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Palaiseau

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48°42?52?N 2°14?45?E / 48.71444, 2.24583

Palaiseau
Blason de la commune.
Logo de la ville.
L'hôtel de ville.
Carte de localisation de Palaiseau
Pays France France
Région Île de France Île-de-France
Département Essonne Essonne
(sous-préfecture)
Arrondissement Palaiseau
(chef-lieu)
Canton Palaiseau
(chef-lieu)
Code Insee 91477
Code postal 91120
Maire
Mandat en cours
François Lamy (PS)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du plateau de Saclay
Latitude
Longitude
48° 42? 52? Nord
         2° 14? 45? Est
/ 48.714567, 2.245696
Altitude 47m (mini) ? 159m (maxi)
Superficie 15,1 km²
Population sans
doubles comptes
31 000 hab.
(2006 (est. INSEE))
Densité 2 053 hab./km²

Palaiseau (prononcer [pa.l?.zo]) est une commune française située à dix-huit kilomètres au sud-ouest de Paris, sous-préfecture du département de l'Essonne, dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu d'arrondissement et du canton et le siège de la communauté d'agglomération du plateau de Saclay.

Domaine royal au VIe siècle puis à nouveau au XVIIIe siècle sur la route importante de Chartres à Paris, la commune s'industrialisa fortement dès le XIXe siècle avec l'arrivée de nombreuses voies de chemin de fer, devint un centre ouvrier important, partie de la banlieue rouge, phénomène accentué dans la seconde moitié du XXe siècle avec la construction de nombreuses cités-jardins. Devenue sous-préfecture de Seine-et-Oise en 1962 puis de l'Essonne en 1968, associée au développement de Massy et du plateau de Saclay, elle accueille sur son territoire l'École polytechnique, l'ENSTA et SupOptique, des centres de recherche de l'ONERA, Danone et Thales.

Ses habitants sont appelés les Palaisiens[1].

Sommaire

[] Géographie

Position de Palaiseau en Essonne
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 51,07 % 596,3
Espace urbain non construit 13,66 % 159,5
Espace rural 35,27 % 411,73
Source : Iaurif[2]

Palaiseau est située dans la grande banlieue parisienne, dans la région naturelle du Hurepoix au bord de l'Yvette, au débouché de la Vallée de Chevreuse, étagée de soixante mètres dans la vallée à 162 mètres sur le plateau de Saclay, sur un terrain d'argile dans la vallée, de sable et de meulière sur les hauteurs. Elle occupe 1 151 hectares dans un rectangle d'approximativement 5,6 kilomètres de long et 3,1 kilomètres de large, dont cent cinquante neuf hectares d'espaces verts, quatre cent onze hectares d'espaces ruraux principalement sur le plateau[3]. Huit ponts et huit passerelles permettent de franchir l'Yvette dont un pour accéder au stade, un pour l'autoroute A 10, un pour la LGV Atlantique et un pour accéder à la piscine.

La ville est traversée du nord au sud puis d'est en ouest par l'ancienne Ligne de Sceaux, aujourd'hui ligne B du RER, et dispose de trois gares sur son territoire : Palaiseau, Palaiseau-Villebon et Lozère. La gare de Massy-Palaiseau, n?ud ferroviaire des RER B et C et du TGV Atlantique dessert aussi Palaiseau, mais se trouve sur le territoire de Massy. La commune est aussi traversée sur sa partie est du nord au sud par l'autoroute A 10 et la LGV Atlantique et sur sa partie nord d'est en ouest par la Route nationale 444. La RD 988 traverse la totalité de la commune d'est en ouest, elle serpente à travers la vallée de Palaiseau à Limours. La RD 36 débute aussi à Palaiseau, se poursuit dans le département des Yvelines jusque Trappes à travers le plateau de Saclay.

Palaiseau est située à dix-huit kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, dix-huit kilomètres au nord-ouest d'Évry, trois kilomètres au sud-ouest de Massy, neuf kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, douze kilomètres au sud-est de Versailles, quatorze kilomètres au nord-ouest d'Arpajon, vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan, vingt-sept kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, trente-deux kilomètres au nord d'Étampes et trente-neuf kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

[] Hydrographie

Le territoire de la commune est séparé d'Orsay et Villebon-sur-Yvette par la rivière l'Yvette. Un ruisseau souterrain suit le trajet de l'autouroute A 10 pour se jeter dans la rivière. Un grand lac artificiel a été aménagé dans le parc de l'École polytechnique. Sur le plateau, des rigoles canalisent le ruisseau de Corbeville depuis Orsay jusqu'à l'étang de Saclay en passant par la forêt domaniale : rigole de l'État, rigole des granges et rigole domaniale.

[] Relief

Le relief de Palaiseau se développe entre 47 mètres sur la rive de l'Yvette et 159 mètres sur le plateau de Saclay. Sur le versant sud, sept cent mètres séparent le lit de la rivière et le plateau, le dénivelé est donc relativement important. Sur le versant est, la pente est plus douce vers le lit de la Bièvre à Igny. À proximité de la gare de Lozère, un escalier, appelé « Sentier de la Gloire » par les étudiants, mène au plateau et à l'école Polytechnique par la Troche sur un dénivelé de cinquante mètres.

[] Communes limitrophes

Au nord, la commune est limitrophe d'Igny, au nord-est, de Massy dont elle partage la gare principale, à l'est, la petite commune de Champlan, au sud-est et sud, l'Yvette sépare la commune de Villebon-sur-Yvette. Au sud-ouest, Palaiseau partage des quartiers avec Orsay (La Troche, Lozère), sur le plateau de Saclay, la commune est liée à Saclay à l'ouest et Vauhallan au nord-ouest.

Vauhallan Igny Massy
Saclay,
Plateau de Saclay
N Champlan
O    Palaiseau    E
S
Orsay,
Université Paris-Sud 11
Villebon-sur-Yvette Villebon-sur-Yvette,
Villebon 2
Enclave: }}

[] Climat

Palaiseau, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique. En moyenne, la température relevée s'établit à 11,2°C avec une maximale de 14,8°C et une minimale de 7,1°C. La température réelle maximale intervient en août avec 24°C et la minimale en janvier avec 1°C. Elle se distingue de Paris par un écart constant de température de -2°C, qui s'explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L'influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -15,8°C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2°C le 1er juillet 1952. L'ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l'année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 615,4 millimètres de pluie. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1798
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 51,9 44,8 50,8 46,6 57,8 50,5 50,1 46,5 52,0 53,2 58,1 53,1 615,4
Source : Climatologie mensuelle à Antony[4].

[] Transports

La commune est desservie par divers grands axes qui la rendent accessible en voiture depuis Paris de la Porte de Saint-Cloud par l'ex-RN 10 puis par la RN 118, direction Orléans/Chartres, sortie « Palaiseau, Igny, gare de Massy-TGV » puis par la RN 444 ; de la Porte d'Orléans par l'ex-RN 20 puis la RN 188, sortie « Palaiseau » et de la Porte d'Orléans par l'Autoroute A 6a, ou de la Porte d'Italie par l'A 6b, bifurcation A 10 en direction de Bordeaux/Nantes, sortie « Massy, Palaiseau, Villebon-sur-Yvette ».

Elle dispose aussi de connexions ferroviaires par le RER B : direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse, stations « Massy-Palaiseau », « Palaiseau », « Palaiseau-Villebon » et « Lozère » ; le RER C : correspondance à Massy-Palaiseau avec le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse ; la Gare de Massy-TGV : correspondance à Massy-Palaiseau avec le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

L'Aéroport d'Orly est accessible par l'Orlyval, et une correspondance à Antony avec le RER B direction Paris. L'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est accessible lui directement par le RER B direction Paris, en environ 1h30.

Les Bus RATP 199 (stations « Barbusse-Baudot », « Cosmonautes-Flaubert », « Cosmonautes-Stalingrad », « Pierre Curie »), Noctilien N122 (stations « Massy-Palaiseau », « Édouard Branly », « Palaiseau-Villebon ») et Noctilien N63 (station « Massy-Palaiseau ») entre 0h30 et 5h30, les autobus Daniel Meyer (DM12 et DM153) : station « Massy-Palaiseau RER » ou stations « Flaubert », « Stalingrad », « Ambroise Croizat », « Léon Blum » et « Gutenberg », le réseau autobus Les Cars d'Orsay (006-008 et 006-019) et enfin le réseau autobus TransEssonne (91.03, 91.05, 91.06 et 91.10) desservent la commune.

[] Lieux-dits et quartiers

Palaiseau peut être divisé en cinq grands ensembles, le quartier de la Rue de Paris, qui correspond au centre-ville du nord au sud, le quartier du Pileu, le quartier du Plateau, le quartier des Hautes et Basses-Garennes et le quartier de Lozère. L'École polytechnique et ses 2 000 résidents sur le plateau de Saclay peut aussi être considérée comme un quartier à part. Les quartiers du Pileu et des Larris sont classés prioritaires au titre de la politique de la ville[5].

[] Toponymie

Le nom de la commune serait issu du mot latin Palatolium signifiant petit palais, en référence au petit château royal que possédait Childebert Ier.

[] Histoire

Carte de « Palai?eau » selon Cassini
Carte de « Palai?eau » selon Cassini

[] Les origines

L'histoire de Palaiseau débute avec la construction pour Childebert Ier d'un petit château, dénommé palatolium en latin, qui donna son nom au lieu. Plus tard, la reine Bathilde, épouse du roi Clovis II s'y installa avec son fils, Clotaire. Elle fut à l'origine, avec le moine Saint Wandrille, d'une abbaye à proximité du château.

L'existence du site est attestée à partir du 25 juillet 754, date à laquelle Pépin le Bref fit don du domaine de Palaiseau et de ses dépendances à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette terre s'étendait alors sur les communes actuelles de Palaiseau, Orsay, Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Saclay, Vauhallan et Villebon-sur-Yvette. Des impôts importants devaient alors être versés à l'abbaye.

[] Palaiseau, domaine partagé

Château de Palaiseau au XVIIe siècle
Château de Palaiseau au XVIIe siècle

En 950, le domaine fut cédé à Guérin dit « le Vieux », premier seigneur laïc, vassal du roi de France[réf. nécessaire]. Mais vers l'An mil, et jusqu'au règne de Philippe-Auguste, le domaine était éclaté entre près de dix seigneurs. En 1099, l'un d'eux, le chevalier Gontran de Lozère se couvrit de gloire lors de la prise de Jérusalem en égorgeant plus de cent musulmans[réf. nécessaire]. De retour il céda son fief du lieu dit Fourcherolle à l?abbé Bertrand.

En 1262, le seigneur de Palaiseau décéda, saint Louis donna sa fille Jeanne en mariage à un Le Brun, qui devint seigneur de Palaiseau. Cette famille resta sur le domaine jusqu'au XVe siècle, date à laquelle Jacques Le Brun décéda sans descendance. La seigneurie fut alors transmise à sa s?ur, une autre Jeanne, épouse du chevalier Guillaume II de Harville. Ce dernier fut tué en 1415 à la bataille d'Azincourt. Son fils étant trop jeune, le domaine sans chef tomba en 1417 devant les assauts de Jean sans Peur, comme les châteaux de Montlhéry, Marcoussis et Dourdan. La cité fut alors confiée par Henri V à la garnison de Montlhéry. En 1430, Thomas Burcho, écuyer anglais fut fait seigneur de Palaiseau. En 1436, Guillaume III de Harville récupèra le fief de Palaiseau. La famille resta implantée jusqu'au XVIIIe siècle.

Au XVIIe siècle, Louis XIII érigea le domaine en marquisat pour récompenser Anne-Antoine de Harville, qui fut gouverneur de Calais de 1622 à 1627. En 1652, la ville fut frappée par la peste. En 1701, François de Harville décéda et le domaine revint à son gendre, Nicolas-Simon Arnauld de Pomponne, fils du diplomate et ministre Simon Arnauld de Pomponne. Le 1er août 1758, la seigneurie et « chastellenie » fut vendue au roi Louis XV et en 1760, Mademoiselle de Sens échangea avec le roi la seigneurie de Palaiseau contre celle du Charollais, mais elle décéda en 1765. La seigneurie revint donc à son demi-frère, le prince Louis-Joseph de Condé. Il posséda Palaiseau, son château et son domaine jusqu'à la Révolution. C'est lui qui engagea le père de Joseph Bara comme garde-chasse. En 1714, le prêtre Joseph Lambert ouvrit la première institution d'instruction gratuite pour garçons à Palaiseau.

La Révolution fit son office, le 24 janvier 1790, l'assemblée locale fut élue, le prince Louis-Joseph de Condé fut le dernier seigneur de Palaiseau. Le 14 novembre 1790 a lieu la deuxième élection de l'assemblée locale. Première grande décision de cette assemblée, en 1805, la constitution d'un corps de sapeurs-pompiers. En 1815, Palaiseau devint célèbre avec une représentation au théâtre de la Porte Saint-Martin de la pièce La Pie Voleuse ou la Servante de Palaiseau écrite par Laigniez et D'Aubigny. En 1833, la ville fit l'acquisition d'une pompe à bras. En 1848 fut décidée l'implantation à Palaiseau d'une brigade de gendarmes à pieds. En 1856, la tour de l'église saint-Martin fut dotée d'une flèche de 26 mètres et d'un paratonnerre. Et en 1864, Palaiseau vit l'ouverture d'un bureau de Postes et télégraphes.

[] Le XIXe siècle, l'essor

La gare de Palaiseau au début du XXe siècle
La gare de Palaiseau au début du XXe siècle

En 1845 débuta la construction de la ligne de Sceaux, inaugurée le 23 juin 1846. Le 29 juillet 1854, elle fut prolongée jusqu'Orsay, et fusionna avec la Compagnie d'Orléans. Palaiseau qui était depuis longtemps un relais de poste sur la route de Chartres à Paris devint accessible rapidement par les parisiens grâce à ses trois gares : Palaiseau, Palaiseau-Villebon et Lozère. D'abord des écrivains (George Sand, Alexandre Dumas Fils, Charles Péguy...) puis des anonymes construisirent de riches demeures sur les coteaux ou dans la vallée.

En 1870, Palaiseau accueilli une usine à gaz d'éclairage qui remplaçait l'éclairage public à huile installé en 1843. Mais le 18 septembre 1870, Palaiseau fut occupée par 35 000 prussiens, ils ne quittèrent la commune que le 14 mai 1871. Cet épisode décida l'État-major à protéger la capitale par des places fortes. Palaiseau, par sa situation dominante sur la vallée de l'Yvette fut choisie. Un fort et deux batteries furent construits sur les hauteurs en 1879.

En 1880, la ville devint carrefour de communication. À la ligne de Sceaux s'ajouta la ligne de Grande Ceinture dont la gare de Massy - Palaiseau fut inaugurée le 1er mai 1880. Le 11 septembre 1881, le sculpteur Albert Lefeuvre offrit à la commune une sculpture représentant le héros « adoptif » de la commune, Joseph Bara. Néanmoins, il participe de la légende en le représentant un sabre à la main, alors que le jeune homme n'était que tambour dans le 8e régiment de hussards...

En 1913, la commune passa à l'éclairage électrique avec une concession accordée à Sud-Lumière. Mais à nouveau la Grande Guerre meurtrit la ville. D'autant plus qu'en février 1917, l'explosion de l'usine de munition Loyer située près de la gare de Massy - Palaiseau déclencha un petit cataclysme dans toute la vallée. En 1922, la ville poursuivit son essor avec l'ouverture des établissements Despreux Frères, qui devinrent plus tard la Société de Fabrication d'Instruments de Mesures. En 1932 ouvrit un hôpital-hospice. En 1937, à la gendarmerie s'ajouta un commissariat de Police.

La guerre toucha une nouvelle fois Palaiseau, occupée par les Allemands qui établirent une Kommandantur et stationnèrent deux bataillons de la Wehrmacht et la SS au château de Villebon-sur-Yvette. Elle ne fut libérée que le 24 août 1944 par la Division Leclerc.

Depuis, Palaiseau qui a longtemps fait partie de la « banlieue rouge » de Paris a poursuivi son essor pour devenir le pôle principal du nord-ouest essonnien. En 1948, elle devint Centre principal de secours contre l'incendie, en 1962 sous-préfecture du département de Seine-et-Oise, puis en 1968 du département de l'Essonne. En 1976, l'École polytechnique s'installa sur le territoire de la commune, suivie par l'ENSTA et l'ONERA. Les quartiers du Pileu, des Garennes furent lotis, des grands ensembles furent construits et des équipements collectifs ajoutés pour répondre aux nouveaux besoins des palaisiens.

[] Démographie

[] Évolution démographique

Jusqu'à la moitié du XIXe siècle, la population est restée relativement stable. L'arrivée du chemin de fer venant de Paris permit l'installation de parisien cherchant un cadre bucolique. La guerre de 1870 fit perdre cent personnes à la commune. Après guerre, la population de Palaiseau a considérablement augmenté avec la construction de nombreuses cité-jardins[6],[7] pour accueillir les rapatriés d'Algérie et les parisiens qui ne disposaient pas de logements salubres. Entre 1946 et 1975, la population a été multipliée par trois. Ensuite, la population a relativement stagnée sous les trente mille habitants mais semble avoir légèrement dépassé ce palier au dernier recensement partiel de 2006. De futurs projets immobiliers sur le plateau de Saclay devrait accroître le nombre de résidents. En 1999, 6,1 % des palaisiens étaient étrangers, 12,5 % des foyers étaient composés de familles monoparentales[8].

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 639 1 599 1 740 1 634 1 633 1 675 1 716 1 761 1 846
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 919 1 912 2 029 1 949 2 464 2 409 2 627 2 701 2 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 808 3 024 3 450 4 555 5 962 7 264 7 878 8 029 10 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
16 326 23 343 28 716 28 369 28 395 28 965 31 000 - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Source : Des villages de Cassini aux communes d?aujourd?hui[9]
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

[] Pyramide des âges

La population de Palaiseau est relativement homogène, même si l'on note un relatif déficit d'habitants âgés de plus de soixante-quinze ans. Toutefois, elle reste proche de la moyenne régionale pour l'ensemble de la répartition. Malgré la présence de l'École polytechnique, la population étudiante ne modifie que peu la répartition de population. En 1999, 31,3 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[10].

Pyramide des âges à Palaiseau en 1999[11] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,0  Avant 1904  0,2
3,4  1905-1924  5,8
11,6  1925?1939  13,4
18,8  1940-1954  19,4
24,3  1955-1969  23,6
21,9  1970-1984  19,8
19,9  1985-1999  17,9

[] Administration et politique

L'hôtel de ville, façade sud, ancienne demeure de François Denis Tronchet (XVIIIe siècle).
L'hôtel de ville, façade sud, ancienne demeure de François Denis Tronchet (XVIIIe siècle).

Palaiseau est le chef-lieu de l'arrondissement et du canton représenté par la conseillère générale Claire Robillard (PS) et la conseillère régionale Véronique Carantois (UMP). Son maire actuel, François Lamy (PS) est aussi député de la sixième circonscription de l'Essonne et président de la CAPS. Trente-cinq élus siègent au conseil municipal, répartis de la sorte : vingt-sept pour le groupe PS-Les Verts, six pour l'UMP et deux pour le groupe communiste. La commune est le centre de la juridiction d'instance et rattachée aux tribunaux de grande instance et de commerce d'Évry, à la cour d'appel de Paris.

En 2006, la commune disposait d'un budget de 52 647 476 ? dont 41 814 933 ? de fonctionnement et 10 832 542 ? d'investissement[12], de 2 292 logements sociaux (19,5 % du parc d'habitation) dont 634 propriétés de la commune. Les taux d'imposition en 2007 s'élèvent à 21,48 % pour la taxe d'habitation, 17,72 % et 62,44 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti)[13], 15,69 % pour la taxe professionnelle commune à l'ensemble des villes adhérentes à la CAPS[14]. Elle dispose d'un centre communal d'action sociale, d'une caisse des écoles et d'un OPAH.

La ville adhère à la Communauté d'agglomération du plateau de Saclay, au SIVIC (Syndicat intercommunal pour le développement d'un réseau câblé de vidéocommunication) et à l'AVICAM (Association des villes pour le cable et le multimédia) pour le réseau câblé et multimédia, au SIOM pour la collecte des ordures ménagères, au Syndicat des eaux d?Île-de-France, au SIEVYB pour l'équipement des vallées de l'Yvette et de la Bièvre dont elle demande depuis plusieurs années à sortir, au SIAVHY pour l'aménagement de la vallée de l'Yvette et au SIAVB pour l'assainissement de la vallée de la Bièvre.

[] Maires de Palaiseau


[] Tendances et résultats politiques

Ancienne commune de la banlieue rouge de Paris, Palaiseau a gardé un fort ancrage à gauche, votant systématiquement pour les candidats socialistes à chaque élection. La présence de nombreuses cités ouvrières et de personnels de la fonction publique explique en partie cette situation.

La commune accueille les locaux d'organisations politiques : Parti communiste, Parti socialiste, ATTAC, Les Verts, le MODEM ou l'Union pour un mouvement populaire.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :