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La bataille d'El-Alamein est une bataille de la Seconde Guerre mondiale qui a lieu en Afrique du Nord et qui oppose les forces de l'Afrika Korps commandées par Erwin Rommel et italiennes aux forces britanniques de Bernard Montgomery. La défaite de Rommel est considérée comme un des tournants de la Guerre. On distingue parfois:
[] La première bataille d'El-AlameinImage:El Alamein 1942 - British Matilda tanks.jpg EL Alamein, 1942. Chars anglais Le 20 juin, l'Afrika Korps a atteint Tobrouk qui capitule le lendemain. Rommel fait à cette occasion 35 000 prisonniers appartenant aux unités suivantes:
Ainsi que la prise de :
L'attaque de Tobrouk a été menée par le général italien général Navarrini à la tête des divisions germano-italienne :
Soit un total de 30 000 hommes dont 20 000 Italiens. L'attaque est lancée à l'aube et dès 9 h 40, le général Klopper, commandant la place, se rend avec sa garnison.
Le soir même de la victoire Hitler téléphone à Rommel pour l'informer de sa promotion en tant que généralfeldmarshal de la Wehrmacht. Rommel déclara suite à ce coup de fil à ses officiers le félicitant : « Ce serait bien mieux de m'envoyer une division blindée ». Après ce combat, le général italien Cavallero et le maréchal allemand Kesserling, soutenus par Mussolini, demandent à Hitler le feu vert pour lancer l'opération C3 visant à la prise de Malte. Le corps de débarquement italien, basé en Sicile, attend l'ordre de départ, mais Rommel demande à Hitler d'avoir la priorité et de pouvoir marcher dès maintenant avec des renforts sur Alexandrie. Il semblerait que Rommel n'ait pas perçu l'importance que pouvait avoir Malte vis-à -vis des ravitaillement tant allié qu'allemand. Rommel pour convaincre Hitler lui promet une marche rapide sur le Canal de Suez ainsi que sa prise. Hitler tranche en faveur de son tout nouveau maréchal et demande à Mussolini de repousser l'opération C3. Mussolini fera mieux en mettant le corps de débarquement à disposition de Rommel, qui a, il est vrai, bien besoin de renfort. Ce renfort c'est la division d'élite Folgore (qui est une unité de parachutistes). Le quartier général italien est lui consterné par cette décision.
Le 25 juin, le général Ritchie est remercié par l'armée britannique. Au Caire, les autorités britanniques commencent déjà à brûler les archives. Le 29 juin, le 7e régiment de bersaglieri capture 6 000 Britanniques et prend la ville de Marsa-Matruh, qui est située à 150 km de Tobrouk. Mussolini, en apprenant cela, s'envole pour l'Afrique. Le commandement italien, et en particulier Batico, avertit Rommel de pas avancer trop vite, le ravitaillement ne pouvant être assuré sur de si longues distances sans être réorganisé, mais Rommel n'en tient pas compte et continue l'offensive. Cela est relativement téméraire étant donné l'état des division de l'Afrikakorps. Les unités italiennes sont alors dans l'état suivant :
Les unités allemandes (15 et 21e panzerdivision et 90e motorisée) ne comptent plus qu'une soixantaine de chars. Pourtant entre le 26 mai et le 3 juillet 1942 les germano-italiens ont capturé 60 000 britanniques ainsi que détruit ou pris plus de 2 000 blindés.
La 8e armée britanniques reçoit pour tenir El-Alamein de serieux renfort et notamment la 9e division australienne, la 2e division néo-zélandaise (retiré du Proche-Orient où elles étaient en garnison), ainsi que la 51e division métropolitaine et la 8e division blindée qui ont quitté la Grande-Bretagne vers la fin mai. En outre la 4e division hindoue vient d'être envoyée de Chypre. Quant aux Germano-Italiens, leur seul renfort est la division Folgore qui n'arrive qu'à la mi-juillet.
Ces 6 000 hommes de la Folgore sont placés au sud de la position germano-italienne. La Folgore a la charge d'une ligne de front d'environ 15 km alors qu'elle ne possède que 80 canons et qu'elle a en face d'elle trois division d'infanterie et une division blindée ce qui représente environ 60 000 soldats britanniques et surtout 400 canons, 400 chars et 150 automitrailleuses. La Folgore se sert du dispositif de défense que les Britanniques avait établi autour de la position avant que celle-ci ne soit prise par les forces de l'Axe. Au nord du dispositif, les alliés sûrs de leur supériorité numérique et technologique suite aux différent renfort arrivé avec du matériel moderne se lancent à l'attaque, le 10 juillet, de la position tenue par la division Sabratha, celle-ci perd 1 500 hommes dans cette seule journée mais l'intervention de la 15e Panzerdivision et de la division Littorio rétabli l'équilibre des forces et permet de repousser l'attaque. Rommel, qui lui aussi a reçu des renforts en matériel entre temps, tente aussi une offensive, le 13 juillet, mais se heurte à une défense solide et doit renoncer. Malgré tout la résistance de l'Axe qui se bat à un contre trois contre les hommes du général Auchinleck est un cuisant échec pour celui-ci.
Ce constat de son médecin personnel, ne convaincra pas Rommel qui, le 30 août, lance une attaque d'envergure mais tous les assauts sont repoussés, Rommel ne parvient pas à avancer sur El-Alamein. Les Italiens du groupement Ruspoli (appartenant à la division Folgore) ont repris à leur compte la méthode des Français de Bir-Hakeim, ils creusent des trous individuels qui rendent les bombardements peu efficaces puisqu'un tir au but, ne tue qu'un ou deux hommes. Le 31 août, le 19e régiment d'infanterie italien (appartenant à la division Brescia) est envoyé en renfort au groupement Ruspoli. Les combats se déroulent sous un soleil de plomb, la temperature atteint régulierement les 55° C. Dans la soirée, c'est au tour de la 3e brigade néo-zélandaise de tenter un nouvel assaut des positions italiennes, mais celles-ci défendues avec ténacité brisent l'attaque. Les Italiens - à court d'obus et les autres munitions étant épuisées - attaquaient les chars en sortant de leurs trous, puis lançant leurs grenades à main avant de retourner dans leurs trous. Cette attaque coûte environ une quarantaine de chars aux Britanniques. Le 5 août, une patrouille de la division Folgore, sous les ordres du lieutenant Stasi, réussit à capturer deux blindés britanniques ainsi qu'une vingtaine de soldats. Le 30 août, le colonel Ruspoli, à la tête de son groupement, réussi à s'emparer de la côte 78 dans la dépression Kattara, il y fera une trentaine de prisonniers.
[] La seconde bataille d'El-AlameinLe 22 septembre, Rommel, trop malade pour continuer à assurer le commandement de l'AK confie celui-ci au général Stumme. Le 23, Rommel, décolle de Derna à destination de Rome où il doit rencontrer Benito Mussolini. Après cette escale romaine, Rommel s'envole pour Berlin où il s'entretient cette fois avec le Führer puis après cela il part pour le centre d'hospitalisation du Semmering à proximité de Wienner-Neustadt. À ce moment-là , Hitler ne pense aucunement renvoyer Rommel en Libye mais plutôt sur le front russe. En Afrique pendant ce temps-la, l'armée alliée renforce ses positions et en particulier celle d'El Alamein. De plus les combats continuent et ce sont en grande partie les Italiens qui soutiennent le poids des combats. Ainsi le 2 octobre, le 10e bataillon, du commandant Grossi, de la Folgore repousse à lui seul une attaque de la 6e brigade néo-zélandaise en détruisant 20 chars Grant mais perd son commandant dans ce combat. Le 12, c'est le groupement Ruspoli qui relève des troupes de la Division Trieste dans l'Himeimat et en particulier les côtes 103 et 125. Là , le groupement fait face à deux ennemis, la chaleur intenable et la maladie provoquée par celle-ci, dysenterie, insolations, scorbut... et qui font des ravages dans les rangs italiens mais aussi les armées alliées qui ne cessent d'attaquer la position. Malgré tout, grâce aux pertes provoquées par les hommes du colonel Ruspoli mais aussi aux conditions de vie dans l'armée britannique plusieurs mutineries ont lieu dont celle des troupes australiennes qui refusent tout simplement de retourner à l'assaut. Mi-octobre Montgomery et sa 8e armée britannique, qui dispose maintenant de plus de 220 000 hommes ainsi que de 1 600 chars, 1 400 pièces antichars, un millier de canons et un millier d'avions, prépare une grande offensive sur El-Alamein où sont retranchés 96 000 Germano-italien ne disposant que de 500 chars (dont 200 allemands seulement) 750 pièces antichars, de 480 canons et 340 avions. La plus grande partie des troupes germano-italienne est italienne. Sur 12 divisions, 8 sont italiennes (divisions Littorio, Trieste, Trento, Bologna, Brescia, Ariete, Folgore et Pavia) et 4 germaniques (15 et 21e panzerdivision, 90e division motorisée et 164e division d'infanterie), auxquelles il faut ajouter une brigade parachutiste sous le commandement de Ramcke. Dans la nuit du 22 au 23 octobre l'offensive britannique est déclenchée, mais celle-ci se solde par un échec. La division Folgorre continue quant à elle à faire des miracles et repousse les assauts répétés de la 44e division d'infanterie et de la 7e division blindée britanniques renforcé de la 1re brigade de Français libre, entre le 23 et le 25 octobre. Rommel bien que toujours en Allemagne se tient malgré tout informé de ce qui se passe en Afrique. Le 24 octobre, il apprend la mort du général Stumme mort d'une crise cardiaque ce qui le décide à reprendre le chemin de l'Afrique au plus vite. Le 26 octobre il arrive et s'informe de la situation avec précision. Le 3 novembre, la division Ariete, équipé de chars M13/40 se lance dans une lutte perdue d'avance contre des Sherman deux fois plus puissant que leur chars. Au soir du 4 novembre, il n'y a plus de division Ariete, celle-ci est anéantie. Mais ceci n'est qu'un exemple de ce qui arrive aux divers régiments engagés dans cette lutte acharnée. Hitler avait donné l'ordre à Rommel de résister jusqu'au bout, malgré cela Rommel décide d'abandonner la bataille et de ne pas sacrifier inutilement les troupes et le matériel qui lui reste. Pour exemple il ne lui reste plus que 32 chars le 4 novembre lorsque les combats cessent.
La retraite, plus ou moins aisée pour les Allemands qui disposent d'un grand nombre de vehicules et donc d'une grande mobilité, est plus délicate pour les divisions italiennes. La division Trento sera encerclée le 5 novembre dans la région de Fouka. Son général, Francesco Scotti, se résignera à déposer les armes n'ayant plus de munitions. Plus au sud ce sont les restes des divisions Pavia, Brescia et Folgore qui capitulent ce même jour. Les généraux Ferraro Orsi (10e corps) et Priederi (Brescia) se feront tuer au combat. Pour la Folgorre, la reddition se fait avec les plus grands honneurs, le général Frattini rencontre le général de division Hugues (44e division d'infanterie). Les deux hommes se saluent puis Hugues prend la parole : « Divers rapports me forçaient à croire que vous étiez mort. Je constate avec soulagement qu'il n'en est rien. » Puis il ajoute : « Durant toute ma carrière de soldat, je n'ai jamais rencontré de meilleurs soldats que ceux de la folgore. » Frattini a les larmes aux yeux, la Folgore ne compte plus que 32 officiers et 262 soldats. [] FilmographieLa dure réalité des affrontements du désert, vu du coté de la division Pavia, est présentée de très belle manière dans le film italien El Alamein, de Enzo Monteleone, sorti en 2002. DernierMirror La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Première bataille d\'El Alamein |