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Bienvenue sur le portail de la Tunisie ! Ce pays du Maghreb bordé par la mer Méditerranée est encadré par l'Algérie à l'ouest (965 kilomètres de frontières communes) et par la Libye au sud-est (459 kilomètres). Tunis, sa capitale, est située dans le nord du pays. La Tunisie, qui possède 1298 kilomètres de côtes, est une destination populaire pour les touristes européens qui visitent ses stations balnéaires, ses oasis sahariennes ou ses sites antiques comme Carthage, Bulla Regia ou Dougga. Nous vous proposons ici de partir à la découverte de ce pays à travers les divers articles mais aussi à travers des voies insolites (actualité, faits méconnus ou encore éphéméride mensuel). Par ailleurs, toutes les deux semaines, un article et une image sélectionnés vous seront également présentés de même qu'un extrait d'archives télévisuelles ou radiophoniques. Vous êtes cordialement invité(e) à visiter la page du projet Tunisie, qui a pour but le développement et l'amélioration des articles, et à nous rejoindre pour y apporter votre contribution ! Pour toutes questions ou recommandations, vous pouvez laissez un message au Café des Délices. |
DécouverteVoici une façon étonnante de découvrir diverses personnalités tunisiennes représentées sur les timbres émis par La Poste Tunisienne. Certaines sont connues, d'autres méconnues voire inconnues pour beaucoup. Ouvrez le recueil et venez à leur rencontre ! À l'occasion du lancement de l'exposition de l'Institut du monde arabe, « La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage », Radio France internationale rediffuse l'émission d'Ariel Cassim consacrée au Musée national du Bardo visité en compagnie de son conservateur. La journaliste fait toutefois une petite erreur dans son introduction : le musée ne se trouve pas à Carthage mais bien au Bardo près de Tunis.
« Nous l'avons déjà dis : la bonne santé économique de la Tunisie n'est pas le résultat immédiat d'un miracle, mais le produit d'un long processus dont les prémices remontent au début des années soixante et dont l'impulsion décisive a été donnée par le Guizot tunisien, feu Hédi Nouira. » Mezri Haddad rendant hommage à Hédi Nouira dans Non Delenda Carthago.
La Marsa est aujourd'hui pour Tunis, comme elle l'était pour Carthage, la banlieue aristocratique, l'endroit préféré des élégantes villégiatures. Un bouquet de cyprès, arbres de Grèce et d'Asie, rappelle ça et là le souvenir des conquérants turcs. Mon conducteur nomme en passant des villas de beys, de pachas et de kasnadars. C'est un de ces palais que le ministre de France habite l'été. Nous entrons : un vaste jardin où des lauriers-roses s'étiolent ; une cour revêtue de faïence, recouverte d'un grillage en fer qui laisse voir sur le bleu du ciel des hirondelles perchées et les roses d'un rosier grimpant, au tronc noir et noueux comme celui d'une vigne centenaire. M. Cambon m'attend en haut d'un escalier superbe que décorent deux lions de l'école de Canova et qui devraient être en brioche. Paul Arène, Vingt jours en Tunisie, 1884, p. 66
Actualité
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Lumière sur ...Le bombardement de Sakiet Sidi Youssef est une opération menée par l'armée française, dans le cadre de la guerre d'Algérie, sur le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef le 8 février 1958. Alors que la guerre d'Algérie fait rage, l'armée française subit régulièrement des attaques venant de l'autre côté de la frontière tunisienne. Le pays, devenu une véritable base arrière, apporte en effet son soutien logistique, par le transit des armes, et héberge des troupes de l'Armée de libération nationale. En 1958, le commandement de l'armée française en Algérie décide de ne plus tolérer le harcèlement de ses forces. Le 8 février, l'armée française indique qu'un avion, touché par une mitrailleuse postée à Sakiet Sidi Youssef, a dû se poser en catastrophe à Tébessa. Le général Edmond Jouhaud, commandant de la 5e région aérienne, décide d'effectuer un raid et demande à Félix Gaillard et Jacques Chaban-Delmas (ministre de la défense) l'autorisation de riposter. 25 avions dont 11 bombardiers B26 du GB.91 et 12 chasseurs NA.T6 de l'EALA 12/72 de la base aérienne de Bône attaquent le village de Sakiet Sidi Youssef. D'après les Tunisiens, le bilan est de 72 morts, dont 12 enfants, et de nombreux blessés. En réaction, la Tunisie expulse cinq consuls français qui exercent dans les principales villes du pays, organise le blocus des casernes françaises et met sur pied une visite organisée du village par la presse internationale. Le conflit purement français devient ainsi international puisque la Tunisie porte plainte auprès de l'ONU. Le Conseil de sécurité décide alors une mission de bons offices anglo-américaine. Face à la polémique, le gouvernement Gaillard est renversé par l'Assemblée nationale le 15 avril, les partisans de l'Algérie française évoquant un « nouveau Munich ». Les communistes votent également la censure. Cette crise ouvre ainsi la voie au retour du général de Gaulle au pouvoir et impose, le 17 juin, un accord entre les deux pays stipulant « l'évacuation de toutes les troupes françaises du territoire tunisien à l'exception de Bizerte. » / Archives
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