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République 
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Types de gouvernements

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Liste de formes de gouvernements



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Une république est une forme de gouvernement non héréditaire, par opposition à la monarchie, l’empire ou tout forme de gouvernement héritée du féodalisme. C’est la forme d'État la plus répandue : sur 194 pays recensés dans Wikipédia, 135 sont des républiques, 22 des royaumes ou sultanats, 3 des principautés et 9 des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.

Sommaire

Étymologie et évolution du sens

Le mot « république » provient du latin res publica qui signifie au propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État. La république (Politeia) de Platon, Le politique (Politike) d'Aristote, et De la république (De re publica) de Cicéron, traitent tous des formes de gouvernement.

En 1576, Jean Bodin la définit dans Les six livres de la République comme le « droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine ». Dans Du contrat social, Jean-Jacques Rousseau la définit comme « tout État régi par des lois, sous quelque forme d'administration que ce puisse être ; car alors seulement l'intérêt public gouverne, et la chose publique est quelque chose. Tout gouvernement légitime est républicain. » Le terme est clairement synonyme de « gouvernement », de « bonne gouvernance ». Plusieurs courtisans du XVIIIe siècle écrivent des poèmes où ils louent la bonne gestion par Louis XIV de la république.

Au moment de la Révolution française, en référence à la République romaine qui s’est établie à la suite de la monarchie, le régime politique qui fait suite à l’Ancien Régime féodal, est baptisé « république ». Le 21 septembre 1792, suite à la proclamation de l'abolition de la royauté, la Première République française est déclarée.

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Voir « république » sur le Wiktionnaire.

En français, le mot est devenu largement synonyme de démocratie, et s’oppose alors à despotisme ou totalitarisme. Cette assimilation s’explique par l’histoire politique française. Le régime de Vichy est fondé en opposition avec la République dont l’anticléricalisme et le démocratisme avaient, aux yeux des partisans de Philippe Pétain, provoqué la décadence du pays. Le nom officiel du régime politique est alors « État français ». Du fait de cette assimilation profondément ancrée entre « république » et « démocratie », les deux mots sont devenus synonymes. De ce fait encore, les francophones ont le sentiment de faire un oxymore lorsqu’ils parlent de démocratie populaire et que le premier terme recouvre un régime totalitaire ; il ne l’est plus si on conserve au mot son sens de « forme de gouvernement qui fait suite à un régime féodal ».

Une république islamique, indépendamment de la forme démocratique ou non du régime en place, est la forme de gouvernement prise par un État qui fait suite à un régime féodal : celui du chah en Iran et en Afghanistan, celui de l'Empire des Indes au Pakistan, etc.

Histoire

À Rome, la République romaine (-509 - -44) fait suite à la monarchie. C’est une oligarchie patricienne où l’exercice du pouvoir se limite un mandat d'une seule année. Le principal organe constitutionnel est le Sénat qui réunit les représentants des familles patriciennes. La démocratie athénienne n’est pas fondamentalement différente, excluant les esclaves, les femmes et les non-citoyens de tout rôle politique.

Au Moyen Âge, les villes s’affranchissent progressivement du pouvoir féodal. Dans le Saint-Empire romain germanique, on parle de ville libre d'Empire, dans le Royaume de France de ville franche. Rétrospectivement, les historiens baptiseront de « république », cette forme nouvelle de gouvernement oligarchique et bourgeois qui émerge alors. La plus célèbre, la plus riche, la plus puissante de ces villes indépendantes est alors la république de Venise, terme moderne pour désigner ce que les Vénitiens d’alors appelaient « duché » (ducato) avec, à sa tête, le doge (proprement : « le duc »).

La définition humaniste d’un État libre, d’un État sans roi, se trouve chez Bartolus de Saxoferrato (De regimine civitatis, vers 1350), Coluccio Salutati (De tyranno, Florence, 1400) et Leonardo Bruni (Laudatio fiorentinae urbis, 1403-04). Ils utilisent alors le terme latin de civitas (« citoyenneté, ensemble des citoyens ») qui donne « cité » en français.

Fondée à la Renaissance, la République des Deux Nations remplace la monarchie polonaise par le gouvernement de l’aristocratie polono-lituanienne, dans la droite ligne des oligarchies antiques.

En 1581, quand les Pays-Bas s’affranchissent de la tutelle espagnole et fondent la première république européenne digne de ce nom, ils adoptent le nom de Provinces-Unies. Quand les Anglais secouent le joug de la royauté en 1649, ils fondent le Commonwealth, mot anglais qui est le calque du latin res publica.

Dans les années qui suivent la proclamation de la République française, le modèle politique est largement exporté : la République batave nait en 1795, c’est la première et la plus durable république sœur de la France.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Régis Debray, La République expliquée à ma fille, Le Seuil, 1998 (ISBN 2020347148)
  • Jean-Michel Ducomte, La République, Les Essentiels Milan 2002;
  • Serge Bernstein et Odile Rudelle (dir.), « Le modèle républicain », PUF 1992;
  • Blandine Kriegel, « Philosophie de la République », Plon 1999;
  • Claude Nicolet, « L'idée républicaine en France » Gallimard 1982;
  • Hugue Jallon et Pierre Mounier, « Les enragés de la République », La Découverte 1999;
  • Frédéric Monera, L'idée de République et la jurisprudence du Conseil constitutionnel - Paris : L.G.D.J., 2004.
  • William R. Everdell, La fin des rois: Histoire des républiques et des républicains - Paris : Éd. Publisud, 1987.
  • Platon, La République
  • Philippe Genestier et Jean-Louis Laville, « Au-delà du mythe républicain. Intégration et socialisation », in Le débat, novembre-décembre 1994, nr 82, pp. 154-172.
 
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