés, laissant craindre une mutation de la transmissibilité d'animal-homme vers celle homme-homme.
Enfin, de récentes transmissions de streptocoques des porcs aux humains seraient à l'origine d'un nombre anormalement élevé de morts dans la province du Sichuan.
[] Défense
Le pays a développé sa bombe A en 1964. Il est membre du Traité de non-prolifération nucléaire.
« La Chine adopte une politique de défense nationale à caractère défensif. La Chine ne prétend aucunement à l'hégémonie ; tel est l'engagement fait par le peuple chinois devant le monde. La Chine dispose d'une petite quantité d'armes nucléaires, pour son autodéfense. Elle s'engage à ne pas être la première à utiliser l'arme nucléaire, à ne pas l'utiliser, ou menacer de l'utiliser contre les pays qui ne détiennent pas d'armes nucléaires. »
Crée dans la première moitié du siècle pour chasser l'alliance des huit nations de Chine, La RPC maintient la plus grande armée du monde[39], ce qui lui vaut des critiques de nombreux observateurs [réf. nécessaire] ; toutefois, étant donné la composition de cette armée, son efficacité potentielle en matière militaire est jugée limitée. L'Armée de Libération du Peuple (ALP) comprend les forces navales et aériennes. Le budget officiel de l'ALP en 2005 est de 30 milliards de dollars, non inclus les fonds destinés à l'achat d'armes étrangères, à la recherche et au développement militaires, et aux structures paramilitaires. La RPC est accusée par certains critiques [réf. nécessaire] de présenter délibérément un budget sous-estimé. Les dépenses militaires réelles équivaudraient, selon certaines sources [réf. nécessaire], à 140% voire jusqu'à 170% du budget officiel.
Le budget militaire de la Chine représente 1,35 % de son PIB en 2005[40]. Ce budget correspond à 7,4 % des dépenses publiques en 2006. La Chine compte augmenter ses dépenses militaires pour l'année 2007 : cette hausse devrait atteindre 17,8 % et s'établir à 351 milliards de yuans, soit environ 34,4 milliards d'euros[40]. D'après d'autres estimation, la Chine se placerait au second rang mondial, derrière les États-Unis (au moins 400 milliards de dollars)[réf. nécessaire]. La RPC, malgré sa possession d'un arsenal nucléaire et de son matériel de propulsion, est considéré comme ayant des capacités limitées dans le cas d'un con
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