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Un article de Wikipedia.y-project.com.La notion de problème universel a été introduite par les mathématiciens Samuel Eilenberg et Saunders MacLane vers 1943. Cette notion a bouleversé notre vision des mathématiques en introduisant dans cette discipline une dimension behavioriste (équivalent français possible mais un peu lourd de cet adjectif: comportementaliste). Par behavioriste, et pour ce qui concerne les mathématiques, il faut entendre qu'on définit les objets mathématiques non pas par des constructions (comme on le fait en Théorie des Ensembles), mais par une caractérisation de leur comportement global vis-à -vis des autres objets mathématiques. La notion de problème universel est l'une des plus fondamentales de la Théorie des catégories.
[] Objet initial et objet final.Donnons-nous une catégorie <math>\mathcal</math>. Un objet <math>I</math> de <math>\mathcal</math> est dit initial si pour tout objet <math>E</math> de <math>\mathcal</math>, il existe une et une seule flèche de <math>I</math> vers <math>E</math>. De même, un objet <math>F</math> est dit final si pour tout objet <math>E</math>, il existe une et une seule flèche de <math>E</math> vers <math>F</math>. Cette définition pourrait paraître extrèmement naïve si elle n'entrainait la propriété suivante: Deux objets initiaux (respectivement finals) dans une catégorie sont canoniquement isomorphes. Autrement-dit si <math>I</math> et <math>J</math> sont tous deux initiaux dans <math>\mathcal</math>, l'unique flèche <math>f</math> de <math>I</math> vers <math>J</math> est un isomorphisme. En effet, comme <math>J</math> est initial, il existe de même une unique flèche <math>g</math> de <math>J</math> vers <math>I</math>, et le composé <math>g\circ f</math> ne peut être que la flèche identité de <math>I</math>, toujours parce que <math>I</math> est initial. Pour la même raison <math>f\circ g</math> ne peut être que l'identité de <math>J</math>. On voit donc que le simple fait de demander qu'un objet soit initial le définit parfaitement à isomorphisme canonique près (c'est-à -dire, comme diraient les informaticiens, aux détails d'implémentation près). En d'autre termes, de telles définitions permettent de se concentrer sur l'essentiel (le comportement de l'objet défini) sans se préoccuper des détails de sa construction. Bien entendu, une telle définition ne prouve pas l'existence de l'objet, qui doit éventuellement être prouvée par une construction. Elle ne fait que débarrasser la définition de l'objet de tout ce qui est contingent. En contre partie, elle oblige à intégrer dans la définition les outils nécessaires et suffisant pour la manipulation de l'objet. Quand un objet mathématique est défini de cette façon, on dit qu'il est défini par un problème universel. [] Exemples.Chacune des phrases suivantes constitue une définition de ce qui y figure en gras.
[] Autres formulationsCette notion de problème universel peut s'exprimer d'une façon plus sophistiquée (conduisant à l'obtention automatique de certains théorèmes) à travers celle de Foncteur adjoint. [] BibliographieS. MacLane Categories for the Working Mathematician. Springer-verlag. Graduate Texts in Mathematics (1971). La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Problème universel |