Penguins de Pittsburgh
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| Fondé en | 1967 | |
| Siège | Pittsburgh, |
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| Patinoire | Mellon Arena Pittsburgh Civic Arena[1] |
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| Couleurs | Noir, blanc, or | |
| Ligue | Ligue nationale de hockey | |
| Conférence | Est | |
| Division | Atlantique | |
| Capitaine | Sidney Crosby | |
| Assistants capitaine | D. Sydor, Gonchar et Roberts | |
| Entraîneur-chef | Michel Therrien | |
| Entraîneur(s) associé(s) | André Savard, Mike Yeo et Gilles Meloche[2] | |
| Directeur général | Ray Shero | |
| Propriétaire | Mario Lemieux (Lemieux Group) |
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| Équipe(s) affiliée(s) | Wilkes-Barre/Scranton (LAH) Nailers de Wheeling (ECHL) |
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| Site Web | http://penguins.nhl.com/ | |
Les Penguins de Pittsburgh ? littéralement les manchots de Pittsburgh ? sont une franchise professionnelle de hockey sur glace des États-Unis. Ils évoluent dans le championnat principal de hockey de l'Amérique du Nord : la Ligue nationale de hockey. Ils font partie de la conférence de l'Est et de la division Atlantique.Les Penguins existent depuis l?expansion de la Ligue nationale de hockey en 1967.
Depuis leur première saison, les Penguins ont été champions de division à six reprises (1991, 1993, 1994, 1996, 1998 et 2008) et ont participé à trois finales de la Coupe Stanley : en 1991 contre les North Stars du Minnesota, l?année suivante en 1992 contre les Blackhawks de Chicago puis en 2008 contre les Red Wings de Détroit. Ils remportent à deux reprises le précieux trophée, en 1991 et 1992 mais perdent 4-2 contre les Red Wings en 2008.
[] Histoire de la franchise
[] L?expansion de la LNH en 1967-68
En 1967, la Ligue nationale de hockey décide de doubler le nombre d?équipe participant à son championnat. La ville de Pittsburgh ayant déjà eu l'expérience d'une équipe de hockey sur glace postule afin d?accueillir une franchise.
En effet, dans les années 1925 à 1930, la ville hébergeait les Pirates de Pittsburgh[3]. Cette dernière demeura jusqu?à la fin de la saison 1929-1930 à Pittsburgh avant de déménager à Philadelphie et devenir les Quakers de Philadelphie, pour essayer, en vain, de retrouver l?équilibre financier.
Quelques années plus tard, une nouvelle franchise voit alors le jour mais cette fois dans la Ligue américaine de hockey : les Hornets de Pittsburgh[4]. Cette dernière reste alors à Pittsburgh jusqu?à la fin de la saison LAH 1955-56 avant de devoir interrompre ses activités en raison de sa patinoire, le Duquesne Gardens, trop vétuste pour continuer à accueillir des matchs de hockey sur glace.
La franchise revient dans la Ligue américaine pour la saison 1961-1962 et durera jusqu?au début de la saison LNH 1967-1968 où la ligue décide d?élargir la compétition et d?accueillir de nouvelles équipes. La ville de Pittsburgh fait partie des villes retenues et participe donc au repêchage d?expansion de la LNH en 1967 en échange d'une somme de 2 millions de dollars[5] .
Le nom est inspiré de la patinoire de la nouvelle équipe, le Mellon Arena, et de la forme particulière de son toit, la patinoire étant alors surnommée l?igloo. Malgré tout, un concours fut lancé dans la presse et officiellement le 10 février 1967 et après 26 000 votes le nom de l?équipe est trouvé. Malgré tout, il convient de remarquer que Carol McGregor, épouse de John McGregor qui a contribué à la création de l'équipe, a été la première à proposer le nom, en déclarant qu'elle aimait bien l'allitération en P, qu'elle verrait bien l'équipe jouer en noir et blanc et surtout pour la forme du Civic Arena[6]. Le premier directeur général, Jack Riley, proposa d'autres noms. Shamrocks (en référence à l'équipe de hockey de la Ligue internationale de hockey des années 1930), Hornets ou encore Eskimos furent cités mais au final les Penguins - les Manchots - est retenu comme nom (souvent nommés les Pens)[7].
Les résultats des nouvelles équipes sont alors entravés par les règles strictes qui permirent aux six équipes originales de conserver les joueurs les plus talentueux. Les deux meilleurs joueurs de la première équipe de Pittsburgh sont alors les vétérans Andy Bathgate (ancien Ranger) et Leo Boivin (anciennement Bruins). Le reste de l?équipe est constitué de jeunes joueurs ou de joueurs en fin de carrière au talent moindre. L'enveloppe totale des salaires est de 315 000 dollars et Bathgate a un salaire de 25 000 dollars. En comparaison, six ans plus tard Gilbert Perreault et les Sabres de Buffalo signent un contrat pour une somme supérieure à la première enveloppe des Pens et la paye de Bathgate représente ce qu'une vedette actuelle de la LNH gagne en un match[7].
Au cours des deux premières saisons, l?ancien joueur George Sullivan est l?entraîneur en chef de l?équipe, mais il est vite remplacé par Red Kelly en 1969. En effet, les résultats ne suivent pas et les deux vétérans ne suffisent pas à compenser la faible expérience de l?équipe et de ses jeunes joueurs (Ken Schinkel, Keith McCreary, Bryan Watson ou Les Binkley par exemple). La franchise ne réussit à se qualifier pour les séries éliminatoires qu?à deux reprises au cours des sept premières saisons.
[] Les années 1970
Au cours de la saison LNH 1969-1970, les Penguins finissent deuxièmes de la division et accèdent pour la première fois de leur histoire aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Ils perdent en finale de division contre les Blues de Saint-Louis, mais un futur grand fait alors ses débuts dans la LNH : Michel Brière. Riley lui offre un salaire de 13 000 dollars avec un bonus de 3 000 dollars à la signature. Brière demande alors 5 000 dollars avec comme argument principal qu'il va jouer au cours des vingt prochaines années pour les Penguins.[7]
Il réalise une première saison extraordinaire et finit 3e meilleur pointeur de l?équipe. Malheureusement, le drame le frappe de plein fouet au cours de l?été 1970, il est hospitalisé suite à un accident de voiture trois semaines avant son mariage. Il passe près d?un an à l?hôpital et y décède finalement le 13 avril 1971.
Quelques années plus tard, une ligne mémorable surnommée la « Century Line », composée de Syl Apps, Jr., Lowell MacDonald et Jean Pronovost, permet aux Penguins de remporter de belles victoires face aux grandes équipes de la Ligue nationale de hockey. Normalement, Apps joue au centre et MacDonald et Pronovost aux ailes mais sur la glace, ils n'arrêtent pas de changer de poste pour perturber les défenses adverses et ainsi, ils inscrivent, à eux trois, 107 buts.
À la fin des années 1970, des joueurs offensifs talentueux (Rick Kehoe, Pierre Larouche, Ron Schock...) rejoignent l?équipe, mais la défense reste faible et l?absence d?un gardien talentueux empêche la franchise d?aller loin dans les séries éliminatoires.
En 1975, la franchise frôle le dépôt de bilan. En effet, tous les créanciers des Penguins réclament alors le remboursement des dettes et la ligue prend le contrôle de la franchise de juin à juillet avant de céder la direction à un groupe composé de Wren Blair, Al Savill et Otto Frenzel.[8]
[] Le début des années 1980
Malgré les bons joueurs présents dans l?équipe (le défenseur Randy Carlyle, le buteur Paul Gardner, Mike Bullard...), l?équipe réalise des saisons catastrophiques, en particulier au cours des saisons 1982-83 et 1983-84.
Il convient tout de même de remarquer que lors de cette dernière saison, Eddie Johnston entraîneur de l?époque n'a pas fait grand chose pour éviter la dernière place. Par exemple, il n?hésite pas à envoyer jouer le gardien, Roberto Romano, avec l?équipe mineure alors que ce dernier est en grande forme. À la place Vincent Tremblay est titularisé et encaisse 24 buts en quatre matchs. De plus, vers le mois de mars, Randy Carlyle est échangé aux Whalers de Hartford en échange d?un joueur futur, joueur qui n?arrivera qu?après la saison. Ainsi, les joueurs passent leur temps à faire des allers-retours entre la franchise de LNH et les ligues mineures. En définitive, de la saison, les Penguins finissent avec 38 points et les Devils du New Jersey sont à 41 points[7].
La « récompense » pour de telles saisons ratées est de pouvoir choisir le premier aux repêchages de la Ligue nationale de hockey. Malgré l?insistance de nombreuses franchises pour obtenir le premier choix pour le repêchage d?entrée dans la LNH 1984, Eddie Johnston s?accroche à ce premier choix. Le directeur général des North Stars du Minnesota va jusqu?à proposer 12 joueurs en échange du premier choix, les Nordiques de Québec auraient proposé d?échanger les trois frères ??astný Peter, Anton et Marián pour obtenir le premier choix au repêchage des Penguins. Mais Johnston qui avait supervisé lui-même Mario Lemieux ne cède pas et une légende voit le jour[7].
[] L?ère Lemieux : 1984-2006
Ainsi au cours de la draft de 1984, Pittsburgh choisit la star canadienne de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Mario Lemieux, qui va devenir un des plus grands joueurs de l?histoire de la LNH.[9]
Au cours de son premier match sous ses nouvelles couleurs, il marque les esprits en inscrivant, dès son premier temps de jeu et sur son premier tir, son tout premier but.
Après encore quatre saisons sans séries éliminatoires pour les Penguins, Lemieux devient (au cours de la saison LNH 1988-1989) le meilleur pointeur de la ligue[10] et la franchise se donne enfin les moyens d?épauler Lemieux avec l?arrivée à ses côtés du défenseur Paul Coffey (en provenance des Oilers d?Edmonton) ainsi que de Kevin Stevens et John Cullen. De plus, cette saison voit également l?arrivée dans les buts de Tom Barrasso depuis les Sabres de Buffalo. L?équipe se qualifie enfin pour les séries éliminatoires mais elle perd au deuxième tour contre les Flyers de Philadelphie.
C?est au cours de la saison LNH 1990-1991 que les Penguins atteignent les sommets avec l?arrivée dans l?équipe du jeune Jaromír Jágr[11] qui vient former avec Lemieux une des meilleurs paires offensives des années 1990.
Les recrues de qualité continuent d?affluer sous la direction de l?entraîneur Bob Johnson : Mark Recchi (de ligue mineure), Joe Mullen, Bryan Trottier (tous deux signant en tant qu?agents libres), Larry Murphy, Ron Francis et Ulf Samuelsson (acquis par des transactions).
Ainsi, les Penguins de Pittsburgh 1990-91 deviennent une des meilleures équipes de la ligue et se hissent en finale de Coupe Stanley et battent les North Stars du Minnesota en six matchs[12].
Lors de la saison saison LNH 1991-1992, les Penguins perdent leur entraîneur malade d'un cancer et qui meurt quelque temps après le début de la saison[13]. Scotty Bowman prend alors la direction de l?équipe. Les Penguins de 1991-92 réalisent alors le doublé en éliminant les Blackhawks de Chicago en 4 matchs[14].
Le cancer inflige encore une fois un coup aux Penguins en 1993. En effet, après Johnson, les docteurs diagnostiquent à Lemieux la maladie de Hodgkin et il est obligé de mettre sa carrière entre parenthèses. Malgré tout, deux mois plus tard, Lemieux revient sur la glace et permet aux Penguins de finir la saison avec 56 victoires, 21 défaites et 7 matchs nuls et de gagner le premier Trophée Président de l?histoire de la franchise en tant qu?équipe avec le plus de points de la ligue (et notamment 17 matchs sans défaites d?affilée pour clore la saison régulière)[15]. Malgré ces très bonnes performances, les Penguins se font éliminer au second tour des séries éliminatoires par les Islanders de New York.
Jusqu?à la fin des années 1990, les Penguins continuent à être une très bonne équipe de la ligue ? sans parvenir à gagner la Coupe Stanley ? et de nombreux joueurs talentueux passent dans les rangs de Pittsburgh (Martin Straka, Petr Nedv?d, Alexei Kovalev, Robert Lang, Kevin Hatcher et Darius Kasparaitis par exemple).
En 1997, Lemieux se retire du jeu et laisse sa place de meilleur pointeur à son coéquipier Jágr. Pour tout ce qu?il a réalisé et pour tout ce qu?il représente, le Temple de la renommée du hockey n?attend pas la fin de la période « normale » de trois ans pour l?admettre en son sein et cela est fait la même année (voir ci-dessous).
D?un autre côté, toutes ces arrivées de talents ruinent les Penguins qui frôlent la faillite et l?équipe ne doit son salut qu?à son principal créancier : Lemieux. En effet, la franchise lui doit des millions de dollars de salaires non payés mais Lemieux préfère annuler la dette et reprendre le club afin de ne pas avoir à le déménager. Ainsi, c?est la seconde fois que Lemieux sauve les Penguins de Pittsburgh.
Au cours de la saison 2000-01, la nouvelle fait grand bruit au sein du monde du hockey mondial : Super Mario est de retour. Dès son premier match contre les Maple Leafs de Toronto, il rappelle à tout le monde quel grand joueur il est en marquant trois points[16]. Il mène encore une fois les Penguins en séries éliminatoires mais ils sont défaits par les Devils du New Jersey en finale de la conférence Est. Au cours de cette saison, il devient le premier capitaine-joueur-propriétaire de l?histoire de la LNH.
Malgré tout, les finances des Penguins ne sont pas en bonne santé et ils sont obligés de vendre Jágr et Franti?ek Ku?era au cours de l?été 2001 aux Capitals de Washington en échange de trois joueurs et de 4,9 millions de dollars[17]. Les conséquences de l?absence de Jágr ne se font pas attendre et dès la nouvelle saison, pour la première fois depuis 12 ans, les Penguins sont absents des séries éliminatoires et cette absence entraîne de nouveaux départs : Alexei Kovalev est vendu (au grand dam des fans) et Lang s?en va en tant qu?agent libre.
La saison LNH 2003-2004 est censée être une année de reconstruction pour les Penguins qui ont le premier choix du repêchage d?entrée dans la LNH 2003, choisissent le gardien de but Marc-André Fleury et changent également d?entraîneur (arrivée de l?ancien commentateur et ancien joueur: Ed Olczyk). Cependant, les soucis financiers ne se résolvent pas et Lemieux commence à souffrir de la hanche dès le début de la saison. Il doit alors rester au repos jusqu?à la fin de la saison.
Les conséquences des ennuis financiers se traduisent encore une fois par un départ, celui de Martin Straka qui rejoint les Kings de Los Angeles, et Fleury est envoyé dans la ligue américaine. Les Penguins finissent alors la saison avec le plus petit nombre de points de l?histoire de la LNH (58 points) mais n?ont quand même pas le premier choix du repêchage d?entrée dans la LNH 2004 (ce sont les Capitals de Washington qui le gagnent, leur permettant de faire venir Alexander Ovechkin[18]).
[] La saison annulée de 2004-2005
Durant la saison LNH 2004-2005 annulée à cause d'un lock-out des dirigeants de la LNH, plusieurs joueurs évoluent avec le club affilié aux Penguins de la Ligue américaine de hockey : les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton alors que d?autres préfèrent jouer dans les ligues européennes (Aleksey Morozov ou Milan Kraft par exemple).
Les affaires n?allant toujours pas mieux pour les Penguins, les rumeurs de départ de la franchise de Pittsburgh se font de plus en plus nombreuses et Lemieux lui-même déclare douter que la franchise puisse rester à Pittsburgh. La difficulté principale est la vétusté de leur patinoire (Mellon Arena), qui est la plus vieille patinoire encore utilisée dans la LNH.
Plusieurs projets de construction de patinoire sont à l?étude actuellement aussi bien dans la ville de Pittsburgh que dans d?autres : Portland (Oregon), Kansas City (Missouri), Winnipeg (Manitoba), Hartford (Connecticut) ou encore Houston (Texas).
[] Le renouveau
Au cours du repêchage d?entrée dans la LNH 2005, les différentes équipes de la LNH ont plus ou moins les mêmes chances d?obtenir le premier tour et une loterie est organisée. Le sort veut que ce soit les Penguins qui choisissent en premier et leur choix se porte sur la vedette montante de la Ligue de hockey junior majeur du Québec : Sidney Crosby.
De plus, au cours de la saison LNH 2005-2006, un nouveau système de plafond salarial est mis en place après un accord entre l?association des joueurs et les propriétaires des équipes. Les Penguins peuvent alors recommencer à construire leur équipe. Ils signent ainsi avec des agents libres et réalisent des échanges. Les principaux nouveaux joueurs s?appellent : Sergei Gonchar, John LeClair, ?igmund Pálffy ou encore Jocelyn Thibault.
Lemieux joue toujours et rêve d?emmener une nouvelle fois les Penguins en séries éliminatoires mais il est contraint d?arrêter et de raccrocher pour de bon ses patins le 24 janvier 2006[19]. Les mauvaises nouvelles se cumulent : Pálffy, qui souffre des ligaments du coude, arrête puis Thibault se blesse.
Le 17 avril, Crosby devient le plus jeune joueur de l?histoire de la LNH à dépasser la barre symbolique des 100 points inscrits (il égale alors le nombre de points réalisé par Lemieux au cours de sa première saison). Le lendemain au cours du dernier match de la saison des Penguins, Crosby marque un but et une passe et dépasse ainsi le score de Lemieux de 2 points[20].
Les Penguins finissent la saison à la dernière place de la conférence (avec le plus de buts encaissés) malgré une fin de saison honorable, seuls les Blues de Saint-Louis finissant derrière les Penguins.
Le 20 avril, deux jours après la fin de la saison, la direction de l?équipe annonce que Craig Patrick qui était jusque là directeur général ne serait pas reconduit dans ses fonctions[21]. Il occupait ce poste depuis décembre 1989 et avait accompagné l?équipe au cours des années 1990. Cinq jours plus tard Ray Shero signe un contrat de cinq ans comme directeur général de l?équipe[22].
Avec la retraite de Lemieux, les Penguins semblent désormais uniquement se reposer sur Crosby mais la vedette russe Evgueni Malkine arrive pour jouer au sein des Penguins au cours de l?été 2006. De plus, certains joueurs de Pittsburgh laissent présager de certains qualités (Colby Armstrong ou Michel Ouellet). Au premier tour (2e choix) du repêchage de 2006, les Penguins choisissent le jeune Jordan Staal (frère d?Eric Staal champion en 2006 avec les Hurricanes de la Caroline)[23]. Quelques semaines plus tard, Jarkko Ruutu signe dans la franchise et permet ainsi aux Penguins de muscler leur défense[24].
Le 5 septembre 2006, Ray Shero annonce la signature du joueur russe Evgueni Malkine en provenance du Metallurg Magnitogorsk de la Superliga russe[25] dans l?effectif des Penguins 2006-07.
Le 2 mars, Sidney Crosby marque un but lors d'une défaite 3 à 2 contre les Hurricanes de la Caroline. Il s?agit de son 200e point depuis ses débuts et il devient le joueur le plus jeune de l'histoire de la LNH à inscrire 200 points et seulement le second joueur de moins de 20 ans à réaliser cette performance (le premier est Wayne Gretzky en 1980-81)[26]. À la fin de la saison régulière, les Penguins comptent 105 points, dépassant la centaine de point pour la première fois depuis onze saisons, et se qualifient pour la première fois depuis 2001 pour les séries éliminatoires[27]. L'aventure ne dure pas longtemps puisque les Penguins sont écartés au premier tour par les Sénateurs d'Ottawa.
Crosby finissant la saison passée comme meilleur pointeur de la saison régulière, il remporte le trophée Art Ross mais aussi les trophées de meilleur joueur de la saison (Hart) et celui du meilleur joueur selon les autres joueurs (trophée Lester B. Pearson)[28]. L'équipe 2007-08 des Pens va pouvoir s'appuyer une nouvelle fois sur Crosby, nommé capitaine de l'équipe en mai[29] mais aussi sur Malkine (élu meilleur recrue 2006-07), sur Jordan Staal (finaliste de ce même trophée) et des deux vétérans Recchi et Roberts qui ont signé tous les deux une prolongation de contrat[30].
Pour le 1er janvier 2008, l'équipe est opposée aux Sabres de Buffalo pour un match en extérieur sur le terrain des Bills, franchise de football américain de la National Football League le Ralph Wilson Stadium. Le match est baptisé AMP NHL Winter Classic et est sponsorisé par la boisson énergisante Mountain Dew AMP[31]. Environ 41 000 places étaient disponibles à la vente au grand public et elles ont toutes été vendues en moins de 30 minutes[32]. Devant 71 217 fans et sous une légère neige les deux équipes ne vont pas parvenir à se départager avant la fin de la prolongation. Colby Armstrong va inscrire le premier but de la rencontre contre le gardien Ryan Miller sur une passe de Sidney Crosby tandis que les Sabres vont répondre lors du second tiers par Brian Campbell avec des aides de Tim Connolly et de Daniel Paille[33]. Toujours à égalité suite à la prolongation, Ty Conklin va laisser passer le premier tir de fusillade tandis que Miller va arrêter la tentative de Pittsburgh. Finalement la tendance va s'inverser et Crosby va offrir la victoire à son équipe[34].
Le 22 mars 2008, Malkine devient le douzième joueur de l'histoire des Penguins à dépasser la barre des 100 points au cours de la saison suite à une victoire 7 buts à 1 et trois points. Il suit alors les traces de Pierre Larouche, Jean Pronovost, Mario Lemieux, Paul Coffey, Rob Brown, Mark Recchi, Kevin Stevens, Rick Tocchet, Ron Francis, Jaromír Jágr et de Crosby[35]. Premiers de la division lors de la saison régulière, les Penguins vont battre les Sénateurs d'Ottawa puis les Rangers de New York et enfin les Flyers de Philadelphie pour finalement se qualifier pour la finale de la coupe Stanley. Il s'agit de leur troisième présence en finale de Coupe Stanley, première depuis 1992 et les Penguins ont à chaque fois remporté le trophée suprême par le passé[36].
[] Les maillots et logos de la franchise
Les Penguins ont utilisé différents maillots et logo depuis leur création.[37],[38]
Le premier maillot des Penguins avait pour couleur le blanc, le bleu clair et le bleu foncé et avec simplement écrit dessus PITTSBURGH en diagonale. Le maillot domicile était à dominante blanche tandis que le maillot extérieur était à dominante bleu foncé. En bas du maillot et des manches, il y avait des fines bandes bleu foncé ou noir (pour le maillot respectivement blanc et bleu foncé). De plus le logo de la franchise n?apparaissait pas encore sur le maillot. Le premier logo de la franchise représentait alors le manchot du logo actuel mais avec une écharpe et avec un cercle noir autour de celui-ci. Dans ce cercle, en blanc était écrit en haut PITTSBURGH et en bas PENGUINS.[39]
Ces premières couleurs de maillot viennent de Riley, le premier président, originaire de Toronto où il était supporter des Argonauts de Toronto du Football canadien dont le maillot a les mêmes teintes. L'idée d'écrire le nom de la ville en diagonale a été proposé par George Sullivan, premier entraîneur de l'équipe, en référence aux maillots de son ancienne équipe, les Rangers de New York.[7]
L?année d?après le logo de la franchise apparaît et le manchot perd son écharpe. Les maillots ne changent pas de teintes mais les fines bandes disparaissent au profit d?une large bande de couleur soit bleu foncé soit blanche. [40]
Au début de la saison 1972-73, le cercle du logo disparaît et le manchot grossit sur le maillot. Le reste du maillot reste globalement le même, même si des couleurs sont rajoutées sur les manches. [41]
Le 30 janvier 1980, les Penguins revêtent des maillots or et noir pour la première fois de leur histoire. Les couleurs furent adoptées afin d?uniformiser les tenues des différentes équipes sportives de Pittsburgh et afin de tenter d?attirer plus de fans de la « ville des Champions ». En effet, les Pirates (baseball) gagnent en 1979 la Ligue nationale et les Steelers (football américain) ont gagné le Super Bowl le 20 janvier 1980.
Les Bruins de Boston réagirent à cette décision, leurs couleurs historiques ayant toujours été le jaune et le noir, mais les Penguins répondirent par le fait que l?ancienne équipe de hockey de Pittsburgh, les Pirates, portait déjà un maillot dans ces teintes là. [42]
Mis à part les couleurs, les maillots restent globalement les mêmes avec le remplacement du bleu foncé par le noir et du bleu clair par la couleur or.
De 1981 à 1985, l?équipe a porté alternativement à domicile les anciens et les nouveaux maillots.
En 1993, le logo des Penguins se modernise et les maillots évoluent. Ainsi, le manchot qui patine laisse sa place à un dessin plus sérieux d?une tête de manchot et le maillot extérieur se différencie totalement du maillot domicile. [43] Ce dernier, toujours à dominante blanche, arbore la tête de manchot tandis que le maillot noir extérieur l?arbore sur les bras et sur le devant du maillot est marqué en diagonale et en capitales PITTSBURGH. [44]
Au cours de la saison 1995-96, les Penguins font partie des cinq équipes de la ligue a décider de porter un troisième maillot pour les occasions spéciales. Ce maillot est à dominante noire avec la tête de manchot dessus et des bandes qui continue le logo (voir photo ci-dessus). Ce troisième maillot remplacera en 1997-98 le maillot noir extérieur. [45]
Pour la saison 1999-00, les Penguins introduisent un nouveau troisième maillot avec l?ancien logo du début (sans le cercle) du manchot qui patine (logo des titres de 1991 et 1992). En 2002, ce troisième maillot est adopté comme maillot permanent de l?équipe et il est porté actuellement par les joueurs lors des matchs. De plus sur les épaules du maillot actuel il y a le logo des années 1993. [46]
Pour la saison 2007-08, la LNH décide de changer les maillots des trente franchises suite à un partenariat avec l'équipementier Reebok. À cet occasion, le maillot des Penguins change également (même si cela faisait déjà un an que Reebok était la marque de l'équipe) et le logo des années 1993 est abandonné. L'espace libre est alors utilisé par la mise en place d'un logo célébrant le 250e anniversaire de la ville de Pittsburgh.[47]
[] Les franchises associées
Depuis le début des Penguins, les franchises de la LNH sont associées à des franchises de ligues mineures. Ces franchises constituent un vivier pour les équipes de LNH et sont souvent appelées club-écoles. La liste ci-dessous présente les différentes équipes au cours des années passées associées aux Penguins [48]:
- 1967-68 : Clippers de Baltimore - Ligue américaine de hockey (LAH).
- 1968-69 : Wranglers d?Amarillo [49] - Ligue centrale de hockey (LCH).
- 1970-71 : Clippers de Baltimore (LAH) et Wranglers d?Amarillo (LCH).
- 1971-75 : Komets de Fort Wayne de la Ligue internationale de hockey (LIH).
- 1974-75 : Jets de Johnstown - North American Hockey League (NAHL).
- 1971-77 : Bears de Hershey (LAH) - franchise toujours en activité.
- 1977-79 : Dusters de Binghamton (LAH) et Owls de Grand Rapids (LIH).
- 1980-81 : Dusters de Binghamton (LAH).
- 1981-82 : Blades d'Érié (LAH) et Mohawks de Muskegon (LIH). [50]
- 1982-83 : Skipjacks de Baltimore (LAH).
- 1987-90 : Lumberjacks de Muskegon (LIH).
- 1990-92 : Cherokees de Knoxville - Ligue de hockey de la Côte Est (ECHL).
- 1992-97 : Lumberjacks de Cleveland (LIH).
- 1993-94 : Ice Hawks de Louisville (ECHL).
- 1995-96 : Admirals de Hampton Roads (ECHL).
- 1996-98 : Chiefs de Johnstown (ECHL).
- 1997-99 : Crunch de Syracuse (LAH). Les Canucks de Vancouver étaient à la même époque également associés aux Crunch.
Actuellement et depuis la saison LNH 1999-2000, les équipes associées aux Penguins sont les suivantes:
- les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton de la Ligue américaine de hockey. Depuis le début de la saison 2006-07, les Oilers d?Edmonton peuvent également envoyer leur joueur évoluer dans l?effectif des baby-pens.[51],[52]
- les Nailers de Wheeling de la Ligue de hockey de la Côte Est. [53]
[] L?antre des Penguins
Les Penguins jouent depuis leur début dans la même patinoire (aussi appelé aréna) : le Mellon Arena appelé Pittsburgh Civic Arena de 1961 à 1999[54]. En raison de sa forme, le Mellon Arena est surnommé l?Igloo et pouvait à ses débuts accueillir 12 000 personnes. Aujourd?hui la patinoire peut accueillir 16 958 mais est une enceinte très vétuste ? il s'agit de la plus vieille patinoire utilisée dans la LNH.
La patinoire possède un dôme qui peut s?ouvrir et pouvait dans l?absolu permettre à une rencontre de se jouer à ciel ouvert. Cela dit, aucun match n?eut jamais lieu à ciel ouvert et en 1995, l?ajout d?un tableau de score empêchera par la suite la possibilité d?ouvrir le dôme.
En 1990, le 41e match des Étoiles de la Ligue nationale de hockey a eu lieu dans le Mellon Arena. Mario Lemieux et Paul Coffey, tous deux joueurs des Penguins, ont été sélectionnés sur la première ligne de la conférence Wales. Lemieux finit même, devant son public, meilleur joueur du match avec 4 buts et égala par la même occasion le record de buts inscrits au cours d?un match des Étoiles (record tenu par Wayne Gretzky)[55].
Au début de la saison 2006-07, les Penguins sont à la recherche de solutions pour construire une nouvelle salle moins onéreuse et plus moderne. Le 28 novembre 2006, Gary Bettman, commissaire de la LNH, déclare que la seule possibilité pour que les Penguins restent à Pittsburgh serait que le projet de construction d?une enceinte par le groupe Isle of Capri Casinos soit accepté[56]. Ce projet, baptisé Pittsburgh First[57], prévoit de mettre en place une nouvelle patinoire avec des salles de jeux et autre commodités pour les fans[58].
La décision rendue le 20 décembre 2006 n'est pas favorable aux Penguins et le projet du groupe Isle of Capri est rejeté [59]. Les Penguins sont alors à la recherche d'une solution et le 3 janvier 2007, une délégation de personnalités des Penguins (dont Mario Lemieux) se rend à Kansas City (Missouri) qui est en train de construire une nouvelle patinoire et serait prêt à accueillir la franchise[60].
Finalement, le dénouement se joue le 13 mars 2007 : depuis la veille, une rumeur, annonçant que les Penguins ne partiraient pas, circule sur internet [61] et quelques heures avant le match du 13 contre les Sabres de Buffalo, la nouvelle est rendue publique par le gouverneur de l'État, Ed Rendell, le maire de Pittsburgh, Luke Ravenstahl, ainsi que les dirigeants de la franchise : les Penguins vont rester à Pittsburgh pour au moins encore 30 ans avec un projet de construction d'un nouvel aréna (New Pittsburgh Arena), dans le même quartier que le Mellon Arena[62]. Cette nouvelle construction de 290 millions de dollars sera co-financé par plusieurs partis dont les Penguins de Pittsburgh. La salle devra ouvrir ses portes au cours de la saison 2010-11 et le Mellon Arena sera alors rasé[63].
Le 22 mars 2008, la démolition de l'ancien hôpital St. Francis Central est réalisée. Cette démolition entre dans l'ensemble des démolitions réalisées sur le futur emplacement de la patinoire des Penguins[64].
[] Les Penguins et leurs fans
[] Les mascottes
Comme toute équipe professionnelle américaine, les Penguins ont eu différentes mascottes au cours de leur histoire.
La première mascotte date de la seconde saison des Pens. Il s'agissait d'un vrai manchot né en Équateur et se nommant Pete. Il fit son apparition lors d'un match contre les Bruins de Boston le 19 octobre 1968. Pete est mort un mois plus tard d'une pneumonie. En effet, les gens du Civic Arena pensaient qu?il aimerait avoir de la chaleur et donc avait fait en sorte qu'il n?ait pas froid[65].
Peu de temps après, un second manchot fit son apparition et Les Binkley, gardien de l?époque se souvient:
« Je me souviens qu?il est mort et qu'ils en ont amené un autre. Ils l?ont appelé ?Re-Pete? »
Cette seconde mascotte aura survécu jusqu?à la saison 1971-72.
Depuis le début de la saison 1993-94, Iceburgh s?occupe d'animer les pauses du match dans la patinoire des Pens. Iceburgh a fait une apparition dans Mort subite, le film avec Jean-Claude Van Damme de 1995 sous le nom de Icey.
[] Les Penguins dans la vie locale de Pittsburgh
La ville des Pittsburgh possède un passé de ville d?aciérie et les fans sont aujourd'hui nombreux à suivre les performances de l?équipe. Toute fois cela n'a pas toujours été le cas, ainsi lors de la première saison, l?affluence moyenne est de 6 008 personnes par match alors que la patinoire peut en accueillir le double[7]. Depuis l?affluence n?a cessé d'augmenter et actuellement depuis quelques matchs et depuis que l?annonce d?un éventuel départ des Penguins a été faite, le Mellon Arena est systématiquement au maximum de sa capacité[66].
Le 17 janvier 2007, la direction des Penguins fait même écrire un message de remerciement pour les fans des Penguins et leur assiduité. En effet, depuis le début de la saison LNH 2006-2007, le taux de remplissage de la patinoire est de 95% en 23 matchs et la saison d'avant, la moyenne de remplissage fut de 94% sur l'année. De plus, depuis le début de la saison, 14 matchs se sont déroulés à guichets fermés (contre 12 sur la saison précédente)[67]. À la fin de la saison, le total de matchs joués à guichet fermé s'élève à 30 pour une moyenne de remplissage de 16 425 spectateurs par matchs[68].
Il est ainsi normal que les joueurs des Penguins se prêtent volontiers entre les matchs à des séances de dédicace ou visitent des personnes malades à l?hôpital[69]. De plus, l?organisation des Penguins offre assez souvent des cadeaux aux spectateurs des matchs à domicile (des pièces commémoratives par exemple)[70].
Le tableau ci-dessous présente une partie des chiffres concernant le remplissage du Mellon Arena[71].
| Saison | Total sur la saison | Moyenne par matchs | Taux de remplissage | Variation |
|---|---|---|---|---|
| 2007-08 | 888 653 | 17 089 | 100% | |
| 2006-07 | 673 422 | 16 425 | 97% | 19,3% |
| 2005-06 | 665 389 | 16 229 | 96% | / |
| 2001-02 | 641 615 | 15 648 | 92% | -2,20% |
| 2000-01 | 655 937 | 15 998 | 96% | 6,20% |
| 1999-00 | 633 199 | 15 442 | 88% | 4,20% |
| 1998-99 | 607 825 | 14 824 | 85% | -1,60% |
| 1997-98 | 617 900 | 15 070 | 86% | -9,70% |
| 1996-97 | 684 322 | 16 690 | 98% | 1,40% |
| 1995-96 | 675 147 | 16 466 | 97% | 74,60% |
| 1994-95 | 386 599 | 16 108 | 95% | -43,60%[72] |
| 1993-94 | 685 919 | 16 728 | 99% | 3,90% |
| 1992-93 | 660 290 | 16 104 | 95% | 3,20% |
[] Les joueurs et entraîneurs
[] Joueurs actuels
Voici la liste des joueurs actuels[73] des Penguins de Pittsburgh classés par poste. Cet effectif peut varier au cours de la saison selon les blessures des joueurs et des renforts possibles venant des franchises associées.
[] Gardiens de buts
| Numéro | Nom | Attrape | Acquis | Lieu de naissance | |
|---|---|---|---|---|---|
| 29 | Marc-André Fleury | Gauche | 2003 | Sorel-Tracy (Québec) | |
| 30 | Dany Sabourin | Gauche | 2007 | Val d'Or (Canada) |
[] Défenseurs
| Numéro | Nom | Tir | Acquis | Lieu de naissance | |
|---|---|---|---|---|---|
| 2 | Hal Gill | Gaucher | 2008 | Concord (Massachusetts) | |
| 3 | Mark Eaton | Gaucher | 2006 | Wilmington (Delaware) | |
| 4 | Rob Scuderi | Gaucher | 1998 | Syosset (New York) | |
| 5 | Darryl Sydor | Gaucher | 2007 | Edmonton (Alberta) | |
| 19 | Ryan Whitney | Gaucher | 2002 | Boston (Massachusetts) | |
| 44 | Brooks Orpik | Gaucher | 2002 | San Francisco (Californie) | |
| 55 | Sergei Gonchar (A) | Gaucher | 2005 | Tcheliabinsk (Tcheliabinsk) | |
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