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Génération de sonLe principe de fonctionnement est celui de la roue phonique, basé sur un ensemble de 91 pignons entrainés par un moteur électrique alternatif synchrone qui cale sa vitesse de rotation sur la fréquence du courant (50Hz en Europe, 60Hz aux États-Unis), inventée au début du XXe siècle pour le telharmonium. Les dits pignons ont chacun un nombre de dents différent tournant devant un électro-aimant générant un champ magnétique. Cette combinaison pignons/champ-magnétique donne le fameux son Hammond. Cet instrument est un orgue électromécanique, muni d'un amplificateur et non un instrument électronique. Modèles HammondLe modèle le plus connu est le B-3. Mis au point en 1955 et toujours utilisé plus de 50 ans après, il se différencie de ses prédécesseurs par l'utilisation d'un système de percussion et de tirettes linéaires. Cet instrument a été et reste toujours le plus utilisé pour la musique de Jazz. Il a été, notamment, popularisé par Jimmy Smith. En 1958, alors que la firme Hammond s'apprêtait à sortir un nouveau modèle, le A100 pour lui succéder, elle décide devant l'explosion des ventes et grâce à Jimmy Smith, de reprendre la production du B-3, sans savoir encore que ce modèle serait la référence de la marque. L'orgue Hammond est souvent associé à une cabine Leslie (du nom de son inventeur Don Leslie) qui est un dispositif muni d'un haut parleur fixe devant lequel tourne un plan incliné et parfois, pour les modèles plus récents, d'un haut-parleur rotatif destiné à créer des vibratos sans autre artifice électronique que la simple amplification et le mouvement de rotation. De plus, les cabines Leslie utilisent des amplificateurs à lampes qui ajoutent une distortion naturelle (overdrive), ce qui est devenu un aspect intégral du « son Hammond ». La marque HammondLa marque Hammond a été rachetée par le groupe japonais Suzuki qui réalise des instruments imitant de manière numérique les orgues électromécaniques1,2. Les « clones »L'orgue Hammond est un instrument très lourd ; un orgue B-3, le banc et le pédalier de graves (le pedalboard) pèsent 193 kg. De plus, l'orgue Hammond est un instrument électromécanique assez compliqué, en général très fiable, mais qui pourrait quand même tomber en panne pendant un concert. De ce fait, il y avait une forte demande parmi les musiciens d'avoir une façon plus commode de reproduire le « son Hammond ». Les premiers orgues électroniques qui imitaient le son Hammond, les combo organs étaient utilisés par des musiciens comme Ray Manzarek du groupe The Doors. Après plusieurs années d'améliorations, les instruments électroniques légers comme les Roland VK-88 et VK-8, les Korg BX-3 et CX-3, les Kurzweil K2600 et K2600x, ou les Clavia Nord Electro, Nord Stage et C1 ont été créés, qui reproduisent assez bien le son Hammond. La marque Hammond elle-même produit de nouveaux orgues utilisant une technologie numérique, notamment le XK-3c et le New B3. Ces instruments sont considérés par les jazzmen comme aussi bons que les modèles à roues phoniques. Ils sont désormais adoptés par les plus grands organistes de jazz. Enfin, des émulations logicielles de qualité existent, telles le B4 II de Native Instruments, VB3 de Genuine Soundware et (sous Linux) Beatrix. Emmanuel Bex utilise régulièrement le B4. Dernier né des clones d'orgue Hammond, l'orgue italien KeyB duo utilise un système Linux/Beatrix embarqué. Organistes (électriques) célèbresAnnées 1950-1970
Années 1970-1990
Années 1990-2008
Notes et référencesVoir aussiLiens internesLiens externes
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