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G.r. 360 : tour de la saintonge romane (charente-maritime), de pons a talmont (238 km) : g.r. de pay
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Franc-maçonnerie et francs-maçons : En Charente-Maritime de la Troisième à la Cinquième République

Francis Masgnaud
Éd. des Sires de Pons

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Pons (Charente-Maritime)

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Pour les articles homonymes, voir Pons.
Pons
Carte de localisation de Pons
Pays France France
Région Poitou-Charentes Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Pons
(chef-lieu)
Code Insee 17283
Code postal 17800
Maire
Mandat en cours
Daniel Laurent
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Pons
Latitude
Longitude
45° 34? 52? Nord
         0° 32? 49? Ouest
/ 45.5811111111, -0.546944444444
Altitude 8 m (mini) ? 63 m (maxi)
Superficie 27,63 km²
Population sans
doubles comptes
4 427 hab.
(1999)
Densité 160 hab./km²

Pons est une commune française, située dans le département Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.
Le s ne se prononce pas.
Ses habitants sont les Pontois, Pontoises.

Sommaire

[] Géographie

Le site de la ville est une plate-forme rocheuse, baignée en son pied par la Seugne.

[] Toponymie

Du latin Pontes, signifiant pont. La ville sera nommée durant le moyen-âge Pontem, Ponto, puis Pontz au XIV ème siècle.

[] Histoire

[] La première capitale du peuple Santon

Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques menées sur le territoire de la commune ont montré des traces d'occupation humaine dès l'époque préhistorique. Cependant, ce sont les celtes qui transformèrent ce site naturel en une véritable cité, qui deviendra avant même la conquête romaine la première capitale du peuple santon. Les romains contribueront à la modernisation de la cité qui, bien que supplantée par Saintes comme capitale des santons, restera une ville prospère au point de vue économique, sous le nom de Pontes.

Peu de vestiges témoignent de cette époque, mais il est toujours possible d'apercevoir quelques pavés de l'ancienne voie romaine, principalement dans le Parc de Touvent.

[] Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle

Au XIe siècle, la châtellenie de Pons est matérialisée par la présence de quelques tours édifiées aux points stratégiques, prémices du puissant château-fort édifié à partir de 1180. Une église, consacrée à Saint-Martin, une chapelle dédiée à Notre-Dame, une autre dédiée à Saint-Vivien, un hôpital géré par les frères saint Nicolas s'implantent sur le rocher.

Pons comportait trois paroisses dans son enceinte, Saint-Martin, Saint-Vivien et l'Hôpital, ainsi qu'une commanderie de l'Ordre de Malte fondée en 1260 et plusieurs couvents ( Récollets, Cordeliers, Jacobins...)[1], ce qui s'explique par le fait que la ville était une étape sur le chemin du pélerinage à Saint-Jacques de Compostelle.

[] Si roi de France ne puis...

Le premier seigneur mentionné l'est en 1160, il s'agit de Bertrand de Pons. Geoffroy III de Pons, puissant vassal de Richard C?ur de Lion, est reconnu seigneur de la châtellenie ; il est à l'origine des Sires de Pons, dont la devise empreinte de fierté était : Si roi de France ne puis, sire de Pons voudrais être.

Bien qu'acteurs de la guerre de Cent Ans, ils parvinrent toujours à épargner leur forteresse des combats destructeurs qui ravagèrent la France durant les XIVe et XVe siècles. Quand la ville fut attaquée par les Anglais en 1568, Antoine de Pons, son seigneur, s'emploiera à la défendre, mais suite à une trahison, la ville tombera et il sera emprisonné à La Rochelle[2]. La dynastie des sires de Pons s'arrête en 1586 avec lui. Une autre lignée prend la suite, les d'Albret.

[] Une place forte protestante

Durant les guerres de religion, la ville, patrie du chef protestant et poète Agrippa d'Aubigné est plusieurs fois assiégée. En 1582 elle est ravagée par les protestants en représailles à la mort du fils d'Antoine de Pons, à Rome, sur ordre du pape disait la rumeur. Devenue place forte de sûreté réformée avec la promulgation de l'édit de Nantes, la ville sera finalement reconquise par les troupes du roi Louis XIII en 1621.

Les siècles suivants verront la ville s'étendre au delà des remparts : des voies nouvelles sont percées, des hôtels particuliers construits. Au XIXe siècle, on installe l'éclairage public et l'eau courante. Le chemin de fer atteint la ville en 1868, ouvrant la voie à un développement de l'artisanat. Au tournant du XXe siècle, l'un des maires de Pons et sénateur de la Charente-Inférieure, Émile Combes, entre temps devenu président du conseil ( fonction équivalente au premier ministre actuel ) deviendra célèbre comme l'artisan de la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état. Peu après la seconde guerre mondiale, de nouveaux quartiers voient le jour : en seulement quelques décennies, l'espace urbain triplera par rapport à 1940.

[] Une ville du passé tournée vers l'avenir

Aujourd'hui, la ville est une cité qui cultive avec soin son patrimoine historique, matérialisé entre autres exemples par le puissant donjon de l'ancien château, qui domine toujours la vallée de la Seugne. On peut retrouver dans la ville les vestiges de bâti médiéval. Cavaliers à vis, caves voûtées avec parfois des croisées d'ogives, bases de tours, ouverture de tir, pans de murailles, fenêtre à colonnettes, autant d'éléments, hélas parfois dissimulés par des remaniements successifs sur les façades au cours du XIXe siècle.

[] Administration

Liste des derniers maires
Période Identité Parti Qualité
1995 Daniel Laurent UMP Conseiller Général
1983 1995 Fernand-Pierre Delapeyronnie RPR Conseiller Général
1977 1983 André Guilloteau
1971 1977 Maurice Lambert


[] Démographie

Évolution démographique
1806 1820 1876 1901 1911 1921 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007*
3429 3605 4881 4772 4549 4368 4266 4442 4629 4753 4824 4878 4861 4412 4427 -
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
* Enquête annuelle (nouveau mode de calcul du recensement)

[] Héraldique

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Pons :

« d'argent, à la fasce bandée de gueules et d'or. »

tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1883), où il précise en outre qu'il s'agit à l'origine des armes des anciens seigneurs du lieu.


[] Économie

La première biscuiterie ?Sire de Pons?, date du début du XXe siècle. Très vite le renom des biscuits de Pons grandit et dès 1922 le « Petit Colibri » se vend dans toute la région et s'expédie par le train . La dimension industrielle de Colibridate des années 50. L?usine actuelle de plus de 20 000m2 date de 1979.

[] Équipements et services

[] Monuments et lieux touristiques

[] Le château de Pons

Reconstruit après le passage dévastateur de l'armée de Louis XIII en 1621. César Phoebus d'Albret, Maréchal de France à la cour de Louis XIV, le fera agrandir, et il fera édifier l'escalier de pierre qui part des rempart pour atteindre les jardins au bord de la Seugne.

Il abrite aujourd'hui les bureaux de l'Hôtel de ville.

[] Le donjon de Pons

donjon
donjon
Icône de détail Article détaillé : Donjon de Pons.

Ce donjon du XIIe siècle est haut de 30 mètres et large de 15 mètres. Ses murs font entre 2,50 m et 4,40 m d'épaisseur.

Édifié par Geoffroy III, sire de Pons en 1187. Il remplace un donjon plus ancien du XIe siècle, détruit par Richard C?ur de Lion venu mater une révolte de ses vassaux de Saintonge en 1179. Il s'agit du plus grand et du mieux conservé des donjons de Saintonge.

Son couronnement actuel est le résultat d'une modification et d'une modernisation avec des créneaux fantaisie et de faux mâchicoulis au début du XXe siècle.

[] Le porche Saint-Gilles

Porte datant du XIIe siècle, autrefois principale entrée du château.

[] La chapelle Saint-Gilles

Cette chapelle castrale du XII ème siècle surmonte le porche Saint-Gilles. Connue sous le vocable de Notre-Dame-Marie à ses origines, elle est consacrée à Saint-Gilles ultérieurement. Plusieurs fois remaniée, cette chapelle de style roman saintongeais est finalement désaffectée pendant la révolution. Classée monument historique en 1879, elle abrite aujourd'hui le musée archéologique.

[] L'hospice des pèlerins

Seul exemplaire du genre à subsister en Europe, il date du XIIe siècle.

L'hôpital neuf fut fondé par Geoffroy III de Pons. On peut voir sur les murs de nombreux graffitis gravés par les pèlerins au cours des siècles. La salle des pèlerins possède une rare charpente à poteaux datant du XIIIe siècle.

L'hôpital, comme sa salle des pèlerins, classés au titre des Monuments Historiques, ont été inscrits au Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco en 1998 au titre des « Chemins Jacquaires ». La restauration de cet ensemble architectural unique a marqué d'une pierre blanche l'année 2004 dite « année jacquaire ». Dans le cadre de cette restauration, un ensemble de neuf vitraux contemporains a été réalisé par l'atelier de Jean-Dominique Fleury qui compte a son actif des réalisations de grande qualité.

Dans l'enceinte de l'Hôpital des Pèlerins, un jardin médicinal a été créé en 2003. Par son agencement et par le choix des plantes qui le composent, c'est une évocation des jardins médiévaux. Un tel jardin existait autrefois à proximité de l'Hôpital, car les soins apportés aux pèlerins nécessitaient de recourir à des produits de la pharmacopée dont la majorité étaient fabriqués à base de plantes médicinales.

Le passage routier avec ouverture de la porte occidentale date du XIIIe siècle. Il est remarquable par la finesse de ses nervures en croisée d'ogives.

[] L'église Saint-Vivien

église Saint-Vivien
église Saint-Vivien

L'église Saint-Vivien est un édifice de style roman saintongeais, dont les origines remontent au XI ème siècle. La façade, modifiée au XV ème siècle par le percement d'une grande baie gothique, conserve un portail en plein-cintre flanqué de deux arcatures aveugles. Deux clochetons surmontent l'ensemble : celui de droite contient une cloche provenant d'un ancien navire de la marine napoléonienne, l'apollon. Le sanctuaire est constitué d'une nef unique à laquelle furent adjoints des collatéraux au XVIII ème siècle. La façade fut classée monument historique en 1912.

[] L'église Saint-Martin

Après la destruction de l'église primitive au cours des guerres de religion, la nouvelle église fut aménagée dans l'ancien temple protestant, édifié en 1602, et qui constitue la base du sanctuaire actuel. L'église est agrandie dans la seconde moitié du XIX ème siècle, époque à laquelle elle est dotée du clocher néo-classique que nous pouvons toujours voir aujourd'hui.

[] La chapelle Sainte-Marie-du-Fa

Cette chapelle, incluse dans un immeuble moderne, remonte au XV ème siècle. Elle appartenait autrefois à un manoir, possession de la famille d'Asnières, cadette de la Maison de Pons. Voûtée d'ogives, elle conserve plusieurs chapiteaux dont l'un représente le sacrifice d'Abraham. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1949.

[] L'église du sacré-c?ur

Cet édifice de style néo-gothique fut édifié à partir de 1874. Il servit longtemps de chapelle à une école catholique. La façade est percée d'une rosace.

[] Le château d'Usson

Icône de détail Article détaillé : Château d'Usson (Charente-Maritime).

Initialement construit à Usson, commune d' Échebrune, entre 1536 et 1548 pour Jean IV de Rabaine (vassal du Sire de Pons), le château fut sauvé par William Augereau, alors que le château était menacé de démolition au XIXe siècle. William Augereau, qui était ingénieur des chemins de fer, le fit transporter pierre par pierre, à 10 km de son site d'origine, sur sa propriété de Pons.

Ses propriétaires actuels l'exploitent actuellement sous le nom du « Château des Énigmes ».

[] Éducation

  • Lycée Émile Combes
  • Collège Émile Combes
  • Ecole élémentaire et maternelle Agrippa d'Aubigné (publique)
  • Ecole élémentaire et maternelle Sainte Marie (privé)
  • Ecole maternelle Bron (publique)

[] Personnages célèbres

[] Notes et références

chapelle
chapelle
  1. ? Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac, Abbé Cousin, 1882, réédition 2007, ISBN2.84618.496.8
  2. ? Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac, Abbé Cousin, 1882, réédition 2007, ISBN2.84618.496.8


[] Liens externes

commons:Accueil

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