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Histoire du parti communiste bolchévik de l'u. r. s. s.
Auteur: PC Urss : Fascicules d'Education Communiste
Editeur: Editions Norman Béthune
Histoire du parti communiste bolchevik de l'u. r. s. s. : précis rédigé par une commission du conseil central du p. c. b de l'u. r. s. s. et approuvé par ... central du p. c. b de l'u. r. s. s., 1938
Auteur: Collectif
Editeur: Edition du Parti Monarchiste Russe en France.
Histoire du parti communiste -bolchévik- de l'urss.
Auteur: E. G.
Editeur: Elem
Comment les bolcheviks s'emparèrent du pouvoir et comment ils parviennent à le détenir depuis sept ans. essai historique sur la révolution russe. tome 2
Auteur: Collectif
Editeur: Edit. Langues Etrangères

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Revue de presse Parti_bolchevik
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La création du parti bolchevik

Les premiers marxistes russes, Plekhanov, Véra Zassoulitch et Axelrod avaient créé dans l'émigration le Groupe pour la Libération du Travail en 1883. En 1901, avec leurs cadets Lénine et Martov, ils créent l'Iskra (L'Etincelle), qui se fixe comme objectif d'introduire les idées socialistes dans la classe ouvrière russe. Ils constituent le Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie.

Soumis à la répression de l'appareil policier tsariste, ce parti se veut centralisé, discipliné, et la plupart de ses militants sont clandestins.

La scission qui donne naissance à la fraction bolchevique se produit lors du deuxième congrès du parti, qui se tient à Bruxelle puis à Londres, en 1903. Le parti adopte un programme rédigé par Plekhanov et Lénine, qui donne le mot d'ordre de « dictature du prolétariat », « condition indispensable de la révolution sociale ».

Cependant, c'est sur une question secondaire que se fait la division, celle des statuts du parti. Lénine propose que la parti soit ouvert à tous ceux qui « participent personnellement à l'une de ses organisations », Martov à ceux qui « collaborent régulièrement et personnellement avec l'une de ses organisations ». Derrière ces formulations, est en jeu la conception d'un parti largement ouvert à l'intelligentsia, ou d'un parti constitué de révolutionnaires professionnels.

Image:Kustodijew2.jpg

Les bolcheviks constituent dans un premier temps la fraction majoritaire du Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie (le nom venant de ?????????, bolchinstvo, qui signifie « majorité »), par opposition aux mencheviks (de ?????????, menchinstvo, « minorité »).

Vivement critiquée dans l'Internationale, notamment par Rosa Luxembourg, qui dénonce le « danger bureaucratique de l'ultra-centralisme », la conception de Lénine remporte des succès en Russie, et selon Pierre Broué, il y a, en 1905, 8000 bolcheviks dans les organisations clandestines.

La révolution de 1905 et la fusion

Lors de la révolution de 1905, le parti peut faire de la propagande ouvertement, et les querelles du passé semblent de peu d'importance devant les tâches du moment. Un accord est trouvé entre Lénine et Martov, et un congrès d'unification se réunit en avril 1906. Selon Pierre Broué, le congrès de Londres en 1907, à majorité bolchevique, est élu par 77 000 militants. Mais avec le reflux de la révolution, beaucoup de militants abandonnent leur activité, et le parti s'effondre, passant à moins de 10 000 militants en quelques années.

Rapidement, les divergences entre bolcheviks et mencheviks ressurgissent, les mencheviks voulant orienter le parti vers l'action parlementaire, l'action clandestine leur semblant sans perspectives. Ils préconisent l'alliance avec la bourgeoisie progressiste, Martynov écrivant que le parti doit « pousser en avant la démocratie bourgeoise ».

Les bolcheviks préconisent au contraire la reprise du travail clandestin dans les centres industriels commencés avant 1905.

La scission de 1912

À partir de 1912, le mouvement ouvrier reprend en Russie, des manifestations étudiantes puis des grèves ouvrières se multiplient (400 000 grévistes le 1e mai 1911). Lénine estime qu'il faudra un parti fortement structuré pour faire face aux événements révolutionnaires. Le 18 janvier 1912, à la conférence de Prague, les bolcheviks décident de l'exclusion des mencheviks et de la création de « noyaux social-démocrates illégaux entourés d'un réseau aussi étendu que possible de sociétés ouvrières légales ». Il semble que les bolcheviks soient alors majoritaires dans le mouvement ouvrier russe.

Les idées du parti bolchevik

Les bolcheviks se refusaient résolument à reconnaître que la bourgeoisie russe fut capable de mener à bien sa propre révolution, et poussaient au contraire à une alliance entre les paysans et les ouvriers.

À l'opposé, les mencheviks, pour qui le socialisme devait s'atteindre de manière progressive et par « étapes », voulaient réaliser avec la bourgeoisie une allianceTemplate:Référence nécessaire pour déboucher dans un premier temps sur une démocratie bourgeoise, qui permettrait selon eux l'élevation du niveau de vie des masses qui elles-mêmes réaliseraient leur révolution socialiste un jour. Or la bourgeoisie tenait elle-même à faire alliance avec la monarchie : en effet, la bourgeoisie russe restait hostile à l?expropriation de la grande propriété foncière, et c?est précisément pour cette raison qu'elle était pour un compromis avec la monarchie, sur la base d?une Constitution du type prussien.

Déjà à l'époque, Lénine mettait en avant la question agraire comme le problème central de la révolution démocratique en Russie. « Le n?ud de la révolution russe, répétait-il, c?est la question agraire (de la terre). Il faut conclure à la défaite ou à la victoire de la révolution... selon la manière dont on apprécie la situation des masses dans la lutte pour la terre. »

À l?idée de Georgui Plekhanov d?une alliance du prolétariat avec la bourgeoisie libérale, Lénine opposait l?idée d?une alliance du prolétariat avec la paysannerie. Il proclamait que la tâche de la collaboration révolutionnaire de ces deux classes était d?établir une « dictature démocratique » comme le seul moyen de purger radicalement la Russie du bric-à-brac féodal, de créer une couche de petits cultivateurs libres et d?ouvrir la voie au développement du capitalisme, non pas à la manière prussienne, mais américaine.

La victoire de la révolution, écrivait-il, ne peut être accomplie que « par la dictature, parce que la réalisation des réformes qui sont immédiatement et absolument nécessaires au prolétariat et à la paysannerie provoquera une résistance désespérée chez les propriétaires fonciers, les grands bourgeois et le tsarisme. Sans dictature, il est impossible de briser cette résistance, de repousser les tentatives contre-révolutionnaires. Ce sera, bien entendu, une dictature, non pas socialiste, mais démocratique. Elle ne pourra porter atteinte aux fondements du capitalisme (sans toute une série d?étapes intermédiaires dans le développement révolutionnaire). Elle pourra, dans le meilleur des cas, introduire une redistribution radicale de la propriété foncière en faveur de la paysannerie, établir une démocratie importante et complète allant jusqu?à la république, extirper tous les traits asiatiques, tout le legs du servage, non seulement au village, mais aussi dans les usines, poser la base d?une amélioration sérieuse de la situation des ouvriers et de l?élévation de leur niveau de vie ; enfin, porter la conflagration [l'embrasement] révolutionnaire en Europe. »

Le cours des événements confirma l?analyse de Lénine. En dépit des meilleurs espoirs des mencheviks, la bourgeoisie trouvait de plus en plus que sa mission historique était de lutter contre la révolution.

C'est dans les « soviets », c?est-à-dire les assemblées de délégués démocratiquement élus et révocables à tout instant comprenant les travailleurs, les soldats et les paysans pauvres que les bolcheviks devinrent majoritaires.

Les résistances politiques

Près de la moitié des principaux leaders bolchéviks après octobre 17 ont, à un titre ou à un autre, lutté dans le passé contre la politique de Lénine. Le rassemblement de ces militants dans une même organisation ne signifiait pas pour autant la disparition de divergences prêtes à éclater sous les pressions de la situation sociale.

L'opposition de la tendance "Communistes de Gauche" rebondit en 1918 avec le débat entourant la signaure du traité de Brest-Litovsk. Lorsque Lénine propose d'accepte les termes de l'accord avec l'Allemagne, il est soutenu par une faible partie du Comité Central. L'avancée Allemande et les manoeuvres de Lénine lui permettront d'obtenir l'approbation de ses positions et le rejet des propositions du groupes "Kommunist" pour une guerre révolutionnaire. L'argumentation des communistes de gauche s'opposait au nationalisme de la direction bolchévique: l'engagement dans une guerre révolutionnaires occuperait une bonne partie des troupes allemandes, accélérant la chûte de la machine de guerre et l'avènement de la révolution allemande.

Plus généralement, les Communistes de gauche qualifiaient la politique léniniste de médiation avec le capital national et international, et estimaient qu'elle serait mortelle pour la révolution. Dans leur texte d'avril 18 les "Thèses sur le moment présent", ils écrivent : "La révolution des ouvriers russes ne peut pas "se sauver" en quittant le chemin de la révolution internationale et faisant des concessions au capital "patriotique"".

Le 4 mars, le comité du parti de Pétrograd fait paraître le premier numéro de "Kommunist", qui devient l'organe des Communistes de gauche. Leur opposition ne se limite pas à la question du BrestLitovsk et est telle qu'ils envisagent de scissioner du parti bolchévik et de se battre sur leurs propres bases politiques dans une nouvelle organisation.

"Le Parti devra vite décider jusqu'à quel degré la dictature d'individus devra être étendues des chemins de fer et d'autres branches de l'économie au Parti lui-même". Preobrajensky, Kommunist, mai 1918

Certains communistes de gauche (Smirnov, Ossinsky, Sapronov,...) se retrouverons dans le groupe "Centralisme Démocratique" dont l'origine remonte à 1919. En 1920, au IX° Congrès de mars-avril, ce groupe dénonce la centralisation et les méthodes autoritaires du Comité Central, le "centralisme bureaucratique" et le "centralisme autoritaire". Les Centralistes Démocratiques, dont la revendication ne dépassera jamais le cadre de la démocratie interne du Parti, seront actifs dans la préparation et le déroulement de son X° Congrès. Mais leur rôle sera alors éclipsé par celui de « L'Opposition ouvrière ».

Anton Ciliga caractérisera les "décistes" de cette époque comme "l'opposition de sa Majesté": "sans vouloir se l'avouer, il opposait au léninisme de la période décadente de la révolution le Lénine de la période ascendante". Ils purent ainsi se survivre une dizaine d'années, une partie d'entre eux se ralliant au léninisme, alors que d'autres allaient évoluer vers des positions voisines de celles du Groupe Ouvrier de Gavril Miasnikov.

Tout comme le groupe Centralisme Démocratique, L'Opposition ouvrière se crée en 1919, mais à la différence de celle-ci, elle s'appuie sur une base ouvrière, principalement au travers des syndicats.

Liste de dirigeants bolcheviks

Bolchévisation

La bolchévisation à partir de 1924 signifie la mise au pas des sections nationales du mouvement communiste pour qu'elles répercutent purement et simplement les points de vue de Moscou. Le centre de l'Internationale communiste luttait contre les tendances plus ou moins social-démocrates qui continuaient d'exister au sein du mouvement communiste local.

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Liens externes

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