Origine du peuple roumain
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Au vu de la langue roumaine et de la répartition géographique des latinophones en Europe du Sud-est, nul ne conteste que les roumanophones descendent des populations romanisées par l'Empire Romain dans la presqu'ile des Balkans et le bassin du bas-Danube. Mais au XIXe siècle, une controverse sur les origines du peuple roumain divisa les historiens, lorsque les élites roumaines du Banat, de Hongrie, de Transylvanie, de Bucovine (alors autrichiennes) et de Bessarabie (alors russe) réclamèrent les droits civils et religieux qui leur étaient refusés dans ces empires.
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[] Le contexte historique de la controverse
Les premières attestations des roumains se désignant eux-mêmes avec le nom de ?romain? datent du XVI siècle, alors que des humanistes italiens commencent à rendre des récits écrits sur leurs voyages en Transylvanie, Valachie et Moldavie. Ainsi, Tranquillo Andronico écrit en 1534 que les roumains ("Valachi") "s?appellent eux-mêmes romains".[1] En 1532 Francesco della Valle accompagnant le gouverneur Aloisio Gritti à travers la Transylvanie, Valachie et Moldavie note que les roumains ont préservé leur nom de romains et qu' "ils s?appellent eux-mêmes roumains (Romei) dans leur langue". Il cite même une phrase en roumain : "Sti rominest ?" ("sais-tu roumain ?", roum. :"?tii române?te ?"), [2] Ferrante Capeci écrit vers 1575 que les habitants de ces Provinces s?appellent eux-mêmes roumains (romanesci), [3] tandis que Pierre Lescalopier remarque en 1574 que "Tout ce pays la Wallachie et Moldavie et la plus part de la Transilvanie a esté peuplé des colonies romaines du temps de Trajan l?empereur?Ceux du pays se disent vrais successeurs des Romains et nomment leur parler romanechte, c'est-à-dire romain ? "[4]
Autres témoignages sur le nom que les roumains se donnaient eux-mêmes viennent des intellectuels ayant connu de très prés ou vécu en pays roumains. Ainsi le saxon transylvain Johann Lebel note en 1542 que les roumains se désignent eux-mêmes sous le nom de « Romuini?, [5] alors que le chroniqueur polonais Orichovius (Stanislaw Orzechowski) observe en 1554 qu? «en leur langue les roumains s?appellent romin, selon les romains et valaques en polonais, d?après les italiens», [6] le croate Anton Verancsics remarque vers 1570 que les roumains vivant en Transylvanie, Moldavie et Valachie se nomment eux-mêmes romains (roumains) [7] et le hongrois transylvain Martinus Szent-Ivany cite en 1699 les expressions roumaines: "Sie noi sentem Rumeni" ("nous aussi, nous sommes roumains", pour le roum. : "?i noi suntem români") et "Noi sentem di sange Rumena" ("nous sommes de sang roumain", pour le roum.: "Noi suntem de sânge român"). [8]
Les documents historiques présentent deux graphies du mot «roumain» : "român" et "rumân". Durant plusieurs siècles, les deux formes coexistent et sont employées d?une manière interchangeable, parfois dans le même document. [9]
Au Moyen-Âge, la dénomination ethnolinguistique rumân/român signifiait aussi «roturier?. Pendant le XVII-ième siècle, lorsque l?institution du servage connaît une extension significative, «roturier» revêt de plus en plus le sens de «serf?. Dans un processus de différenciation sémantique pendant les XVII ? XVIII siècles, la forme rumân, probablement plus commune parmi les paysans, finit par identifier le sens de «serf», tandis que la forme "român" garda son sens ethnolinguistique. [10] Après l?abolition du servage par le Prince Constantin Mavrocordat en 1746, la forme "rumân", restant sans support socio-économique disparaît graduellement alors que la forme "român, românesc" s?établit définitivement. [11]
Le plus ancien document connu en roumain attestant la dénomination "Pays Roumain" est une lettre qu?un Neac?u écrit en 1521 au maire de Bra?ov pour le mettre en garde contre les mouvements des Ottomans au sud du Danube. Dans ce texte roumain, la principauté nommée par les étrangers «Valachie» est appelée «Pays Roumain» (?ara Româneasc?). Comme dans le cas de l? ethnonyme «roumain», la graphie du nom du pays n?est pas encore fixée, jusqu?au début du XIX-ième siècle les textes présentant les deux formes : ?ara Româneasc? et ?ara Rumâneasc?.
Parmi les premières références explicites à un «territoire éthnolinguistique roumain» comprenant la Valachie, la Moldavie et la Transylvanie on trouve l?ouvrage «De la race des moldaves» du chroniqueur Miron Costin au XVII-ième siècle. [12]
Au XVIII-ième siècle le prince érudit Dimitrie Cantemir désigne d?une manière systématique les trois principautés habitées par les roumains (La Moldavie, La Transylvanie et la Valachie) sous le nom de «Pays Roumain» (?ara Româneasc?). [13]
Le nom "Roumanie" ("România") dans son acception moderne est attesté pour la première fois dans un ouvrage datant de 1816. [14]
Avant la création de l'État Roumain moderne au milieu du XIXe siècle les habitants romanophones des principautés historiques de Transylvanie, de Moldavie et de Valachie, ainsi que les ceux des régions voisines et des Balkans, étaient appelés "Valaques" (Walachen, Wallachians, Valacchi, Volokhs, Vlaques, Vlahi, Olahok...), jusqu'à ce qu'Émile Ollivier et Élisée Reclus imposent la dénomination de Roumains (Rumänen, Romanians, Rumeni, Rumynyi, Roumanoi, Romanok...) dans un contexte où la France soutenait la constitution d'un "État tampon" et "tête-de-pont" francophile entre l'Autriche-Hongrie, la Russie et l'Empire ottoman. Cet ancien termes de Valaques constituait un exonyme souvent péjoratif, tandis que les intéressés eux-mêmes se nommaient Roumains en Valachie et en Transylvanie, et Moldaves ou Roumains en Moldavie.
Le nom de la Valachie, en Roumain est ?ara Româneasc? (anciennement aussi ?ara Rumâneasc?), ce qui signifie en Roumain pays Roumain.
A l'issue de la Première Guerre mondiale, que la Roumanie fit du côté de l'Entente franco-britannique, la Transylvanie, historiquement héritière de la principauté médiévale de Transylvanie, vassale pour 3 siecles du royaume de Hongrie, et jusque-là possession de la double monarchie austro-hongroise des Habsbourg, fut attribuée à la Roumanie. Elle était habitée majoritairement par une population roumaine, avec toutefois une minorité hongroise forte de 25% et une germanophone d'environ 9%, selon les données démographiques de 1914.
L'endroit où l'ethnogenèse du peuple roumain eut lieu (vatra str?român?) est sujet à controverses:
La plupart des historiens le situent au nord de la ligne Jire?ek, c'est-à-dire dans les régions de Dacie (Roumanie actuelle: Banat, Olténie, Transylvanie), la Mésie (Serbie orientale et Bulgarie du nord) et la Dobroudja. C'est la thèse "sédentaire" de Theodor Capidan, A.D. Xenopol et Nicolae Iorga, qui pensent que la différenciation linguistique ultérieure en quatre dialectes:
- le daco-roumain (appelé roumain en Roumanie, et moldave et République de Moldavie)
- l'aroumain
- le mégléno-roumain
- l'istro-roumain,
s'est effectuée sur place, par séparation progressive des Proto-Roumains depuis l'installation des Slaves, sans migration, dans une continuité romane de l'est, similaire à la continuité gallo-romaine, et par un processus de différenciation similaire à celui qui a donné en France les langues d'Oïl et d'Oc.
Mais il existe aussi deux thèses "migratoires", d'ailleurs antagonistes:
- l'historiographie hongroise et germanique, qui conteste l'ancienneté des Roumains en Transylvanie, et l'historiographie soviétique et russe, qui conteste l'ancienneté des roumanophones en République de Moldavie, affirment que le Proto-Roumain n'était parlé initialement qu'au sud du Danube, d'où les ancêtres des Roumains auraient immigré tardivement en Transylvanie et en Moldavie (théorie Rössler);
- en réaction contre cette thèse, certains historiens roumains, mais aussi la majorité des historiens serbes et bulgares (qui n'admettent pas que des populations romanes aient pu vivre dans leurs pays avant l'arrivée des Slaves), affirment que ce sont au contraire les "Valaques" des Balkans qui ont migré, depuis la Roumanie actuelle, vers le sud, et que par conséquent, le Proto-Roumain n'a pu être parlé qu'au nord du Danube...
Comme on le voit, définir la région exacte de formation du peuple roumain et de sa langue n'est pas seulement un travail scientifique, mais aussi le sujet d'une ancienne controverse politique. En effet, les historiens hongrois du XIXe siècle soutiennent majoritairement la thèse migratoire, ce qui leur permet d'affirmer que la Transylvanie n'est pas encore habitée par les Roumains lorsque les Magyars arrivent en Europe centrale au Xe siècle. La plupart des historiens roumains défendent pour leur part la théorie de la continuité sédentaire, ce qui leur permet d'affirmer que la Transylvanie a été habitée de façon continue par les ancêtres des Roumains actuels.
[] La romanisation sur place
Après la conquête romaine de la Dacie en 106, un processus de romanisation intense a lieu.
Les Daces auraient donc adopté la langue des conquérants, les colons romains, soit un latin vulgaire, vecteur de promotion sociale dans l'administration romaine, de la même façon que les Gaulois romanisés sont devenus gallo-romains pour les mêmes raisons.
Les arguments en faveur de cette théorie sont :
- L'importante colonisation des Romains de la Dacie
- Les colons romains proviennent de différentes parties de l'Empire, et le latin vulgaire seul peut leur servir de langue véhiculaire, de la même façon que l'anglais s'est imposé aux États-Unis.
- les toponymes daces ont été conservés, par exemple le nom de plusieurs rivières (Danube: Donaris/Dunare; Alutus-Olt; Samus - Some?, Maris - Mure?, Porata/Pyretos - Prut), et le nom de certaines cités (Petrodava - Piatra Neam?, Abruttum - Abrud, Dava-Deva), etc., noms conservés forcément par les mêmes populations.
- la ressemblance évidente entre les habits traditionnels roumains et les vêtements daces, comme le montre la Colonne Trajane.
- Constantin Ier a porté le titre de Dacicus Maximus en 336 exactement comme Trajan en 106, ce qui suggère la présence de Daces en Dacie même après le retrait d'Aurélien en 270-275.
- les nombreux sites archéologiques prouvent la continuité de colonies latines au nord du Danube après l'évacuation de 271, y compris de nombreuses inscriptions en latin (par exemple, "EGO ZENOVIUS VOTUM POSUI").
Les arguments contre cette théorie sont :
- la courte période d'occupation (juste 165 ans)
- Les Romains ont conquis en premier temps juste une partie de la Dacie (la Transylvanie, l'Olténie, le Banat, des parties de la Munténie, la Moldavie du sud, la Serbie orientale et la Bulgarie septentrionale). En outre, beaucoup de Daces vivent dans des régions reculées montagneuses, avec peu de contact avec les Romains. Le processus de romanisation peut s'être étendu à d'autres régions que les seuls centres urbains.
- Après le retrait des Romains, la tribu dace des Carpes, vivant en Moldavie, conquiert les zones abandonnées, mais sans imposer son langage ou renverser le processus de romanisation.
- Très peu de documents écrits confirment que des peuples romans vivent en Dacie durant la période intermédiaire entre le retrait romain et le Xe siècle. Les documents écrits de cette époque relatent prioritairement, ou exclusivement, les faits relatifs aux zones où ils sont compilés.
- Il n'existe aucune trace évidente d'influence germanique dans la langue roumaine, alors que, aux Ve et VIe siècles, la Dacie est habitée par des tribus d'origine germanique. Par contre, le passage des populations nomades n'a pas beaucoup d'influence durable sur les populations autochtones.
- Selon Eutrope (livre IX, 15), Aurélien abandonne la Dacia Traiana, et réorganise une nouvelle Dacia Aureliana à l'intérieur de l'ancienne Mésie Supérieure, en 270-275, en la colonisant avec des Romains arrivant de l'ancienne Dacia Traiana.
Quelques historiens du XIXe siècle (serbes, croates, bosniaques, bulgares, macédoniens et grecs) soutiennent généralement cette théorie, car elle a cadré avec l'histoire officielle de leurs pays, qui a affirmé que les slaves seraient arrivés sur un substrat illyrien ou thrace non-romanisé (malgré quatre à six siècles de présence romaine), que les Aroumains sont en fait des Grecs latinisés, et que les Valaques de Hongrie, d'ex-Yougoslavie et de Bulgarie descendent de bergers Roumains venus des Carpates (sic!).
[] Références
- ? "nunc se Romanos vocant" A. Verress, Acta et Epistolae, I, p. 243
- ? "...si dimandano in lingua loro Romei...se alcuno dimanda se sano parlare in la lingua valacca, dicono a questo in questo modo: Sti Rominest ? Che vol dire: Sai tu Romano,..." Cl. Isopescu, Notizie intorno ai romeni nella letteratura geografica italiana del Cinquecento, in Bulletin de la Section Historique, XVI, 1929, p. 1- 90
- ? ?Anzi essi si chiamano romanesci, e vogliono molti che erano mandati quì quei che erano dannati a cavar metalli...? in Maria Holban, C?l?tori str?ini despre ??rile Române, vol. II,p.158 ? 161
- ? Voyage fait par moy, Pierre Lescalopier l?an 1574 de Venise a Constantinople, fol 48 in Paul Cernovodeanu, Studii ?i materiale de istorie medieval?, IV, 1960, p. 444
- ? "Ex Vlachi Valachi, Romanenses Italiani,/Quorum reliquae Romanensi lingua utuntur.../Solo Romanos nomine, sine re, repraesentantes./Ideirco vulgariter Romuini sunt appelanti", Ioannes Lebelius, De opido Thalmus, Carmen Istoricum, Cibinii, 1779, p. 11 ? 12
- ? "qui eorum lingua Romini ab Romanis, nostra Walachi, ab Italis appellantur" St. Orichovius, Annales polonici ab excessu Sigismundi, in I. Dlugossus, Historiae polonicae libri XII, col 1555
- ? ?...Valacchi, qui se Romanos nominant...? ?Gens quae ear terras (Transsylvaniam, Moldaviam et Transalpinam) nostra aetate incolit, Valacchi sunt, eaque a Romania ducit originem, tametsi nomine longe alieno...? De situ Transsylvaniae, Moldaviae et Transaplinae, in Monumenta Hungariae Historica, Scriptores; II, Pesta, 1857, p. 120
- ? "Valachos...dicunt enim communi modo loquendi: Sie noi sentem Rumeni: etiam nos sumus Romani. Item: Noi sentem di sange Rumena: Nos sumus de sanguine Romano" Martinus Szent-Ivany, Dissertatio Paralimpomenica rerum memorabilium Hungariae, Tyrnaviae, 1699, p. 39
- ? "am scris aceste sfente c?r?i de înv???turi, s? fie popilor rumânesti... s? în?eleag? to?i oamenii cine-s rumâni cre?tini" "Întrebare cre?tineasc?" (1559), Bibliografia româneasc? veche, IV, 1944, p. 6 "...c? v?zum cum toate limbile au ?i înfluresc întru cuvintele sl?vite a lui Dumnezeu numai noi românii pre limb? nu avem. Pentru aceia cu mare munc? scoasem de limba jidoveasc? si greceasc? si srâbeasc? pre limba româneasc? 5 c?r?i ale lui Moisi prorocul si patru c?r?i ?i le d?ruim voo fra?i rumâni ?i le-au scris în cheltuial? mult?... ?i le-au d?ruit voo fra?ilor români,... ?i le-au scris voo fra?ilor români" Palia de la Or??tie (1581 ? 1582), Bucuresti, 1968 " În ?ara Ardealului nu l?cuiesc numai unguri, ce ?i sa?i peste seam? de mul?i ?i români peste tot locul...", Grigore Ureche, Letopise?ul ??rii Moldovei, p. 133-134
- ? Stelian Brezeanu, Romanitatea Oriental? în Evul Mediu, Editura All Educational, Bucure?ti, 1999, p. 229-246
- ? Dans son testament littéraire Ien?chi?? V?c?rescu écrit: "Urma?ilor mei V?c?re?ti!/Las vou? mo?tenire:/Cre?terea limbei române?ti/?-a patriei cinstire." Dans une "Istoria faptelor lui Mavroghene-Vod? ?i a r?zmeri?ei din timpul lui pe la 1790" un Pitar Hristache versifie: "Încep dup?-a mea ideie/Cu vreo câteva condeie/Povestea mavrogheneasc?/Dela ?ara Româneasc?
- ? A?a ?i neamul acésta, de carele scriem, al ??râlor acestora, numele vechi? ?i mai dirept? ieste rumân, adec? râmlean, de la Roma. Acest nume de la disc?licatul lor de Traian, ?i cât au tr?it (....) tot acest nume au ?inut ?i ?in p?n? ast?zi ?i înc? mai bine munténii decât moldovénii, c? ei ?i acum zic ?i scriu ?ara sa rumâneasc?, ca ?i românii cei din Ardeal. (...) ?i a?a ieste acestor ??ri ?i ??râi noastre, Moldovei ?i ??râi Muntene?ti numele cel dirept? de mo?ie, ieste rumân, cum s? r?spund? ?i acum to?i acéia din ??rile Ungure?ti l?cuitori ?i munténii ?ara lor ?i scriu ?i r?spund? cu graiul: ?ara Româneasc?. Dans De neamul moldovenilor
- ? "Hronicon a toat? ?ara Româneasc? (care apoi s-u împ?r?it în Moldova, Munteniasc? ?i Ardealul) ...", D. Cantemir, Hronicul vechimei româno-moldo-vlahilor, in Operele Prinipelui Dimitrie Cantemir, Academia Român?, Bucuresti, 1901, p.180
- ? C?est le religieux et homme de lettres grec Dimitrie Daniel Philippide qui publie a Leipzig l? "Histoire de Roumanie", suivi de sa "Géographie de Roumanie". Il semble toutefois, que le nom était déjà entré dans le langage courant au début du XIX-ième, puisque sur la pierre tombale de Gheorghe Laz?r à Avrig en 1823 on peut lire "Precum Hristos pe Laz?r din mor?i a înviat/A?a tu România din somn ai de?teptat." En français, le journal "Mercure de France" de Juillet 1742 emploie pour la première fois l'expression "Valachie ou pays Roumain" lorsqu'il présente le texte de la Constitution octroyée par le Prince Constantin Mavrocordat en 1746. Mais ce sont Emile Ollivier, Edgar Quinet et Elysée Reclus qui imposeront définitivement le nom de "Roumains" pour les roumanophones, à la place de "Valaques" ou de "Moldaves". Toutefois, depuis 1924, les soviétiques et à leur suite les autorités post-soviétiques ont imposé le terme "Moldaves" pour les roumains de l'ex-URSS et leur langue.
[] Bibliographie
- Gilles Veinstein et Mihnea Berindei : L'empire Ottoman et les pays roumains. EHESS, Paris, 1987
- Demetrie Cantemir : Chronique de l'ancienneté des Romano-Moldo-Valaques (Berlin, 1708, réédité Bucarest 1901).
- Georges Castellan : Histoire des Balkans. Fayard, Paris 1991.
- Georges Castellan : Histoire des Roumains. P.U.F., Paris (plusieurs rééditions).
- Neagu Djuvara : Les pays roumains entre orient et Occident. P.U.F., Paris, 1989.
- Catherine Durandin : Histoire des Roumains. Fayard, Paris. ISBN 2-213-59425-2.
- Jean-François Gossiaux : Valaques et/ou Aroumains en Bulgarie. CNRS-IDEMEC, Aix, 2003.
- Nicolas Trifon : Les Aroumains. Un peuple qui s'en va. Paris. ISBN 2-909899-26-8.
- Nicolae Iorga : Histoire des Roumains et de la romanité orientale. Université de Bucarest, 1945.
- Nicolae Iorga : Histoire des (A)roumains de la péninsule des Balkans. Université de Bucarest, 1919.
- Claude Karnoouh: L'invention du peuple, chroniques de la Roumanie. Arcantère, Paris, 1990.
- Jules Michelet : Légendes démocratiques du nord. P.U.F. Paris, 1968.
- Gilles de Rapper et Pierre Sintès : Valaques, Aroumains, Sarakatsanes. CNRS-IDEMEC, Aix, 2003.
- Karl Sanfeld : Linguistique balkanique. Klincksieck, Paris, 1930.
- Alexandre Xenopol : Histoire des roumains de la Dacie Trajane. Cartea Româneasca, Bucarest 1925.
[] Voir aussi
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Origine du peuple roumain
Revue de presse Origine_du_peuple_roumain
