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Auteur: E. Conan
Editeur: Fayard
Prix Editeur: EUR 18,00
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Parti des travailleurs (France)

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Parti des travailleurs
logo du parti des travailleurs 
Secrétaire national Daniel Gluckstein
Fondation 1991
Disparition }}
Siège 87, rue du Faubourg-Saint-Denis
75010 Paris
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Présidents du groupe
au Sénat }}
à l'Assemblée }}
au Parlement européen }}
Représentation du parti
Députés }}
Sénateurs }}
Idéologie Gauche, Internationalisme, Trotskisme, Socialisme, Communisme, Anarcho-syndicalisme, Euroscepticisme
Affiliation européenne }}
Affiliation internationale Entente internationale des travailleurs et des peuples
Couleurs rouge, noir
Site Web www.parti-des-travailleurs.org
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Partis politiques français
Élections en France

Le Parti des travailleurs (PT) est un parti politique français créé en 1991. Représenté officiellement par son secrétaire national Daniel Gluckstein, le Parti des travailleurs possède une structure nationale fédérale (départements et courants). Son journal est l'hebdomadaire Informations ouvrières qui annonce tirer autour de 20 000 exemplaires par semaine[réf. nécessaire].

Sommaire

[] Chronologie

  • 10-11 novembre 1991 : le Mouvement pour un Parti des travailleurs (MPPT) devient le Parti des travailleurs sur la base d'une charte en quatre points :
    • reconnaissance de la lutte des classes ;
    • laïcité de l'école et de l'État ;
    • indépendance réciproque des partis et des syndicats ;
    • abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République.
  • Mai 1992 : le PCI devient le Courant communiste internationaliste du PT.
  • 12 juin 1994 : élections européennes; la Liste pour l'Europe des travailleurs et de la démocratie soutenue par le PT conduite par Daniel Gluckstein obtient 0,44 %.
  • 1er février 1997 : création du Comité national pour l'abrogation du Traité de Maastricht, réunissant le PT et des « orthodoxes » du PCF (Rémy Auchédé, Jean-Jacques Karman).
  • 21 avril 2002 : premier tour de l'élection présidentielle : 0,47 % pour Daniel Gluckstein. Deuxième tour de l'élection présidentielle Le PT a refusé d'appeler à voter Chirac
  • Le PT appelle à voter non à la Constitution européenne lors du vote du 29 mai 2005, affirmant ainsi défendre les revendications et les acquis des travailleurs qu'il considère mis à mal par l'Europe de Maastricht et par tous les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, ayant appliqué la politique de l'Union européenne.
  • Pour l'élection présidentielle de 2007, le Parti des Travailleurs soutient Gérard Schivardi, maire de Mailhac et conseiller général de l'Aude (ex-PS), présenté par le Comité national pour la reconquête de la démocratie politique.
  • novembre 2007 : Daniel Gluckstein lance une nouvelle formation, le Parti ouvrier indépendant, annoncé par Gérard Schivardi lors de sa campagne présidentielle[1].

[] Position politique

Issu du Mouvement pour un Parti des travailleurs (1985-1991), le Parti des Travailleurs revendique, en 2007, 6000 adhérents[réf. nécessaire]. Le Parti des travailleurs est membre de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples (EIT) et de l'Alliance Européenne des Travailleurs.

Le Parti des travailleurs édite l'hebdomadaire Informations ouvrières.

Il existe officiellement dans le Parti des travailleurs quatre courants issus du mouvement ouvrier, ces courants ne sont pas des tendances. La majorité des membres du PT ne sont pas affiliés à un courant.

Si le PT revendique sa structuration en courant, il ne publie pas de chiffres permettant de déterminer l'importance relative des différents courants en son sein.

Bien souvent les adhérents du PT sont aussi des syndicalistes dans les organisations issues de la première CGT : CGT actuelle, CGT-FO, FSU.

Contrairement à Lutte ouvrière et à la Ligue communiste révolutionnaire, le Parti des travailleurs ne se revendique pas explicitement du trotskisme, bien que son courant majoritaire revendique cette affiliation. Le dénominateur commun entre ses membres est l'attachement aux quatre points de sa charte qui sont : la reconnaissance de la lutte des classes ; pour la laïcité de l'école et de l'État ; pour l'abrogation des institutions « antidémocratiques » de la Ve République ; pour l'indépendance vis à vis de l'État et l'indépendance réciproque des partis et des syndicats. Les médias français font néanmoins couramment référence au PT comme à un parti trotskiste[2].

L'importance du Parti des travailleurs dans le paysage électoral politique institutionnel français est faible : aucun député, quelques maires, quelques conseillers municipaux, un nombre de votants inférieur à 1 % (50 000 à 130 000 votes selon les élections): Ainsi, malgré l'influence que certaines enquêtes lui accordent dans les syndicats ouvriers, le PT qui s'est présenté à deux reprises aux présidentielles a obtenu 0,38 % des voix avec Pierre Boussel en 1988 et 0,47 % en 2002 avec Daniel Gluckstein.

Le PT ne vit que des cotisations de ses militants[3]. Il refuse notamment le financement des partis politiques par l'État en raison de son attachement à l'indépendance financière, condition, selon lui, d'indépendance politique. En conséquence, le PT reverse intégralement l'argent de l'État à un fond d'aide ouvrière internationale géré par l'EIT[4], qui sert exclusivement à aider des militants, groupes et organisations ouvrières qui combattent, selon leurs termes, la répression des patrons, des gouvernements et des États.

[] Parti des travailleurs et « entrisme »

[] Parti de gauche

Comme le veut la politique trotskyste de dialogue politique interne et externe entre les membres des partis de gauche, l'OCI, ancêtre du courant trotskyste du PT, aurait pratiqué une forme d'entrisme, jusque dans les années 1980. Lionel Jospin a fait partie de ces militants à double carte mais a, par la suite, rompu avec l'organisation trotskiste.

[] Syndicats

Des organisations et des médias[5] considèrent que l'entrisme de militants PT se poursuivrait au sein des organisations syndicales.

Pierre Lambert a lui-même milité au sein de la fédération FO des employés et cadres de la CNAMTS - Caisse Nationale d'Assurance-Maladie des Travailleurs Salariés. La fédération FO de la métallurgie a compté dans ses rangs quelques militants de poids inscrits au PT comme Yvon Rocton, à l'origine de la grève de Sud-Aviation en mai 1968.

Le Parti des Travailleurs réfute ces accusations d'entrisme dans les syndicats ouvriers, qu'il attribue à la malveillance d'ennemis politiques, par des enquêtes très partiales et de mauvaise foi.Cependant l'on a pu noter la présence d'une forte délégation de Force ouvrière, conduite par son secrétaire général Monsieur Mailly, à l'enterrement de Pierre Boussel Lambert (Libération du samedi 26 janvier 2008). Dans sa charte constitutive en 4 points, le PT se prononce pour l'indépendance entre les partis et les syndicats ouvriers. Particulièrement la présence de nombreux membres du PT parmi les dirigeants de certaines organisations syndicales s'explique tout simplement, toujours selon ce parti, par les choix libres des membres qui choisissent les syndicats les mieux à même de défendre les travailleurs.

Au niveau étudiant, le PT a créé le Collectif pour un vrai syndicat étudiant, organisation qui n'est pas arrivée à se développer dans ce secteur.

Au sein du syndicalisme enseignant, les militants de l'OCI, après avoir participé au sein de la FEN au courant École émancipée, ont créé leur propre courant, "École Émancipée pour le Front Unique Ouvrier" (EE-FUO, plus connu sous le signe "FUO"). Au milieu des années 1980, avec le concours de militants du RPR, ils ont participé à la création de nouveaux syndicats Force Ouvrière dans l'éducation nationale (René Mouriaux, Le Syndicalisme enseignant en France, Que sais-je ?, PUF). Les militants du PT se retrouvent actuellement essentiellement au sein des syndicats CGT-CGT-FO, mais aussi dans la FSU, où ils animent la tendance "Pour la Reconquête d'un Syndicalisme Indépendant".

[] Notes et références

[] Voir aussi

[] Bibliographie

  • Ouvrage collectif, Quelques enseignements de notre histoire, Éditions SELIO.
  • Philippe Campinchi, Les Lambertistes, un courant trotskiste français, Balland, 2000.
  • Jean-Jacques Marie, Le Trotskysme et les trotskystes, Armand Colin, 2002.
  • Christophe Bourseiller, Cet étrange Monsieur Blondel, 1997
  • Daniel Gluckstein et Pierre Lambert, Itinéraires.
  • Daniel Gluckstein, préface Pierre Lambert Un Faussaire nommé Christophe Bourseiller.
  • Raymond Marcellin, L'Importune Vérité - Dix ans après mai 68, un ministre de l'Intérieur parle, Éditions Plon, Paris, 1978; voir plus particulièrement le chapitre XIV, "Ne pas se tromper d'époque : les forces révolutionnaires mondiales".
  • Karim Landais, Passions militantes, rigueur historienne, tome 1, 620 pages. Interviews de P. Broué, M. Lequenne, B. Fraenkel, P. Simon, V. Daniels, C. Beridel, V. Presumey, A. Hébert, L. Wolfgang, C. Berg. Ainsi que plusieurs textes de Karim Landais dont son mémoire de DEA "Introduction à une étude de l'OCI-PCI. Elements pour une socio-histoire des relations de pouvoir" et plusieurs articles disponibles sur le site mondialisme.org. Livre disponible à la librairie La Brèche.

[] Liens externes


 

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Parti des travailleurs (France)
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