Nive
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| la Nive | |
| Reflets dans la Nive à Bayonne | |
| Longueur | 79,5 km |
|---|---|
| Débit moyen | 34 m3.s-1 mesurés à Cambo-les-Bains |
| Surface du bassin | 1 030 km2 |
| Régime | pluvial |
| Se jette dans | l' Adour |
| Bassin collecteur | l' Adour |
| Pays | |
| Cours d?eau - Hydrologie | |
La Nive est une rivière française du Pays basque affluente de l'Adour.
L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert en donne la définition suivante :
- Nive - rivière du royaume de Navarre, appelée Errobi dans la langue du pays. Elle descend des montagnes de la Basse-Navarre, se joint avec l'Adour dans les fossés de Bayonne, et va se jeter dans la mer à une lieue de cette ville.
C'est aussi la célèbre rivière de vacances du petit Nicolas, de Sempé et Goscinny.
Sommaire |
[] Étymologie
Son nom serait selon certains le résulat d'une longue dérive depuis un nom basque présumé : l'Unibar compris en gascon comme lo Nivar puis lo Niva: [ni'??], et enfin féminisé en français pour donner la Nive. Le v se prononce [?] en gascon. Mais le nom pourrait aussi venir de *niv- (rivière), comme la Nièvre (de *Nevera).
En langue basque, la Nive se nomme Errobi.
[] Géographie
La Nive est constituée à Saint-Jean-Pied-de-Port de l'union des torrents bas-navarrais :
- la Nive de Béhérobie (cours principal),
- le Laurhibar,
- la Nive d'Arnéguy.
Les gorges d'Atekagaitz au sud d'Itxassou marquent son passage dans la province du Labourd. C'est sur une butte surplombant sa confluence dans l'Adour que la ville de Bayonne s'est développée. La longueur de la Nive est de 79,5 km.[1]
La Nive est appréciée pour la pêche sportive des salmonidés et la pratique des sports d'eau vive (rafting notamment).
[] Principaux affluents
- L'Ezterrengibel ou Esterenguibel
- La Nive des Aldudes, de Saint-Étienne-de-Baïgorry
- Le Laka, d'Ossès
- Le Baztan, de Bidarray
- Le Latsa, d'Espelette
[] Hydrologie
Le bassin de la Nive présente une pluviosité fort importante : la pluviométrie annuelle moyenne est de 1 680 mm. Le régime de la Nive est pluvial et dû à ces précipitations abondantes, avec une influence de la fusion nivale très limitée.
Comme la plupart des autres cours d'eau pyrénéens du bassin de l'Adour, la Nive est une rivière très abondante. Son débit a été observé sur une période de 42 ans (1967-2008), à Cambo-les-Bains, commune située à une bonne quinzaine de kilomètres de son confluent avec l'Adour [2]. La surface ainsi observée est de 870 km² soit 85 % de la totalité du bassin versant de la rivière.
Le débit moyen interannuel ou module de la rivière à Cambo-les-Bains est de 30,2 m³ par seconde.
La Nive présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées, avec une période de hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 40,8 et 46,1 m³ par seconde, de décembre à avril inclus (avec deux maxima : le premier en décembre-janvier, et le second, un peu plus élevé en avril). Dès le mois de mai, le débit diminue rapidement pour aboutir à la période des basses eaux qui se déroule de juillet à septembre inclus, entraînant une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 11,9 m³ au mois d'août, ce qui reste très consistant. Cependant les fluctuations de débit peuvent être plus importantes d'après les années et sur des périodes plus courtes.
Débit moyen mensuel de la Nive (en m³/s) mesuré à la station hydrologique de Cambo-les-Bains
Données calculées sur 42 ans

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque 4,8 m³, en cas de période quinquennale sèche, soit 4800 litres par seconde, ce qui est loin d'être sévère, et plutôt normal comparé à la moyenne des cours d'eau pyrénéens du bassin [3].
Quant aux crues, elles peuvent être très importantes, d'autant plus que la taille du bassin versant est relativement élevée. Les QIX 2 et QIX 5 ou débits instantanés calculés de crue biennale et quinquennale valent respectivement 390 et 530 m³ par seconde. Le QIX 10 ou débit instantané calculé de crue décennale est de 620 m³ par seconde, le QIX 20 de 710 m³ par seconde, tandis que le QIX 50 se monte à 820 m³ par seconde (voir note [4] ).
Le débit instantané maximal enregistré à Cambo-les-Bains durant cette période, a été de 745 m³ par seconde le 1er décembre 1994, tandis que le débit journalier maximal enregistré était de 515 m³ par seconde le 16 janvier 1981. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, l'on constate que cette crue était un peu plus importante que la crue vicennale définie par le QIX 20, et donc destinée à se reproduire en moyenne tous les 30 ans environ.
Il est intéressant de remarquer que les débits de crue de la Nive sont nettement supérieurs à ceux de la Marne aux portes de Paris (à Gournay-sur-Marne), alors que cette dernière bénéficie d'un bassin près de 15 fois plus vaste (12.920 km² contre 870 pour la Nive). Le QIX 2 de la Marne se monte en effet 360 m³ par seconde, contre 390 pour la Nive, et leurs QIX 50 valent respectivement 650 et 820 m³ par seconde.
Au total, la Nive est une rivière très abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 1099 millimètres annuellement, ce qui est plus de trois fois supérieur à la moyenne de la France, tous bassins confondus (320 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint de ce fait le chiffre très solide de 30,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
[] Localités traversées
- Estérençuby
- Saint-Jean-Pied-de-Port
- Ossès
- Bidarray
- Louhossoa
- Itxassou
- Cambo-les-Bains
- Halsou
- Jatxou
- Larressore
- Ustaritz
- Villefranque
- Bassussarry
- Bayonne
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Ustaritz, pont sur la Nive
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[] Notes et références
- ? SANDRE, « Fiche rivière la Nive (Q9--0250) ». Consulté le 27 juin 2008
- ? Banque Hydro - Station Q9312510 - La Nive à Cambo-les-Bains (option Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
- ? Le VCN3 est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs.
- ? Le QIX 20 ou débit instantané calculé pour une crue vicennale, est la valeur du débit instantané calculé pour une crue n'ayant statistiquement lieu que tous les 20 ans.
On calcule aussi le QIX 50, c'est-à-dire la valeur du débit instantané calculé pour une crue cinquantennale, n'ayant statistiquement lieu que tous les 50 ans.
Enfin le QIX 2 et le QIX 5 sont les débits instantanés calculés pour une crue biennale et quinquennale, c'est-à-dire une crue qui doit se produire en moyenne tous les deux ou cinq ans. Ils permettent d'apprécier les risques à plus court terme.
[] Annexes
[] Voir aussi
[] Liens externes
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Nive
Revue de presse Nive

