Pierre Victurnien Vergniaud
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Pierre Victurnien Vergniaud était un homme politique français né à Limoges le 31 mai 1753 et mort le 31 octobre 1793. Issu d'une famille aisée, destiné à la prêtrise, fut une des principales figures des Girondins.
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[] Ses débuts
Fils d'un maitre d'armes, il reçoit une éducation moyenne, mais une bonne instruction. Son Père ayant connu des revers de fortune, le jeune homme entre au séminaire qu'il quitte bientôt, faute de vocation, pour faire à Bordeaux des études de droit. Inscrit au barreau de la ville en 1780, secrétaire de Dupaty président du Parlement, il acquiert rapidement une certaine notoriété. Doté d'un caractère indolent, paresseux, rêveur, le jeune avocat n'accepte de travailler que lorsqu'il a besoin d'argent, refuse des causes le reste du temps. L'argent ne l'intéresse pas, ne l'intéressera jamais, il ne cherche pas à faire fortune. Administrateur de la Gironde en 1789, Vergniaud entre à la société des amis de la Constitution.
[] Avec les Girondins
Favorable à ce moment à la monarchie constitutionnelle, il change d'opinion après la tentative de fuite du roi, le 20 juin 1791, et demande alors son renvoi devant une haute cour nationale. Député de Bordeaux à l'Assemblée législative (1791) et à la Convention (1792), il est considéré comme l'un des chefs des Girondins, avec une influence cependant moindre que celle exercée par Jacques Pierre Brissot.Il combat les intrigues de la cour avec Ducos, Gensonné, et Guadet. Président de L' Assemblée nationale législative (Révolution française)le 31 octobre 1790, Son éloquence est souvent signalée par ses contemporains et se manifesta lors de la dénonciation du ministre Lessart en mars 1793 et dans les mois qui suivirent en faveur de l'entrée en guerre.
Lors de la formation du ministère girondin, en mars 1792, Vergniaud se rapproche de la Cour, proposant même secrétement au roi, après la journée du 20 juin 1792, de l'appuyer s'il rappelle les ministres girondins. Revenant à l'opposition après l'échec de cette proposition, le député de la Gironde dénonce au mois de juillet, dans un de ses meilleurs discours, la duplicité de la politique du roi, qu'il rend responsable de l'attitude des puissances ennemies. Président de L' Assemblée nationale législative (Révolution française), le 10 août 1791, en remplacement de Merlet, il accueille le roi et sa famille venus chercher refuge auprès des députés. Dans l'après midi, en tant que directeur, il fait adopter par ses collèges ses deux mesures : Le peuple français est invité à former une CONVENTION nationale, et Le chef du pouvoir exécutif est provisoirement suspendu de ses fonctions. IL prononce la suspension de sa fonction.
[] Les accusations
Cependant, à partir de cette date, il dénonce l'influence qui grandit sans cesse du peuple de Paris et la politique terroriste. Las de la tyrannie de la Commune, Vergniaud proteste contre les Massacres de septembre prononcés le 17 septembre 1792, contre les extrémistes, un discours. Elu à la Convention, le girondin siège à droite, mais reste assez isolé, en raison de son caractère, plutôt conciliant, qui le porte à prononcer de beaux discours plutôt qu'à agir. Lors du procès du roi le 31 décembre 1792, il tente en vain de persuader ses collèges de faire appel au peuple. Président de la Convention le 10 janvier 1793, Vergniaud dont les positions sont décidément bien établis, prépare le texte des trois questions qui seront posées aux députés le jour du verdict. Il vote alors la mort sans sursis. Poursuivant la lutte contre les Montagnards, il s'oppose le 10 mars 1793 à la création du Tribunal révolutionnaire, puis participe à l'organisation de la Commission des Douze. Le 10 avril 1793, Robespierre l'accuse lui et les girondins d'avoir pactisé avec La Fayette et Dumouriez. Désigné par la fameuse section du "Bon Conseil" comme l'un des girondins à éliminer, il est décrété d'accusation avec ses collèges le 2 juin 1793 et refuse de fuir avec ses mots Fuir c'était s'avouer coupable, Incarcéré à la Force, puis au Luxembourg il condamne l'insurrection fédéraliste formentée par ses anciens amis. Il est guillotiné le 31 octobre 1793 avec les 21 autres députés girondins. Homme peu perspicace, maladroit parfois le Girondin avait su rester pur et fidèle à ses amis. Il ne renonça pas à sa politique ambigüe d'entente avec la cour royale [réf. nécessaire].
[] Bibliographie
- Bernard Lerat, Le Terrorisme révolutionnaire, 1789-1799, éditions France-Empire, 1989.
- Michel Mourre, Le Petit Mourre, Dictionnnaire de l'Histoire, Larousse, Paris, 2001.
- Alain Decaux, André Castelot (dir.), Le Grand dictionnaire d'histoire de France, Librairie Perrin, 1979
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Pierre Victurnien Vergniaud
Revue de presse Pierre_Victurnien_Vergniaud
