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Livres
Place de l'Hôtel (T2) de Ville Nimes 1977-1984 le Troisieme
Auteur: Chaminas Claude
Editeur: L'Harmattan
Prix Editeur: EUR 31,00
Notre prix: EUR 29,45
Charles Joseph Natoire 1700-1777, L'Histoire de Marc Antoine. Coédition Musée des Beaux-Arts de Nîmes
Charles Joseph Natoire 1700-1777, L'Histoire de Marc Antoine. Coédition Musée des Beaux-Arts de Nîmes book cover
Auteur: Collectif
Editeur: Actes Sud
Prix Editeur: EUR 13,57
Notre prix: EUR 12,89
Le Petit Futé Nîmes-Gard
Le Petit Futé Nîmes-Gard book cover
Auteur: Marie Vanhamme
Editeur: Petit futé
Prix Editeur: EUR 9,00
Notre prix: EUR 8,55
Le Charroi de Nîmes
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Auteur: Anonyme
Editeur: Editions Flammarion
Prix Editeur: EUR 5,30
Notre prix: EUR 5,04

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Nîmes

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Nîmes

Carte de localisation de Nîmes
Pays France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard (préfecture)
Arrondissement Nîmes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 6 cantons
+ Canton de La Vistrenque
Code Insee 30189
Code postal 30000 et 30900
Maire
Mandat en cours
Jean-Paul Fournier (UMP)
2001-2008
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Latitude
Longitude
43° 50? 16? Nord
4° 21? 39? Est
/ 43.8377777778, 4.36083333333
Altitude 21 m (mini) ? 215 m (maxi)
Superficie 161,85 km²
Population sans
doubles comptes
Commune : 146 000 hab,
Agglomération : 236 000 hab.
(2005)
Densité 883 hab./km²

Nîmes (Nimes en occitan provençal rhodanien) est une ville du sud-est de la France. Elle est le chef-lieu du département du Gard et fait partie de la région administrative du Languedoc-Roussillon.

Admirablement située entre la mer Méditerrannée et la montagne des Cévennes, placée sur l'axe très fréquenté Avignon/Arles/Marseille - Montpellier/Perpignan, Nîmes est à environ 715 km de Paris. Peuplée de ses 145 000 habitants, la ville voit, en période estivale, sa population s'accroître des très nombreux touristes qui viennent visiter ses célèbres monuments romains et profiter de l'ombre de ses voies piétonnières.

Ses habitants sont appelés Nîmois, Nîmoises. Son nom dérive du latin Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze.

« Posée au carrefour de l'Histoire et des relations humaines »[1], la ville de Nîmes a une origine antique. À la fois romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, provençale et languedocienne, fief protestant historique, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une histoire particulièrement riches et reste une ville à forte identité. L'engouement de la population de l'hexagone pour le sud-est de la France, la mise en service en 2001 de la Ligne à grande vitesse Méditerranée et l'arrivée du TGV, qui met Nîmes à 2 heures 52 de Paris, donnent un dynamisme nouveau à la commune et contribuent pour une bonne part à ses récents essors démographique et économique. Son riche patrimoine historique et culturel ainsi que la politique d'animation et de valorisation du patrimoine et de l'architecture récemment initiée a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.

Sommaire

[] Géographie

[] Situation géographique

Paysage de garrigue
Paysage de garrigue

Nîmes se trouve dans l'arrière-pays méditerranéen. Ses coordonnées géographiques sont les suivantes : 43°49?59?N 4°21?00?E / 43.83306, 4.35 (Voir les Plans et vues par satellite de Nîmes).

Située dans la plaine du Languedoc et adossée aux premiers contreforts des Cévennes, Nîmes est sur sa limite est à la frontière de la Provence et à l'ouest à la frontière du Languedoc. À trente-cinq kilomètres au sud de la ville, au delà du bourrelet des Costières et du littoral lagunaire, la mer Méditerranée baigne les plages du littoral. À vingt kilomètres à l'est, on rencontre la vallée du Rhône et à l'ouest, chevauchant en partie la limite entre les départements du Gard et de l'Hérault s?écoule le cours d?eau du Vidourle.

Au nord se trouvent la garrigue et les gorges du Gardon ; à quarante kilomètres au nord-ouest commence la chaîne montagneuse des Cévennes.

Nîmes est en outre, proche d'autres villes moyennes : Arles (27 km au sud-est), Avignon (40 km au nord-est), Alès (45 km au nord-nord-ouest), Montpellier (52 km au sud-ouest), ou encore Orange (65 km au nord-est), Sète (84 km, au delà de Montpellier) puis Perpignan (200 km et la frontière espagnole Le Perthus 230 km ) , Aix-en-Provence (95 km au sud-est) et la grande métroplole de Marseille (120 km au sud-est). Lyon n'est finallement qu'à 250 km au nord par le couloir rhôdanien.Autres métropoles de 1er ordre : Barcelone à 400 km , Toulouse à 300 km, Nice à 280 km et la frontière italienne à Menton-Vintimille 300 km. De par sa superficie, Nîmes est la 28e ville la plus étendue de France métropolitaine avec 161,85 km² ; (Arles étant 1re et Paris n'étant que 50e)[2].

L'altitude maximale sur les collines au nord de la ville atteint 215 mètres (116 mètres en zone urbaine) et l'altitude minimale est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 mètres en zone urbaine). La localité est située dans une « cuvette »[3] entre sept collines [4].Cette particularité, ainsi qu'une histoire romaine très marquée, lui valurent l'appellation de « Rome française ».

[] Climat

Vue du jardin de la Fontaine
Vue du jardin de la Fontaine

La cité gardoise bénéficie d'un climat privilégié avec une température agréable soutenue toute l'année pendant laquelle le soleil brille généreusement pendant environ 2 669 heures. Cette durée d'ensoleillement lui donne une durée moyenne annuelle d'ensoleillement comparable à celle de Nice. Cependant, la ville reste soumise à l'influence du Mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres/heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent tend à relativiser les hivers doux.

L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale. Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures.

Sa position topographique, au creux des collines de garrigues, retient parfois de fortes chaleurs.

[] Données et comparaisons climatologiques

Le tableau suivant donne la comparaison du climat nîmois avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives[5]:

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nîmes 2 669 h/an 762 mm/an 3 j/an 24 j/an 11 j/an
Nice 2 694 h / an 767 mm / an 1 j / an 31 j / an 1 j / an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Besançon 1 872 h/an 1 108 mm/an 29 j/an 28 j/an 22 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

[] Températures et précipitations

La moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année 2007 est de 10,4 °C. La moyenne des températures les plus élevées de cette même année 2007 est de 19,9°C. Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, toujours de l'année 2007 donnent une moyenne de 28,5°C. En été des pics réguliers à plus de 35°C ne sont pas exceptionnels. Météo France a relevé la température le plus élevée de 40,6 °C le 1 août 1947 (Sur la période 1971 - 2000).


Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes (année 2007) °C

Source : Météo msn

5,7 6,8 10,1 13 16,8 20,8 23,6 22,9 19,7 14,6 9,8 6,5 14,2
Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1971-2000) -
Source: Météo France
78 59 53 64 61 48 28 57 78 139 64 65 794

[] Histoire

Article détaillé : Histoire de Nîmes.
Carte du territoire des Volques
Carte du territoire des Volques

La ville de Nîmes fut créée au sixième siècle avant Jésus-Christ (cependant les occupations préhistoriques lièes à la présence de la source de la Fontaine sont bien antérieures) La ville est issue du développement d'un oppidum préromain, capitale des Volques, un des grands peuples de la Celtique méditerranéenne[6].

Son histoire est particulièrement riche, ancienne et mouvementée :

La ville fut une des principales cités de la Gaule romaine, subit fortement les ravages des guerres médiévales, fut un théâtre important des guerres de religions entre Protestants (longtemps majoritaires) et Catholiques entrainant destructions et chaos, fut très influencée par les idées révolutionnaires, connut la révolution industrielle au XIXe siècle qui lui permit de se développer considérablement (notamment le textile depuis le Moyen-âge), fut sévèrement bombardée à la fin la seconde guerre mondiale et fut une cité d'accueil suite à la décolonisation.

[] Héraldique

Le sceau de Nîmes au XIIIe siècle représentait les quatre Consuls, maîtres de la ville. Les armoiries de Nîmes étaient, au Moyen Âge « un simple champ de gueules ». En 1516, François Ier accorda aux consuls les armoiries suivantes : « de gueules, à un taureau d'or passant à dextre ». En 1535, les consuls obtinrent de François Ier de prendre pour blason de la communauté les insignes de la médaille de la colonie romaine : « de gueules, à un palmier de sinople, au tronc duquel est attaché, avec une chaîne d'or, un crocodile passant, aussi de sinople, et une couronne d'or liée d'un ruban de même, posée au premier canton du chef de l'écu. ».

L'emblème de Nîmes redessiné par Philippe Starck en 1985
L'emblème de Nîmes redessiné par Philippe Starck en 1985

En héraldique, le blasonnement est le suivant : de gueules au palmier terrassé de sinople au fût duquel est attaché par une chaîne d?or en bande un crocodile passant contourné aussi de sinople, colleté d?or, surmonté des inscriptions COL à dextre et NEM à senestre du même, les branches du palmier soutenant au quartier dextre une couronne de lauriers liée d?or. Au 19ème siècle , cette représentation est complétée d'ornements extérieurs. L'écu est timbré d'une couronne formée de la silhouette des Arènes surmontée de celle de la Maison Carrée, le tout d'or; les arènes sommées à chaque extrémité par une torchère antique de sable, allumée de gueules ( souvenir des festivités romaines). L'écu est lui même soutenu et entouré par deux branches croisées en pointe en sautoir et liées de gueules, à dextre un pampre ( entrelac de feuilles de vignes et raisins )et à senestre un rameau fruité d'olivier,( les deux principales productions agricoles d'alors), le tout d'or. ( Une représentation classique sur les bâtiment officiels de la ville au 19ème siècle). Starck en 1985 est revenu à l'essentiel.

L?emblème nîmois est donc un crocodile attaché à un palmier, étrange relation entre l?Orient et cette cité réformée. L?explication est liée à la bataille d?Actium, où Octave, pas encore César Auguste, battit la flotte d?Antoine et de Cléopâtre, et assura définitivement son pouvoir sur le bassin méditerranéen et l?Empire. Or Nîmes, ou plutôt Nemausus, eut très rapidement la fabrique d?une monnaie importante (l'As de Nîmes) représentant sur la face l?empereur Auguste et son gendre Agrippa, et sur le revers un crocodile attaché à un palmier couronné de laurier : symbole de l?Égypte vaincue et des deux chefs de guerre vainqueurs. Le revers portait également l?inscription « Col Nem : Colonia Nemausenssis », colonie nîmoise.

Il y eut trois tirages successifs de cette monnaie, qui fut largement répandue dans tout l?Empire. Alors, pourquoi associer Nîmes à cette lointaine victoire d?Actium ? Pendant longtemps, l?explication fut que l?empereur Auguste, pour récompenser ses capitaines fidèles de l?avoir aidé à prendre le pouvoir, leur avait distribué les terres nîmoises : Nîmes aurait été un territoire consacré aux anciens légionnaires du Moyen-Orient, d?où sa richesse et l?opulence de ses villas et de ses lieux publics. D?ailleurs, les inscriptions lapidaires font souvent allusion à de tels soldats. Cependant, les archéologues contemporains considèrent souvent que Nîmes n?aurait été qu?une fabrique de monnaie, sans que sa population ait eu des liens directs avec les batailles d?Égypte.

Reste que la pièce de bronze était bien connue des Nîmois, qui, au fil des siècles, la retrouvaient un peu partout dans leur terre. Les armes de Nîmes, pendant longtemps représentèrent trois consuls en robe. Puis ce fut un taureau d?or. C?est la visite de François Ier qui déclencha le processus. Les consuls nîmois[7] eurent l?idée de lui demander l?autorisation de prendre pour emblème de leur ville le crocodile et le palmier de la monnaie romaine. Le roi accorda l?autorisation officielle en 1536.

Conçu en 1985, le logo actuel de la ville a gardé la symbolique romaine, tout en modernisant le trait de manière plus lisible. Quant au drapeau nîmois, il est composé de deux couleurs disposées côte à côte à la verticale : le rouge et le vert.

[] Démographie

La ville qui fut, au cours du 20ème siècle, un centre de l'immigration espagnole, italienne, portugaise et maghrébine est devenue la vingtième-et-unième ville de France par sa population intra-muros : elle compte aujourd'hui 146 000 habitants. La communauté d'agglomération Nîmes Métropole qui comprend 23 communes totalise 236 000 habitants. D'après les prévisions, la population de l'agglomération pourrait atteindre 300 000 habitants d'ici les années 2030.

[] Évolution de la population

Évolution démographique[8],[9]
1881 1891 1901 1911 1921 1931 1936 1954
63 552 71 623 80 605 80 437 82 774 89 213 93 736 89 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
99 775 123 292 127 933 124 220 128 471 133 406 144 600 146 000
Nombre retenu à partir de 1881 : Population sans doubles comptes


Le tableau ci-dessus met en évidence la variation de l'accélération du rythme d'accroissement de la population entre les recensements des années 1990 et 1999 et ceux de 1999 à 2004. Dans les neuf années qui séparent les années 1990 et 1999 la population s'est accrue de 5 000 habitants, entre les cinq années qui séparent 1999 de 2004 la progression a dépassé les 11 000 habitants et si on porte la comparaison entre les années 1999 à 2006 c'est un accroissement de 12 594 habitants qu'a connu la ville. En pourcentage, l'accroissement qui était d'environ 3, 8 % sur neuf ans entre 1990 et 1999, pour un taux moyen annuel de 0, 4 %, a atteint les 8 % sur les cinq années comprises entre 1999 et 2004, soit un taux moyen annuel positif de d'environ 1, 6 %. Cet accroissement s'explique non seulement par le solde naturel, mais aussi par la forte attractivité de tout l'est de la région Languedoc-Roussillon ( Nimes se situant dans le triangle Montpellier-Avignon-Marseille) qui enregistre les plus forts taux migratoires et par l'attractivité propre de la ville dont l'essor de l'activité économique en s'orientant vers les bio-technologies et les sciences lui donne un nouveau souffle.La création et l'indépendance de l'université des lettres et sciences humaines, déplacée ,pour partie, prochainement, dans les locaux de l'ancien hopital Hoche, constitue également un atout supplémentaire à moyen et long terme ( 8000 étudiants incrits en 2007-2008)

[] Graphe de l'évolution démographique entre 1921 et 2006

[] Administration

[] Les Maires de Nîmes de 1790 à nos jours

Liste des maires successifs depuis 1790
Période Identité Parti Qualité
2001 2008
Jean-Paul Fournier
UMP Je triche pour avoir la bonne largeur
1995 2001
Alain Clary
PCF  
1983 1995
Jean Bousquet
UDF  
1965 1983
Émile Jourdan
PCF  
1947 1965
Edgar Tailhades
SFIO  
1945 1947
Léon Vergnoles
PCF  


[] Division administrative

Nîmes est divisée en sept cantons.

Six d'entre eux ont Nîmes pour chef-lieu et sont formés d'une partie de la commune
 

Les sept cantons de Nîmes
Canton de Nîmes-1 Canton de Nîmes-2 Canton de Nîmes-3 Canton de Nîmes-4
Canton de Nîmes-5 Canton de Nîmes-6 Canton de La Vistrenque



[] Nîmes Métropole

La Communauté d'Agglomération Nîmoise, Nîmes Métropole, compte vingt-trois communes.


[] Justice

Nîmes est le siège de la Cour d'Appel du Gard, de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Lozère.

Nîmes est également le siège du Tribunal Administratif du Gard, du Vaucluse et de la Lozère.

[] Transports et Infrastructures de communication

Gare de Nîmes - Croisement d'un TGV et d'un TER (A.G.C.) aux couleurs de la Région Languedoc Roussillon
Gare de Nîmes - Croisement d'un TGV et d'un TER (A.G.C.) aux couleurs de la Région Languedoc Roussillon

Déjà à l'époque romaine, Nemausus[10] était une étape sur la Via Domitia reliant l'Est de la Provincia romana, la Provence d'aujourd'hui, à la Septimanie, devenue ensuite (pour la plus grande partie) le Languedoc.

Aujourd?hui la ville tire profit des excellentes infrastructures de communications, tant autoroutières que routières, ferroviaires ou aériennes qui irriguent le sud de la France.

L?autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assurent la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes, au nord de Lyon et au-delà, et à l?ouest vers Montpellier, puis l?Espagne, ou Toulouse et Bordeaux. La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà vers Nice puis l?Italie sont établies par l'autoroute A54. Une route à deux fois deux voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les sites touristiques des Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques du Vaucluse sont accessibles par route N 86, mais on peut regretter l'absence d'une liaison autoroutière de qualité avec la cité des papes. De Nîmes vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi, les plages du littoral Méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale.

Le réseau ferroviaire nîmois est également de première importance, constituant un noeud stratégique depuis le milieu du 19ème siècle. La ville bénéficie des relations directes assurées par des trains à grande vitesse de la Ligne à grande vitesse Méditerranée. Le TGV met la cité nîmoise à environ 1 heure de Marseille, 1 heure 20 de Lyon Part Dieu, 2 heures 52 de Paris, 3 heures 10 de Genève ou même à 4 heures 40 de Lille. Le réseau ferroviaire classique, ligne de Tarascon à Narbonne, assure les liaisons par trains TER ou Corail Téoz de, ou vers, Avignon, Lyon ou Marseille, Montpellier, Perpignan ou Bordeaux. La ligne des Cévennes avec le train appelé Le Cevenol relie Nîmes à Paris gare de lyon via Clermont-Ferrand, offrant un voyage touristique trés pittoresque à travers les paysages sauvages des Cévennes, de la haute Lozère et des gorges de l' Allier. Cette ligne réalise au passage la desserte TER des villes d'Alès, La Grand'Combe , Chamborigaud , Génolhac , Villefort , La Bastide-Puylaurent/Saint-Laurent-les-Bains ( point culminant de la ligne à 1050 mètres et correspondance pour Mende) et enfin Langogne . D' Alès, possibilité de rejoindre Saint-Ambroix et Bessèges dans la haute vallèe de la Cèze. [11]. Vers les plages du littoral, la ligne Nîmes - Le Grau du Roi assure, avec du matériel TER la desserte des stations touristiques d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi, son terminus.

L'Aéroport Nîmes Alès Camargue Cevennes assure la desserte aérienne de la ville. Situé à environ 10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à 15 kilomètres d'Arles sur les communes de Garons et Saint-Gilles, possède une piste longue de 2 440 mètres. Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes à Londres (Luton), Liverpool, East Midlands, Bruxelles-Charleroi et Madrid. Des vols saisonniers de fréquence hebdomadaire sont assurés vers Copenhague-Odense. Les liaisons vers Séville, Marrakech ou les Baléares en cours d?étude en 2007 pourront être concrétisées en 2008 sous réserve d?obtenir une fréquentation suffisante. Sa gestion a été confiée en janvier 2007 à Véolia Transport pour une durée de cinq ans. Sa fréquentation a enregistré une hausse de 75 000 passagers entre les années 2004 et 2005, passant ainsi de 135 000 à 210 000 passagers. Toutefois, une trop grande proximité avec l'aéroport de Montpellier-Méditerranée semble nuire au développement naturel des deux infrastructures aéroportuaires. Nîmes dispose encore, à l?est de la ville de l'ancien aérodrome de tourisme et loisirs de Nîmes-Courbessac, doté d?une piste non revêtue.

Les transports urbains sont assurés par les Transports de l'Agglomération Nimoise. Le terme "Go" emprunté à langue anglaise a été ajouté pour symboliser le mouvement, le déplacement, voire le dynamisme.

[] Économie

La Chambre de commerce et d'industrie
La Chambre de commerce et d'industrie

Après avoir traversé des années de sérieuses difficultés, la ville semble avoir retrouvé depuis l?an 2000 le chemin de l?essor et du dynamisme économique. L?environnement nîmois devenu attractif est un gage de succès pour les entreprises qui s?installent dans les zones d?activité créées et leurs capacités d?accueil sont dépassées. Ces résultats encourageants ne doivent pas faire oublier que la résorption du chômage demandera de persévérer dans les efforts.

Les chiffres communiqués par l?INSEE l?attestent. Ils fournissent pour 2006 l?indice d?un taux de chômage qui reste préoccupant puisque voisin de 14 % et supérieur au taux de chômage qui affecte le département du Gard et le territoire national. Les données particulières(1999) concernant les Zones Urbaines Sensibles de Valdegour et Pissevin[12] sont encore plus préoccupantes et méritent une attention particulière. Dans ces îlots de précarité, sur une population de 16 030 habitants représentant une population active de 5 665, 2502 chômeurs ont été recensés, soit 44, 2 % de cette population ; et sur les jeunes de 15 ? 24 ans de ces quartiers le taux s?élève à 54, 7 %.

Malgré un accroissement marqué de sa population de plus de 7000 personnes entre les années 2000 et 2005, le taux de sa population active n?atteint que les 42,5 % environ, soit en valeur absolue environ 67 000 actifs à comparer au taux de 45,5 % de la moyenne nationale. La comparaison des données concernant le taux d'activité des travailleurs dont l?âge se situe entre 20 et 59 ans se fait encore en défaveur de la cité nîmoise ; il n?atteint que les 78 % alors que la moyenne nationale s'élève à 82,5 % et sa population de retraités est supérieure d'un demi point à celle de la moyenne nationale qui n'est qu'à 18,5 %.

Concernant les revenus[13], notons que celui moyen par ménage est d'environ 16 500 ?/an quand il est d'environ 21 000 ? au niveau national. Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) s'élève à 20 995 personnes, soit 14 % de la population totale, contre 4 % au niveau régional et 2 % au niveau national)[14].

La population active nîmoise se compose pour 36,4 % d?employés, pour 22,4 % de professions dites intermédiaires, pour 21,6 % d?ouvriers, pour 12,5 % de cadres et autres professions intellectuelles, pour 6,6 % d?artisans, commerçants et chefs d'entreprise. Les actifs des professions du secteur agricole ne comptent que pour 0,5 % de la population active.

Le parc scientifique et technique Georges-Besse
Le parc scientifique et technique Georges-Besse

Pour maintenir le rythme du nouvel essor économique, la ville avec l'aide de la communauté d'agglomération « Nîmes Métropole », et la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, dont la ville est le siège, cherche à valoriser ses atouts. Les efforts déployés pour améliorer la situation économique portent en particulier sur l?extension des zones d?activités économiques. La zone d?activité de Grézan avec ses 90 entreprises[15] procure quelques 1720 emplois principalement dans la logistique. La zone du parc scientifique et technique Georges Besse spécialisée dans les hautes technologies et les nouvelles technologies de l?information (NTIC), compte 70 entreprises[15] et apporte environ 320 emplois. La Zone Franche Urbaine (ZFU) de Pissevin-Valdegour avec l'attractivité de ses avantages fiscaux temporaires pour les entreprises a prospéré de façon assez significative. Son attractivité a favorisé, mais sans doute pas dans de suffisantes proportions, l?emploi dans les quartiers classés en Zones Urbaines Sensibles (ZUS) qui reste encore à un niveau trop élevé. Toutes ces zones ont fait l?objet d?extensions et les nombreuses demandes d'installations venant d'entreprises souhaitant s'y installer créent une situation encourageante.

[] Urbanisme

Les Arènes en habit de lumière
Les Arènes en habit de lumière

La ville s?est développée à partir de l?Écusson, son centre historique contenu à l?intérieur d?une enceinte constituée par des boulevards tracés sur le pourtour de l?enceinte médiévale. L'espace s?est urbanisé d?une façon dissymétrique. Le centre urbain posé au pied des reliefs s?est moins développé au nord, en s?adossant aux petites collines qui montent en gradin sur les garrigues, tandis qu?il s?étalait plus facilement vers l?ouest débordant les collines de Valdegour et de Pissevin et au sud sur la plaine du Vistre en délaissant quelque peu le secteur est. L?Écusson, secteur protégé, dense et saturé avec ses places et placettes, son dédale de rues étroites, commerçantes et ombragées, propices à la flânerie, recèle de trésors architecturaux, hôtels particuliers érigés entre le XVIe et le XIXe siècle, Hôtel de Ville du XVIIIe siècle, cathédrale, chapelles, façades, tous remis récemment en valeur.

Au nord-ouest de l'Écusson, l?urbaniste a réussi une audacieuse confrontation : l?antique pose son regard sur le moderne. La Maison Carrée, vieille dame romaine deux fois millénaire y toise avec condescendance le jeune Carré d?Art, son nouveau voisin qui tente de lui ravire la vedette. Encore à l'âge de l'adolescence, tout drapé de verre et de modernité, ?uvre de Norman Foster, il abrite le musée d'Art contemporain.

Le Carré d'Art
Le Carré d'Art

La pointe méridionale de l'Écusson s?ouvre sur le monument le plus emblématique de la ville, l'amphithéatre romain posé sur l'écrin de la grande esplanade rénovée, ornée en son centre de la fontaine Pradier et prolongée jusqu?à la gare ferroviaire par l?avenue Feuchère. Dans ces quartiers du XIXe siècle siècle, se localisent le Palais de Justice de style néoclassique, l'Hôtel de la Préfecture, l'hôtel Silhol qui accueille le tribunal administratif. Ce bel ordonnancement architectural est fermé par la façade de la gare qui lui fait face. Ce secteur fait l'objet d'aménagements de qualité dans le cadre du projet "Arènes-Esplanade-Feuchères". L'achèvement de ce projet concernera les aménagements de l'avenue Feuchère de façon à réunir les trois espaces distincts Arènes-Esplanade Feuchères et comprendra, à terme, l'aménagement de la rue de la République. La voie ferrée posée en hauteur sur un viaduc long de 2 km, dont la plupart des grandes arcades sont hélas bouchées, traverse en son centre la ville d'est en ouest et apparaît comme une longue balafre qui, malheureusement, fracture son unité et défigure la ville.

En se développant vers l'ouest, la ville à ouvert de larges et longues artères. L'avenue Jean-Jaurès, la plus longue ( 1,8km) , orientée nord-sud s'étire au sud, des immeubles du Forum-Camargue jusqu'aux grilles des Jardins de la Fontaine au nord avec en ligne de mire la tour Magne.

Nîmes - Un quartier rénové
Nîmes - Un quartier rénové

Certaines rues et quartiers du centre ville ou de sa périphérie immédiate portent encore les stigmates des périodes économiques difficiles. Le long de ces rues, trop longtemps laissés à l'abandon, immeubles et façades se sont délabrés, les pierres se sont effritées et ont fait le lit de l'insalubrité. Face à cette situation, depuis le milieu des années 1980 , la ville réhabilite, transforme, modernise, rues, places et quartiers. Citons dernièrement La place du Chapitre, la place Montcalm, la place du Griffe à Saint Cézaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire, le square Antonin , etc .... L'espace urbain nîmois change de visage.

Dans tous ces projets d'urbanisme, la ville n'oublie pas d'apporter son aide au développement universitaire. Dans l'important projet Hoche-Sernam qui voit le jour autour de l'ancien hôpital Gaston Doumergue la ville entend permettre la construction du nouveau site universitaire ainsi que plusieurs centaines de logements étudiants.


À l'est, ce sont les zones du Chemin Bas d'Avignon, et à l'ouest sur les collines de Valdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant une trop forte concentration de logement sociaux, des immeubles vieillissant qui ne répondent plus aux normes de vie. La ville y a initié avec Nîmes-Métropole un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation dans l'espoir d'y faciliter une dynamisation économique.

Pour faire face à la poussée démographique, la ville autorise ou lance de nombreuses opérations immobilières, résidences ou zones d'Aménagement concertées (ZAC), et accepte même l'ajout d'un étage des immeubles dans certains quartiers.

Nîmes s'embellit, se modernise. En cherchant à séduire, elle voudrait convraincre les investisseurs à venir s'y installer afin de trouver une réponse définitive à son endémique problème de chômage.