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{{Infobox Écrivain
| nom = Francesco Petrarca
| image = | LégendePhoto =Pétrarque peint par Andrea di Bartolo di Bargilla | pseudonyme = | naissance = 1304 | décès = 1374 | Activité = poète | Nationalité = ITA-d Italienne | genre = | sujet = | mouvement = | influences = | a influencé = | Site officiel = | oeuvres principales = Le | séries = | éditeurs = | récompenses = }} Francesco Petrarca' ou '''Pétrarque (Arezzo, date|20|juillet|1304}} - ArquàQui sera nommé ensuite en son honneur ''Arquà Petrarca'', {{date|19|juillet|1374) est un érudit, un et un humaniste italien. Avec Dante, il compte parmi les ''géants de la littérature italienne et tous deux sont considérés comme les pères de la Renaissance en Italie. Biographiecitation bloc|Le lundi 20 juillet de l?an 1304, au lever de l?aurore, dans un faubourg d?Arezzo appelé l?Horto, je naquis, en exil, de parents honnêtes, Florentins de naissance et d?une fortune qui touchait à la pauvreté. |Epistola ad Posteros'', (''Épître à la Postérité) Pétrarque Fils du notaire Pietro di Parenzo, il passe son enfance dans le village de Incisa in Valdarno, proche de Florence car son père avait été banni par les Guelfes Noirs de la cité florentine en 1302, en raison de ses liens politiques avec Dante. Le notaire et sa famille rejoignirent ensuite Pise puis Marseille et le Comtat Venaissin.Ses études à CarpentrasLes exilés arrivèrent à Avignon en 1312 puis François s?installa à Carpentras où il fit ses humanités sous la férule de l?excellent maître toscan Convenole de la Prata''Cf. Henri Dubled, ''op. cité''. Il y étudia de 1313 à 1317. Son maître Convennole ou Convenevole de Prato (1270-1338) fut surnommé par Pétrarque le ''pauvre petit homme'' (homunculum). Il retourna à Prato en 1336, à la demande de ses concitoyens qui avaient créé pour lui une chaire de lecture de Cicéron. La tradition veut que Convenevole ait reçu du poète un livre de Cicéron contenant, entre autres, le ''De Gloria'' aujourd?hui perdu. Toujours gêné pécuniairement, il avait engagé ce livre et malgré les offres de Pétrarque de le lui racheter, il refusa toujours par fierté. À sa mort, le poète gémit d?avoir ''perdu à la fois son livre et son maître''.. Ce fut de lui que le jeune homme acquit le goût des belles lettresDans une lettre à son ami d?enfance, Guido Settino, archevêque de Gênes, il rappelle : ''Je séjournais quatre ans à Carpentras, petite ville voisine d?Avignon, du côté du levant, et dans cette ville j?appris un peu de grammaire, de dialectique et de rhétorique, autant que l?on peut en apprendre à cet âge et qu?on peut en enseigner à l?école''. Le collège de Convennole dispensait donc le cycle du ''triumvium.. On sait que pour payer ses études, son père donnait chaque année au recteur du collège quatorze éminées de blé et que le futur poète devait apporter son vase à vin et son gobelet pour boire au cours des repas. À Carpentras, le jeune Pétrarque vécu un moment important. Il assista, le 1er mai 1314, à l?arrivée du Sacré Collège venu élire un nouveau pape. Les vingt-trois cardinaux ? dont quinze cisalpins et huit transalpins ? entrèrent en conclave puis durent se disperser face à l?attaque armée des Gascons de la famille de Clément V, le pape défunt.Ses UniversitésEn 1317, François qui avait terminé ses études à Carpentras partit à Montpellier suivre des cours de droit. Ce fut dans cette cité universitaire que trois ans plus tard se déroula un drame. En 1320, son père brûla ses livres. Lui et son cadet Gérard partirent alors continuer leurs études à Bologne. Les deux frères ne revinrent à Avignon qu?à la mort de leur père abandonnant leurs études de droit. François, âgé de 22 ans, attiré par la Cour pontificale s?y installa en avril 1326.Son séjour et ses imprécations contre AvignonNommé fonctionnaire pontifical, il reçut les ordres mineursLes spirituels occitans et les fraticelles italiens, partisans de la pauvreté de l?Église et de la thèse catharisante du mariage sacrement mineur'', avaient comme maîtres à penser Pierre-Jean Olivi, en Languedoc, et Ubertin de Casale, en Toscane. Le premier avait publié, en 1276, à Narbonne, un traité contre le mariage (un bordel privé) intitulé ''De Perfectione Evangelica'', le second, auteur de ''Arbor Vitæ Crucifixæ'', avait réussi à ce que les thèses du frère Olivi ne fussent pas condamnées par le concile de Vienne. Elles étaient popularisées en Languedoc par Bernard Délicieux et Mathieu de Bouzigues ; en Provence, par Jean Joli et Philippe Alquier de Riez. Tous prêchaient que l?Église était en train de pourrir, gangrenée par les vices et l?argent, en clamant ''C?est la Babylone, la grande prostituée qui mène à leur perte les hommes et les corrompt. Des thèmes dont sut se souvenir Pétrarque. et entra au service du cardinal Giovanni Colonna. Il ne se plaira point à Avignon, la cité des papes lui semblant être une nouvelle Babylone''. Il déversa sur elle les pires calomnies et médisences. Pour lui ''Avignon est l?enfer des vivants, l?égout de la terre, la plus puante des villes !''. Il ajoutera même que ''La Cour d?Avignon est un gouffre dévorant que rien ne peut combler''. Enfin, il aura cette formule qui fit florès ''Avignon, sentine de tous les vices.Sa rencontre avec LaurePourtant, en 1327, en dépit de la mort de sa mère Eletta Cangiani, la cité Avignon lui sembla parée de tous les charmes un certain 6 avril. Ce jour-là, pour la première fois, le poète rencontra LaureLe 16 janvier 1325, Laure de Noves avait épousé Hugues de Sade. Elle resta toujours fidèle à son mari et lui fit même onze enfants.. Sur son manuscrit de Virgile, il nota : Laure, célèbre par sa vertu et longuement chantée par mes poèmes, apparut à mes regards pour la première fois au temps de ma jeunesse en fleurs, l?an du Seigneur 1327, le 6 avril, à l?église de Sainte-Claire d?Avignon, dans la matinée. Laure de Sade avait dix-neuf ans et Pétrarque eut un coup de foudre. Un évènement banal qui allait pourtant, par la grâce du génie d?un poète, entrer dans l?histoire de la littérature mondiale. Il allait, en effet, la chanter et la célébrer comme jamais aucun poète ne l?avait fait depuis le temps des troubadours.Les périples du poète et l?ascension du VentouxPourtant cette rencontre ne fixa pas le poète sur place. De 1330 à 1333, il voyagea. Il se rendit d?abord à Lombez visiter son frère Gérard, devenu chanoine. Puis il entreprit un périple qui par Paris, Liège et Aix-la-Chapelle, lui fit traverser la France, la Flandre et la Rhénanie. Il retourna vers Avignon par les Ardennes et Lyon. Son cadet le rejoignit dans le Comtat Venaissin en 1336. Là, le 26 avril, François et Gérard firent l?ascension du mont Ventoux. Le poète décrivit sa randonnée de Malaucène jusqu?au sommet à François Denis de Borgo San SepolchroCertains auteurs ont mis en doute la réalité physique de cette montée et parlé d?une recherche mystique. En 1937, l?écrivain et alpiniste Pierre Jullien a refait l?itinéraire décrit et prouvé que les frères Pétrarque avaient bien réalisé cette ascension. Celle-ci donne une date de naissance'' à l'Alpinisme, Pétrarque serait alors (''Petrarca alpinista'') le ''père de l'alpinisme..Les portraits de Pétrarque et de LaureSimone Martini arriva à Avignon, en 1336, pour décorer le palais des papes. Giacomo Stefaneschi, le cardinal de Saint-Georges, en profita pour lui passer commande des fresques du porche de Notre-Dame des Doms. Ce fut cette année-là que Pétrarque rencontra le maître qui à sa demande, réalisa pour lui deux médaillons à son effigie et à celle de LaureC. F. Trachsel, a démontré que le grand Simone Martini, lors de son séjour avignonnais, réalisa à la demande du poète deux gravures représentant l?une Laure et l?autre Pétrarque.. Un an plus tard, le poète accompagna le dauphin Humbert II lors de son pèlerinage à la Sainte-Baume. En cette année 1337, à Avignon, naquit Giovanni, son fils naturel. L?évènement eut assez de retentissement pour qu?à Naples, la reine Jeanne commanditât quelques décennies plus tard une fresque représentant le baptême du fils de Pétrarque en présence de LaureDans la chapelle napolitaine de Sancta Maria dell?Incoronata de Naples, lieu de culte voulu par la reine Jeanne et édifié entre 1360 et 1373, les fresques des voûtes représentent les sept sacrements et le Triomphe de l?Église. Elles ont été réalisées par l?un des élèves du Siennois Ambrogio Lorenzetti. Parmi les figures, les spécialistes ont pu identifier les portraits de Robert d?Anjou, de la reine Jeanne, ainsi que ceux de Pétrarque et de Laure, assistant au baptême de Jean, le fils du poète.. Puis François se rendit à Rome où il fut l?hôte de la famille Colonna.Les séjours du poète à la fontaine de VauclusePétrarque, parce qu?il n?aimait point Avignon ou parce que Laure ne l?aimait pas, se réfugia sur les berges de la Sorgue à la fontaine de Vaucluse à partir de 1339. Philippe de Cabassolle, l?évêque de Cavaillon, qui y possédait son château épiscopal devint dès lors son ami le plus cher. Ses amours ne l?empêchèrent point d?avoir le sens de la formule puisqu?il déplora ce bien petit évêché pour un si grand homme''Le poète dédia à Philippe de Cabassolle son ''De Vita Solitaria.. Il resta en tout seize années à Vaucluse. Le poète dira lui-même Ici j?ai fait ma Rome, mon Athènes, ma patrie''Comme l?a écrit Stendhal, ce fut le centre de la Provence où Pétrarque a ''vécu, aimé, écrit.. Au cours d?un premier séjour de deux ans, il rédigea De Viris Illustribus'' et le monumental poème latin ''Africa'' dont les neuf livres inachevés ont pour héros Scipion l?Africain. Son second séjour eut lieu en 1342, après la naissance de Tullia Francesca, sa fille naturelleJules Courtet, le premier historiographe du Vaucluse, se permit de commenter ''Pétrarque n?aima que Laure. C?est possible, sauf la distraction.. Il dura un an. En 1346, il retourna à nouveau à Vaucluse. Il y écrivit De Vita Solitaria'' et ''Psalmi Penitentiales'' où il implorait la rédemption. Un an plus tard, il se rendait à Montrieux rencontrer son frère Gérard. De retour de la Chartreuse, il composa ''De Ocio Religiosorum. L?année 1351 marqua le commencement des trois séjours consécutifs du poète à Vaucluse. Au cours de ces trois années, où il fustigea les m?urs de la Cour pontificale d?Avignon, il composa ses traités Secretum meum'' et ''De atio religioso. Ce qui est certain, c?est que François, rêvant sur les rives de la Sorgue, cultivait autant ses amours (platoniques) pour Laure que sa réputation (bien établie) de poète. En dépit de sa gloire, il revint toujours à son séjour de prédilection. Il y organisa sa vie et écrivit à son ami Jacopo ColonnaJacopo Colonna fut évêque de Lombez de 1328 à 1341., l?évêque de Lombez : Je me suis fait deux jardins qui me plaisent à ravir. L?un est ombragé, fait pour les études et dédié à Apollon. L?autre est plus près de la maison, moins sauvage et agréable à Bacchus. Pétrarque, comblé d?honneurs, cultivait donc conjointement sa muse et ses vignes.Les lauriers d'ApollonSa notoriété était telle qu?en 1340, son maître, le moine augustin François Denis de Borgo San Sepolchro, lui proposa de recevoir la couronne de lauriers à la Sorbonne où il professait. Les docteurs de Paris lui offrait cette distinction pour remercier celui qui permettait la renaissance des lettres, la redécouverte les textes anciens oubliés et ouvrait la voie aux humanistes. Le Sénat romain lui fit la même proposition. Pétrarque avait donc le choix entre Paris et Rome. S?il opta pour la Ville Éternelle'' ce fut avant tout pour être honoré par Robert d?Anjou, roi de Naples et comte de Provence. Car expliqua-t-il ''Le roi de Sicile est le seul que j?accepterai volontiers parmi les mortels comme juge de mes talents''C?était aussi l?opinion de Boccace qui affirmait qu?il était ''le roi le plus savant que les mortels aient connu depuis Salomon''. Dans sa ''Cronica'', Giovanni Villani renchérissait ''Ce seigneur doux et aimable était le plus sage roi qui fut parmi les chrétiens depuis cent cinquante ans, aussi bien de plus naturel que comme maître suréminent en théologie et en philosophie de premier ordre.. Ce fut au cours de l?année 1341 que Pétrarque quitta momentanément sa retraite de Vaucluse et sa chère fontaine, pour se rendre en Italie. Le Vauclusien fut d?abord accueilli, en mars, par le roi Robert à Naples qui allait juger s?il était digne d?être couronné des lauriers d?Apollon. Durant trois jours Pétrarque se soumit publiquement à son jugement. Le premier jour, il discourut longuement sur l?utilité de la poésie ; le second, le roi l?interrogea sur des sujets allant de la métaphysique aux phénomènes naturels, de la vie des grands hommes à ses voyages à Paris ; le troisième, après lecture de quelques extraits de l?Africa'', le souverain le déclara digne des lauriers et proclama ''Nous l?engageons dans notre maison pour qu?il soit possesseur et jouisse des honneurs et privilèges que possèdent les autres familiers, après avoir prononcé le serment d?usage''. Ce que Pétrarque fit avec joieEt le poète vauclusien proclama haut et fort ''Heureuse Naples, à qui il est échu, par un singulier don de la Fortune, de posséder l?ornement unique de notre siècle ! Heureuse Naples, et digne d?envie, siège très auguste des Lettres ; toi qui parut déjà douce à Virgile, combien dois-tu le sembler davantage maintenant que réside en tes murs un juge si sage des études et des talents. . Robert d?Anjou lui ayant proposé de le couronner à Naples, le poète insista pour l?être à Rome. Il partit donc en compagnie de Giovanni Barrili, chambellan royal et fin lettré, après avoir reçu des mains du roi l?anneau et le manteau pourpre aux fleurs de lys. Le 8 avril 1341, jour de Pâques, au cours d?une cérémonie qui se déroula au Capitole dans une pompe et une solennité extraordinaires, Pétrarque se vit remettre, par le sénateur Orso dell?Anguillara, la Couronne de laurier d?ApollonMais ces lauriers si désirés déçurent rapidement le poète vauclusien. Cette couronne n?a servi qu?à me faire connaître et me faire persécuter'' écrivit-il à l?un de ses amis. Il confiera à un autre ''Le laurier ne m?a porté aucune lumière, mais m?a attiré beaucoup d?envie. François Pétrarque adorait égratigner mais ne supportait pas de l?être !. Dès lors, il fut porté aux nues par tout ce que l?Occident comptait de lettrés.Pétrarque et l?idéalisation de RomeRome où le poète avait été couronné devient dès lors pour lui une obsession. Cette glorieuse cité ruinée, capitale d?un empire, devait retrouver tout son lustre. Il pensa y parvenir par deux moyens. Pétrarque, partisan des gouvernements populaires, voyait d?un bon ?il la politique qu?y menait Nicola Gabrino, dit Cola di Rienzo, mais surtout il fallait que la papauté délaissât les berges du Rhône pour retourner sur celles du Tibre. En 1342, travaillé par une profonde crise spirituelle, due à sa lecture des textes de Saint Augustin, il quitta Vaucluse pour revenir à Avignon. Là, il demanda à Clément VI de retourner à Rome qui bouillonnait de révolte sous la férule du jeune et brillant de Cola di Rienzo. Ce fut une fin de non recevoir. Un an plus tard, celui-ci arrivait à Avignon à la tête d?une ambassade italienne. Le tribun et le poète ne purent que sympathiser. Ne venait-il pas demander au Souverain Pontife de quitter Avignon pour Rome ? Lors de sa réponse, le pape ne daigna pas aborder ce sujet mais accorda aux Romains un jubilé pour l?année 1350. Déçu, le poète retourna à sa chère maison de Vallis Closa'' ruminer contre Clément quelques acerbes ''clémentines. Le pape le sortit rapidement de sa réserve et le chargea d?une ambassade à Naples au cours de ce mois de septembre 1343. Arrivé sur place, il constata que le Royaume était comme un navire que ses pilotes conduisaient au naufrage, un édifice ruiné soutenu par le seul évêque de Cavaillon''. Pétrarque dénonça à Clément VI la camarilla qui entourait Jeanne et mit particulièrement en cause un certain fra Roberto qu?il accusa d?être responsable de la décrépitude de la Cour napolitaineRoberto de Mileto, dit fra Roberto, était un disciple de Philippe de Majorque. Pétrarque le décrit comme un ''horrible animal à trois pieds''. Petit et gras, ce ''frère de la Pauvre Vie marchait appuyé sur une canne, couvert de haillons, sans chapeau ni couvre-chef. Clément VI à la lecture de ce rapport annula le conseil de régence et nomma son compatriote Aimery de Châtelus, cardinal de Saint-Martin-aux-Monts, légat pontifical pour le Royaume.. Un an plus tard, le poète vauclusien, retourné à ses chères études, commença la rédaction des quatre livres de Rerum Memorandorum''. Il reprit foi dans le devenir de Rome quand, en 1347, Rienzo se fit élire Tribun. Pétrarque quitta alors le cardinal Giovanni Colonna et partit rejoindre la ''Ville Éternelle pour le soutenir. La déception fut à la hauteur de l?espoir. Le poète reprocha vertement au tribun de ne pas s?être fait glorieusement tuer au Capitole le 15 décembre 1347, lors de la révolte des Romains. Un an plus tard, il envoya une lettre à Rienzo dans laquelle il put lire Je rougis de vous !. Incarcéré à Avignon, Rienzo resta prisonnier jusqu?au 3 août 1353. Pétrarque, apprenant la détention de son ami dans la cité des papes, écrivit alors à l?un de ses correspondants Je ne sais pas s?il n?est pas aussi peu digne de pitié qu?il est malheureux.La mort de Laure et le CanzioniereLe 6 avril 1348, vingt et un ans, jour pour jour, après sa rencontre avec Pétrarque, Laure de Sade trépassa sans doute atteinte de la Peste Noire. Pétrarque était alors en ambassade auprès du roi Louis de Hongrie. Ce fut son ami Louis Sanctus de Beeringen qui le 27 avril, lui envoya un courrier d?Avignon pour l?informer. Pétrarque reçut la missive le 19 mai. Outre la mort de l?aimée, elle l?informait qu?Avignon était vidé de ses habitants les plus notables, réfugiés dans les campagnes avoisinantes et que 7 000 demeures étaient fermées. De plus, le 3 juillet son ami et protecteur, le cardinal Giovanni Colonna, décédait à son tour du mal contagieux''. Le poète, effondré, ne put qu?écrire ''La postérité pourra-t-elle croire à tant de malheurs ?. Il ne lui restait plus qu?à compiler ses différents sonnets pour composer le Canzoniere ou Rime Sparse''Pétrarque le divisa en deux parties ''In Vita di Madonna Laura'' (1 ? 263) et ''In Morte di Madonna Laura (264 ? 366). Dans sa forme finale, le Canzoniere comporte 317 sonnets, 29 chansons, 9 sextines, 7 ballades et 4 madrigaux.. Des poèmes qui allaient faire pendant des siècles le tour de l?Europe entière. Grâce à eux, Laure et Pétrarque entraient dans le légendaire amoureux au même titre que Tristan et Yseult ou Roméo et Juliette. L?impossible amour de Messer Francesco'' pour ''Madonna Laura avait, de toute éternité, trouvé son cadre sur les rives de la Sorgue. Il avait suffit de la magie d?une rencontre pour que le génie d?un de nos plus grand poètes puisse le magnifier.L?impossible retour à FlorenceEn 1353, Pétrarque se vit remettre en Avignon une lettre du Sénat de Florence par l?intermédiaire de son ami Boccace. Elle lui proposait de venir enseigner à l?Université florentine et de rentrer en possession des biens paternels. Dans leur missive, les sénateurs florentins le couvraient de louanges : Illustre rejeton de notre patrie, il y a longtemps que votre renommée a frappé nos oreilles et remué nos âmes. Le succès de vos études et cet art admirable dans lequel vous excellez, vous ont valu le laurier qui ceint votre front et vous rendent digne de servir de modèle et d?encouragement à la postérité. Vous trouverez dans les c?urs de vos compatriotes tous les sentiments de respect et d?affection auxquels vous avez tant de droit. Mais afin qu?il n?y ait rien dans votre patrie qui désormais puisse encore vous blesser, nous vous accordons, de notre propre libéralité et par un mouvement de tendresse paternelle, les champs jadis ravis à vos ancêtres, qui viennent d?être rachetés des domaines publics. Le don est faible en lui-même, sans doute, et peu proportionné à ceux que vous méritez, mais vous l?apprécierez davantage, si vous avez égard à nos lois, à nos usages, et si vous vous rappelez tous ceux qui n?ont pu obtenir une semblable faveur. Vous pouvez donc, à l?avenir, habiter dans cette ville qui est votre patrie. Pétrarque répondit négativement et il ne retourna jamais à FlorenceVoici un extrait de sa réponse: J?ai assez vécu, mes chers compatriotes, suivant l?axiome du sage, qu?il faut mourir quand on n?a plus rien à désirer? Hommes illustres et généreux, si j?avais été auprès de vous, aurais-je pu solliciter rien de plus que ce que vous m?avez accordé en mon absence, et lorsque je ne le sollicitais pas ! Comblé de vos faveurs, j?oserais m?approprier la réponse que fit Auguste au Sénat, en versant des larmes : Arrivé au comble de mes v?ux, que puis-je demander aux dieux si ce n?est que votre bonne volonté dure autant que ma vie ! Jean Boccace, interprète de votre volonté et porteur de vos ordres, vous dira combien je désire vous obéir et quels sont mes projets pour mon retour. Je les lui ai confiés. En vous remettant cette lettre, il vous fera connaître mes sentiments ; je vous prie de croire à ses paroles comme si je vous parlais moi-même. Fasse le ciel que votre république soit toujours florissante.. Il avait décidé de s?établir à Milan au service des Visconti. Avant de retourner en Italie, en passant par le Mont Genèvre, il s?arrêta à la Chartreuse de Montrieux pour y rencontrer son frère Gérard. Il venait de quitter le village de Vaucluse au bon moment. En effet, le jour de Noël 1353, une bande de pillards pénétra dans la Vallis Clausa et la maison du poète fut brûlée.L?ambassadeur des ViscontiPétrarque fut accueilli par l'archevêque Giovanni Visconti. En 1356, Barnabò et Galeazzo Visconti, potentats de Milan, qui venaient de succéder à leur oncle Giovanni, le chargèrent de se rendre à Prague auprès de l?empereur Charles IV de Luxembourg. Sa présence en Lombardie n?empêcha point Innocent VI d?utiliser ses talents d?ambassadeur auprès du doge Giovanni Dolfin en 1357. Le 13 janvier 1361, à Villeneuve-lès-Avignon, en l?Hôtel du Dauphin, arrivait l?ambassadeur de Galeazzo Visconti. C?était François Pétrarque. Après un discours d?une rare éloquence, il remit au roi de France, de la part du Milanais, la bague sertie d?un diamant perdu par Jean II à Maupertuis. Puis il offrit au Dauphin Charles une autre bague montée d?un rubisPétrarque, qui avait impressionné le Dauphin, convint que ce prince était un jeune homme d?une très ardente intelligence (ardentissimi spiritus adolescentem).. Ravi, le roi voulut retenir le poète à sa Cour mais Pétrarque préféra rejoindre Milan. À son retour, son fils Giovanni venait de mourir de la peste. Il quitta les Visconti et se réfugia à Padoue. Le poète se rendit ensuite à Venise, en 1362, où il fut accueilli par le doge Lorenzo CelsiIl y fut rejoint par sa fille et son gendre. Le couple venait d'avoir une petite fille, Eletta. Un second petit-fils, Francesco, naquit en 1366 mais il décéda avant son second anniversaire.. Il allait y rester cinq ans pour terminer De Remediis'' et ''Familiari'' ainsi que son recueil ''Senili''. Au cours de ce séjour, pour répondre aux attaques de jeunes vénitiens averroïstes, il composa ''De sui ipsius et maltorum ignorantia.L?installation à ArquaCe fut en 1367 que Pétrarque quitta Venise avec sa fille Francesca et son gendre Francescuolo da Brossano pour se rendre à l?invitation de Francesco de Carrare, seigneur de Padoue. Le poète acheta alors une maison à Arqua, dans les Monts Enganéens. Ce fut là qu?il apprit l?entrée triomphale d?Urbain V dans Rome le 16 octobre 1367. Pétrarque afficha une joie sans détour. Il en fit part à son ami Francisco Bruni Jamais mes paroles n?ont égalé ce que je pense de ce pontife. Je lui ai fait des reproches que je croyais justes, mais je ne l?ai pas loué comme je voulais. Mon style a été vaincu par ses mérites. Ce n?est point l?homme que je célèbre, c?est cette vertu que j?aime et que j?admire avec étonnement. Le 30 mai 1368, Urbain V décréta Barnabò Visconti coupable de révolte contre l?Église et prêcha la croisade contre lui. Le pape désirait que Charles de Luxembourg en prenne la tête. Pétrarque quitta Arqua pour se rendre à Udine auprès de l?empereur et participer à la guerre contre les Visconti. Deux ans plus tard, alors qu?il se rendait à Rome auprès d?Urbain V, une syncope frappa le poète. Le 4 avril 1370, il dut rédiger son testament. Quand en 1373, Grégoire XI annonça à son tour son intention de retourner à Rome, Pétrarque en fut comblé d?aise. Un an auparavant, désespéré, il avait rédigé son Apologia contra Gallum, où il réfutait la thèse favorable au maintien de la papauté en Avignon Pour contrer les assertions de Pétrarque sur la primauté romaine, les partisans du séjour avignonnais soulignaient, qu?entre 1100 et 1304, les papes n?avaient résidé à Rome que pendant cent vingt-deux ans.. Fatigué par l?âge, cette année-là, le poète accepta pourtant de reprendre sa toge d?ambassadeur pour aider son ami Francesco de Carrare. Celui-ci battu par les Vénitiens devait non seulement verser une forte rançon mais livrer son fils en otage. Ce fut Pétrarque qui l?accompagna à Venise afin de le recommander au doge Andrea ContariniTout avait commencé, le 14 mai 1373, à Trévise, lorsque les armées de Louis 1er}} de Hongrie et de Francesco de Carrare avaient battu les troupes du doge de Venise, Andrea Contarini. Le 1{{er juillet, le doge de Venise, après avoir armé des galères et recruté des mercenaires turcs, remportait la victoire sur les Hongrois et les Padouans cernés dans les marais de la côte. Le 21 septembre, Grégoire XI intervint pour faire signer la paix entre Venise et Padoue. Francesco dut verser une forte rançon et envoyer son fils, accompagné de Pétrarque, auprès d?Andrea Contarini pour obtenir son pardon.. Pétrarque mourut à Arqua, le 19 juillet 1374, terrassé par une crise d?apoplexie. Sa fille le retrouva la tête reposant sur un livre. Francesca lui fit élever un mausolée et son gendre fut son exécuteur testamentaire.Laure et la poésieLe 6 avril 1327, un vendredi saint, à la vue d'une femme appelée Laure dans l'église de Sainte-Claire d'Avignon, Pétrarque développa une longue passion, célébrée dans Canzoniere ; (« Livre de Chant »). Il est possible qu'elle ait été Laure de Noves, la femme de Hugues de Sade (un ancêtre du Marquis de Sade) ou un personnage anonyme idéalisé. Sa représentation réaliste dans ses poèmes contraste avec les clichés des troubadours et de l'amour courtois. Sa présence lui causait une joie inexplicable mais son amour non partagé lui faisait endurer un désir insoutenable. Il existe peu d'informations précises dans le travail de Pétrarque concernant Laure, excepté qu'elle est belle à regarder, blonde avec un port digne et modeste. Laure et Pétrarque ne se sont jamais rencontrés. Il a canalisé ses sentiments en poèmes d'amour exclamatifs plutôt que persuasifs et sa prose montrait son dédain envers les hommes qui harcelaient les femmes. À l'époque de sa mort en 1348, le poète considérait son chagrin aussi difficile à vivre que l'était son précédent désespoir : citation bloc| Dans mon jeune âge, j'ai lutté constamment contre une passion amoureuse débordante mais pure - mon seul amour, et j'aurais lutté encore si la mort prématurée, amère mais salutaire pour moi, n'avait éteint les flammes de la passion. J'aimerais certainement pouvoir dire que j'ai toujours été entièrement libre des désirs de la chair, mais je mentirais en le disant.|Lettres à la Postérité, Pétrarque Le sonnet italien dit sonnet de Pétrarque, est un sonnet comprenant un huitain, suivi d?un sizain.?uvresAvec son premier gros ouvrage, Africa - une épopée en Latin qui fait le récit de la seconde guerre punique - Pétrarque devient une célébrité européenne. En effet,l'ouvrage lui vaut la couronne de laurier des poètes décernée par le capitole et ainsi la reconnaissance de ses pairs. Cependant, si ses ?uvres en latin ont consacré sa célébrité de son vivant, c'est surtout son Canzoniere, rédigé en toscan qui va passer à la postérité. À partir du sp-|XVI|e| et jusqu'au|XVIII|e, nombreux seront les imitateurs de son style pur et harmonieux. Ses imitations seront si nombreuses qu'elles vont donner naissance à un courant : le pétrarquisme. Il est caractérisé par les dialogues avec les modèles antiques, le recours au , aux symétries et aux images. La mort de Pétrarque en 1374 l'empêche d'achever ce qui aurait dû constituer sa troisième ?uvre d'importance : les Trionfi. En dehors de l'Africa'', du Canzoniere et des ''Trionfi'', Pétrarque a laissé un très grand nombre de textes en latin : églogues, invectives, biographies héroïques, récits exemplaires et plusieurs traités. À cela il faut ajouter un ''Epistolario riche de plus de 600 lettres adressées à ses parents, amis et même à certains grands penseurs de l'antiquité. Parmi les ?uvres latines de Pétrarque, on trouve De Viris Illustribus'', le dialogue ''Secretum'' (dans lequel il fait le récit de ses pensés et de ses combats intérieurs et qui n'était pas destiné à la publication), un débat avec St. Augustin, un ''Rerum Memorandarum Libri'', un traité incomplet sur les vertus cardinales, ''De Remediis Utriusque Fortunae'', son ?uvre en prose latine la plus populaire, ''Itinerarium'', un guide sur la Terre promise et ''De Sui Ipsius Et Multorum Ignorantia, contre les Aristotéliciens. Il a écrit ses ?uvres culturelles et son épopée poétique en latin, ses sonnets et chants en Italien. Un texte apocryphe de PétrarqueLa Cronica delle vite de Pontefici et Imperatori Romani'' est généralement attribuée sans preuve à PétrarqueReprenant une tradition bien établie, F. X. de Feller, dans sa ''Biographie Universelle'' ou ''Dictionnaire Historique des Hommes illustres qui se sont faits un nom (T. VI, Paris, 1849), atteste qu'il en fut l'auteur.. Ce texte, qui fut pour la première fois imprimé à Florence en 1478 puis à Venise en 1534, est surtout célèbre car il élève la papesse Jeanne au rang de personnage historique. En Italie, une tradition vivace voulait qu?une femme d'origine anglaise, mais née à Mayence, se fût travestie en homme pour poursuivre des études avec son amant. Ils se rendirent à Athènes puis à Rome. Anna ou Agnès, tel aurait été son prénom, dissimulant toujours son sexe, fut reçue dans les milieux ecclésiastiques et en particulier, par la Curie. Son savoir et son charisme furent tels que le conclave l?éleva sur le trône de saint Pierre. Mais ce qui devait arriver arriva. La papesse se retrouva enceinte. Au cours d'une procession qui se déroulait entre Saint-Pierre du Vatican et Saint-Jean de Latran, elle fut prise de contractions et fut contrainte d?accoucher publiquement. Ce qui lui valut d?être condamnée à mortL?existence de la papesse Jeanne fut incontestée jusqu'au XVIe siècle. Aux rares sceptiques, qui trouvaient l?anecdote un peu emberlificotée et les documents peu convaincants, on rétorqua longtemps que les preuves étaient abondantes et irrécusables. D?ailleurs au palais du Latran, après l?élection de chaque nouveau souverain pontife, un diacre était supposé vérifier manuellement l?existence de ses parties génitales (dénommées à juste titre les "Pontificales" !), au travers d?une chaise percée, faite de porphyre, spécialement destinée à cet effet. Après avoir effectué son contrôle, le diacre était censé lancer ce cri de victoire "Habet duos testiculos et bene pendentes !". L'argument semblait imparable..Manuscrits et incunablesÀ la Bibliothèque Inguembertine de Carpentras, se trouve l?un des plus anciens manuscrits du Canzoniere'' (milieu XVe siècle) avec, sur deux médaillons, les portraits de Pétrarque et de Laure de Sade. Ce recueil des sonnets à la louange de ''Madonna Laura'' débute ainsi ''In comincia la cantilena di Messer Francesco Petrarco famossimo poeta fiorentina chiamato il canzioneri?. La bibliothèque de l'Université de Manchester possède seize éditions incunables des « Rime'' » de Pétrarque, depuis l'édition ''princeps de 1470, imprimée à Venise par Vindelinus de Spira, jusqu'à l'édition de 1486, avec sa typographie à la mode différenciant les vers (imprimés en gros caractères) et les commentaires (en petits caractères). Une attention toute particulière doit être portée à la merveilleuse et rarissime édition Lauer de 1471, ainsi qu'à trois éditions vénitiennes différentes de 1473. Manchester détient également deux éditions qui ne se trouvent pas dans l'incomparable Willard Fiske Collection de la bibliothèque de la Cornell University : l'édition napolitaine de 1477 par Arnold de Bruxelles et une édition vénitienne de 1480, due à un imprimeur inconnu. Elle possède en outre 80 des (approximativement) 150 éditions publiées au cours du s-|XVI|e, dont la totalité des éditions Aldine, les fameuses éditions lyonnaises contrefaites, ainsi que deux des dix exemplaires sur de l'édition de 1501. clrJugements sur Pétrarque et sur son ?uvrereprésentant Pétrarque. Au XVIIIe siècle, l?abbé Jacques de Sade écrivit son Mémoire pour la vie de François Pétrarque'' où il démontra que Laure, dont certains doutaient de l?existence, était son aïeule. Son neveu, le ''Divin Marquis'', reçut ce livre à Vincennes où il était emprisonné. Il lui fit un tel effet, qu?il écrivit le 17 février 1779 à son épouse qu?il lui avait fait ''tourné la tête. citation bloc|Siècle fécond, jeune, sensible, dont l'admiration remuait les entrailles ; siècle qui obéissait à la lyre d'un grand poète, comme à la loi d'un législateur. C'est à Pétrarque que nous devons le retour du souverain pontife au Vatican ; c'est sa voix qui a fait naître Raphaël et sortir de terre le dôme de Michel-Ange|, Mémoires d'outre-tombe, partie 2, livre 14, chapitre 2 (Voyage dans le midi de la France, 1802) ... HéritageEn novembre 2003, des anatomistes ont annoncé vouloir exhumer le corps de Pétrarque à Arquà Petrarca, de manière à vérifier les rapports établis au XIXe siècle indiquant qu'il avait une taille de 1,83 m, ce qui l'aurait rendu très grand pour cette période. Le groupe de scientifiques souhaitait aussi reconstruire son crâne pour obtenir une image numérisée de ses caractéristiques faciales.Malheureusement, les tests d'ADN effectués en 2004 ont révélé que le crâne trouvé dans son cercueil n'était pas le sien, ce qui entraîna l'annulation de toute l'opération. NotesBibliographie Abbé de Sade, Mémoires pour la vie de François Pétrarque, tirés de ses ?uvres et des auteurs contemporains avec les notes ou dissertations et les pièces justificatives, T. I à III, Amsterdam-Avignon, 1764-1767.
C. A. Gidel, Les troubadours et Pétrarque, Angers, 1857.
P. de Nolhac, Pétrarque et l'humanisme, Paris, 1892.
G. Broche, Sur Pétrarque : ses imprécations contre Avignon, Avignon, 1913.
C. F. Trachsel, Franciscus Petrarca nuncius apud republicam Venetiam pax fecit cum Januenses. Médaille originale et authentique du XIVe siècle, jusqu?ici inédite modelée par Memmi, dit Maître Simon de Sienne, Lausanne, 1900.
E. Müntz et prince d?Essling, Pétrarque : ses études d?art, son influence sur les artistes, ses portraits et ceux de Laure. Illustrations de ses écrits, Gazette des Beaux-Arts, 1902.
Fr. Novati, Il Petrarca e i Visconti, Rome, 1904.
L. Venturi, La critica d?arte e Francesco Petrarca, L?Arte, vol. 25, 1922.
E. G. Léonard, Les Angevins de Naples, Paris, 1954.
H. Dubled, Carpentras au XIVe siècle, Actes du Congrès International François Pétrarque, Avignon, 1974.
J. Larner, L?Italia nell?età di Dante, Petrarca e Boccaccio, Bologne, 1982.
G. Billanovich, Il Virgilio del Petrarco. Da Avignone a Milano, Studi petrarchesi, 1985.
Voir aussiLiens internes La Fontaine de Vaucluse
Fontaine-de-Vaucluse
Mont Ventoux
Liens et documents externes fr [http://www.oti-delasorgue.fr/office-tourisme-fontaine-de-vaucluse.php Fontaine-de-Vaucluse au pays des Sorgues]
fr [http://biblisem.net/narratio/petrvent.htm L'ascension du Mont Ventoux, par Pétrarque]
fr [http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Petrarque Pétrarque et le retour à l'humanisme classique]
fr [http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=13410408 Les lauriers de Pétrarque]
fr [http://www.letarot.com/pages/pages/Petrarque.html Les Triomphes de Pétrarque]
fr [http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/lettres/louise/lyon/petrarca.html Un sonnet de Pétarque'' repris par ''Ronsard'' et ''du Bellay]
fr [http://www.pierdelune.com/petrarque.htm Choix de poèmes de Pétrarque]
fr [http://www.avignon-et-provence.com/personnages-provence/francesco-petrarque/ Pétrarque le Vauclusien]
it [http://www.italialibri.net/autori/petrarcaf.html Biographie de Pétrarque]
it [http://xoomer.alice.it/brdeb/Petra/vita.htm Vie, personnalité et ?uvres de Pétrarque''. Comparaison entre ''Béatrice'' et ''Laure]
it [http://digilander.libero.it/testi_di_petrarca/index.html Il canzoniere et autres ouvrages]
en [http://www.newadvent.org/cathen/11778a.htm Biographie de Pétrarque sur le site Catholic Encyclopedia]
en [http://members.tripod.com/~kimmel/Petrarch.html Conférence de Leigh Husband Kimmel sur Pétrarque à l'Université de l'Illinois en 1995]
en [http://www.virgil.org/bibliography/petrarch.htm Une bibliographie des études sur Pétrarque et son manuscrit du Virgile de la Bibliothèque Ambrosienne]
De remediis utriusque fortunae, Cremonae, B. de Misintis ac Caesaris Parmensis, 1492. (Vicifons)
[http://petrarch.petersadlon.com/ Petrarch and Laura, Site multilingue incluant traductions (lettres, poèmes, livres) du domaine public, biographies, images et musique]
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