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{revue}
Les Penguins de Pittsburgh — littéralement les manchots de Pittsburgh — sont une franchise professionnelle de hockey sur glace des États-Unis. Ils évoluent dans le championnat principal de hockey de l'Amérique du Nord : la Ligue nationale de hockey. Ils font partie de la conférence de l'Est et de la division Atlantique. Les Penguins existent depuis l’expansion de la Ligue nationale de hockey en 1967. Depuis leur première saison, les Penguins ont été champions de division à six reprises (1991, 1993, 1994, 1996, 1998 et 2008) et ont participé à quatre finales de la Coupe Stanley : en 1991 contre les North Stars du Minnesota, l’année suivante en 1992 contre les Blackhawks de Chicago, en 2008 et en 2009 contre les Red Wings de Détroit. Ils remportent à trois reprises le précieux trophée, en 1991 et 1992 ainsi qu'en 2009 face aux Red Wings de Détroit contre qui ils ont perdu 4-2 l'année précédente. Histoire de la franchiseArticle détaillé : Bilan saison par saison des Penguins de Pittsburgh.
L’expansion de la LNH en 1967-68En 1967, la Ligue nationale de hockey décide de doubler le nombre d’équipe participant à son championnat. La ville de Pittsburgh ayant déjà eu l'expérience d'une équipe de hockey sur glace postule afin d’accueillir une franchise. En effet, dans les années 1925 à 1930, la ville hébergeait les Pirates2. Cette dernière demeura jusqu’à la fin de la saison 1929-1930 à Pittsburgh avant de déménager à Philadelphie et devenir les Quakers de Philadelphie, pour essayer, en vain, de retrouver l’équilibre financier. Quelques années plus tard, une nouvelle franchise voit alors le jour mais cette fois dans la Ligue américaine de hockey : les Hornets. Cette dernière reste alors à Pittsburgh jusqu’à la fin de la saison LAH 1955-56 avant de devoir interrompre ses activités en raison de sa patinoire, le Duquesne Gardens, trop vétuste pour continuer à accueillir des matchs de hockey sur glace3. La franchise revient dans la Ligue américaine pour la saison 1961-1962 et durera jusqu’au début de la saison LNH 1967-1968 où la ligue décide d’élargir la compétition et d’accueillir de nouvelles équipes. La ville de Pittsburgh fait partie des villes retenues et participe donc au repêchage d’expansion de la LNH en 1967 en échange d'une somme de 2 millions de dollars4 . Le nom est inspiré de la patinoire de la nouvelle équipe, le Mellon Arena, et de la forme particulière de son toit, la patinoire étant alors surnommée l’igloo. Malgré tout, un concours fut lancé dans la presse et officiellement le 10 février 1967 et après 26 000 votes le nom de l’équipe est trouvé. Malgré tout, il convient de remarquer que Carol McGregor, épouse de John McGregor qui a contribué à la création de l'équipe, a été la première à proposer le nom, en déclarant qu'elle aimait bien l'allitération en P, qu'elle verrait bien l'équipe jouer en noir et blanc et surtout pour la forme du Civic Arena5. Le premier directeur général, Jack Riley, proposa d'autres noms. Shamrocks (en référence à l'équipe de hockey de la Ligue internationale de hockey des années 1930), Hornets ou encore Eskimos furent cités mais au final les Penguins - les Manchots - est retenu comme nom (souvent nommés les Pens)6. Les résultats des nouvelles équipes sont alors entravés par les règles strictes qui permirent aux six équipes originales de conserver les joueurs les plus talentueux. Les deux meilleurs joueurs de la première équipe de Pittsburgh sont alors les vétérans Andy Bathgate (ancien Rangers) et Leo Boivin (anciennement Bruins). Le reste de l’équipe est constitué de jeunes joueurs ou de joueurs en fin de carrière au talent moindre. L'enveloppe totale des salaires est de 315 000 dollars et Bathgate a un salaire de 25 000 dollars. En comparaison, six ans plus tard Gilbert Perreault et les Sabres de Buffalo signent un contrat pour une somme supérieure à la première enveloppe des Pens et la paye de Bathgate représente ce qu'une vedette actuelle de la LNH gagne en un match6. Au cours des deux premières saisons, l’ancien joueur George Sullivan est l’entraîneur en chef de l’équipe, mais il est vite remplacé par Red Kelly en 1969. En effet, les résultats ne suivent pas et les deux vétérans ne suffisent pas à compenser la faible expérience de l’équipe et de ses jeunes joueurs (Ken Schinkel, Keith McCreary, Bryan Watson ou Les Binkley par exemple). La franchise ne réussit à se qualifier pour les séries éliminatoires qu’à deux reprises au cours des sept premières saisons. Les années 1970Au cours de la saison LNH 1969-1970, les Penguins finissent deuxièmes de la division et accèdent pour la première fois de leur histoire aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Ils perdent en finale de division contre les Blues de Saint-Louis, mais un futur grand fait alors ses débuts dans la LNH : Michel Brière. Riley lui offre un salaire de 13 000 dollars avec un bonus de 3 000 dollars à la signature. Brière demande alors 5 000 dollars avec comme argument principal qu'il va jouer au cours des vingt prochaines années pour les Penguins.6 Il réalise une première saison extraordinaire et finit 3e meilleur pointeur de l’équipe. Malheureusement, le drame le frappe de plein fouet au cours de l’été 1970, il est hospitalisé suite à un accident de voiture trois semaines avant son mariage. Il passe près d’un an à l’hôpital et y décède finalement le 13 avril 1971. Quelques années plus tard, une ligne mémorable surnommée la « Century Line », composée de Syl Apps, Jr., Lowell MacDonald et Jean Pronovost, permet aux Penguins de remporter de belles victoires face aux grandes équipes de la Ligue nationale de hockey. Normalement, Apps joue au centre et MacDonald et Pronovost aux ailes mais sur la glace, ils n'arrêtent pas de changer de poste pour perturber les défenses adverses et ainsi, ils inscrivent, à eux trois, 107 buts. En 1975, la franchise frôle le dépôt de bilan. En effet, tous les créanciers des Penguins réclament alors le remboursement des dettes et la ligue prend le contrôle de la franchise de juin à juillet avant de céder la direction à un groupe composé de Wren Blair, Al Savill et Otto Frenzel.7 Le début des années 1980
Mario Lemieux, ici sous les couleurs des Voisins de Laval en 1984, aura été responsable d'une saison 1983-84 catastrophique de l'équipe, les dirigeants cherchant à tout prix la dernière place du classement.
Malgré les bons joueurs présents dans l’équipe (le défenseur Randy Carlyle, le buteur Paul Gardner, Mike Bullard...), l’équipe réalise des saisons catastrophiques, en particulier au cours des saisons 1982-83 et 1983-84. Il convient tout de même de remarquer que lors de cette dernière saison, Eddie Johnston entraîneur de l’époque n'a pas fait grand chose pour éviter la dernière place. Par exemple, il n’hésite pas à envoyer jouer le gardien, Roberto Romano, avec l’équipe mineure alors que ce dernier est en grande forme. À la place Vincent Tremblay est titularisé et encaisse 24 buts en quatre matchs. De plus, vers le mois de mars, Randy Carlyle est échangé aux Whalers de Hartford en échange d’un joueur futur, joueur qui n’arrivera qu’après la saison. Ainsi, les joueurs passent leur temps à faire des allers-retours entre la franchise de LNH et les ligues mineures. En définitive, de la saison, les Penguins finissent avec 38 points et les Devils du New Jersey sont à 41 points6. La « récompense » pour de telles saisons ratées est de pouvoir choisir le premier aux repêchages de la Ligue nationale de hockey. Malgré l’insistance de nombreuses franchises pour obtenir le premier choix pour le repêchage d’entrée dans la LNH 1984, Eddie Johnston s’accroche à ce premier choix. Le directeur général des North Stars du Minnesota va jusqu’à proposer 12 joueurs en échange du premier choix, les Nordiques de Québec auraient proposé d’échanger les trois frères Šťastný Peter, Anton et Marián pour obtenir le premier choix au repêchage des Penguins. Mais Johnston qui avait supervisé lui-même Mario Lemieux ne cède pas et une légende voit le jour6. L’ère Lemieux : 1984-2006En attendant les sériesAinsi au cours de la draft de 1984, Pittsburgh choisit la star canadienne de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Mario Lemieux, qui va devenir un des plus grands joueurs de l’histoire de la LNH.8 Au cours de son premier match sous ses nouvelles couleurs, il marque les esprits en inscrivant, dès son premier temps de jeu et sur son premier tir, son tout premier but. Après encore quatre saisons sans séries éliminatoires pour les Penguins, Lemieux devient (au cours de la saison LNH 1988-1989) le meilleur pointeur de la ligue9 et la franchise se donne enfin les moyens d’épauler Lemieux avec l’arrivée à ses côtés du défenseur Paul Coffey (en provenance des Oilers d’Edmonton) ainsi que de Kevin Stevens et John Cullen. De plus, cette saison voit également l’arrivée dans les buts de Tom Barrasso depuis les Sabres de Buffalo. L’équipe se qualifie enfin pour les séries éliminatoires mais elle perd au deuxième tour contre les Flyers de Philadelphie. La première Coupe Stanley, 1990-91
Une des bannières affichée au plafond du Mellon Arena.
Article détaillé : Saison 1990-1991 des Penguins de Pittsburgh.
Le 12 juin 1990, Craig Patrick, qui est devenu l'année précédente le directeur-général de l'équpe , enrôle Bob Johnson à la tête de l'équipe des Penguins. Le même jour, Patrick fait également signer Scotty Bowman, sans contrat depuis quelques années, afin de l'intégrer dans le pôle développement des joueurs de la franchise10. Johnson et Patrick font venir l'ancien joueur des Flames, Joe Mullen puis Gordie Roberts au début de la saison11. Bryan Trottier signe également pour ajouter du talent à l'équipe. Au final ce dernier ne joue qu'une cinquantaine de matchs dans la saison régulière, mais Johnson et Patrick avaient été très clairs au début de la saison, ne lui promettant pas une saison complète mais comptant sur lui pour les séries éliminatoires6. Johsnon tiendra parole et Trottier ne manquera qu'un seul match des séries12. Avant le repêchage d'entrée dans la Ligue nationale de hockey de 1990, Craig Patrick a personnellement supervisé le jeune tchèque Jaromír Jágr. Il n'est cependant pas le seul sur le coup : le directeur des Flyers de Philadelphie a également repéré le Tchèque et ces mêmes Flyers choisissent avant les Penguins. Finalement, quand le directeur général des Flyers quitte la franchise quelques jours avant le repêchage, Patrick commence à espérer voir Jágr arriver au sein de l'équipe. Owen Nolan, Petr Nedvěd, Keith Primeau et Mike Ricci sont choisis lors des quatre premiers tours et finalement, les Penguins de Patrick peuvent choisir Jágr en en tant que cinquième joueur6. De son côté, Lemieux est diminué par les blessures tout au long de la saison passée et finalement son mal de dos se transforme en hernie discale. Le 11 juin 1990, les chirurgiens procèdent alors à l'ablation d'un disque vertébral, mais survient une infection postopératoire et quatre semaines d'alitement pour le joueur. Il se remet, mais la douleur ne disparaîtra jamais complètement. Il manque tout de même les 50 premiers matchs de la saison 1990-9113. En décembre Jiří Hrdina est la nouvelle recrue des Penguins : il vient pour aider à intégrer Jágr qui réalise un début de saison assez difficile en raison de problèmes d'intégrations14 Ainsi, les Penguins de Pittsburgh 1990-91 deviennent une des meilleures équipes de la ligue et se hissent en finale de Coupe Stanley et battent les North Stars du Minnesota en six matchs15. Plus tard dans la saison, Ron Francis arrive aux Penguins en provenance des Whalers de Hartford au cours d'un échange impliquant Grant Jennings, Ulf Samuelsson et Francis des Whalers contre John Cullen, Jeff Parker et Zarley Zalapski, des Penguins16. Les Penguins remportent la première Coupe Stanley de leur histoire en perdant à chaque fois le premier match de chaque série. Ils tombent tour à tour les Devils du New Jersey, les Capitals de Washington, les Bruins de Boston avant de retrouver les North Stars du Minnesota, dernière équipe qualifiée de la LNH pour les séries. Au cours du deuxième match de la série, Mario Lemieux va inscrire un des plus beaux buts de sa carrière, si ce n'est le plus beau selon la chaîne RDS17. Lancé par Bourque, Lemieux va se défaire de Chambers en lui passant le palet du revers de la crosse entre les jambes puis va ensuite débouler à toute vitesse sur le gardien des North Stars, Jon Casey. Feintant sur la gauche du gardien, Lemieux va faire passer le palet de l'intérieur de sa crosse à l'extérieur pour finir sa course en glissade et inscrire le but sur la droite de Casey18. Lors de la dernière pause du match du 25 mai 1991, Johnson fait alors un discours pour essayer de calmer la tension du match, le score étant déjà de 6 à 0 pour les Penguins. Pour une des premières fois de sa carrière, ses joueurs l'entendent alors jurer en leur demandant de ne pas gâcher leur opportunité de devenir champion du monde6. Finalement, les Penguins vont soulever leur première Coupe Stanley en inscrivant deux buts de plus et terminant par un blanchissage de Tom Barrasso. Le score de 8–0 est le score le plus élevé pour un match de la finale depuis le 23–2 infligé par les Silver Seven d'Ottawa aux Nuggets de Dawson City lors de la finale de 190519. Lemieux devient le premier joueur des Penguins à remporter le trophée Conn Smythe, titre du meilleur joueur des séries20. Le 24 juin 1991, l’équipe des Penguins est la première équipe championne de la Coupe Stanley à aller visiter avec son trophée la Maison Blanche où ils sont reçus par George Bush. Ce dernier n’étant pas fan de hockey demandera même à Mario Lemieux son nom quand celui–ci se présentera pour lui serrer la main6. La deuxième Coupe Stanley 1991-92Article détaillé : Saison 1991-1992 des Penguins de Pittsburgh.
Le 29 août 1991, Bob Johnson est conduit par sa femme à l’hôpital. Il est alors atteint d’un cancer au cerveau et son état est plus qu’alarmant6. Le 1er octobre 1991, Scotty Bowman, qui est depuis un dans l'équipe dirigeante des Penguins en tant que responsable du développement des joueurs, est nommé entraîneur par intérim de l’équipe pour la saison21. Finalement, Johnson décède le 26 novembre 1991 et Bowman va passer toute la saison derrière le banc des Penguins. Le capitaine des Penguins, Lemieux se porte mieux et en 64 matchs, il inscrit 131 points, le plus haut total de la LNH cette année là, suivi par Kevin Stevens avec 123 points et Wayne Gretzky avec 121. Lemieux remporte le troisième trophée Art Ross de sa carrière 22. Les Penguins sont classés troisièmes de leur division et ils écartent au premier tour les Capitals puis sont opposés aux Rangers. Au cours du deuxième match contre les Rangers, Lemieux sort sur blessure suite à un coup de crosse d'Adam Graves qui vient lui briser le poignet et lui fait manquer 5 matchs des séries13. La relève est assurée par les autres joueurs de l'équipe et notamment par Ron Francis. Ce dernier, épaulé par Jágr et Kevin Stevens, est le héros du quatrième match soirée en inscrivant un tour du chapeau dont un but depuis la ligne bleue et son troisième en prolongation6. Lemieux revient finalement au jeu pour participer à la série contre les Bruins et lors du quatrième match, il inscrit ce qui est souvent considéré comme un de ses dix plus beaux buts : sur une échappée, seul Raymond Bourque est là pour défendre et les deux joueurs patinent vers le but des Bruins. Lemieux passe alors le palet au milieu des patins de Bourque qui ne sait plus trop où celui-ci se trouve et, finalement, Lemieux inscrit le but à Andy Moog17. Les Penguins remportent leur deuxième Coupe Stanley en écartant les Blackhawks de Chicago en quatre matchs nets et Lemieux finit meilleur buteur de l'équipe (16 buts) et meilleur pointeur (34 points). Il reçoit pour la deuxième année consécutive le titre de meilleur joueur des séries20. Les résultats et les finances se dégradent petit à petitLe cancer inflige encore une fois un coup aux Penguins en 1993. En effet, après Johnson, les docteurs diagnostiquent à Lemieux la maladie de Hodgkin et il est obligé de mettre sa carrière entre parenthèses. Malgré tout, deux mois plus tard, Lemieux revient sur la glace et permet aux Penguins de finir la saison avec 56 victoires, 21 défaites et 7 matchs nuls et de gagner le premier Trophée Président de l’histoire de la franchise en tant qu’équipe avec le plus de points de la ligue (et notamment 17 matchs sans défaites d’affilée pour clore la saison régulière)23. Malgré ces très bonnes performances, les Penguins se font éliminer au second tour des séries éliminatoires par les Islanders de New York. Jusqu’à la fin des années 1990, les Penguins continuent à être une très bonne équipe de la ligue — sans parvenir à gagner la Coupe Stanley — et de nombreux joueurs talentueux passent dans les rangs de Pittsburgh (Martin Straka, Petr Nedvěd, Alexei Kovalev, Robert Lang, Kevin Hatcher et Darius Kasparaitis par exemple). En 1997, Lemieux se retire du jeu et laisse sa place de meilleur pointeur à son coéquipier Jágr. Pour tout ce qu’il a réalisé et pour tout ce qu’il représente, le Temple de la renommée du hockey n’attend pas la fin de la période « normale » de trois ans pour l’admettre en son sein et cela est fait la même année (voir ci-dessous). D’un autre côté, toutes ces arrivées de talents ruinent les Penguins qui frôlent la faillite et l’équipe ne doit son salut qu’à son principal créancier : Lemieux. En effet, la franchise lui doit des millions de dollars de salaires non payés mais Lemieux préfère annuler la dette et reprendre le club afin de ne pas avoir à le déménager. Ainsi, c’est la deuxième fois que Lemieux « sauve » les Penguins de Pittsburgh. Au cours de la saison 2000-01, la nouvelle fait grand bruit au sein du monde du hockey mondial : Super Mario est de retour. Dès son premier match contre les Maple Leafs de Toronto, il rappelle à tout le monde quel grand joueur il est en marquant trois points24. Il mène encore une fois les Penguins en séries éliminatoires mais ils sont défaits par les Devils du New Jersey en finale de la conférence Est. Au cours de cette saison, il devient le premier capitaine-joueur-propriétaire de l’histoire de la LNH. Malgré tout, les finances des Penguins ne sont pas en bonne santé et ils sont obligés de vendre Jágr et František Kučera au cours de l’été 2001 aux Capitals de Washington en échange de trois joueurs et de 4,9 millions de dollars25. Les conséquences de l’absence de Jágr ne se font pas attendre et dès la nouvelle saison, pour la première fois depuis 12 ans, les Penguins sont absents des séries éliminatoires et cette absence entraîne de nouveaux départs : Alexei Kovalev est vendu (au grand dam des fans) et Lang s’en va en tant qu’agent libre. La saison LNH 2003-2004 est censée être une année de reconstruction pour les Penguins qui ont le premier choix du repêchage d’entrée dans la LNH 2003, choisissent le gardien de but Marc-André Fleury et changent également d’entraîneur (arrivée de l’ancien commentateur et ancien joueur: Ed Olczyk). Cependant, les soucis financiers ne se résolvent pas et Lemieux commence à souffrir de la hanche dès le début de la saison. Il doit alors rester au repos jusqu’à la fin de la saison. Les conséquences des ennuis financiers se traduisent encore une fois par un départ, celui de Martin Straka qui rejoint les Kings de Los Angeles, et Fleury est envoyé dans la ligue américaine. Les Penguins finissent alors la saison avec le plus petit nombre de points de l’histoire de la LNH (58 points) mais n’ont quand même pas le premier choix du repêchage d’entrée dans la LNH 2004 (ce sont les Capitals de Washington qui le gagnent, leur permettant de faire venir Aleksandr Ovetchkine26). La saison annulée de 2004-2005La saison 2004-05 de la LNH est annulée en raison d'un lock-out des dirigeants de la ligue et les choix des joueurs sont alors multiples : soit ils évoluent avec le club affilié aux Penguins de la Ligue américaine de hockey : les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton soit ils prennent une année de repos — Mark Recchi par exemple — alors que d’autres préfèrent jouer dans les ligues européennes — Alekseï Morozov ou Milan Kraft par exemple. Les finances n’allant toujours pas mieux pour les Penguins, les rumeurs de départ de la franchise de Pittsburgh se font de plus en plus nombreuses et Lemieux lui-même déclare douter que la franchise puisse rester à Pittsburgh. La difficulté principale est la vétusté de la patinoire, le Mellon Arena, la plus vieille patinoire encore utilisée dans la LNH. Plusieurs projets de construction de patinoire sont alors à l’étude aussi bien dans la ville de Pittsburgh que dans d’autres : Portland (Oregon), Kansas City (Missouri), Winnipeg (Manitoba), Hartford (Connecticut) ou encore Houston (Texas). Après la grève
Sidney Crosby avec l'ancien maillot.
La saison précédente ayant été annulée, l'ordre du repêchage d’entrée de 2005 est alors déterminé par une loterie pour lesquelles les différentes franchises de la ligue ont un nombre croissant de boules par rapport au classement de la saison 2003-04. Les Sabres de Buffalo, les Blue Jackets de Columbus, les Rangers de New York et les Penguins ont alors trois boules et ont le plus de chance de remporter le tirage au sort mais finalement ce sont les Penguins qui peuvent choisir en premier. Leur choix se porte sur la vedette montante de la Ligue de hockey junior majeur du Québec : Sidney Crosby. Suite à la grève, et à partir de la saison LNH 2005-2006, un nouveau système de plafond salarial est mis en place après un accord entre l’association des joueurs et les propriétaires des équipes. Les Penguins peuvent alors recommencer à construire leur équipe : les principaux nouveaux joueurs se nomment Sergueï Gontchar, John LeClair, Žigmund Pálffy ou encore Jocelyn Thibault. Lemieux joue toujours et rêve d’emmener une nouvelle fois les Penguins en séries éliminatoires mais il est contraint d’arrêter et de raccrocher pour de bon ses patins le 24 janvier 200627. Les mauvaises nouvelles s'accumulent : Pálffy, qui souffre des ligaments de l'épaule, arrête quelques jours puis c'est au tour de Thibault de se blesser28. Le 17 avril 2006, Crosby devient le plus jeune joueur de l’histoire de la LNH à dépasser la barre symbolique des 100 points inscrits — il égale alors le nombre de points réalisé par Lemieux au cours de sa première saison. Le lendemain au cours du dernier match de la saison des Penguins, Crosby marque un but et une passe et dépasse ainsi le score de Lemieux de 2 points29. Malgré les bonnes performances du jeune joueur, les Penguins finissent la saison à la dernière place de la conférence avec le plus grand nombre de buts encaissés, seuls les Blues de Saint-Louis finissant derrière les Penguins. Le 20 avril, deux jours après la fin de la saison, la direction de l’équipe annonce que Craig Patrick qui était jusque là directeur général n'est pas reconduit dans ses fonctions30 alors qu'il occupait ce poste depuis décembre 1989 et avait accompagné l’équipe au cours des années 1990. Cinq jours plus tard Ray Shero signe un contrat de cinq ans comme directeur général de l’équipe31. Au premier tour du repêchage de 2006, les Penguins choisissent en deuxième et leur choix se porte sur Jordan Staal frère cadet d’Eric Staal champion en 2006 avec les Hurricanes de la Caroline32. Quelques semaines plus tard, Jarkko Ruutu signe dans la franchise et permet ainsi aux Penguins de muscler leur défense33. Le 5 septembre 2006, Ray Shero annonce la signature du joueur russe Ievgueni Malkine en provenance du Metallurg Magnitogorsk de la Superliga russe dans l’effectif des Penguins 2006-0734. Le 2 mars, Crosby marque un but lors d'une défaite 3 à 2 contre les Hurricanes de la Caroline pour son 200e point depuis ses débuts et il devient le joueur le plus jeune de l'histoire de la LNH à inscrire 200 points et seulement le deuxième joueur de moins de 20 ans à réaliser cette performance — le premier étant Wayne Gretzky en 1980-81)35. À la fin de la saison régulière, les Penguins comptent 105 points, dépassant la centaine de point pour la première fois depuis onze saisons, et se qualifient pour la première fois depuis 2001 pour les séries éliminatoires36. L'aventure ne dure pas longtemps puisque les Penguins sont écartés au premier tour par les Sénateurs d'Ottawa. Crosby finissant la saison passée comme meilleur pointeur de la saison régulière, il remporte le trophée Art Ross mais aussi les trophées de meilleur joueur de la saison (Hart) et celui du meilleur joueur selon les autres joueurs (trophée Lester B. Pearson)37. L'équipe 2007-08 des Pens va pouvoir s'appuyer une nouvelle fois sur Crosby, nommé capitaine de l'équipe en mai38 mais aussi sur Malkine meilleur recrue 2006-07, sur Staal - finaliste de ce même trophée - et des deux vétérans Recchi et Roberts qui ont signé tous les deux une prolongation de contrat39. Pour le 1er janvier 2008, l'équipe est opposée aux Sabres de Buffalo pour un match en extérieur sur le terrain des Bills, franchise de football américain de la National Football League le Ralph Wilson Stadium. Le match est baptisé « Classique hivernale de la LNH 2008 » et est commandité par la boisson énergisante Mountain Dew AMP40. Environ 41 000 places étaient disponibles à la vente au grand public et elles ont toutes été vendues en moins de 30 minutes41. Devant 71 217 fans et sous une légère neige les deux équipes ne vont pas parvenir à se départager avant la fin de la prolongation. Colby Armstrong va inscrire le premier but de la rencontre contre le gardien Ryan Miller sur une passe de Sidney Crosby tandis que les Sabres vont répondre lors du deuxième tiers par Brian Campbell avec des aides de Tim Connolly et de Daniel Paille42. Toujours à égalité suite à la prolongation, Ty Conklin va laisser passer le premier tir de fusillade tandis que Miller va arrêter la tentative de Pittsburgh. Finalement la tendance va s'inverser et Crosby va offrir la victoire à son équipe43. Le 22 mars 2008, Malkine devient le douzième joueur de l'histoire des Penguins à dépasser la barre des 100 points au cours de la saison suite à une victoire 7 buts à 1 et trois points. Il suit alors les traces de Pierre Larouche, Jean Pronovost, Mario Lemieux, Paul Coffey, Rob Brown, Mark Recchi, Kevin Stevens, Rick Tocchet, Ron Francis, Jaromír Jágr et de Crosby44. Premiers de la division lors de la saison régulière, les Penguins vont battre les Sénateurs d'Ottawa puis les Rangers de New York et enfin les Flyers de Philadelphie pour finalement se qualifier pour la finale de la coupe Stanley. Il s'agit de leur troisième présence en finale de Coupe Stanley, première depuis 1992 et les Penguins ont à chaque fois remporté le trophée suprême par le passé45. L'équipe perd en six rencontres, 4 matchs à 2, après avoir remporté le cinquième match de la finale sur la glace des Red Wings de Détroit au bout de trois prolongations par un but de Petr Sýkora46. Une nouvelle Coupe Stanley
Jordan Staal à l'engagement contre Sergueï Fiodorov lors du premier match de la série contre les Capitals de Washington.
Article détaillé : Saison 2008-2009 des Penguins de Pittsburgh.
Les Penguins débutent la saison en jouant en Suède contre les Sénateurs d'Ottawa pour deux matchs à Stockholm les 4 et 5 octobre47. Des nouvelles têtes apparaissent dans les rangs des Penguins : Miroslav Šatan et Ruslan Fedotenko signent tous deux pour la saison 2008-09 des contrats avec les Penguins48 alors que Shero décide d'assurer également le long terme en signant des prolongations de contrat pour plusieurs des jeunes joueurs de l'équipe : Marc-André Fleury signe pour 7 saisons avec Pittsburgh49, Ievgueni Malkine pour cinq50 et Brooks Orpik pour six51. La saison débute mal pour les Pengiuins puisqu'ils perdent les deux meilleurs défenseurs de l'équipe sur blessure : Ryan Whitney pour au minimum 3 mois52 mais également Sergueï Gontchar pour six mois53. Jusqu'en février les résultats de l'équipe sont en dent-de-scie et les Penguins ne sont même plus qualifiés pour les séries. Gontchar revient juste dans l'alignement de l'équipe alors que cela fait quelques semaines que Whitney est de retour. La direction décide alors de se séparer de Michel Therrien et met à sa place l'entraîneur de l'équipe de la LAH, Dan Bylsma. Dans le même temps, Whitney rejoint les Ducks d'Anaheim en retour de Chris Kunitz54 puis avant la fin des échanges, Bill Guerin et Craig Adams rejoignent les Penguins en 200955. Petit à petit, les Penguins remontent au classement pour finalement terminer la saison à la deuxième place de la division derrière les Devils du New Jersey et quatrièmes de la division. Malkine termine meilleur pointeur de la saison avec un total de 113 points, son capitaine, Crosby terminant lui à la troisième place du classement des pointeurs56. Les Penguins rencontrent au premier tour des séries les Flyers de Philadelphie. Les Penguins sortent victorieux des deux premiers matchs, perdent le troisième puis remportent le quatrième. Ils subissent un lourd revers lors du cinquième match : alors qu'ils ont toutes les cartes en main pour se qualifier, ils sont battus 3 buts à 0 sur leur glace. Lors du sixième match joué à Philadelphie, le match débute mal pour les Penguins puisqu'ils sont encore une fois menés 3-0 avant que Maxime Talbot ne réveille les siens en se battant contre Dan Carcillo. Les Penguins inscrivent alors cinq buts consécutifs pour décrocher la qualification57. Lors du deuxième tour, Pittsburgh retrouve les Capitals de Washington guidés par Aleksandr Ovetchkine. La série se prolonge jusqu'au maximum, septième match de la série grâce à notamment une prestation de Semen Varlamov dans les buts des Capitals ainsi qu'au talent offensifs de Crosby et Ovetchkine. Lors du deuxième match, les deux joueurs vedettes, Crosby et Ovetchkine, inscrivent tour à tour un coup du chapeau pour une victoire 4-3 des Capitals58. Chaque équipe remporte les deux matchs à domicile avec des scores élevés et serrés. Les Penguins perdent Gontchar suite à un choc genou contre genou avec Ovetchkine lors du quatrième match mais les Penguins l'emportent tout de même lors du cinquième sur la glace des Capitals en prolongation avec le but de la victoire inscrit par Malkine alors qu'il tente de faire une passe à Crosby59. Les Penguins passent à côté de la qualification lors du sixième match et sur leur glace suite à un but en prolongation de David Steckel. Le septième match décisif a lieu dans la salle de Washington mais après 31 minutes de jeu, les Penguins mènent déjà 5-0. Ils remportent le match et la qualification sur le score de 6 buts à 2. La finale de conférence est jouée contre les Hurricanes de la Caroline et permet à deux des quatre frères Staal de se retrouver l'un contre l'autre : Jordan pour les Penguins et Eric pour la Caroline60. Alors que Cam Ward, gardien des Hurricanes, est réputé pour ne jamais avoir perdu une ronde en série depuis le début de sa carrière61, l'équipe perd totalement pied contre les Penguins et ils sont éliminés en quatre matchs62. Contrairement à la saison précédente et à la superstition de la LNH, Crosby en accord avec Bill Guerin décide de toucher le trophée Prince de Galles remis au champion de la conférenceNote 1. L'équipe retrouve alors en finale de la Coupe, les champions 2008, les Red Wings de Détroit. Les maillots et logos de la franchiseLes Penguins ont utilisé différents maillots et logo depuis leur création63,64. Le premier maillot des Penguins avait pour couleur le blanc, le bleu clair et le bleu foncé et avec simplement écrit dessus PITTSBURGH en diagonale. Le maillot domicile était à dominante blanche tandis que le maillot extérieur était à dominante bleu foncé. En bas du maillot et des manches, il y avait des fines bandes bleu foncé ou noir (pour le maillot respectivement blanc et bleu foncé). De plus le logo de la franchise n’apparaissait pas encore sur le maillot. Le premier logo de la franchise représentait alors le manchot du logo actuel mais avec une écharpe et avec un cercle noir autour de celui-ci. Dans ce cercle, en blanc était écrit en haut PITTSBURGH et en bas PENGUINS65. Ces premières couleurs de maillot viennent de Riley, le premier président, originaire de Toronto où il était supporter des Argonauts de Toronto du Football canadien dont le maillot a les mêmes teintes. L'idée d'écrire le nom de la ville en diagonale a été proposé par George Sullivan, premier entraîneur de l'équipe, en référence aux maillots de son ancienne équipe, les Rangers de New York6. L’année d’après le logo de la franchise apparaît et le manchot perd son écharpe. Les maillots ne changent pas de teintes mais les fines bandes disparaissent au profit d’une large bande de couleur soit bleu foncé soit blanche66. Au début de la saison 1972-73, le cercle du logo disparaît et le manchot grossit sur le maillot. Le reste du maillot reste globalement le même, même si des couleurs sont rajoutées sur les manches. 67 Le 30 janvier 1980, les Penguins revêtent des maillots or et noir pour la première fois de leur histoire. Les couleurs furent adoptées afin d’uniformiser les tenues des différentes équipes sportives de Pittsburgh et afin de tenter d’attirer plus de fans de la « ville des Champions ». En effet, les Pirates (baseball) gagnent en 1979 la Ligue nationale et les Steelers (football américain) ont gagné le Super Bowl le 20 janvier 1980. Les Bruins de Boston réagirent à cette décision, leurs couleurs historiques ayant toujours été le jaune et le noir, mais les Penguins répondirent par le fait que l’ancienne équipe de hockey de Pittsburgh, les Pirates, portait déjà un maillot dans ces teintes là68. Mis à part les couleurs, les maillots restent globalement les mêmes avec le remplacement du bleu foncé par le noir et du bleu clair par la couleur or. De 1981 à 1985, l’équipe a porté alternativement à domicile les anciens et les nouveaux maillots. En 1993, le logo des Penguins se modernise et les maillots évoluent. Ainsi, le manchot qui patine laisse sa place à un dessin plus sérieux d’une tête de manchot et le maillot extérieur se différencie totalement du maillot domicile69. Ce dernier, toujours à dominante blanche, arbore la tête de manchot tandis que le maillot noir extérieur l’arbore sur les bras et sur le devant du maillot est marqué en diagonale et en capitales PITTSBURGH70. Au cours de la saison 1995-96, les Penguins font partie des cinq équipes de la ligue a décider de porter un troisième maillot pour les occasions spéciales. Ce maillot est à dominante noire avec la tête de manchot dessus et des bandes qui continue le logo (voir photo ci-dessus). Ce troisième maillot remplacera en 1997-98 le maillot noir extérieur71. Pour la saison 1999-00, les Penguins introduisent un nouveau troisième maillot avec l’ancien logo du début (sans le cercle) du manchot qui patine (logo des titres de 1991 et 1992). En 2002, ce troisième maillot est adopté comme maillot permanent de l’équipe et il est porté actuellement par les joueurs lors des matchs. De plus sur les épaules du maillot actuel il y a le logo de 199372. Pour la saison 2007-08, la LNH décide de changer les maillots des trente franchises suite à un partenariat avec l'équipementier Reebok. À cette occasion, le maillot des Penguins change également (même si cela faisait déjà un an que Reebok était la marque de l'équipe) et le logo de 1993 est abandonné. L'espace libre est alors utilisé par la mise en place d'un logo célébrant le 250e anniversaire de la ville de Pittsburgh73. Les franchises associéesDepuis le début des Penguins, les franchises de la LNH sont associées à des franchises de ligues mineures. Ces franchises constituent un vivier pour les équipes de LNH et sont souvent appelées club-écoles. La liste ci-dessous présente les différentes équipes au cours des années passées associées aux Penguins 74:
Actuellement et depuis la saison 1999-2000, les équipes associées aux Penguins sont les suivantes:
Les patinoires des PenguinsLe Mellon ArenaLes Penguins jouent depuis leur début dans la même patinoire (aussi appelé aréna) : le Mellon Arena appelé Pittsburgh Civic Arena de 1961 à 199976. En raison de sa forme, le Mellon Arena est surnommé l’Igloo et pouvait à ses débuts accueillir 12 000 personnes. Aujourd’hui la patinoire peut accueillir 16 958 mais est une enceinte très vétuste – il s'agit de la plus vieille patinoire utilisée dans la LNH. La patinoire possède un dôme qui peut s’ouvrir et pouvait dans l’absolu permettre à une rencontre de se jouer à ciel ouvert. Cela dit, aucun match n’eut jamais lieu à ciel ouvert et en 1995, l’ajout d’un tableau de score empêchera par la suite la possibilité d’ouvrir le dôme. En 1990, le 41e match des Étoiles de la Ligue nationale de hockey a eu lieu dans le Mellon Arena. Mario Lemieux et Paul Coffey, tous deux joueurs des Penguins, ont été sélectionnés sur la première ligne de la conférence Wales. Lemieux finit même, devant son public, meilleur joueur du match avec 4 buts et égala par la même occasion le record de buts inscrits au cours d’un match des Étoiles (record tenu par Wayne Gretzky)77. Au début de la saison 2006-07, les Penguins sont à la recherche de solutions pour construire une nouvelle salle moins onéreuse et plus moderne. Le 28 novembre 2006, Gary Bettman, commissaire de la LNH, déclare que la seule possibilité pour que les Penguins restent à Pittsburgh serait que le projet de construction d’une enceinte par le groupe Isle of Capri Casinos soit accepté78. Ce projet, baptisé Pittsburgh First79, prévoit de mettre en place une nouvelle patinoire avec des salles de jeux et autre commodités pour les fans80. La décision rendue le 20 décembre 2006 n'est pas favorable aux Penguins et le projet du groupe Isle of Capri est rejeté 81. Les Penguins sont alors à la recherche d'une solution et le 3 janvier 2007, une délégation de personnalités des Penguins (dont Mario Lemieux) se rend à Kansas City (Missouri) qui est en train de construire une nouvelle patinoire et serait prêt à accueillir la franchise82. Finalement, le dénouement se joue le 13 mars 2007 : depuis la veille, une rumeur, annonçant que les Penguins ne partiraient pas, circule sur internet 83 et quelques heures avant le match du 13 contre les Sabres de Buffalo, la nouvelle est rendue publique par le gouverneur de l'État, Ed Rendell, le maire de Pittsburgh, Luke Ravenstahl, ainsi que les dirigeants de la franchise : les Penguins vont rester à Pittsburgh pour au moins encore 30 ans avec un projet de construction d'un nouvel aréna (Consol Energy Center), dans le même quartier que le Mellon Arena84. Le Consol Energy Center
Le Consol Energy Center en mai 2009.
Cette nouvelle construction de 290 millions de dollars sera co-financé par plusieurs partis dont les Penguins de Pittsburgh. La salle devra ouvrir ses portes au cours de la saison 2010-11 et le Mellon Arena sera alors rasé85. Le 22 mars 2008, la démolition de l'ancien hôpital St. Francis Central est réalisée. Cette démolition entre dans l'ensemble des démolitions réalisées sur le futur emplacement de la patinoire des Penguins86. Les Penguins et leurs fansLes mascottesComme toute équipe professionnelle américaine, les Penguins ont eu différentes mascottes au cours de leur histoire. La première mascotte date de la deuxième saison des Pens. Il s'agissait d'un vrai manchot né en Équateur et se nommant Pete. Il fit son apparition lors d'un match contre les Bruins de Boston le 19 octobre 1968. Pete est mort un mois plus tard d'une pneumonie. En effet, les gens du Civic Arena pensaient qu’il aimerait avoir de la chaleur et donc avait fait en sorte qu'il n’ait pas froid87. Peu de temps après, un second manchot fit son apparition et Les Binkley, gardien de l’époque se souvient:
Cette seconde mascotte aura survécu jusqu’à la saison 1971-72. Depuis le début de la saison 1993-94, Iceburgh s’occupe d'animer les pauses du match dans la patinoire des Pens. Iceburgh a fait une apparition dans Mort subite, le film avec Jean-Claude Van Damme de 1995 sous le nom de Icey. Les Penguins dans la vie locale de PittsburghLa ville des Pittsburgh possède un passé de ville d’aciérie et les fans sont aujourd'hui nombreux à suivre les performances de l’équipe. Toute fois cela n'a pas toujours été le cas, ainsi lors de la première saison, l’affluence moyenne est de 6 008 personnes par match alors que la patinoire peut en accueillir le double6. Depuis l’affluence n’a cessé d'augmenter et actuellement depuis quelques matchs et depuis que l’annonce d’un éventuel départ des Penguins a été faite, le Mellon Arena est systématiquement au maximum de sa capacité88. Le 17 janvier 2007, la direction des Penguins fait même écrire un message de remerciement pour les fans des Penguins et leur assiduité. En effet, depuis le début de la saison 2006-07, le taux de remplissage de la patinoire est de 95% en 23 matchs et la saison d'avant, la moyenne de remplissage fut de 94% sur l'année. De plus, depuis le début de la saison, 14 matchs se sont déroulés à guichets fermés (contre 12 sur la saison précédente)89. À la fin de la saison, le total de matchs joués à guichet fermé s'élève à 30 pour une moyenne de remplissage de 16 425 spectateurs par matchs90. Au début de la saison 2008-09, les Penguins vont jouer leur 68e match consécutif à domicile à guichets fermés91. Il est ainsi normal que les joueurs des Penguins se prêtent volontiers entre les matchs à des séances de dédicace ou visitent des personnes malades à l’hôpital. De plus, l’organisation des Penguins offre assez souvent des cadeaux aux spectateurs des matchs à domicile (des pièces commémoratives par exemple)92. Le tableau ci-dessous présente le taux de remplissage du Mellon Arena. La moyenne pour une année peut être supérieure à la capacité de la salle car cette dernière possède un certain nombre de places fixes (colonne capacité) mais quelques places supplémentaires sont disponible93.
PJ : parties jouées à domicile, GF : matchs joués à guichets fermés, Total : total des entrée sur la période, saison régulière ou série éliminatoire, Moy. : moyenne de spectateurs par matchs.
Les fans des Penguins à l'extérieur de la Mellon Arena.
Les joueurs et entraîneursArticle détaillé : Liste des joueurs des Penguins de Pittsburgh.
Joueurs actuelsVoici la liste des joueurs actuels des Penguins de Pittsburgh classés par poste. Cet effectif peut varier au cours de la saison selon les blessures des joueurs et des renforts possibles venant des franchises associées94. Gardiens de buts
Défenseurs
Attaquants
Joueurs du passéAu Temple de la renommée
La plaque de Paul Coffey au Temple de la renommée.
Cette section présente les joueurs importants dans l’histoire des Penguins qui ont acquis une des plus belles récompense dans la LNH, l’accès au Temple de la renommée du hockey. Pour être admis au Temple de la renommée, le dossier de chaque pétitionnaire devra passer devant dix-huit membres du comité et recevoir au moins les trois-quarts des votes (quinze membres) 95. Chaque année, sont admis au maximum : Pour les joueurs, l’arbitre ou juge de ligne, la personne doit avoir pris sa retraite de sa carrière en glace depuis au moins trois ans. Dans le passé, il y a eu des exceptions pour les joueurs dotés d’un talent exceptionnel qui, selon le comité, méritaient d’être intronisés avant les trois années règlementaires. Cela a été le cas pour une dizaine de joueurs dont Mario Lemieux 96,Note 6.
Numéros retirés
Les maillots accrochés dans la Mellon Arena.
En plus du numéro 99 retiré en l'honneur de Wayne Gretzky suite à sa retraite en 1999 pour toutes les équipes de la LNH, les Penguins ont retiré deux numéros depuis leur création109 :
CapitainesEn mai 2007, le poste de capitaine est proposé à Sidney Crosby113. Voici la liste des capitaines de l’histoire des Penguins 114.
Repêchage des PenguinsArticle détaillé : Liste des choix de repêchages des Penguins de Pittsburgh.
Chaque année et depuis 1963, les joueurs des ligues juniors ont la possibilité de signer des contrats avec les franchises de la LNH. Cette section présente par année le choix de première ronde de repêchage des Penguins ainsi que l'équipe mineure dans laquelle ce joueur évoluait la saison précédant le repêchage115. Si certaines années, les Penguins ont eu plusieurs choix de première ronde, seul le premier des joueurs choisis est indiqué. Au contraire, si les Penguins n'ont choisi leur premier joueur qu'après la première ronde, rien n'est indiqué. Records de la franchiseCette section présente les différents records de la franchise. Le tableau concerne les meilleurs pointeurs de l’histoire de la franchise et les points comptabilisés ne concernent que les points inscrits sous le maillot des Penguins 118.
En série éliminatoire
Les records de l’équipe pour une seule saison sont listés ci-dessous 119,120:
Entraîneurs des PenguinsPour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.
Michel Therrien, ancien entraîneur de l'équipe.
Les Penguins ont eu vingt entraîneurs différents122 depuis leur première saison. Ken Schinkel, Craig Patrick et Eddie Johnston ont été à deux reprises entraîneurs de la franchise.
En gras sont marqués les entraîneurs ayant gagné la Coupe Stanley Trophées d’équipes et joueurs récompensésTrophées de la LNHLa majeure partie des trophées et honneurs récoltés par des Penguins l’ont été par Mario Lemieux ou Jaromír Jágr123. Coupe Stanley - Le plus glorieux des trophées, remise au vainqueur des séries éliminatoires. Trophée Président - Trophée récompensant la meilleure franchise de la LNH sur l’ensemble de la saison. Peut-être le trophée le plus dur à obtenir en raison du grand nombre de matchs disputés tout au long de la saison. Trophée Prince de Galles - Le trophée qui a changé le plus souvent de signification. Les Penguins l’ont gagné alors qu’il récompensait le vainqueur de la finale de la Conférence Prince-de-Galles durant les séries. Trophée Art Ross - Trophée remis au joueur qui inscrit le plus de points au cours de la saison.
Trophée Bill Masterton - Cette récompense est remise au joueur ayant démontré le plus de qualité de persévérance et esprit d’équipe.
Trophée Calder - Ce trophée récompense le meilleur joueur dans sa première saison LNH (voir détail dans l’article recrue). Trophée Conn Smythe - Ce trophée récompense le joueur le plus utile des séries. Lemieux l’a gagné les deux années où l’équipe a remporté la Coupe Stanley. Trophée Frank J.Selke - Trophée récompensant l’attaquant aidant le plus sa défense. Trophée Hart - Une des plus belles récompenses pour un joueur de la LNH: la récompense du meilleur joueur, joueur élu par l’Association Professionnelle de la Presse Écrite.
Trophée James Norris - Trophée remis au meilleur défenseur de la saison. Trophée Lady Byng - Ce trophée récompense le joueur avec le meilleur état d’esprit de la ligue.
Trophée Lester B. Pearson - Une autre des récompenses les plus prestigieuse pour un joueur: le titre de meilleur joueur selon les autres joueurs.
Trophée Lester Patrick - Ce trophée est remis à un individu ou à groupe d’individus pour services rendu au hockey aux États-Unis. Les personnes listées ci-dessous n’ont pas obligatoirement reçus le trophée lors de leur présence au sein des Penguins. Cela dit, ce trophée étant décerné à des personnes pour l’ensemble de leur carrière et de leur contribution, elles sont tout de même citées ici.
Trophée plus-moins de la LNH - Ce trophée récompense le joueur le plus utile de l’équipe (et donc de la ligue). Le ratio +/- d’un joueur est calculé en comptant +1 si le joueur est sur la glace au moment où son équipe marque un but sans être en supériorité numérique, et -1 s’il est sur la glace au moment où son équipe encaisse un but sans être en infériorité numérique.
Deuxième équipe des Étoiles
Équipe des recrues de la LNH Trophées internesArticle détaillé : Liste des trophées des Penguins de Pittsburgh.
Comme de nombreuses équipes de la LNH, les Penguins possèdent leurs propres trophées internes (meilleur joueur, meilleur espoir, …) mais également leur propre « temple de la renommée ». Les anciens joueurs des Penguins faisant partie de ce temple de la renommée sont124 :
Ce temple de la renommée inclut également des personnes ayant gravité autour du monde des Penguins sans être pour autant un joueur de l'équipe :
Les propriétaires de la franchiseDepuis le début de la franchise, différents propriétaires se sont succédé125 :
Notes et référencesNotes
Références
Voir aussiArticles connexesLiens externes
Bibliographie
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title} |
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