Pologne
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
|||
| Devise nationale : Aucune | |||
| Langue officielle | Polonais | ||
| Capitale | Varsovie 52° 13' N, 21° 02' E |
||
| Plus grande ville | Varsovie | ||
| Forme de l?État - Président - Premier ministre |
République parlementaire Lech Kaczy?ski Donald Tusk |
||
| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 68e 312 685 km² 2,6% |
||
| Population - Totale (2006) - Densité |
Classé 32e 38 125 479[1] hab. 123,5 hab./km² |
||
| Indépendance - Date |
De la Russie, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie 11 novembre 1918 |
||
| Pays limitrophes |
|
||
| Gentilé | Polonais, polonaise | ||
| IDH (2007) | |||
| Monnaie | Z?oty (PLN) |
||
| Fuseau horaire | UTC +1 | ||
| Hymne national | Mazurek D?browskiego | ||
| Domaine internet | .pl | ||
| Indicatif téléphonique |
+48 |
||
La Pologne (Polska en polonais), officiellement la République de Pologne (Rzeczpospolita Polska en polonais), est un pays d'Europe centrale peuplé par plus de 38 millions d'habitants. Il est bordé par la mer Baltique, l'enclave russe de Kaliningrad et la Lituanie au nord, la Biélorussie et l'Ukraine à l'est, la Slovaquie et la République tchèque au sud, et l'Allemagne à l'ouest. Le pays partage également des frontières maritimes avec le Danemark et la Suède.
Ancien État du bloc de l'Est durant la guerre froide, la Pologne est membre de l'ONU depuis le 24 octobre 1945, du Conseil de l'Europe depuis le 26 novembre 1991, de l'OTAN depuis 1999, de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004, et fait partie de l'Espace Schengen depuis le 21 décembre 2007.
Sommaire |
[] Géographie
Le paysage polonais consiste presque entièrement en terres constituant la Plaine européenne du Nord. Le sud est cependant marqué par le massif des Carpates qui forme une frontière naturelle avec la République tchèque et la Slovaquie. Le pays dispose d'une large ouverture sur la Baltique facilitant les exportations de produits agricoles ou manufacturés et de matières premières (charbon), et permettant la création de chantiers navals. La frontière avec l'Allemagne a été fixée sur la ligne Oder-Neisse, du nom du fleuve et de son affluent situés à l'ouest du pays.
[] Cours d'eau
La Pologne est parcourue par deux fleuves majeurs qui se jettent dans la mer Baltique. La Vistule, longue de 1047 km, traverse plusieurs grandes villes polonaises dont Varsovie, La capitale. L'Oder, long de 854 km, délimite quant à lui une partie de la frontière entre l'Allemagne et la Pologne. Le pays compte aussi des rivières de première importance telles que la Warta, un affluent de l'Oder long de 808 km, le Bug, un affluent de la Vistule long de 772 km, ainsi que l'Alle et l'Angrapa.
La majorité des cours d'eau de Poméranie et des régions avoisinantes terminent leur course dans la mer Baltique, mais dans les Beskides prennent source certains ruisseaux qui se déversent indirectement dans la mer Noire, soit par l'intermédiaire du Dniestr, soit par l'intermédiaire de l'Orava, puis du Váh, et enfin du Danube.
Les cours d'eau polonais sont depuis longtemps utilisés pour la navigation. Les Vikings, par exemple, avaient l'habitude de remonter la Vistule et l'Oder. Au Moyen Âge et au début de l'ère moderne, lorsque la Pologne-Lituanie était le grenier de l'Europe, l'acheminement de céréales et d'autres produits agricoles le long de la Vistule vers Gda?sk puis l'Europe de l'Ouest devint particulièrement important.
[] Géologie
La structure géologique de la Pologne résulte de la collision des continents européens et africains durant les soixante derniers millions d'années d'une part, et de l'effet du Quaternaire au nord de l'Europe d'autre part, ces deux phénomènes ayant conduit à la formation des Sudètes et des Carpates. Les plaines du nord de la Pologne comportent des sols essentiellement composés de sable ou de marne sableuse, tandis qu'au sud, les vallées creusées pendant l'ère glaciaire contiennent souvent du l?ss. Les plateaux de la région Cracovie-Cz?stochowa, qui forment d'ailleurs l'un des plus anciens massifs de la planète, les Piénines, et les Tatras occidentales sont constitués de calcaire, tandis que les Hautes Tatras, les Beskides, et les Monts des Géants sont principalement composés de granite et de basalte.
[] Climat
Le climat est de type océanique au nord et à l'ouest et devient graduellement plus continental en allant vers le sud et l'est. Les étés sont tièdes, avec des températures moyennes variant entre 20°C et 27°C. Les hivers sont froids, avec des températures moyennes tournant autour de 3°C au nord-ouest et -8°C au nord-est. Bien que les précipitations restent régulières tout au long de l'année, l'hiver est plus sec que l'été, surtout à l'est. On retrouve des traces de moraines qui permettent aux scientifiques de dire qu'il y avait avant des glaciers dans cette zone du globe (notamment lors du wurm époque glaciaire).
[] Principales villes
Varsovie (1,7 million d'habitants), ?ód? (803 000), Cracovie (757 000), Wroc?aw (635 000), Pozna? (578 000), Gda?sk (458 000), Szczecin (417 000), Bydgoszcz (387 000), Lublin (356 000), Katowice (345 000)
[] Histoire
Fondée au Xe siècle sur le territoire des Polanes, la Pologne devient au Moyen Âge une puissance incontournable en Europe centrale. Son premier souverain est Mieszko Ier, fondateur de la dynastie des Piast, qui règne sur la Pologne de 966 à 1370. La capitale est alors Gniezno, à l'Est de Pozna?.
Poste avancé de l'Occident catholique romain face aux mondes orthodoxe (russe, biélorusse, ukrainien), païen (balte), et musulman (turco-mongol), elle est aussi confrontée au Drang nach Osten (poussée germanique vers l'est), qu'il vienne du Saint Empire ou des Chevaliers teutoniques. Située au carrefour de plusieurs mondes, et dépourvue de frontières naturelles, la Pologne est extrêmement exposée aux invasions. Celles-ci, particulièrement au XIIIe siècle, ruineront le pays (invasions de la Horde d'Or mongole de 1248 à 1275).
Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast, unifie la Pologne.
Elle atteint son apogée aux XVe et XVIe siècles, sous la dynastie lituanienne des Jagellon, avec Ladislas II. La Rzeczpospolita Obojga Narodów (res publica de deux nations) résultant de l'union du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie (l'Union de Lublin - 1569), couvre alors un territoire qui « allait de la Baltique à la mer Noire » et jusqu'aux portes de Moscou. La capitale était alors Cracovie, en Petite Pologne. Casimir IV réunit même pour une petite période les couronnes de Bohème (1471) et de Hongrie (1490) à celle de Pologne.
La Rzeczpospolita se dota par ailleurs d'un système politique inédit depuis la Rome Antique, l'Aristocratie. Le Roi y était en effet élu, et non héréditaire. Certes, cette « république » ne donnait le droit de vote qu'aux seuls nobles. Cela représentait toutefois presque 10 % de la population et plus encore autour de Varsovie, devenue capitale au XVIIe siècle. Les nobles obligèrent le roi à céder de ses prérogatives, notamment en ce qui concernait les impôts, l'armée et la justice. Ainsi, le monarque polonais, à l'époque où les monarchies européennes (France, Espagne, Autriche, Prusse) « s'absolutisaient », était au contraire affaibli.
La tolérance religieuse était une autre caractéristique majeure de la Rzeczpospolita. Si la majeure partie des paysans était restée catholique (dans les années 1980, 9 polonais sur 10 étaient baptisés), de nombreux nobles s'étaient convertis au protestantisme, luthérien mais surtout calviniste. Par ailleurs, la Pologne avait donné abri (en particulier dans la ville de Leszno) aux « Frères tchèques » (Hussites) qui voulaient échapper à la re-catholicisation de la Bohême entreprise par les Habsbourg. Enfin, la Rzeczpospolita comptait une très importante population juive (5 à 10 % de la population totale), en particulier dans les villes et surtout dans la partie orientale du pays.
En 1570, l'Accord de Sandomierz prônait la coexistence pacifique des religions. Il fut renforcé en 1572 par la Confédération de Varsovie. La tolérance était si grande que la noblesse polonaise contraignit Henri de Valois (1572-1574, futur Henri III en France), pour être élu roi de Pologne, à accorder plus de libertés aux protestants français.
Mais cette tolérance se réduisit progressivement au XVIIe siècle, en particulier après 1655, quand la Suède protestante envahit la Pologne et fut arrêtée à Cz?stochowa, devant le sanctuaire marial de Jasna Góra, dont le prieur, Augustyn Kordecki, était à la tête de troupes numériquement très inférieures.
| Histoire de la Pologne |
Le règne de Jean III Sobieski (1674-1696) fut marqué par la construction, à partir de 1677, du château de Wilanów à Varsovie, et par la victoire de ses troupes en 1683, appelées en renfort par les puissances européennes et le Pape pour faire face à une offensive turque de grande ampleur sous les murs de Vienne. Victoire militaire qui aura une conséquence politique importante car les Habsbourgs, traditionnels rivaux des Polonais, sont sauvés et partageront plus tard le pays avec la Russie et la Prusse. Cette victoire est aussi à l'origine des croissants, les premières viennoiseries[2], dont la forme rappelle le symbole du drapeau ottoman.
La Rzeczpospolita est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique anarchique, et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes). À la fin du XVIIIe siècle, la Pologne perd son indépendance, partagée trois fois successivement entre ses voisins (1772, 1793 et 1795). La première division de la Pologne, en 1772, conduisit à un sursaut civique. Ce sursaut amena en 1791 à la proclamation d'une Constitution, nettement moins « révolutionnaire » que celle de la France, mais néanmoins perçue comme trop dangereuse pour ses voisins, d'où le second partage. Second partage qui provoqua une révolte menée par un héros de la guerre d'indépendance américaine, Tadeusz Ko?ciuszko. Cette révolte servira de prétexte au troisième partage : la Pologne est rayée de la carte.
Tout au long du XIXe siècle, exception faite de la fin de la période napoléonienne (Grand-Duché de Varsovie), la Pologne se vit écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche (puis l'Autriche-Hongrie). Elle ne recouvre son indépendance qu'en novembre 1918. Dès son indépendance la guerre Guerre polono-soviétique de 1919-1920 l'opposa à la Russie bolchévique. Comme la plupart des pays d'Europe du Centre-Est, à l'exception de la Tchécoslovaquie, les idéaux démocratiques des premiers temps ne durèrent pas. Le régime devint rapidement autoritaire, notamment sous l'influence de Józef Pi?sudski.
L'invasion allemande du 1er septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale. La Wehrmacht atteint Varsovie en 7 jours grâce à sa stratégie du « blitzkrieg » et à sa supériorité technologique (la capitulation de Varsovie : le 28 septembre 1939). À l'est, l'invasion soviétique du 17 septembre anéantit tout espoir de résistance. Le pays est à nouveau partagé, cette fois-ci entre l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique. Le gouvernement polonais quitte la Pologne et vient se réfugier en France. Les divers ministères polonais s'installent au château de Pignerolle (Sud-Est d'Angers) ainsi qu'à Angers qui devient de fait la capitale politique temporaire de la Pologne. Le gouvernement officiel polonais en exil officiera jusqu'à l'invasion de la France par les troupes allemandes en juin 1940. Les armées polonaises luttent sur de nombreux fronts et constituent par ses effectifs la 4e armée alliée lors du conflit aux côtés des soldats soviétiques, américains et britanniques.
À la fin du second conflit mondial, les Soviétiques conservent la partie orientale du pays, peuplée majoritairement par les Ukrainiens, annexée en 1939, et la Pologne « glisse » vers l'ouest, en absorbant le sud de la Prusse orientale, la Poméranie et la Silésie. Une raison utilisée par Moscou pour expulser les Allemands de ces territoires, qu'ils peuplaient depuis déjà plusieurs siècles, est que ces territoires étaient historiquement polonais. Elle devient une république populaire membre du Pacte de Varsovie.
Dans les années 1970 et 80, de violentes révoltes éclatent dans le pays. Dans ce climat, l'élection au trône de Saint Pierre de l'archévêque de Cracovie, Karol Wojty?a (Jean-Paul II), en octobre 1978, est vécue par les autorités communistes comme une provocation.
En 1980, naît le syndicat indépendant Solidarno?? (Solidarité), dirigé par Lech Wa??sa. Le général Wojciech Jaruzelski déclare la loi martiale le 13 décembre 1981.
En 1989, ont lieu "les Tables Rondes", réunion entre le gouvernement et Solidarno??, qui permettront la naissance en douceur d'une nouvelle Pologne, dirigé par Tadeusz Mazowiecki. À cette période, la Pologne est le premier pays du Pacte à se libérer de l'emprise soviétique, et à former un gouvernement non lié au bloc soviétique.
En 1990 Lech Wa??sa est élu Président de la République. Mais il est battu cinq ans plus tard par l'ancien communiste Aleksander Kwa?niewski (1995-2005).
Cette période permit à la Pologne d'intégrer, et ce depuis 1999, l'OTAN. En 2003, les États-Unis lui attribuent le commandement d'une zone d'occupation en Irak. Le 1er mai 2004, elle intègre l'Union européenne.
Le 23 octobre 2005, est élu le nouveau président : Lech Kaczy?ski.
[] Relations avec l'Union Européenne
- 16 décembre 1991 : Signature de l'Accord d'association;
- 23 novembre 1992 : Transmission auprés du Secrétariat Général de l'Union Européenne les moyens de ratifie de l'Accord d'Association;
- 1er février 1994 : Entrée en vigueur de l'Accord d'Association ;
- 5 avril 1994 : Présentation de la question d'adhésion;
- 31 mars 1998 : Ouverture de la négociation d'adhésion;
- 13 décembre 2002 : Fermeture de la négociation d'adhésion pendant le Conseil Européen;
- 14 avril 2003 : Le Conseil Européen approuve l'adhésion[3];
- 16 avril 2003 : Signature du Traité d'adhésion[4];
- 8 juin 2003 : Par référendum, 77.4% des polonais approuve l'adhésion;
- 5 août 2003 : Transmission auprés du Ministère des Affaires Etrangères de la République italienne des moyens de ratification du Traité d'adhésion;
- 1er mai 2004 : La Pologne devient membre de l'Union Européenne ;
- 21 décembre 2007 : La Pologne devient membre de l'espace Schengen.
[] Politique
La Pologne est une république démocratique. Le Premier ministre est le président du Conseil des ministres. Son gouvernement est responsable devant la chambre basse. Le Président, élu au suffrage universel direct pour 5 ans, est le chef de l'État. Il nomme le chef du gouvernement et dispose d'un droit de veto qui ne peut être levé par la chambre basse qu'à la majorité qualifiée des trois cinquièmes. Le parlement est composé de deux chambres : la Diète - en polonais Sejm composée de 460 sièges et le Sénat composé de 100 sièges.
[] 2006
Le 5 mai 2006, le gouvernement polonais voit l'entrée en charge de plusieurs ministres proches de l'extrême-droite Roman Giertych, dirigeant de la Ligue des familles polonaises (LPR - Liga Polskich Rodzin), est à la tête de l'Éducation nationale. Ce dernier a l'intention d'insister dans les programmes scolaires sur « les valeurs chrétiennes de la Pologne éternelle ». Quant à Andrzej Lepper, chef du Samoobrona (« Autodéfense »), il obtient le poste de vice-Premier ministre chargé de l'Agriculture. Les ministères du Travail et du Bâtiment tombent également aux mains de Samoobrona. Ce cabinet de coalition, négocié par Jaros?aw Kaczy?ski, provoque des manifestations organisées par l'opposition.
[] 2007
Le 21 octobre 2007, lors d'élections législatives anticipées, le parti libéral Plateforme civique (PO) de Donald Tusk, parti d'opposition à Lech Kaczy?ski et à Jaros?aw Kaczy?ski, remporte 41 % des voix et distance le parti conservateur Droit et Justice (PiS) au pouvoir depuis deux ans, qui arrive à la seconde position avec 33 % des suffrages exprimés.
Quelques jours plus tard, Donald Tusk annonce au quotidien Gazeta Wyborcza que la Pologne pourrait adopter l'euro vers 2012, après analyse sur l?influence de l?adhésion à la monnaie unique sur les revenus des Polonais.
Donald Tusk est officiellement désigné premier ministre le 9 novembre suivant, et forme ensuite un gouvernement de coalition (avec 209 députés sur 460, la PO ne dispose pas de la majorité absolue) en s'alliant avec le parti paysan centriste PSL de Waldemar Pawlak.
Le 17 novembre 2007, le nouveau ministre de la Défense, Bogdan Klich, annonce que la Pologne « achèvera en 2008 » la mission de ses soldats en Irak.
[] Démographie
[] Subdivisions administratives
La Pologne est subdivisée en 16 régions administratives appelées voïvodies ou voïévodies (województwa au pluriel et województwo au singulier) :
Basse-Silésie (dolno?l?skie)
Cujavie-Poméranie (kujawsko-pomorskie)
Voïvodie de Lublin (lubelskie)
Voïvodie de Lubusz (lubuskie)
Voïvodie de ?ód? (?ódzkie)
Petite-Pologne (ma?opolskie)
Mazovie (mazowieckie)
Voïvodie d'Opole (opolskie) (nommée parfois Silésie centrale)
Basses-Carpates (podkarpackie)
Podlachie (podlaskie)
Poméranie (Pomorskie)
Silésie (?l?skie) (nommée parfois Haute-Silésie)
Sainte-Croix (?wi?tokrzyskie)
Varmie-Mazurie (warmi?sko-mazurskie)
Grande-Pologne (wielkopolskie)
Poméranie occidentale (zachodniopomorskie)
Ces voïvodies étaient au nombre de 49 entre 1975 et 1999.
[] Villes Principales
| villes | habitants (2006) | voïvodies | |
|---|---|---|---|
| 1 | 1 697 596 | mazowieckie | |
| 2 | 767 628 | ?ódzkie | |
| 3 | 756 629 | ma?opolskie | |
| 4 | 635 932 | dolno?l?skie | |
| 5 | 567 882 | wielkopolskie | |
| 6 | 458 053 | pomorskie | |
| 7 | 411 119 | zachodniopomorskie | |
| 8 | 366 074 | kujawsko-pomorskie | |
| 9 | 354 967 | lubelskie | |
| 10 | 317 220 | ?l?skie | |
| 11 | 294 864 | podlaskie | |
| 12 | 252 791 | pomorskie | |
| 13 | 246 890 | ?l?skie | |
| 14 | 227 018 | mazowieckie | |
| 15 | 226 034 | ?l?skie | |
| 16 | 208 193 | ?wi?tokrzyskie | |
| 17 | 208 007 | kujawsko-pomorskie | |
| 18 | 199 451 | ?l?skie | |
| 19 | 191 247 | ?l?skie | |
| 20 | 187 943 | ?l?skie | |
| 21 | 176 987 | ?l?skie | |
| 22 | 176 864 | warmi?sko-mazurskie | |
| 23 | 163 069 | podkarpackie | |
| 24 | 146 582 | ?l?skie | |
| 25 | 141 580 | ?l?skie | |
| 26 | 131 153 | ?l?skie | |
| 27 | 130 128 | ?l?skie | |
| 28 | 128 268 | opolskie | |
| 29 | 127 461 | mazowieckie | |
| 30 | 127 275 | warmi?sko-mazurskie | |
| 31 | 126 465 | dolno?l?skie | |
| 32 | 125 416 | lubuskie | |
| 33 | 119 939 | kujawsko-pomorskie | |
| 34 | 118 221 | lubuskie | |
| 35 | 117 560 | ma?opolskie | |
| 36 | 114 686 | ?l?skie | |
| 37 | 108 841 | wielkopolskie | |
| 38 | 107 887 | zachodniopomorskie | |
| 39 | 105 750 | dolno?l?skie |
[] Économie
Le 12 septembre 1989, l'ancien dirigeant de Solidarno?? Tadeusz Mazowiecki forme le premier gouvernement polonais non communiste depuis 1948.
Vice-Premier ministre et ministre des Finances au sein de ce gouvernement, Leszek Balcerowicz va mettre en ?uvre une politique visant à assurer la transition de l'économie planifiée vers l'économie de marché. Ce plan - connu sous le nom de « thérapie de choc » - a permis la maîtrise de l'hyperinflation qui ruinait l'économie polonaise et une rapide transition vers une économie de marché.
Après une première phase difficile se caractérisant par une forte inflation, la dévaluation de la monnaie, des fermetures d'entreprises et une forte hausse du chômage, cette politique a permis le développement et la modernisation de l'économie polonaise. Elle a abouti au retour de la croissance dès 1993, à une amélioration sensible du niveau de vie de la population, permettant une augmentation de la consommation, une baisse de l'inflation, une stabilisation du zloty, une augmentation des échanges commerciaux et d'importants flux d'investissements directs étrangers.
Le 23 décembre 1991, après avoir initié cette politique, Leszek Balcerowicz, considéré comme le père des réformes économiques et le principal architecte de la profonde mutation de la Pologne au cours des années 1990, au sortir de quarante années de communisme, quitte son poste au ministère des Finances et est remplacé par Karol Lutkowski.
L'embellie de l'économie polonaise due à la « thérapie de choc » s'est poursuivie jusqu'en 1997, avec cette année-là un taux de chômage passant sous la barre des 10 %. Depuis, la Pologne connaît de nouveaux problèmes : après avoir dépassé le seuil des 20 % en 2004, le taux de chômage reste supérieur à 19 % au début de l'année 2005. En 2007, le taux de chômage est redescendu à 12 %.
[] Quelques chiffres
- PIB : 512 900 000 PLN(2005)
- Taux d'inflation : 0,4 % (03/2006)
- Revenu par habitant : 15 200$ (2006), Varsovie - 37 000$ (2005)
- Taux de chômage : 14,9 % (novembre 2006), Varsovie - 5,7 % (novembre 2005),
- Commerce extérieur (2004) : 92 720 000 000 $ d'exportations et 95 670 000 000 $ d'importations.
Le premier partenaire commercial de la Pologne est l'Allemagne. La France est le deuxième client et le quatrième fournisseur du pays. Les autres principaux partenaires sont l'Italie, la Russie, la Grande-Bretagne, la République tchèque, la Chine, les Pays-Bas.
- Dette publique/PIB : 51,6 % (2003)
- Taux d'intérêt au : 6,5 % (16 février 2005)
- Taux de change du z?oty : 1 ? = 3,9265 PLN ; 1 $ = 3,2071 PLN (18 avril 2006)
[] Minorités
Attention, ces chiffres sont très controversés.
- Allemands (de 147 000 à 500 000)
- Biélorusses (de 48 700 à 200 000)
- Tchèques (de 2 000 à 3 000)
- Lituaniens (de 5 800 à 25 000)
- Ukrainiens et Ruthènes (inclus les Lemkos de 5 800 à 7 000), (de 39 000 à 300 000)
- Arméniens (de 300 à 15 000)
- Tsiganes (de 12 800 à 60 000)
- Russes (de 3 800 à 15 000)
- Slovaques (de 2 000 à 25 000)
- Tatars (de 490 à 5 000)
- Juifs (de 1 100 à 10 000)
- Karaïmes ou Karaïtes (de 50 à 80 000)
Revue de presse Pologne
