Poissy
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| Poissy | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Île-de-France |
| Département | Yvelines |
| Arrondissement | Saint-Germain-en-Laye |
| Canton | Chef-lieu des cantons de Poissy-Nord et Poissy-Sud |
| Code Insee | 78498 |
| Code postal | 78300 |
| Maire Mandat en cours |
Frédérik Bernard 2008-2014 |
| Intercommunalité | projet |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 17 m (mini) ? 171 m (maxi) |
| Superficie | 13,28 km² |
| Population sans doubles comptes |
35 841 hab. (1999) |
| Densité | 2699 hab./km² |
Poissy est une commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France.
La ville possède une longue histoire. Chef-lieu du Pincerais sous les Mérovingiens, elle devient par la suite l'une des plus anciennes cités royales d'Île-de-France, lieu de naissance des rois Louis IX et Philippe III, avant d'être supplantée à partir du XVe siècle par Saint-Germain-en-Laye. C'est aussi une des premières communes par une charte accordée en 1200 par Philippe-Auguste, et une ville religieuse importante jusqu'à la Révolution avec les couvents des Dominicaines, des Capucins et des Ursulines. Elle se transforme à l'époque contemporaine en une ville industrielle marquée depuis le début du XXe siècle par la construction automobile avec successivement les marques Grégoire, Matford, Ford SAF, Simca, Chrysler, Talbot et Peugeot.
Elle est aujourd'hui l'un des pôles industriels des Yvelines et la sixième ville du département par sa population. Les habitants sont appelés les Pisciacais.
Sommaire |
[] Géographie
La commune de Poissy se trouve à trente kilomètres environ à l'ouest de Paris, dans le nord-est des Yvelines, à huit kilomètres à l'ouest de Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu d'arrondissement, et à 23 kilomètres au nord-ouest de Versailles, préfecture du département. La ville est implantée sur la rive gauche de la Seine, dans la concavité d'un méandre du fleuve, limitée à l'est par la Forêt de Saint-Germain-en-Laye et à l'ouest par la Seine.
Les communes limitrophes sont Achères au nord-est, Saint-Germain-en-Laye à l'est, Chambourcy et Aigremont au sud, Feucherolles au sud-ouest, Orgeval et Villennes-sur-Seine à l'ouest et Carrières-sous-Poissy au nord-ouest, commune dont elle est séparée par la Seine.
Le territoire communal est établi dans sa partie nord sur des terrains alluviaux à une altitude de 30 mètres environ et s'élève dans sa partie sud sur un plateau à environ 170 mètres d'altitude situé dans le prolongement de la forêt de Marly, en bordure de la plaine de Versailles. Il englobe plusieurs îles de la Seine, dont une, l'île de Migneaux, est habitée. Avec plus de 1300 hectares, sa superficie représente une fois et demie la moyenne des communes yvelinoises. Approximativement en forme de rectangle allongé et incliné, il s'étend sur environ huit kilomètres en longueur du nord-est au sud-ouest et 1,5 kilomètre en largeur du nord-est au sud-est.
[] Géologie
Le sous-sol de Poissy, comme dans le reste de l'Île-de-France, est constitué d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire, quasi horizontales, reposant sur assise de craie de l'ère secondaire, couches fortement érodées dans la partie nord du territoire qui se trouve dans un méandre de la Seine.
Les couches affleurant à Poissy sont de haut en bas[1] :
au sud de la RN 13 :
- la meulière de Montmorency du Stampien supérieur ou Chattien,
- les sables et grès de Fontainebleau du Stampien,
- les marnes à huîtres du Stampien,
- l'argile verte de Romainville du Stampien inférieur ou Sannoisien,
- les marnes et gypses du Ludien,
au nord de la RN 13 :
- le calcaire de Saint-Ouen du Bartonien inférieur (Marinésien),
- les sables de Beauchamp du Bartonien inférieur (Auversien),
- le calcaire grossier du Lutétien (environ 80 millions d'années) d'environ quinze mètres d'épaisseur. Cette couche calcaire, qui correspond à la plateforme structurale du Vexin, a été exploitée autrefois comme pierre de taille,
- les sables de Cuise de l'Yprésien supérieur,
- les sables et lignites du Sparnacien,
- la craie blanche à silex du Campanien (70 à 80 millions d'années, Crétacé) qui constitue l'assise géologique du secteur.
Sur le plateau de Beauregard, au sud de la ville, le calcaire grossier est recouvert d'alluvions anciennes correspondant à une terrasse alluviale haute, et plus au nord, au niveau du centre ville, la couche de calcaire grossier a disparu totalement, une couche d'alluvions récentes reposant directement sur le Sparnacien.
Du fait de l'existence d'anciennes carrières, le territoire de Poissy est partiellement « sous-miné »[2]. Il comprend également cinq sites recensés dans la base de données du ministère de l'écologie relative aux sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif (BASOL)[3]. Ces sites concernent pour trois d'entre eux des activités industrielles ayant cessé (raffinerie de cuivre, broyage de minerais, fabrication de pièces automobiles) et pour le quatrième l'usine de montage d'automobiles du groupe PSA. Divers types de pollution des sols et de la nappe phréatique ont été constatés et des mesures de dépollution ou seulement de surveillance ont été mises en ?uvre.
[] Hydrographie
La commune de Poissy longe la rive gauche de la Seine sur environ cinq kilomètres. Elles englobe également plusieurs îles et îlots : l'île Saint-Louis, au nord, devant l'usine PSA, l'île de Migneaux au sud, la seule habitée, l'île du Grand-Motteau, soudée à la pointe amont de la précédente, l'île du Petit-Motteau à l'entrée du bras de Migneaux, l'îlot Blanc, devant l'île de Migneaux.
Par sa situation, la commune est très exposée aux risques d'inondation, particulièrement les quartiers situés entre la Seine et la voie ferrée au sud de la RD 190, le site de l'usine PSA et bien entendu les îles[4]. Ces zones ont déjà été inondées, notamment lors de la grande crue de 1910.
Ce risque a motivé la mise en place d'un plan de prévention contre les risques d'inondation (PPRI), mis en vigueur par arrêté préfectoral du 30 juin 2007 [5]. Il concerne dans le Yvelines 57 communes riveraines de la seine et de l'Oise. Ce plan détermine plusieurs zones, prioritaires sur les plans locaux d?urbanisme (PLU) des communes concernées : une zone rouge, concernant les zones les plus exposées (rouge clair, inondations de 1 à 2 mètres, rouge sombre, inondations supérieures à 2 mètres, à Poissy cette dernière concerne l'île de Migneaux) où les nouvelles constructions sont interdites et le renouvellement urbain strictement réglementé, une zone bleue où le risque d'inondation est modéré qui permet le maintien d'activités économiques importantes (c'est le cas du site de l'usine d'automobiles PSA à Poissy), une zone verte, non bâtie et devant le rester (concerne à Poissy les îles non bâties et le parc Meissonier) et une zone marron concernant une bande d'environ 25 mètres le long des rives, qui a pour objectif de reconquérir une capacité d'écoulement en contrôlant l'urbanisation[6].
[] Climat
Poissy jouit comme toute l'Île-de-France d'un climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est de 10,7° C. Les mois les plus froids sont décembre et janvier avec 0 à 5° C et les plus chauds, juillet et août avec 20 à 25° C (moyenne journalière). La moyenne des précipitations annuelles est de 695 millimètres[7].
[] Occupation du territoire
| Type d'occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Espace urbain construit | 47 % | 606,08 |
| Espace urbain non construit | 16 % | 202,49 |
| Espace rural | 37 % | 482,65 |
Le territoire de la commune est fortement urbanisé, l'espace urbain occupant près des deux tiers de la superficie totale [8]. L'espace rural (37 %) subsiste dans la partie sud de la commune, au sud de la route nationale 13.
L'espace urbain construit représente 74 % du total, soit 606 hectares. Il comprend les zones d'habitation, soit 265 ha (32 % de l'espace urbain construit), étendues à partir du noyau ancien entre la Seine et la forêt, les divers équipements, soit 132 ha (17 %) et les zones d'activités, 172 ha (21 %), concentrées majoritairement dans le nord de la commune, entre la Seine et les voies ferrées, jusqu'à la limite d'Achères, zone dans laquelle est installée notamment l'usine d'automobiles de Peugeot-Citroën.
L'habitat est concentré dans la partie centrale de la commune. A partir du centre historique, il s'est étendu au cours du XXe siècle jusqu'à la forêt, qui correspond à la limite intercommunale, au nord et à l'est (à l'exclusion des zones d'activités au nord), et jusqu'au tracé de le RN 13 au sud, à l'exception de quelques espaces verts, dont le parc Meissonier le long de la RD 153. Dans la partie sud, au delà de la RN 13, l'habitat se limite aux hameaux de Bethemont et de la Bidonnière, et aux dernières fermes isolées du Poux et de Poncy.
[] Voies de communications
La desserte routière est assurée par plusieurs routes départementales, dont trois qui se croisent au centre de la ville :
- la RD 190, orientée est-ouest, qui relie Le Pecq à Limay et franchit la Seine par le pont de Poissy et constitue l'axe historique de la ville, dévié vers le nord à la suite de ma reconstruction du pont dans les années 1950,
- la RD 30, orientée nord-sud,
- la RD 308, orientée nord-est - sud-ouest, qui la relie à Maisons-Laffitte,
La RD 113, surnommée « route de quarante sous », qui croise la RD30 au lieu-dit la Maladrerie de Poissy, passe au sud de la ville.
Enfin, la route départementale 153 relie Poissy à l'échangeur d'Orgeval, point de jonction des autoroutes A13 et A14. Ces deux autoroutes traversent la commune dans sa partie sud.
La commune de Poissy est concernée par le projet de bouclage de l'autoroute A104 (la Francilienne) entre Méry-sur-Oise et Orgeval. Le tracé vert, retenu par le gouvernement après le débat public[9], franchit la Seine au dessus de l'île de Migneaux, puis emprunte le vallon de Migneaux pour rejoindre le plateau et le futur échangeur avec les autoroutes A13 et A14 et la RN 13. Plusieurs ouvrages sont prévus pour limiter les nuisances pour les riverains : couverture du viaduc sur 500 mètres, tranchée couverte sous le rue de Migneaux, semi couverture au droit de la cité de la Coudraie[10]. Ce projet, qui devrait entrer en service à l'horizon 2015 est très contesté localement.
La commune est traversée par deux lignes de chemin de fer : la ligne Paris-Le Havre qui longe la Seine en limite ouest de la commune, et la ligne de Grande Ceinture, limitée à un trafic restreint de marchandises, qui longe la forêt de Saint-Germain-en-Laye en limite est de la commune. La desserte voyageurs est assurée par la gare de Poissy, qui est une gare terminus pour les service de la branche A5 du RER et une gare de passage pour les autres trains de banlieue à destination des Mureaux et de Mantes-la-Jolie ainsi que des TER vers Vernon (Eure). Vers Paris, tous ces trains aboutissent à la gare Saint-Lazare (20 minutes de trajet environ).
Jusqu'en 2004, la gare de Poissy - Quai Talbot, halte voyageurs en amont de la gare principale, réservée aux employés de l'usine d'automobiles, desservait directement l'usine PSA. Par ailleurs, sur la ligne de Grande Ceinture, la gare de Poissy - Grande-Ceinture est désaffectée depuis environ la moitié du XXe siècle.
Pour le trafic de marchandises, un important embranchement dessert l'usine d'automobiles PSA-Peugeot-Citroën, qui expédie notamment des trains complets d'automobiles.
La Seine, voie fluviale importante, est peu utilisée à Poissy. Un embarcadère reçoit périodiquement des escales de bateaux de croisières. En revanche l'usine d'automobiles PSA, bien que disposant d'une longue façade sur le fleuve, n'utilise pas pour ses transports le mode fluvial, peu adapté aux pratiques du « juste à temps ».
[] Héraldique
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Les armes de Poissy se blasonnent ainsi : Ce blason, très ancien est décrit dans une ordonnance de 1699 par Charles d'Hozier, généalogiste du roi, et se trouve représenté au XVe siècle dans la Collégiale, bas côté sud, sur une clé de voûte et au XVIe siècle par une sculpture présente sur le portail gauche (vantail droit) situé dans le porche sud[11]. Il aurait été accordé à la ville par le roi Saint Louis. Supprimé sous la Révolution, il avait été confirmé en 1828 par lettres patentes du roi Charles X, avec le blasonnement suivant : D'azur au poisson d'argent posé en fasce, accompagné en chef et en pointe d'une fleur de lys d'or, et à dextre, à la tête du poisson, d'une autre fleur de lys défaillante à senestre aussi d'or. Ce blason (illustré à droite), bien qu'il soit présenté comme une confirmation, diffère de l'ancien par la position de la demi-fleur de lys, qui semble mangée par le poisson. Ce blason pourrait avoir été inspiré à la commission d'héraldique par les armoiries du chapitre de la collégiale qui comportent un tel blason qui se trouve représenté sur le couvercle en cuivre de la cuve baptismale[12]. Le blason originel a été rétabli depuis. |
[] Histoire
[] Les origines
Les origines de Poissy sont mal connues. On a retrouvé peu de vestiges de l'époque préhistorique dans le territoire de la commune. Le site était certainement habité au Néolithique car on a retrouvé des traces (pilotis en chêne) d'une ancienne cité lacustre lors de la construction de l'écluse de Carrières-sur-Seine. Une épée datant de l'âge du Bronze et conservée au British Museum a également été retrouvée lors d'un dragage de la Seine[13].
A l'époque gauloise, Poissy était probablement un modeste village d'agriculteurs et de pêcheurs à la limite nord-est du territoire des Carnutes dont le chef-lieu était Chartres (Carnutum). Des tombes gallo-romaines ont été mises au jour en 1928 sous la rue de l'Église à l'occasion de travaux.
[] Moyen-Âge
Sous les Mérovingiens, Poissy, appelé Pinciacum, est le chef-lieu du Pagus pinciacensis ou Pincerais, dont le territoire s'étendait entre la Seine au nord et la limite de la forêt d'Yveline au sud, englobant notamment la vallée de la Mauldre. La ville était le siège d'un archidiaconat qui relevait du diocèse de Chartres (Civitas Carnutensis)[14].
Poissy fut une résidence royale dès le Ve siècle. Vers 868, Charles le Chauve y réunit une assemblée de dignitaires. De 996 à 1031, Robert II le Pieux l'érigea en demeure royale et fit construire l'église Notre-Dame. Sa seconde épouse, Berthe de Bourgogne, éleva un monastère de femmes de l'ordre de Saint-Augustin qui furent chassées par la construction du prieuré royal à partir de 1303.
Sous les Capétiens, il a existé deux châteaux à Poissy. Le premier, le château vieux, voisin de la collégiale, remontait à un ancien rendez-vous de chasse des Mérovingiens, le second, le château neuf, fut vraisemblablement construit par Constance d'Arles, troisième épouse du roi Robert II le Pieux. Il se trouvait à l'emplacement de l'enclos de l'abbaye et contigu au château vieux. En 1188, Philippe Auguste donne des institutions communales à la ville, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d?un service d?ost[15].
En 1200, Philippe-Auguste donna son château en apanage à son fils Louis VIII à l'occasion de son mariage avec Blanche de Castille. Il accorda en 1221 à la cité, en même temps qu'à Triel et Saint-Léger-en-Laye, une charte de commune, lui confirmant la possibilité de s'administrer librement. Poissy, qui fait partie avec Meulan et Mantes-la-Jolie, des plus anciennes communes des Yvelines, disposait d'une assemblée municipale de douze pairs avec à sa tête un maire, tandis qu'un prévôt représentait la justice royale[16]. Sous son règne, la ville est ceinte de remparts qui ont subsisté jusqu'au XIXe siècle et dont des vestiges sont encore visibles boulevard Louis-Lemelle[17]. C'est vers 1200 également que la commune de Poissy fit construire le pont de pierre qui subsistera jusqu'en 1944, en remplacement d'un pont de bois attesté en 1161.
Saint Louis naquit en 1214, vraisemblablement au château de Poissy. Il fut baptisé avec certitude en l'église paroissiale Notre-Dame ; par la suite, il signa ses lettres privées « Louis de Poissy » ou « Louis, seigneur de Poissy » en souvenir de son baptême.
En 1245 naît à Poissy Philippe III le Hardi, fils de Louis IX et de Marguerite de Provence qui régna de 1270 à 1285.
Le 11 août 1297, intervient la canonisation de Saint Louis par le pape Boniface VIII. Le roi Philippe le Bel, décide de fonder l'abbaye des dominicaines de Poissy, fondée par en l'honneur de saint Louis qui était son grand-père. En 1303 commence la construction du prieuré sur l'emplacement du château neuf qui est rasé.
Pendant la guerre de Cent Ans, en 1346, le roi d'Angleterre, Édouard III occupe la ville après avoir débarqué en Normandie et dévasté la vallée de la Seine.
En 1369, le roi Charles V , fait détruire ce qui reste du château de Poissy, incendié en 1346 par le prince de Galles fils du roi d'Angleterre.
En 1429, les troupes de Jeanne d'Arc en son absence prennent la tour de Béthemont. Poissy est à nouveau occupée en 1441 par le baron John Talbot qui pille l'abbaye et la ville.
[] L'époque moderne
C'est dans cette ville qu'eut lieu, du 9 au 26 octobre 1561, le colloque de Poissy. L'assemblée, organisée par Catherine de Médicis, entre catholiques et protestants s'est tenue dans la salle du réfectoire restaurée après les destructions de Talbot. L'échec de cette tentative de réconciliation sonna le déclenchement des guerres de religion.
En 1790, Poissy devient le chef-lieu d'un canton du nouveau département de Seine-et-Oise. Avec la constitution civile du clergé, le chapitre des chanoines de la collégiale est supprimé.
En 1792, le couvent des Ursulines fut mis en vente comme bien national, mais fut finalement repris par l'État qui y installa en 1814 un dépôt de mendicité départemental, converti en 1821 en maison centrale de correction, qui existe encore actuellement.
En 1802, la municipalité, ne pouvant faire face aux dépenses d'entretien de deux grandes églises, prit la décision de sacrifier la prieurale Saint-Louis, qui était alors en très mauvais état, et de conserver la collégiale Notre-Dame, qui avait aussi besoin de restauration mais avait aussi une plus grande valeur historique, étant le lieu de baptême de saint Louis.
En 1832, une épidémie de choléra, se propageant depuis l'Angleterre atteignit la région parisienne et fit au moins soixante-dix morts à Poissy[18].
Les 12 et 13 décembre 1840, la flottille transportant la dépouille mortelle de Napoléon Ier fait escale à Poissy. Une cérémonie avec procession est organisée le dimanche 13 décembre.
A partir de 1835 commencent les travaux de restauration de la collégiale Notre-Dame, menés dans un premier temps par l'architecte Auguste Goy, puis à partir de 1844 par Viollet-le-Duc et enfin par Jean Camille Formigé. Les travaux durent jusqu'en 1896. De nombreuses modifications sont apportés par Viollet-le-Duc qui, s'il respecte l'aspect général de l'église, lui donne, selon Narcisse Noël un « aspect médiéval ».
En 1867, le marché aux bestiaux de Poissy, qui soutenait depuis plusieurs siècles l'activité économique de la ville, est supprimé et transféré au nouveau marché de la Villette inauguré à Paris le 1er octobre 1867.
Pendant la guerre franco-allemande de 1870, la ville est occupée pendant plusieurs mois en 1870 et 1871. Le minage du pont n'a guère retardé l'entrée des Prussiens dans la ville, arrivés par Saint-Germain. La ville et ses habitants doivent se soumettre à de multiples réquisitions et pourvoir à l'entretien d'un régiment de hussards et de leurs chevaux.
En 1896, est inauguré le tramway à traction mécanique reliant Poissy à Saint-Germain-en-Laye. En raison du risque d'incendie que représentaient ces circulations dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye, on adopta le système de locomotives à vapeur sans foyer. En 1911, elles furent remplacées par des motrices pétroléo-électriques, le service des Eaux-et-Forêts ayant également interdit l'installation de caténaires dans la forêt.
[] XXe siècle
Au début du XXe siècle est lancé, à l'initiative d'un certain Chouquet qui y exploitait un établissement de bains et de location de bateaux, le lotissement de l'île de Migneaux. Il comprenait 178 parcelles de 700 à 900 m² disposées de part et d'autre d'une rue centrale, l'avenue de l'île de Migneaux.
En 1902, la société anonyme des automobiles Grégoire commence à produire des automobiles dans son usine située boulevard Devaux[19]. La fabrication fut suspendue pendant la première Guerre Mondiale, l'usine étant alors dédiée à des fabrications de guerre, puis reprit en 1919, l'usine étant même agrandie. mais la marque se trouva dépassée par les fabrications en grande série de ses concurrents et disparut en 1924.
En janvier 1910, Poissy, comme toutes les communes riveraines du fleuve, est touchée par la grande crue de la Seine qui culmine du 28 au 31 janvier. La décrue commence le 5 février. La circulation des trains est coupée entre Poissy et Verneuil-Vernouillet pendant plusieurs semaines. 70 maisons furent inondées dont 20 dans l'île de Migneaux[20].
Pendant la Première Guerre mondiale, Poissy se trouva dans le périmètre du camp retranché de Paris et divers ouvrages fortifiés furent implantés dans la commune. Poissy accueillit aussi deux hôpitaux temporaires pour les soldats blessés au front. La ville perdit 294 soldats soit environ 3,4 % de sa population (estimée à 8709 habitants en 1911)[21]. Le monument aux morts, érigé en 1922 dans le cimetière de la Tournelle, est orné d'une statue de « poilu », ?uvre du sculpteur pisciacais Félix Févola.
De 1922 à 1927, Poissy fut un centre de fabrication monétaire. La « Société française de monnayage » (SFM)[22], société à statuts privés constituée en 1922, la seule dans l?histoire monétaire française, a frappé environ 650 millions de pièces de monnaie ou de jetons en métaux communs, principalement pour l'État français, mais aussi pour ses colonies (Maroc, Indochine, Sénégal, Moyen-Congo), la principauté de Monaco et diverses nations étrangères (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Uruguay)[23]. De 1935 à 1981, une autre entreprise de métallurgie a existé à Poissy, la FNLR (Fabrique nationale de lames de rasoirs)[24].
De 1928 à 1931, l'architecte Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier réalise pour un homme d'affaires la villa « Les Heures claires », connue sous le nom de villa Savoye. Celle-ci, endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, est finalement reprise en 1958 par la commune qui souhaite la détruire. C'est une campagne et l'intervention d'André Malraux alors ministre de la culture qui permettent de la sauver. Classée monument historique en 1965, restaurée en 1992, elle est aujourd'hui propriété du ministère de la culture
En 1935, le nouveau maire socialiste, René Tainon, décide de construire un nouvel hôtel de ville sur une partie de l'ancien marché aux bestiaux. Le nouveau bâtiment en béton armé qui intègre, outre les services de la municipalité, une salle de théâtre, la bourse du travail, le siège des syndicats, le commissariat de police, le tribunal de paix et la perception, est inauguré le 12 décembre 1937. A cette occasion, l'opéra Faust de Gounod est joué dans la salle Molière par le théâtre national de l'Opéra. La réception définitive n'a lieu qu'en janvier 1938[25].
En décembre 1937, Ford-SAF rend public son projet de construction d'une nouvelle usine à Poissy. Celle-ci commence à fonctionner de façon industrielle début 1940. Elle fabrique alors des camions pour l'armée.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est à nouveau occupée de 1940 à 1944. Début juin 1940, le pont de Poissy voit passer de longues files de réfugiés fuyant vers le sud, le 3 juin la ville est bombardée par l'aviation allemande, puis le 13 juin, le Génie français mine le pont pour retarder l'avancée de l'armée allemande. L'usine Ford est placée sous la direction de Rolf Schmidt, directeur de l'usine Ford de Cologne et à partir de février 1943 fabrique le modèle de camion allemand[26].
Le 8 mars 1942, un premier bombardement de la RAF vise l'usine d'automobiles Ford. De nouveaux raids visent l'usine les 2 et 30 avril de la même année. Le 1er mai 1943, une bombe atteint la maison centrale faisant 24 morts et 22 blessés. Le 26 mai 1944 un violent bombardement, impliquant 69 bombardiers type Marauders, détruit le pont et provoque des dégâts en divers points de la ville, touchant notamment l'usine à gaz, et faisant 7 morts et 46 blessés dans la population civile.
La ville est libérée par l'armée américaine le 26 août 1944. Les combats des jours précédents firent de nombreuses victimes, en particulier onze morts lors d'un bombardement le 18 août. Maurice Dolfuss, dirigeant de Ford-SAF est arrêté pour collaboration et transféré à Drancy. Il est cependant très vite libéré et l'usine participe à l'effort de guerre pour le Alliés.
Le 19 juillet 1952 eut lieu l'inauguration du nouveau pont de Poissy. Long de 185 mètres, ce pont en acier s'appuyant sur deux piles en béton, est construit à 300 mètres en amont de l'ancien pont détruit en 1944[27]. Il remplace un pont provisoire en bois mis en service fin 1945.
Le 4 juillet 1954, la société Simca rachète l'usine Ford et entreprend d'importants investissements pour moderniser l'usine, doubler sa surface portée à 180 000 m2 et construire le « Grand Poissy ». Le site est dominé par un nouveau château d'eau en acier de soixante-quinze mètres de haut[28]. Parallèlement, pour loger une partie du personnel, Simca prend en charge la construction sur le plateau de Beauregard de 2000 logements de type HLM livrés à partir de 1957. En 1963, la société américaine Chrysler prend le contrôle de Simca. Après la crise des années 1970, Chrysler passe le relais à PSA en 1978. L'usine est rebaptisée Talbot, mais la nouvelle marque se révèle finalement un échec commercial. Une grave crise intervient, marquée par des grèves longues avec occupation de l'usine en 1982 et 1983.
Dans les années 1960 et 1970, la municipalité engage la rénovation du centre ville. Elle confie la maîtrise d'?uvre à la SEMEASO (société d'équipement et d'aménagement de la Seine-et-Oise). De nombreuses constructions anciennes et insalubres sont rasées, le tracé des rues est rectifié et de nouveaux immeubles aux lignes modernes sont édifiés, bouleversant la physionomie de la ville.
En 2000, PSA installe à Poissy un pôle tertiaire sur 55 000 m2 dans lequel sont installés divers services du groupe, tels la direction de l'informatique ou celle des ressources humaines, provoquant l'arrivée d'une nouvelle population de cadres et d'employés.
[] Économie
[] Activités et emploi
Poissy est un pôle d'emploi important avec un peu plus de 20 000 emplois en 1999 pour une population de 36 000 habitants, soit un emploi pour 1,7 habitants et 4 % environ des emplois yvelinois. Ces emplois se répartissent principalement entre industrie et construction, 35,8 %, et activités tertiaires, 64 %, l'agriculture occupant un place très marginale avec 0,2 % des emplois.
Les principales activités pourvoyeuses d'emplois sont la construction automobile avec environ 5600 emplois, soit 81 % des emplois industriels, et dans le secteur tertiaire, l'administration, 34 % des emplois tertiaires, l'éducation et la santé, 25 %, les services aux entreprises et aux particuliers, 23 % et le commerce, 11 %[29].
En 1999, la population active comprenait 15 659 personnes avec un taux d'activité de 59,9 % et un taux de chômage de 10,4 %, supérieur à la moyenne yvelinoise de l'époque, 8,7 %[30]. En 2005, le taux de chômage avait diminué à 8,2 %[31], chiffre un peu supérieur à la moyenne des Yvelines ( 7,1 %)[32], mais inférieur à la moyenne nationale (8,6 %).
[] Principales entreprises
- Automobile :
- Usine PSA, Pôle tertiaire PSA (Peugeot Citroën)
- Wagon Automotive (équipementier automobile)
- Parfums : Rochas (Procter & Gamble)
- Métrologie : Environnement SA (appareils et système de mesure de la qualité de l'air et de l'eau)
[] Le Technoparc
Le technoparc occupe un site de vingt-sept hectares au nord-est de l'usine PSA, à la limite avec la commune d'Achères. Il accueille cent-cinquante entreprises et divers équipements publics destinés à faciliter la diversification économique de la ville. On y trouve entre autres des hôtels d'entreprises, un héliport et le lycée Charles-de-Gaulle[33].
[] Commerce
La ville de Poissy a un commerce de centre ville très actif, avec notamment un magasin de la chaîne Monoprix. La rue du Général-de-Gaulle est la principale rue commerçante. Un marché public, alimentaire et non alimentaire, se tient trois fois par semaine sur la place de la République.
Il n'existe pas d'hypermarché dans la commune, mais une importante zone commerciale s'est développée non loin, à environ quatre kilomètres à l'ouest du centre de Poissy, le long de la RN 13 dans la commune d'Orgeval. Par ailleurs, un projet de ZAC dénommé « les Terrasses de Poncy » prévoit l'implantation à l'horizon 2010 de 45 000 m2 de surfaces commerciales près de l'échangeur A13 - A14[34].
[] Agriculture
Au recensement agricole de 2000, l'agriculture dans la commune de Poissy ne comptait plus que six exploitations agricoles professionnelles contre vingt en 1988[35].
[] Administration
Le conseil municipal comprend trente-neuf membres, dont le maire et dix adjoints au maire, proportionnellement au nombre d'habitants[36].
La commune de Poissy, qui appartient à l'aire urbaine de Paris, ne fait partie actuellement d'aucune communauté de commune. Elle participe toutefois à différents syndicats de communes, tels le SIDRU (traitement des déchets, qui sous-traite leurs incinération à l'usine Azalys de Carrières-sous-Poissy, exploité par Novergie, groupe Suez), le SIVOM (syndicat intercommunal à vocation multiple, qui regroupe 38 communes) ou le SMERGC (syndicat mixte d?études pour la réouverture de la Grande Ceinture).
La ville est le chef-lieu de deux cantons :
- le canton de Poissy-Nord (42 443 habitants), formé d'une partie de Poissy (quartiers nord) et des communes de Carrières-sous-Poissy, Médan et Villennes-sur-Seine ;
- le canton de Poissy-Sud (23 086 habitants), formé d'une partie de Poissy (quartiers sud) et des communes de Crespières, Davron, Orgeval, Les Alluets-le-Roi et Morainvilliers.
La commune fait partie de la douzième circonscription des Yvelines, dont le député est, depuis 1988, Jacques Masdeu-Arus (UMP), ancien maire de Poissy.
[] Tendances politiques
Poissy est une ville qui a basculé à gauche le 16 mars 2008 : l'union du PS et d'une liste composée du MODEM et d'associations locales, permet à Poissy de passer à gauche et de faire élire le maire PS Frédérik Bernard. Auparavant, la droite dirigeait Poissy depuis les élections municipales de 1983, même si la ville a été longtemps un fief de la gauche et notamment du PCF. Le maire précédent Jacques Masdeu-Arus (UMP) a succédé à Joseph Tréhel (PCF) en 1983, puis a constamment été réélu jusqu'en 2008.
À l?élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 22,53 %, suivi de Lionel Jospin avec 16,98 %, Jean-Marie Le Pen avec 16,53 %, puis François Bayrou avec 7,27 %, Jean-Pierre Chevènement avec 6,07 %, Noël Mamère avec 5,67 %, Arlette Laguiller avec 4,52 %, Alain Madelin avec 4,35 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 84,36 % pour Jacques Chirac contre 15,64 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d?abstention de 19,36 %, résultat légèrement plus contrasté qu'au niveau national (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[37].
Au référendum sur le traité constitutionnel pour l?Europe du 29 mai 2005, les Pisciacais ont approuvé la Constitution européenne, avec une majorité de 55,08 % de oui contre 45,92 % de non et un taux d?abstention de 32,13 % (France entière : non à 54,67 % ; oui à 45,33 %). Ces chiffres se situent entre la tendance départementale des Yvelines (oui à 59,53 % ; non à 40,47 %) et celle de la région Île-de-France (oui 53,99 % ; non 46,01 %)[38].
À l?élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête avec 34,15 %, suivi par Ségolène Royal avec 27,61 %, François Bayrou avec 20,61 %, Jean-Marie Le Pen avec 7,38 % et Olivier Besancenot avec 3,02 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête avec une majorité de 53,33 % contre 46,07 % pour Ségolène Royal (proche du résultat national, respectivement 53,06 et 46,94 %)[39].
[] Les maires de Poissy
| Liste des maires successifs | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 2008 | 2014 | Frédérik Bernard | PS | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1983 | 2008 | Jacques Masdeu-Arus | UMP | Député | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1981 | 1983 | Joseph Tréhel | PCF | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1977 | 1981 | Jean Tricart | PCF | député de Haute-Vienne de 1948 à 1958 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1968 | 1977 | Pierre Pinel | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1951 | 1968 | Léon Touhladjian | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1950 | 1951 | Albert Lancel | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1947 | 1950 | René Ermery | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1944 | 1947 | François Menez | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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[] Fiscalité et budget municipal
La part communale des trois principale taxes locales est relativement modérée pour les entreprises et un peu moins pour les particuliers avec les taux suivants en 2006 : 14,86 % pour la taxe d'habitation, 15,24 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 10,91 % pour la taxe professionnelle. A ces taux s'ajoutent, respectivement, 0,24 %, 0,24 % et 0,20 % pour les charges des syndicats de communes [40]. La part départementale s'élève respectivement à 4,8 %, 4,6 % et 4,53 %. La taxe professionnelle, acquittée par les entreprises, représentait en 2006, avec 3584 ? par habitant, 61 % du produit total des quatre taxes locales, contre 16,8 % seulement pour la taxe d'habitation.
En 2001, le budget de fonctionnement dégageait un excédent de 59 386 000 euros pour des charges totales se montant à 303 760 000 euros (soit 8475 euros par habitant). Les dépenses d'investissement s'élevaient à 126 395 000 euros et la capacité d'autofinancement à 58 569 000 euros[41].
[] Logement
Au recensement de 1999, la ville comptait 15 951 logements dont 14 684 résidences principales, soit 92,1 %. Le solde est constitué essentiellement de logements vacants (6,5 %), taux taux légèrement inférieur à la moyenne régionale (8,1 %), la part des résidences secondaires étant infime (0,6 %)[42],[43].
Près des 80 % du parc immobilier datent des années 1949-1989, taux sensiblement supérieur à la moyenne régionale (57,2 %). Cela résulte notamment de l'importante opération d'urbanisme qui a profondément modifié la ville de Poissy dans les années 1960-1970. Les constructions récentes (de 1990 à 1999) représentent 8,1 % des résidences principales (chiffre assez proche de la moyenne régionale, 9,1 %), démontrant un fléchissement des constructions depuis 1990.
Les maisons individuelles représentaient seulement 18 % contre 82 % pour les appartements, répartition sensiblement différente de la moyenne régionale (26,9 % et 73,1 % respectivement), reflétant une forte densification urbaine.
Les habitations se caractérisent par leur surface importante : les logements de quatre pièces et plus dominent (40,9 %), avec toutefois une forte proportion de trois pièces (36,5 %). Les petits logements, 2 pièces (15,4 %), et surtout les studios (7,2 %), sont très minoritaires. Entre 1990 et 1999, cette structure a évolué dans le sens d'une augmentation des petits logements (2 pièces : +11,3 %, studio : +21,3 %) au détriment des 3 pièces (+1 %), les 4 pièces et plus (+7 %) suivant sensiblement l'évolution moyenne (+6,3 %).
36,1 % seulement des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 60,3 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[44],[45].
Avec 5 431 logements HLM
Revue de presse Poissy
