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La crosse et le sceptre : Les prélats d\'Etat sous François Ier et Henri VIII
La crosse et le sceptre : Les prélats d'Etat sous François Ier et Henri VIII
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Chanoine André Girard. Un prélat berrichon Monseigneur Pierre-Marie Lenoir : Restaurateur de l'abbaye de Fontgombaud, 1818-1907

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51 Congrès annuel : Lille, 4-7 mai, Paris, 26 novembre 1978 (L'Orthodontie française)

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Lettres spirituelles de Sébastien Zamet,... publiées pour la première fois et précédées d'une introduction par J. Carnandet,... suivies des Avis spirituels du même prélat

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Image:Eveque.jpg
Un évêque au Moyen Âge, dalle représentant l'évêque de Laon

Le mot évêque est la transcription française du mot latin episcopus, lui-même adapté du grec ????????? / episkopos qui veut dire « surveillant Â», c'est-à-dire modérateur, tuteur, responsable d'une organisation.

Sommaire

[] Aux premiers siècles

Avant le christianisme, le terme était utilisé pour désigner toutes sortes d'administrateurs (ce mot est la meilleure traduction) dans les domaines civil, financier, militaire, judiciaire. Dans l'Église luthérienne, on garde le souvenir de cette étymologie en nommant les évêques des « inspecteurs ecclésiastiques Â». Ce terme désigne, dans les religions chrétiennes, les successeurs des douze Apôtres institués (selon la tradition interprétative à laquelle on se réfère) par Jésus.

Les premiers episkopoi étaient élus par les membres d'une ???????? / ekklêsia, assemblée de fidèles, à la manière dont une association élit aujourd'hui ses dirigeants. Le dimanche qui suivait, le nouvel évêque était consacré comme évêque par l'ensemble des évêques de la province, au moyen de l'imposition des mains, au sein, bien sûr de la synaxe eucharistique.

Ce qu'on appelle la succession apostolique consiste en la consécration d'un nouvel évêque par un,ou plusieurs évêques eux-mêmes validement consacrés. Le concile de Nicée a précisé qu'il fallait la présence d'au moins trois évêques. Mais en cas de nécessité, la présence d'un seul suffit.Cette règle est appliquée par les catholiques, les orthodoxes et d'une façon générale, par l'Église anglicane quoique l'Église catholique romaine dénie à ces derniers la validité de ladite succession, tout comme aux nestoriens.

[] Dans l'Église catholique romaine

Dans l'Église catholique, les évêques sont nommés par le pape, à partir de listes transmises à Rome par le Nonce Apostolique, établies par les évêques d'une même province ou même région écclésiastique. Chaque évêque à le droit de faire ses propositions.

La consécration est un sacrement (ordination épiscopale) conféré par trois évêques ; c'est même le degré supérieur du sacrement de l'ordre. Il doit être conféré dans la communion avec l'évêque de Rome (le pape), c'est-à-dire avec au moins son approbation. Si ce n'était pas le cas, les consacrants et le consacré encourraient l'excommunication (voir l'affaire de la Fraternité Saint-Pie X).

L'évêque est le successeur des apôtres, et à ce titre, il est Docteur de la foi, chargé de l'enseigner et de la transmettre avec fidélité.

L'évêque est ministre de Dieu et exerce ses fonctions spirituelles au sein d'une circoncription appelée diocèse ; dans l'Église orientale on parle d'éparchie. Il y réside dans la ville où se trouve sa cathédrale ; cette ville et sa demeure épiscopale sont appelées évêché.

L'évêque est avant tout celui qui préside l'assemblée des fidèles et plus précisément l'eucharistie (mais il peut déléguer à cet effet un simple prêtre). Dans son Église locale (ou patriarcale, ou même universelle) il est le principe de l'unité visible des fidèles. Il est chargé de veiller sur son Église locale, la liturgie, l'enseignement de la foi catholique et les services aux démunis. Il est assisté dans sa tâche par des diacres et des prêtres. Ses proches collaborateurs étaient autrefois les archidiacres ; on les appelle aujourd'hui vicaires épiscopaux et vicaires généraux. L'évêque est également assité de conseils presbytéraux parmi lesquels se trouve le chapitre cathédral.

Certains évêques sont créés cardinaux, d'autres portent le titre d' archevêques métropolitain, s'ils sont nommés à la tête d'un archidiocèse. D'autres évêques sont patriarches : le pape, évêque de Rome, est le patriache d'Occident. Certains évêques catholiques disposaient avant le XIXe siècle de pouvoirs temporels importants, tels les (princes-évêques dans les pays germaniques, ou le pape dans les États pontificaux).

La désignation des évêques donna lieu à des luttes entre les pouvoirs politiques et l'Église catholique romaine, par exemple la querelle des Investitures au XIe siècle.

[] Évêque coadjuteur/auxiliaire

Un évêque auxiliaire est un évêque chargé d'aider un autre évêque dans un diocèse important. Il n'a pas de juridiction directe sur le diocèse tout en ayant le caractère épiscopal.

Un coadjuteur est un évêque auxiliaire destiné à succéder à l'évêque titulaire apopelé à prendre bientôt sa retraîte.

Un coadjuteur ou un auxiliaire est évêque, il reçoit un titre in partibus. Le vicaire général assiste également l'évêque titulaire, mais n'a pas été ordonné évêque.

[] Évêque in partibus

C'est un évêque titulaire d'un ancien évêché, désormais disparu, qui se trouve maintenant in partibus infidelium (« dans les contrées des infidèles Â» : tels un ancien évêché d'Afrique du Nord comme Hippone, ou des États latins d'Orient, comme Édesse, Tripoli, Amorium, etc), c'est-à-dire autrefois chrétiennes. Cet évêque n'a en fait pas de diocèse propre à gouverner, mais ce titre lui est donné pour justifier son élévation au rang d'évêque. Ainsi, bien que sans fidèles, il peut être ordonné. Il est alors appelé à des fonctions administratives au sein de la curie romaine ou de la diplomatie vaticane. De tels évêques peuvent être également évêques auxiliaires ou coadjuteurs, mais cela est devenu plus rare. Quand aux évêques retirés, ils portent désormais le titre d'évêque émérite de leur ancien siège.

Quant à Mgr Gaillot, ancien évêque d'Évreux, il a été nommé évêque de Parténia, en Algérie parce que chaque évêque doit être titulaire d'un diocèse. Le fait d'être évêque (théorique) d'un bout de désert est considéré par certains comme une sanction, d'autant plus qu'il n'a même pas le droit d'y résider. Mgr Gaillot a été transféré à un siège fictif, mais non pas déposé, encore moins excommunié. C'est une sanction, mais adoucie.

[] Évêque émérite

Les évêques et archevêques catholiques ayant dépassé la limite d'âge de 75 ans imposée par le droit canonique (can. 401) pour gouverner leur diocèse deviennent évêque émérite ou archevêque émérite de ce diocèse une fois leur démission officiellement acceptée par le Pape.

À titre d'exemple, on peut citer le cardinal Jean-Marie Lustiger devenu à 78 ans archevêque émérite de Paris dès la nomination de Mgr André Vingt-Trois comme nouvel archevêque de Paris.

[] Dans l'Église orthodoxe

L'évêque occupe le degré suprême de la hiérarchie écclésiastique. Il est le successeur des apôtres qui préside à l'eucharistie. Il est l'icône du Christ et le pasteur d'une église particulière dont il porte le nom dans sa titulature. Il est le surveillant et le responsable de la doctrine et de l'enseignement de ses ouailles. Il veille à la communion à l'intérieur de son diocèse et à la communion de son église avec les autres églises orthodoxes.

  • Un évêque peut être :
  • primat, s'il préside une église autocéphale ou autonome.
  • pape, patriarche, catholicos, les plus hauts titres honorifiques de primat.
  • archevêque, s'il est primat, ou s'il préside d'une province.
  • métropolite, s'il occupe un poste important (usage russe) ou s'il occupe un siège comme titulaire (usage grec).
  • auxiliaire, s'il assiste un titulaire.
  • chorévêque, s'il est auxiliaire tout en portant comme titre le nom d'une localité du diocèse.

[] Dans les Églises protestantes

Dans le protestantisme au sens strict (anglicans ou encore irvingiens exceptés ), seul le luthéranisme (et quelques rares Églises réformées) connaît un ministère épiscopal personnel, qui est une fonction de l'Église et non un ordre sacramentel. Même si les évêques scandinaves et certains évêques allemands sont dans la succession apostolique au sens catholique, cette expression est généralement entendue en protestantisme comme signifiant la fidélité à l'enseignement apostolique - une succession spirituelle donc, et non historique.

Dans les autres Églises protestantes, au niveau de l'Église locale, le ministère épiscopal est celui des pasteurs, et collégialement des anciens là où ils existent. Au niveau d'une union nationale, le ministère d'unité est assuré par les synodes et conseils élus par eux, avec parfois une forte concentration sur la personne de leur président. À défaut, il l'est par la collégialité des pasteurs.

[] Voir aussi

[] Articles connexes

[] Liens externes

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