Putsch de la Brasserie
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Le putsch de Munich ou putsch de la Brasserie (en allemand Hitler-Ludendorff-Putsch) est la tentative de putsch improvisée par Adolf Hitler et son parti, le NSDAP dans la soirée du 8 novembre 1923 et qui s'acheva lamentablement dès le lendemain.
Sommaire |
[] Déroulement
Hitler et ses partisans pensaient que le gouvernement bavarois soutiendrait cette action dont le but était de renverser le gouvernement républicain de Berlin. Au soir du 8 novembre 1923, alors que Gustav von Kahr ? commissaire général d'État en Bavière ? faisait un discours à la Bürgerbräukeller, une brasserie de Munich, Hitler, Hermann Göring et des SA firent irruption dans la salle en déclarant la « Révolution nationale ». Par l'intimidation, les dirigeants bavarois - Gustav von Kahr, Otto von Lossow et Hans Ritter von Seißer - acceptèrent de se joindre à cette action, ce qu'ils démentirent quelques heures plus tard à la radio après avoir réussi à quitter la brasserie.
Au matin du 9 novembre, les putschistes défilaient devant la Feldherrnhalle (Marsch zur Feldherrnhalle), dans les rues de Munich, et se trouvèrent face à face avec la police ; des coups de feu éclatèrent peu après de part et d'autre. À l'issue de la fusillade, quatre policiers et seize putschistes étaient morts dont cinq seulement appartenaient au Stosstrupp (garde rapprochée du Führer qui deviendra la SS sous les ordres du Reichsführer Erhard Heiden). Hitler eut le bras démis par son ami Max Erwin von Scheubner-Richter qui s'effondra mortellement blessé.
Adolf Hitler bien que blessé était néanmoins parvenu à s'enfuir. Suite à ce sanglant épisode naquit la légende selon laquelle Graf, un de ses gardes du corps lui aurait servi de bouclier, arrêtant de son corps les balles qui n'auraient pas manqué de tuer le Führer. De là naquit le mythe du drapeau ensanglanté plus connu sous le nom du sacrifice des vieux combattants. Le NSDAP sera interdit dès le 9 novembre. Son interdiction sera levée en avril 1925. Hitler fut arrêté le 11 novembre et immédiatement incarcéré.
Le procès des putschistes, accusés de crime de haute trahison contre le gouvernement se déroula ensuite. Le 1er avril 1924, Hitler fut condamné à cinq ans de prison, dont il ne purgera que treize mois[1], à la prison de Landsberg am Lech (en compagnie de Rudolf Hess et d'Emil Maurice). Il profitera de son emprisonnement pour écrire Mein Kampf. Le futur dictateur en dédiera d'ailleurs le premier tome à ses compagnons d'infortune tombés le 9 novembre. Il sera libéré dès le 20 décembre 1924, mais restera interdit de parole en public.
Erich Ludendorff, qui avait également pris part au putsch, fut également jugé, mais sans être condamné à la prison.
Le jeune Heinrich Himmler faisait déjà partie du mouvement nazi et a même participé au putsch comme porte-étendard au nom d'Ernst Röhm qu'il vénérait, mais il ne sera pas condamné vu son âge.
Quant à Gustav von Kahr, il sera l'une des victimes de la Nuit des Longs Couteaux.
[] Voir aussi
[] Note
- ? Joseph Goebbels, Journal 1923-1933, Tallandier, Paris, 2006 p.99
[] Sources
- Joachim Fest, Hitler jeunesse et conquête du pouvoir, Gallimard, 1974 ;
- (de) John Dornberg, Der Hitlerputsch. 9. November 1923, Langen Müller, 1998 (original en anglais).
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Putsch de Munich
Revue de presse Putsch_de_Munich
