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Un article de Wikipedia.y-project.com.

Image:Tibet-drying-medicinal-plant.JPG
Séchage de plantes médicinales dans un centre de médecine traditionelle tibétaine (Jarkot, Nepal). Elles seront ensuite broyées en poudre fine et utilisées en tisane

La phytothérapie, étymologiquement le traitement par les plantes, est une méthode thérapeutique qui utilise l'action des plantes médicinales.

On peut distinguer deux types de phytothérapie :

  • Une pratique traditionnelle, parfois très ancienne basée sur l'utilisation de plantes selon les vertus découvertes empiriquement. Selon l'OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays dont les pays en voie de développement. C'est une médecine parallèle du fait de l'absence d'étude clinique.
  • Une pratique basée sur les avancées scientifiques et la recherche des principes actifs des plantes. Cette phytothérapie est assimilée aux médicaments et selon les pays suit les même réglementations (AMM, vente en pharmacie, etc.) On parle alors de pharmacognosie.

Sommaire

[] Histoire

Image:Arabic herbal medicine guidebook.jpg
Description de l'usage du cumin et de l'aneth - La matière médicale de Dioscoride, copie en arabe de 1334

Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d'argile, rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C. Ils utilisaient des plantes telles le myrte, le thym, le saule en décoctions filtrées.

Le papyrus médical d'Ebers, environ 1500 ans av. J.-C. est le premier recueil consacré aux plantes médicinales. De loin le plus volumineux connu de l'Égypte ancienne avec « 110 pages Â», il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d'un mode d'utilisation. <ref> [1] et [2].</ref>

Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l'?uvre de Dioscoride (médecin grec du Ier siècle) (cf. illustration).

En Europe, les plantes représentent l'essentiel de la pharmacopée jusqu'à la fin du XIXe siècle. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse, à l'efficacité prouvée et plus simple d'emploi.

Depuis le début des années 1990, l'utilisation de plantes au lieu de préparation de synthèse retrouve un regain de popularité sous le terme « phytothérapie Â».

[] Méthodes : utilisation et fabrication

En phytothérapie traditionnelle, les plantes peuvent être utilisées fraîches, ce qui n'est pas toujours possible, ou séchées, entrant ensuite éventuellement dans des préparations diverses afin de conserver les principes actifs des plantes et éviter toute décomposition. On les administre sous forme de teintures alcooliques, macérats, tisanes. La tisane ne permet d'extraire que les principes actifs de la plante solubles dans l'eau.

Un procédé plus récent permet d'obtenir l'ensemble des principes actifs par broyage (cryobroyage par exemple) fin de la plante après séchage. La poudre est macérée dans un mélange eau/alcool. Après purification des éléments inertes comme la cellulose, la solution sera séchée jusqu'à obtention d'une poudre. Cette poudre peut être ensuite présentée sous forme de comprimés, gélules, sachets, etc.

En Europe, certaines plantes sont reconnues comme plantes médicinales, et soumises comme les médicaments à une autorisation de mise sur le marché. De ce fait, les produits extraits de certaines plantes ne sont vendus que dans les pharmacies et parfois sur ordonnance.

[] Dangers de la phytothérapie

Certaines plantes contiennent des principes actifs qui peuvent être extrêmement puissants, d'autres sont toxiques à faible dose. Le fait que l'on n'utilise que des plantes ne signifie pas que cela est sans danger, la culture libre de certaines est plantes est interdite dans certains pays, le cas le plus courant étant le pavot dont la culture est réglementée en France et destinée à la seule industrie pharmaceutique1.

La pharmacologie reconnaît l'action bénéfique de certaines plantes et s'attache donc à extraire le principe actif de ces plantes. La consommation « brute Â» de la plante induit la consommation d'autres produits contenus dans la plante que le principe actif, ne permettant ainsi pas de connaître la dose exacte de principe actif ingéré entraînant un risque de sous-dosage ou de surdosage. Pour certains médecins phytothérapeutes, les autres principes vont atténuer les effets secondaires en entrant en interaction. Un exemple : la distillation de la lavande permet de dénombrer plus de 200 molécules différentes, dont des cétones et coumarines, dont la toxicité est moindre que s'ils étaient utilisés seuls <ref>Jean Pierre Willem : Les huiles essentielles, une médecine d'avenir</ref>.

La composition d'une plante peut varier d'un spécimen à l'autre, dépendant du terrain, des conditions de croissance, humidité, température, ensoleillement, qui vont déterminer ce que l'on appelle en aromathérapie le chémotype.

De même, il ne faut pas utiliser des plantes d'origine douteuse, puisque les facteurs de pollution, la cueillette et les méthodes de conservation, de stockage? peuvent altérer les propriétés des plantes.

[] Erreur de fabrication

À titre d'illustration, une préparation pour tisane amaigrissante, vendue en pharmacie, a ainsi fait des ravages au début des années 1990: une erreur de fabrication a inclus une plante de la famille des aristoloches, très dangereuse, qui a entraîné des insuffisances rénales majeures et des cancers chez 110 personnes en Belgique. [3].

[] Interaction

La prise simultanée de plantes médicinales et de médicaments peut entraîner l'interaction des deux remèdes et l'apparition d'effets secondaires, parfois graves. Par exemple, le millepertuis peut inhiber l'effet de médicaments comme la digoxine, la théophylline, les anticoagulants à base d'anti-vitamine K, des contraceptifs oraux et certains antidépresseurs, ou d'autres moins utilisés comme la ciclosporine, des traitements contre l'infection à VIH (sida) comme l'amprénavir ou l'indinavir, ou certains anticancéreux [4].

« Millepertuis (Hypericum perforatum)
L'administration concomitante d'amprénavir et de ritonavir avec des préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) peut entraîner une diminution de la concentration plasmatique d'amprénavir et de ritonavir. Ceci est dû à l'effet inducteur du millepertuis sur les enzymes intervenant dans le métabolisme des médicaments. Par conséquent, les préparations à base de plantes contenant du millepertuis ne doivent pas être utilisées en association avec Telzir et ritonavir. Chez les patients prenant déjà du millepertuis, les taux d'amprénavir et de ritonavir, et si possible la charge virale, devront être vérifiés, et le traitement par le millepertuis arrêté. Les concentrations d'amprénavir et de ritonavir peuvent augmenter à l'arrêt du millepertuis. L'effet inducteur peut persister au minimum deux semaines après l'arrêt du millepertuis. Â»
(Telzir) [5]

[] Naturel ne signifie pas bénéfique

Notons enfin que certains présentent la phytothérapie comme méthode « naturelle Â». Cet argument du naturel est souvent de type publicitaire ou d'effet de mode jouant sur une ambiguïté : naturel égalerait « bénéfique Â» et « inoffensif Â» (alors que la nature n'est ni bonne, ni mauvaise, la mort, la maladie étant naturelle?).

[] Symbolique

Alors que depuis l'Antiquité les spécialistes des plantes étaient clairement identifiés, du médecin à l'herboriste, et que cette séparation est encore en vigueur dans d'autres sociétés de par le monde : certaines plantes sont sacrées, préparées uniquement par la personne qui remplit la fonction de guérisseur.

[] Notes et références

<references/>

1. Les articles L.5132-1 à -9 et R.5150 à R.5219-15 du Code de la santé publique réglemente production, la fabrication, le transport, l'importation, l'exportation, la détention et la vente des substances et préparations vénéneuses à utilisation pharmaceutique, dont les stupéfiants, et ceci dans le cadre de la convention des Nations unies sur les stupéfiants du 21 mars 1961. En France, c'est Francopia (Sanofi) qui a eu le monopole de la culture du pavot.

[] Liens externes


[] Voir aussi

 

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Phytothérapie
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