Pontoise
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| Pontoise | |
Pissarro, L'Hermitage à Pontoise,1867 |
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| Pays | France |
| Région | Île-de-France |
| Département | Val-d'Oise |
| Arrondissement | Pontoise (chef-lieu) |
| Canton | Pontoise (chef-lieu) |
| Code Insee | 95500 |
| Code postal | 95300 |
| Maire Mandat en cours |
Philippe Houillon 2001-2008 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | moyenne : 27 m minimale : 22 m maximale : 87 m |
| Superficie | 715 ha = 7,15 km² |
| Population sans doubles comptes |
27 494 hab. (1999) |
| Densité | 3 845 hab./km² |
| Gentilé | Pontoisien(ne)s |
| Site | www.ville-pontoise.fr |
Pontoise est une commune française, située en région Île-de-France sur la rive droite de l'Oise, à environ trente kilomètres au nord-ouest de Paris. Chef-lieu du département du Val-d'Oise, elle accueille une sous-préfecture, la préfecture ne se situant pas au chef-lieu mais dans la ville voisine de Cergy, ce qui constitue un cas unique en France. La ville abrite une des plus importantes cités judiciaires du pays ainsi que le siège d'un évêché catholique, détaché de Versailles, depuis 1966. Ses habitants sont appelés les Pontoisien(ne)s.
Riche de plus de deux-mille ans d'histoire, capitale historique du Vexin français, et ville majeure du royaume au Moyen Âge, elle a été rendue célèbre dans l'art impressionniste suite au long séjour de Camille Pissarro qui l'a représentée dans de nombreuses ?uvres, diffusées dans les plus grands musées du monde. Grâce à son riche patrimoine, Pontoise a obtenu le label Ville d'art et d'histoire en 2006.
Sommaire |
[] Géographie
Pontoise est située sur un éperon rocheux dominant le confluent de l'Oise et de la Viosne. Chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise, elle fait partie de l'agglomération de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. C'est aussi un petit port, le long de quelques quais.
La ville, dont le centre était entouré d'une enceinte, est divisée en deux par la voie ferrée du XIXe siècle, qui partage la partie haute au nord (Mont Bélien) et la partie boisée de Saint-Martin au sud (traversée par l'autoroute A15). Dans les faubourgs, on trouve de petits quartiers pittoresques comme les Étannets (de style andalou) ou l'Hermitage.
Les 717,02 hectares de la ville (rivière incluse) se répartissent en 463,95 hectares d'espace urbain construit (soit 65 % de la surface totale), 130,41 hectares d'espace urbain non construit (soit 18 %) et 122,66 hectares d'espace rural (soit 17 %).
La trame urbaine est constituée du centre ancien à l'habitat continu bas (7,5 % du bâti), de maisons individuelles, essentiellement des XIXe siècle et XXe siècles, qui se sont développées autour du centre historique (27,1 % du bâti), de logements collectifs et autre types de constructions, essentiellement à l'ouest, dans les quartiers de Marcouville et des Louvrais (8,8 % du bâti). Les équipements, bureaux, zones d'activité, grandes surfaces commerciales et les infrastructures de transports occupent 33,9 % du territoire. Ces derniers se localisent très majoritairement au sud, en limite de Cergy à proximité de l'autoroute A15[1].
Les communes limitrophes de Pontoise sont Auvers-sur-Oise (au nord), Saint-Ouen-l'Aumône (à l'est), Éragny-sur-Oise (au sud-est), Cergy (au sud), Osny à l'ouest et Ennery (au nord-ouest).
[] Géologie
La géologie de la ville est celle du Vexin français, constitutif du bassin parisien et caractérisé par sa nature sédimentaire.
Le sous-sol comprend plusieurs types de roches superposées. La première est la craie blanche campanienne, la plus ancienne, datant d'environ 80 millions d'années et d'environ quatre-vingts mètres d'épaisseur, qui affleure dans les fonds de vallées. Elle est surmontée par une couche calcaire du Montien (65 millions d'années), pierre à bâtir vexinoise par excellence, puis par les couches d'argile et de sable de l'Yprésien, dont les argiles du Sparnacien, épaisses de cinq à quinze mètres, leur caractère imperméable provoque l'apparition de lignes de sources et rend les fonds de vallées marécageuses. Cette couche est surmontée par le sable du Cuisien, de dix à trente mètres d'épaisseurs.
Ensuite se trouve l'importante masse calcaire du Lutétien, d'une épaisseur de vingt à quarante mètres, qui constitue l'assise du plateau du Vexin. Sa présence explique l'existence de phénomènes karstiques. Les couches du Bartonien qui lui succèdent (40 millions d'années) voient alterner le grès et le sable de l'Auversien, puis le calcaire de Saint-Ouen, et enfin les sables du Marinésien, épais de cinq à trente mètres. Les couches sédimentaires sont entaillées par la vallée de l'Oise.
La commune comprend un site recensé sur la base de données du ministère de l'écologie relative aux sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif (BASOL)[2]. Ce site, une ancienne usine à gaz en activité de 1868 à 1944, est la propriété de Gaz de France et ne constitue selon les études qu'un lieu à risque faible de pollution. La commune compte en revanche 113 petits sites industriels, actuels ou anciens, potentiellement pollués (anciens ateliers, stations-service ou décharges par exemple)[3].
[] Hydrographie et risques naturels
Le territoire communal est traversé par deux cours d'eau, l'Oise et la Viosne. L'Oise naît en Belgique, traverse 139 communes le long de ses 341,1 kilomètres en France avant de se jeter dans la Seine à Conflans-Sainte-Honorine, à quelques kilomètres en aval de Pontoise[4]. La Viosne entaille le plateau du Vexin en une vallée étroite traversant quatorze communes, sur un axe nord-sud d'une longueur de 28,8 kilomètres, se dirigeant vers le cours de l'Oise dans laquelle elle se jette à Pontoise[5].
La situation géographique de Pontoise rend la ville particulièrement vulnérable à des risques naturels. La commune est soumise à un risque de mouvement de terrain sur la totalité de la falaise constituant l'escarpement du plateau du Vexin qui domine la plaine alluviale, ainsi que pour l'essentiel du centre-ville (éperon constitué par le Mont Bélien). La plaine alluviale est quant à elle à risque élevé d'inondation par débordement consécutif à une crue de l'Oise, en particulier dans le quartier du Chou en amont, dans celui de la gare et en aval, au droit de l'île de la Dérivation et dans le bas du quartier des Larris[6]. Toutes ces zones ont été inondées lors de la grande crue de 1910, la ville étant impactée lors des crues de la Seine en aval. Ce risque a motivé la mise en place d'un plan de prévention contre les risques d'inondation (PPRI), mis en vigueur en juillet 1998 par arrêté préfectoral. Il concerne dans le Val-d'Oise les vingt-deux communes riveraines de l'Oise. Ce plan détermine quatre zones, prioritaires sur les plans locaux d?urbanisme (PLU) des communes concernées : une zone rouge délimitée en fonction des crues de 1926 et 1995, une zone bleue où l?urbanisation est fortement réglementée, une zone verte, restée non bâtie et devant le rester et une zone orange, servant de champ de stockage et d?expansion des crues (la plaine entre Asnières-sur-Oise et Noisy-sur-Oise et la plaine de Champagne-sur-Oise en amont, le méandre de Cergy-Neuville en aval, qui devraient permettre le stockage de 2,5 millions de m3 d?eau)[7].
L'eau potable distribuée est un mélange d'origine souterraine et superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[8],[9]. La commune est partiellement alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Pontoise est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue moins calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution pour la zone de distribution de la rive de l'Oise, mais plus dure ailleurs, dans les secteurs alimentés par la nappe souterraine[10].
[] Réseau de communication
Traversée par la RN14 mise à 2x2 voies (quartiers de Saint-Martin, du Port et de l'Hôtel-Dieu) qui emprunte à certains endroit l'ancienne Chaussée Jules-César, le contournement du centre historique a été rendu possible par le viaduc de la Viosne (RD 915) qui permet actuellement de rejoindre les quartiers nouveaux et les infrastructures modernes (centre hospitalier, lycée, maison d'arrêt?) plus rapidement. La petite rue de l'Hôtel-Dieu longeant l'Oise est le carrefour de toutes les routes anciennes et nouvelles et la zone du pont de Pontoise est un endroit souvent embouteillé. Par ailleurs, l'offre de stationnement reste insuffisante en centre-ville.
Les voies routières les plus importantes en trafic qui traversent la commune sont l'autoroute A15 (2x4 voies) et la liaison A15-Route départementale 915 (2x2 voies).
Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact assez élevé en terme de pollution sonore selon la réglementation[11]. Les principales voies routières du centre-ville sont classée de catégorie 3, ou 4 dans le centre, de niveau modéré. En revanche, quatre axes sont classés en catégorie 2 (élevé) : la rue de Rouen, le boulevard Jean-Jaurès, la voie ferrée de la gare vers l'Oise (mais de niveau 4, faible, vers Gisors), et la liaison A15-Route départementale 915. L'autoroute A15 est classée en catégorie 1, le plus élevé[12].
La communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise compte près de soixante-seize kilomètres d?aménagements cyclables. Plusieurs se situent sur le territoire de Pontoise, notamment en limite de Cergy, dans les quartiers des Larris et des Maradas, ainsi qu'à proximité du viaduc de la Viosne (D 915). La gare de Pontoise est équipée d'un parc à vélo[13].
Liste de quelques rues et places ayant changé de nom au fil du temps :
| Nom actuel | Ancien nom |
|---|---|
| Avenue François-Mitterrand | Boulevard de Cergy |
| Boulevard Jacques-Tête | Boulevard d'Ennery |
| Boulevard Jean-Jaurès | Boulevard des Fossés |
| Avenue de la Palette | Avenue du Stade + avenue du Marché |
| Avenue Rédouane-Bougara | Avenue de Normandie |
| Rue Pierre-Butin | Rue de la Petite-Tannerie (ou rue Basse) |
| Rue Thiers | Rue Impériale |
| Rue du Vert-Buisson | Rue Carnot (continuité) |
| Place du Grand-Martroy | La Grande Place-au-Blé |
| Place du Petit-Martroy | Petite Place |
[] Ponts
Il existe cinq ponts à Pontoise :
- Pont de Pontoise (rouvert après la guerre, en 1948) : routier à fort débit (3 voies)
- Pont de Saint-Ouen (1946, deux nouveaux ponts contigus édifiés en septembre et octobre 1998, ancien pont démonté en 1999) : ferroviaire à 6 voies + passerelle piétonne
- Pont de l'écluse (XXe siècle) : privé pour le fonctionnement de l'écluse
- Pont de l'A15 (années 1970) : routier à très fort débit (8 voies)
- Pont de l'Oise ou d'Éragny (1990) : routier à débit moyen (2 voies + piste cyclable)
[] Transports
La gare de Pontoise a la particularité d'être reliée en même temps aux gares de Paris-Saint-Lazare et Paris-Nord et desservie également par la ligne C du RER (et donc la gare de Paris-Austerlitz) depuis septembre 2000. Cette desserte par trois réseaux différents n'est partagée en Île-de-France (hors Paris) que par les gare d'Ermont - Eaubonne, dans le même département et Versailles - Chantiers. Il est également possible d'accéder à la ville à partir de la gare de Cergy - Préfecture sur la ligne A du RER, reliée par plusieurs lignes de bus en seulement quelques minutes.
L'Aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin (situé à Cormeilles-en-Vexin) est situé à quatre kilomètres au nord-ouest de la ville et accessible rapidement par la route départementale 915.
Le port est peu utilisé car l'Oise est une rivière assez étroite, mais un projet récent compte l'aménager en port touristique.
[] Urbanisme et logement
Pontoise est une ville constituée majoritairement de logements collectifs, et surtout constituée de locataires avec plus d'un tiers de logements sociaux, mais elle compte néanmoins un parc pavillonnaire non négligeable.
Depuis peu, on assiste à la renaissance du centre-ancien, qui avait connu une relative paupérisation depuis un siècle. On y trouve des immeubles d'époques très différentes, certains remontant au XVème siècle (quartier de la Cathédrale). Mais fragilisé par les risques d'éboulement dus aux souterrains et galeries situés sous la roche, le centre historique fait l'objet d'une importante campagne de travaux d'aménagement et de requalification. Jusqu'en 2009, dans le cadre de l'Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat (OPAH), les propriétaires privés du centre-ancien peuvent bénéficier de subventions sous certaines conditions. La signature de la convention « Ville d'Art et d'Histoire » le 5 janvier 2007 s'inscrit dans cette forte dynamique de sensibilisation au patrimoine.
L'Hermitage et le quartier Saint-Jean/La Justice, situés dans les anciens faubourgs, constituent des secteurs résidentiels très recherchés. L'Hermitage, que fréquentèrent les Impressionnistes, garde encore aujourd'hui une atmosphère de village, avec ses vastes jardins colorés entourant les maisons de maître, dans un paysage vallonné. À l'opposé, le quartier Saint-Jean/La Justice a un caractère plus urbain. On y trouve de belles maisons bourgeoises, entre cour et jardin, construites entre 1850 et 1920. Plusieurs styles sont représentés : la maison de la Belle Époque, très haute, en meulière, avec sa marquise, le pastiche du Petit Trianon, l'architecture flamande...
La ville comptait 11 907 logements dont 10 882 résidences principales en 1999. En 1999, 91,4 % des résidences pontoisiennes étaient des résidences principales et seulement 0,3 % des résidences secondaires. L?âge moyen du parc immobilier est plus faible que la tendance régionale, une forte majorité des logements datant des reconstructions d'après guerre suites aux destructions de 1944, et du boom démographique des années 1970 : 52,2 % des résidences principales dataient de 1949 à 1974, contre 37,8 % en Île-de-France. Les constructions récentes (de 1990 à 1999) sont un peu plus présentes que la moyenne de la région grâce au lancement de quelques programmes immobiliers dans le cadre du réaménagement du quartier de la gare ou avec l'édification de pavillons dans le quartier du Chou en particulier. En 1999, 9,9 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France. A contrario, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 23,3 % du parc contre 33,7% pour la moyenne régionale francilienne, et ce malgré le caractère ancien de la ville.
Les résidences principales étaient réparties à 26,6 % en maisons individuelles et à 73,4 % en appartements soit presque exactement la moyenne francilienne (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 37,1 % seulement des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 58,7 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[14],[15].
La commune est soumise à l'obligation législative de construction de 20 % de logements sociaux en vertu de la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Avec 3 790 logements HLM soit 34,8 % du parc en 1999 (23,4 % également dans la région), la ville respecte largement les dispositions de la loi. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était un peu plus faible en 1999 avec 7,6 % du parc contre 8,1 % en moyenne régionale.
Les habitations se caractérisent par leur surface importante : les logements de quatre pièces et plus dominent largement (48,9 %). Suivent les logements de trois pièces (26,6 %), puis 2 pièces (15,0 %). Les petits logements restent assez minoritaires (studios : 9,5 %), mais en augmentation de 68,5 % de 1990 à 1999, ce qui contribue à mieux rééquilibrer le parc[16],[17].
[] Climat
Pontoise comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au c?ur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec +4°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19°C (moyenne journalière)[18].
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 6 | 7 | 11 | 14 | 18 | 21 | 24 | 24 | 21 | 15 | 9 | 7 | 14,8 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 1 | 1 | 3 | 6 | 9 | 12 | 14 | 14 | 11 | 8 | 4 | 2 | 7,1 |
| Températures moyennes (°C) | 4 | 4 | 7 | 10 | 14 | 17 | 19 | 19 | 16 | 12 | 7 | 5 | 11,2 |
| Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[19] | |||||||||||||
[] Héraldique
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Les armes de Pontoise se blasonnent ainsi : D'azur au pont de cinq arches d'argent, maçonné de sable, posé sur des ondes aussi d'argent mouvant de la pointe, sommé d'un château à la porte coulissée donjonné de trois tours du même, le tout ouvert et ajouré du champ, maçonné aussi de sable, accosté en chef de deux fleurs de lys d'or Les armes parlantes remontent au Moyen Âge, figurant déjà sur les anciens sceaux de la ville. Les deux fleurs de Lys indiquent que Pontoise était une des « bonnes villes » du royaume, les tours évoquent le château aujourd'hui disparu, la rivière et le pont symbolisent le franchissement de l'Oise. |
[] Histoire
Pontoise est la capitale historique du Vexin français. Elle est, de 1964 à 1970, la préfecture unique du Val-d'Oise, avant d'en devenir une sous-préfecture tout en restant le chef-lieu du département. Elle abrite aujourd'hui la résidence du préfet tandis que Cergy accueille la préfecture[20].
[] Origines
La fondation de Briva Isaræ (le gué de la rivière) semble antérieure à l'époque romaine. Isara est la traduction latine de rivière fougueuse, à l'origine des noms Oise ou Isère. Les habitants se sont d'abord concentrés au confluent de l'Oise et de la Viosne à l'endroit même où passait la Chaussée Jules-César sur une zone actuellement boisée. Les invasions barbares puis la menace normande incitent les habitants à se réfugier sur le piton rocheux surplombant l'Oise plus au nord (Mont Bélien) qui favorise ainsi la défense de la ville et permet le contrôle du passage de la rivière. La première zone de peuplement est convertie en une abbaye (Saint-Martin) et laissée boisée. La chaussée est abandonnée en partie[21].
[] Haut Moyen Âge
Le bourg mérovingien est situé sur le plateau de Saint-Martin, aux abords de la voie romaine qui relie Paris à Rouen. Des sarcophages de cette époque ont d'ailleurs été découverts à l'école Saint-Martin. Les archéologues ont également mis au jour les traces de structures rurales (fond de cabane, trous de poteaux et silos).
Au IXe siècle durant l'époque carolingienne, Pontoise est un bourg commerçant. C'est le seul endroit de la région où l'on peut traverser l'Oise. En 862, Charles Le Chauve ordonne pour arrêter les Normands de barrer les fleuves par des ponts fortifiés ; le premier pont de Pontoise date probablement de cette époque. En 864, Charles Le Chauve donne à l'abbaye de Saint-Denis des droits à percevoir sur le marché hebdomadaire de Pontoise, ainsi que des droits à prélever sur le commerce du port, au bord de l'Oise[22]. Sur le Mont-Bélien est fondée une abbaye, dédiée à Notre-Dame de Lorette (Loreto en Italie). Dans cette abbaye les reliques de Saint-Mellon sont transportées depuis Rouen pour les mettre à l'abri des raids des Normands qui ravagent la France. En 885 les Normands assiègent et prennent la ville de Pontoise[23]. En raison de cette menace, les habitants s'installent sur le Mont Bélien, facile à défendre. Le bourg de Pontoise s'y établit de manière définitive. Un château y est construit par les comtes du Vexin. Le plateau de Saint-Martin reste cependant l'un des points de fixation de la population de Pontoise jusqu'à la guerre de Cent Ans, le village d'origine (Villa Sancti-Martini) n'abritant néanmoins plus que quelques dizaines d'habitants.
En 911, au traité de Saint-Clair-sur-Epte, Charles le Simple, roi des Francs, donne à Rollon, un Normand, les terres de l'Epte à la mer. Pontoise devient rapidement ville frontière et défend les abords de Paris[24].
[] Moyen Âge
Peu à peu, Pontoise s'est agrandie et devient une ville ; le passage de l'Oise ne se fait plus par l'ancienne voie mais par un nouveau pont construit vers 1070. Louis VI le Gros (1081-1137) défend farouchement le Vexin français, frontière occidentale de son domaine royal, contre les multiples assauts des Normands. La ville est entourée d'une muraille, le pont sur l'Oise est reconstruit en pierre et fortifié et le puissant château royal, dominant la cité et l'Oise, est alors reconstruit de 1103 à 1122. Il devient l'un des lieux de séjour favori des Capétiens, notamment Philippe Auguste et Saint Louis. Les rois font frapper monnaie à Pontoise, qui fait partie de leur domaine[25].
À la fin du XIe siècle une abbaye, initialement fondée à Pontoise, rue de la Coutellerie, s'implante sur le plateau Saint-Martin. Les moines y ont droit de foire vers 1170, on y vend du vin produit par les vignes environnantes et du hareng. C'est l'origine de la foire actuelle de Saint Martin. Par tradition, on y boit encore aujourd'hui le vin des coteaux de la région, le « ginglet ». Dans la cité, l'artisanat du cuir et l'industrie drapière sont en plein essor.
En 1188, Philippe Auguste donne à la ville une charte communale, mais en échange, la coûteuse maintenance des remparts est à la charge des bourgeois. La charte accorde une large autonomie judiciaire et administrative et reconnaît l'existence du maire et de ces pairs, c'est une date essentielle dans l'histoire de la cité. Pontoise est alors une importante place commerçante et artisanale, aux portes de Paris. Les productions de blé, du Vexin et de Picardie, y transitent. Au cours du XIIe siècle, le cours de la Viosne a été aménagé à des fins économiques. De nombreux moulins se sont installés, moulins à blé mais aussi moulins à tan pour le façonnage du cuir et moulins foulons pour les draps. La création du faubourg Notre-Dame, hors les murs de l'enceinte, remonte à cette époque. Des ouvriers anglais viennent y travailler le drap. La ville de Pontoise prend une forme qui perdurera jusqu'au XVIIIe siècle et qui se devine encore aujourd'hui dans l'aménagement de ses rues en les murs. On peut d'ailleurs facilement retrouver le tracé des remparts inscrit dans le parcellaire[26].
En 1204, Philippe-Auguste annexe la Normandie, ce qui amoindrit sa position stratégique mais accroît en contrepartie sa sécurité. À partir du règne de Saint Louis, Pontoise devient résidence royale. Sa mère, Blanche de Castille, fonde alors sur l'autre rive l'abbaye de Maubuisson, dernière création monastique capétienne, dans laquelle elle est inhumée.
Le XIIIe siècle est l'époque de la prospérité. La ville compte plusieurs paroisses et abbayes : Saint-Martin, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les établissements conventuels ; Saint-Maclou, Saint-André, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les églises paroissiales. Une Maison-Dieu, sorte d'hôpital médiéval, se trouve sur la place du petit Martroy. Saint-Louis fait transférer celle-ci, en 1256, sur les rives de l'Oise à peu près à l'emplacement de l'ancienne piscine. L'église Notre-Dame est construite et les Cordeliers installent un couvent hors les murs (l'Hôtel de Ville actuel est dans les murs de cet ancien couvent).
La ville prospère : un recensement de 1332 compte 2 150 feux, soit 8 000 à 10 000 habitants ce qui est considérable et en fait une des principales cités du royaume ; il faut attendre le XXe siècle pour retrouver une population équivalente (la ville compte 8 492 habitants en 1906). Elle abrite plusieurs marchés et foires, les corporations y sont puissantes (boulangers, bouchers). La prospérité de son commerce et de son industrie attire les bourgeois et les financiers étrangers, Juifs, Lombards, Anglais. C'est une époque de développement pour toute l'Europe[27].
En 1337, commence la guerre de Cent Ans (communément divisée en deux périodes, 1337 à 1380 et 1415 à 1453) qui accentue le caractère militaire du château de Pontoise. À ces troubles viennent s'ajouter plusieurs épidémies de peste qui sont responsables de la mort d'un habitant sur huit. Pontoise est relativement épargnée durant la première période de la guerre de Cent Ans. En 1368 est construit l'hôpital Saint-Jacques pour accueillir les pèlerins de Compostelle ; la façade du bâtiment est encore visible de nos jours, rue du grand godet.
Le XVe siècle est l'époque du déclin. Bien que puissamment fortifiée, la ville passe à plusieurs reprises entre les mains des Anglais. En effet, en 1417, les Anglais prennent la ville, puis c'est au tour des Bourguignons en 1419. Libérée en 1436, la cité est reconquise par les Anglais l'année suivante. Elle n'est reprise définitivement par le roi de France qu'en 1441 après un siège éprouvant de trois mois. Les combats et les pillages ont ruiné la ville qui n'est plus une importante place commerçante ; de nombreux bâtiments, dont l'église Notre-Dame, sont détruits. Durant l'occupation, le duc de Bedford, régent du royaume, rattache Pontoise au bailliage de Gisors, c'est à dire à la Normandie, dépossédant la ville de toute importance administrative et politique[28].
[] De la Renaissance au XVIIIe siècle
Le XVIe siècle est marqué par les guerres de religions. Pontoise comme Paris restent opposées au protestantisme, qui s'implante malgré tout à l'ouest du Vexin français. Suite à son adhésion à la Ligue, elle est à nouveau assiégée et prise par les deux Henri (le roi de France Henri III et son cousin Henri de Navarre) en juillet 1589, mais profitant de l'éloignement de l'armée royale, la Ligue reprend la ville en janvier 1590 après un bombardement de six jours[29]. Les sièges de 1589 et 1590 ont mis à mal les remparts qu'il faut relever. En outre, la construction d'une citadelle est entreprise rue de Gisors par Henri III. Elle ne sera jamais terminée. En effet les frontières s'éloignent et Pontoise va perdre son statut de ville frontière. La ville est très appauvrie, malgré la prospérité des terroirs environnants du Vexin[30].
Au XVIIe siècle, la ville voit son commerce et son artisanat poursuivre leur déclin, comme d'ailleurs toutes les villes moyennes environnant Paris. Les épidémies récurrentes de peste, en particulier la terrible épidémie de 1638 qui fait 1 200 victimes, ont accéléré la dépopulation. Nombre de maisons sont à l'abandon. Pontoise perd progressivement son caractère militaire. La municipalité qui connaît d'énormes difficultés financières doit entretenir une garnison jusqu'en 1666 et réparer les fortifications. Mais l'enceinte, en très mauvais état, finit par être abandonnée. N'étant plus une importante place commerciale et militaire, Pontoise renaît néanmoins grâce la vitalité de la réforme catholique. De nombreux couvent et monastères se sont établis à Pontoise : les Carmélites en 1605 (initialement rue Marcel Rousier puis dans le monastère de la rue Pierre Butin où le Carmel se trouve encore aujourd'hui), les Ursulines en 1611, les Jésuites en 1604, les Bénédictines anglaises en 1658. Sur le plan politique, Louis XIV doit se réfugier au château de Pontoise durant la Fronde. Il fait venir le Parlement à Pontoise en 1652. Mais après cet épisode, le château est à l'abandon. En 1697, la ville devient le siège d'une élection et d'un grenier à sel, mais elle perd la maîtrise des eaux et forêts et le siège de la maréchaussée[31].
[] Le XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, la ville connaît une relative croissance économique et démographique. D'importants travaux d'urbanisme sont réalisés. Les fortifications sont vendues et détruites tout comme l'ancien château de Pontoise par Louis XV, pour cause d'insalubrité[32]. Au cours de ce siècle, Pontoise joue un rôle politique non négligeable. En effet, le Parlement de Paris s'y établit à deux reprises, en 1720 et 1753, à titre de sanction du pouvoir royal. Mais elle n'est plus qu'un lieu d'exil, laissant son nom à l'expression péjorative « Revenir de Pontoise », signifiant la déconfiture. Par ailleurs, Pontoise est touché par les émeutes frumentaires de la « Guerre des Farines » (1775), qui éclatent en réaction à la libéralisation du commerce des grains voulue par Turgot. À cette époque, l'industrie périclite, à l'exception de la meunerie, l'activité est surtout constituée de la viticulture et du marché aux grains, la ville ne compte plus qu'environ quatre à cinq mille habitants, soit la moitié de sa population du XIVe siècle. Les ordres religieux sont touchés par la crise spirituelle, le couvent des Bénédictines anglaises, le plus récent, ferme en 1784, faute de vocations[33].
À la Révolution, la sécularisation des biens du clergé porte un coup fatal à plusieurs établissements religieux. Saint-Mellon est détruite ainsi que Saint-Pierre et Saint-André. Les Ursulines et les Jésuites ainsi que l'abbaye de Saint-Martin disparaissent. Les ambitions politiques de Pontoise sont ruinées : sans avoir consulté la population, la Révolution rattache la ville au nouveau département de Seine-et-Oise. Elle devient le chef-lieu d'un district d'une centaine de communes de 1790 à 1795, et ne reprend qu'une modeste importance comme chef-lieu d'arrondissement sous le Consulat. En l'an II de la République, une tentative d'annexion de Saint-Ouen-l'Aumône échoue, et la population stagne à un peu plus de cinq-mille habitants durant la moitié du XIXe siècle[34].
[] Le XIXe siècle
Au XIXe siècle, l'arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Lille suscite des espoirs de développement, mais la gare dite de Pontoise est établie à plusieurs kilomètres sur l'autre rive, à Épluches, hameau de Saint-Ouen-l'Aumône. Elle n'a qu'un impact fort limité sur la ville.
Mais une gare est enfin construite dans la ville même en 1863 lors de l'ouverture de la ligne Paris-Dieppe, et permet à Pontoise de communiquer avec Paris et la banlieue proche. La population amorce une reprise, et les zones industrielles et d'habitat se développent aux alentours grâce au train (n?ud ferroviaire de Saint-Ouen-l'Aumône). Un projet de grandes percées comme à Paris voit le jour pour relier les quatre points cardinaux à l'église Saint-Maclou (cathédrale depuis 1966) : seule la rue Thiers, à l'origine nommée rue Impériale, en direction de la nouvelle gare et en forte pente est inaugurée le 10 octobre 1869, en même temps que la statue du général Victoire-Emmanuel Leclerc qui la surplombe. Mais en septembre 1870, c'est le désastre de Sedan et la guerre franco-prussienne. Dès le 15, des cavaliers Uhlans cherchent un passage sur l'Oise du côté de Saint-Ouen-l'Aumône ; mais le Génie français a fait sauter les ponts quelques jours plus tôt. Ils passent néanmoins sur un pont de bateaux et réclament immédiatement de l'argent à la ville qui doit lancer un emprunt. Pontoise est occupée du 18 septembre 1870 au 26 juin 1871 ; durant cette période, les habitants sont obligés d'héberger chez eux les soldats Prussiens[35].
De 1870 à 1910, Pontoise est une petite ville bourgeoise de six-mille habitants dirigée par les notables, ancrée à droite durant quarante ans. L'industrialisation ne la concerne que faiblement, les usines s'édifiant sur la rive gauche à Saint-Ouen-l'Aumône[36].
[] De 1900 à nos jours
En septembre 1914, les avant-postes allemands parviennent à Auvers-sur-Oise, mais reculent lors du déclenchement de la première bataille de la Marne, Pontoise n'est pas occupée. L'atmosphère de la ville est patriotique, et le maire, M. Mallet, reçoit un blâme de la part de l'autorité militaire, ce qui le pousse un moment à la démission : il avait fait connaître aux Pontoisiens l'éventualité de devoir évacuer la ville, ce qui a été jugé comme « défaitiste ». Durant la Première Guerre mondiale, chaque semaine voit s'égrener les noms des disparus[37].
Durant l'entre-deux-guerres, Pontoise est une tranquille ville de province de douze mille habitants, dirigée par une municipalité radicale et modérée.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Pontoise se prépare au pire ; des abris anti-aériens sont creusés dans le jardin de la ville, mais rien ne se passe. Subitement, les bombardements surviennent les 7 et 10 juin 1940. Le pont est miné par le Génie français afin de ralentir les troupes ennemies ce qui ne les empêche pas de passer comme en 1870 sur un pont de bateaux, puis le quartier du pont routier est ravagé par les bombes allemandes, l'Hôtel-Dieu disparaît avec toutes ses archives. Les Pontoisiens évacuent la ville, au début de l'été 1940, elle ne compte plus qu'une centaine d'habitants dont les membres de la Croix Rouge de Paris. Un pont de bois est ouvert à la circulation le 15 septembre 1940, et les troupes allemandes s'installent à la caserne Bossut, abandonnée par le premier régiment de dragons. durant quatre ans, Pontoise vit comme toute la France à l'heure des restrictions, moins dures néanmoins qu'à Paris, la ville étant plus campagnarde, du couvre-feu à 22 heures, de la presse soumise et du bruit de pas des troupes d'occupation. L'hiver 1941-1942 est particulièrement rude : l'Oise est entièrement gelée. Cette année là, des résistants sont arrêtés et exécutés ou déportés. La ville est de nouveau bombardée avant la libération, cette fois par les alliés afin de détruire le pont sur l'Oise, les 9 et 14 août 1944. La ville est finalement libérée le 30 août.[38].
Après guerre, le comité de Libération rebaptise plusieurs rues afin de rendre hommage aux victimes du nazisme : l'impasse du Collège est renommée impasse Chabanne, la rue Basse devient rue Pierre-Butin, le boulevard d'Ennery devient le boulevard Jacques-Tête, la rue de l'Épée devient la rue Marcel-Rousier, et la Grande-Rue est renommée Alexandre-Prachay, député communiste de la ville arrêté et décédé en 1943. D'autres résistants disparus sont également honorés, Lucien Francia, Eric de Martimprey et Jean-Paul Soutumier. Le boulevard des Fossés devient également le boulevard Jean-Jaurès, afin de « rendre hommage au grand tribun ». Le quartier du pont est reconstruit dans un style évoquant les bords de Loire et le nouveau pont routier est inauguré en 1947.
La ville retrouve une nouvelle prospérité : la population de la ville double entre 1945 et la fin du siècle avec la construction de nouveaux quartiers au nord de la ville. De 1954 à 1958, le quartier des Cordeliers sort de terre, de 1948 à 1962, 1 200 logements sont construits. En 1964 avec la création du département du Val-d'Oise, et devenu siège d'un évêché en 1966, Pontoise connaît un essor administratif et commercial remarquable et devient le centre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise avec Cergy. La ville continue à se développer jusque dans les années 1980 avec l'apparition de tours HLM sur le Plateau et près de sa limite avec Cergy dans les nouveaux quartiers de Marcouville, Les Louvrais (1965-1972) et Les Larris[39].
La croissance de la ville se poursuit vers Cergy. En effet, il est prévu de lotir les treize hectares de la caserne Bossut, qui n'assure plus de fonction militaire. Les terrains ont été cédés à la Communauté d'agglomération avec un vaste plan d'aménagement et d'urbanisation qui devrait durer une dizaine d'années à partir de 2008.
[] Démographie
Avec environ 10 000 habitants au XIVe siècle, Pontoise a été à la fin du Moyen Âge une des villes les plus importantes du royaume. Après un long déclin consécutif à la guerre de Cent Ans, à la perte de sa position militaire stratégique d'avant-poste face à la Normandie et à l'abandon de la ville par les rois de France, Pontoise a réamorcé une lente progression démographique grâce à l'arrivée du chemin de fer, en 1846 sur la rive gauche de l'Oise à Saint-Ouen-l'Aumône et en 1863 à Pontoise même. Après une chute de population liées aux nombreuses destructions des bombardements de 1944, la ville a connu une progression spectaculaire au début des années 1970 après son intégration à la ville nouvelle de Cergy-Pontoise et sa promotion en tant que chef-lieu du nouveau département du Val-d'Oise. Elle a ainsi gagné près de 10 000 habitants entre 1968 et 1975, avant de connaître une stagnation depuis cette date, l'ensemble du territoire communal étant urbanisé, et les nouvelles constructions ne compensant que la diminution du nombre de personnes par foyer, phénomène global dans le monde occidental.
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[] Tableau démographique du XXe siècle

[] Pyramide des âges
La pyramide des âges de Pontoise montre une lente mutation démographique de la ville entre 1990 et 1999 avec l'accroissement significatif de la part des adultes et le recul du nombre de jeunes.
Conformément à la région Île-de-France dans son ensemble, Pontoise voit la part des enfants (moins de 15 ans) diminuer avec une baisse de 2 points entre les deux recensements de 1990 et 1999. Ces valeurs restent presque conformes à la part des moins de quinze ans dans la région (19,1 % des hommes et 17,7 % des femmes à Pontoise contre respectivement 19,9 % et 17,9 % dans la région). Mais contrairement à la tendance régionale, la part des 15 à 29 ans reste importante, même si elle a légèrement reculée depuis 1990. La part des 45 à 59 ans en revanche a fortement augmenté dans la ville, plus encore que la tendance globale régionale. La tranche des plus de 60 est quant à elle tout-à-fait conforme à la région, tant en proportion qu'en progression[43],[44].
[] Administration
La ville appartient à la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, mais également à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Paris.
Pontoise est le siège d'une sous-préfecture (dont les services sont logés rue de la Coutellerie). La ville compose seule le canton de Pontoise. L'administration continue d'utiliser les locaux de la sous-préfecture de Pontoise, qui existait déjà quand la ville était chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Oise. La commune fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise, dont le député est, depuis 1993, Philippe Houillon (UMP), également maire de Pontoise depuis 2001.
[] Tendances politiques
Politiquement, Pontoise est une commune oscillant entre droite et gauche en fonction des consultations électorales. Le maire Philippe Houillon (UMP) a pris la suite de Jean-Michel Rollot (socialiste) en 2001.
À l?élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 19,5 %, suivi de Lionel Jospin avec 17,3 %, Jean-Marie Le Pen avec 15,4 %, puis François Bayrou avec 7,6 %, Noël Mamère avec 7,1 %, Jean-Pierre Chevènement avec 6,8 %, Arlette Laguiller avec 4,8 % aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 84,1 % pour Jacques Chirac contre 15,9 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d?abstention de 19,7 %, résultat proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%)[45].
Au référendum sur le traité constitutionnel pour l?Europe du 29 mai 2005, les Pontoisiens ont approuvé à une courte majorité la Constitution Européenne, avec 51,98 % de Oui contre 48,02 % de Non avec un taux d?abstention de 34,16 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais proches des résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[46].
À l?élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 30,70 %, suivi par Ségolène Royal avec 29,73 %, François Bayrou avec 20,56 %, Jean-Marie Le Pen avec 7,48 %, enfin Olivier Besancenot avec 3,74 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy à une très courte majorité avec 50,36 % contre 49,64 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53,06 et 46,94 %)[47].
[] Maires de Pontoise
| Liste des maires successifs[48] | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
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| mars 2001 | mars 2008 | Philippe Houillon | UMP | Député de la 1re circonscription du 95 |
| 23 juin 1995 | mars 2001 | Jean-Michel Rollot | PS | |
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Revue de presse Pontoise
