Omar Bongo Ondimba
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Omar Bongo Ondimba (30 décembre 1935, Bongoville [1]) est depuis 1967 le second président de la République gabonaise.
Sommaire |
[] Biographie
Né sous le nom d'Albert-Bernard Bongo le 30 décembre 1935 à Lewai, maintenant rebaptisée Bongoville, dans la province du Haut-Ogooué. Il fit ses études primaires et secondaires au Congo, puis après son service militaire, il rejoignit d'abord les services secrets français, puis l'entourage de Léon Mba futur président du Gabon, et travailla comme commis des postes.
Après l'indépendance en 1960 il fut vice-président et bras-droit de Léon Mba, avant de lui succéder après sa mort en 1967. En 1968, il fonde le Parti démocratique gabonais socle du monopartisme jusqu'en 1990.
En 1973, il se convertit à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo. Pour certains, cette conversion n'est qu'un moyen de se faire bien voir des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, en majorité musulmans, le Gabon étant producteur de pétrole. En 1990, Bongo est poussé à organiser une conférence nationale à l'issue de laquelle il accepte la restauration du multipartisme. Il ajoute le nom de son père au sien et devient donc en 2004 Omar Bongo Ondimba.
Omar Bongo Ondimba, durant toute sa présidence (40 ans en 2007), dirige le pays de façon très directe, monopartisme ou multipartisme important peu.
Omar Bongo Ondimba a été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L?opposition, avec à sa tête Pierre Mamboundou, a dénoncé des fraudes massives constatées lors du scrutin. Pierre Mamboundou est encore aujourd'hui le principal opposant d'Omar Bongo.
[] Anecdote
Selon un article du New York Times du 9 novembre 2005, il aurait versé en 2003 9 millions de dollars US sur le compte d'une compagnie de Jack Abramoff, un lobbyiste américain, afin que celui-ci lui arrange un entretien avec le président des États-Unis George W. Bush. Il déclara quelques jours plus tard que cela était un « mensonge grossier » et qu'il allait porter plainte. Cette déclaration n'a eu aucune suite.
Son fils, Ali Bongo Ondimba, est ministre de la Défense du Gabon depuis 1999.
Avec les élections législatives de 2006, Omar Bongo Ondimba a une majorité de près de 90 députés pour réaliser le projet pour lequel il a été élu en novembre 2005.
Omar Bongo a rebaptisé sa ville de naissance Bongoville et a donné son nom à une université gabonaise : l'université Omar Bongo.
Nicolas Sarkozy a rencontré Omar Bongo à l'occasion de la campagne présidentielle, selon lui afin de recueillir les bons conseils d'un homme d'expérience. Omar Bongo a aussi rencontré François Bayrou ainsi que Jean-Marie Le Pen
A peine élu, le nouveau président français appelait Omar Bongo pour le remercier de "ses bons conseils", puis le recevait à l'Elysée[2] et ordonnait à tout son gouvernement de passer saluer le doyen[3] des "amis de la France". Deux mois plus tard, l'amitié entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo[4] se confirme, puisque c'est Libreville que le président français choisit pour clore sa première tournée africaine, le 27 juillet 2007. Il n'arrive pas les mains vides, puisqu'il a obtenu, la semaine précédente, un accord jamais vu[5] du Club de Paris qui allège d'au moins 15% la dette gabonaise.
En janvier 2008, le journal Le Monde révèle le patrimoine immobilier somptueux du président gabonais et de sa famille en France ... plus de 33 appartements et hôtels particuliers équivalent à plus de 150 millions d'euros. Ces informations sont issues de l'enquête de la police française qui faisait suite à la plainte déposée en mars 2007 par trois associations françaises pour recel de détournements de fonds publics.[6]
[] Voir aussi
[] Liens externes
- Cellule Françafrique : Omar Bongo "ami" de la France
- Le président du Gabon : Omar Bongo
- Afropresse, l?Afrique à travers la presse allemande - Gabon, DW-World 18 novembre 2005
- Bongo va porter plainte contre le journal New York Times, BDP Gabon, 13 novembre 2005
- Article du site d'information Rue89 "Bongo et la France: quarante ans de mauvais coups", 27 juillet 2007
[] Notes et références
- ? la ville s?appelait initialement Lewai avant que Bongo ne lui donne son nom
- ? Réception de Bongo : Sarkozy frappe fort, par Cellule - Cellule Francafrique --- www.cellulefrancafrique.org
- ? Bongo rencontre Sarkozy et la moitié du gouvernement ! Juppé, Borloo, Kouchner, Hortefeux, Woerth, Bachelot et Morin ont été reçus par le président gabonais , par Cellule - Cellule Francafrique --- www.cellulefrancafrique.org
- ? Sarkozy au Gabon - Sarko sur Bongo : "on a toujours besoin d'un plus petit que soi", par Cellule - Cellule Françafrique --- www.cellulefrancafrique.org
- ? http://www.dette2000.org/data/File/CP_Gabon_annulation_-_19_juil_07.pdf
- ? Quand la France met fin à une enquête gênante pour ses intérêts - L'enquête de la police met au grand jour le patrimoine de quelques chefs d'Etats africains, amis de la France...
Françafrique_(livre)
[Biens mal acquis http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/d/doc_1006.php]
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Omar Bongo
Revue de presse Omar_Bongo
