{feed}

{revue}

{rsscontent}
{librairie} {mediayou}

Néerlandais 
extracted from Wikipedia, the Free Encyclopedia


 

Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la langue néerlandaise. Pour la nationalité, voir Pays-Bas.
Néerlandais
Nederlands
Langues filles afrikaans
Parlée aux Pays-Bas, Belgique (Communauté flamande), Allemagne (Rhénanie), France (Nord-Pas-de-Calais), Suriname, Antilles néerlandaises, Aruba, et langue de culture de moindre importance en Indonésie (avec l'anglais).
Région principalement en Europe occidentale, mais aussi en Amérique du Sud, dans les Petites Antilles et en Afrique australe (comme afrikaans)
Nombre de locuteurs 29 millions
Typologie SVO + SOV + VSO accentuelle
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de l'Europe Union européenne
Belgique Belgique (Flandre Flandre)
Suriname Suriname
Aruba Aruba
Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises
Flag of South America.svg Union des nations sud-américaines
Régi par Nederlandse Taalunie
Codes de langue
ISO 639-1 nl
ISO 639-2 dut (B) / nld (T)
ISO 639-3 (en) nld
type : L (langue vivante)
étendue : I (langue individuelle)
IETF nl
Échantillon

Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français)

Artikel 1

Alle mensen worden vrij en gelijk in waardigheid en rechten geboren. Zij zijn begiftigd met verstand en geweten, en behoren zich jegens elkander in een geest van broederschap te gedragen.

Le néerlandais (Nederlands, prononcé /ˈneː.dəɾ.lɑns/) est une langue germanique principalement parlée aux Pays-Bas et ses territoires d'outre-mer, en Belgique et au Suriname. Les variétés parlées en Afrique du Sud et en Namibie ont été standardisées comme afrikaans (« africain »)1,2. Bien que l'afrikaans soit toujours mutuellement compréhensible avec le néerlandais3, ces pays africains ne sont pas membres de l'Union de la langue néerlandaise. Cette organisation internationale détient officiellement le pouvoir normatif de la langue standard.

Le néerlandais se distingue de l'allemand — dont il est proche — entre autres par l'absence de la seconde mutation consonantique, l'abandon du système de déclinaisons, et ses règles plus souples sur la position des mots. Ces caractéristiques morphologiques et grammaticales, ainsi que certains aspects lexicaux, dont les pronoms personnels, offrent des similitudes avec l'anglais.4,5

Par abus de langage du genre synecdoque, le néerlandais est souvent appelé « hollandais » ou « flamand »6.

Sommaire

Classification

Le néerlandais est une langue appartenant au groupe germanique des langues indo-européennes. Il s'agit en fait d'un dialecte bas-allemand, ou plutôt d'un amalgame de dialectes, qui a acquis le statut de langue nationale. Les sociolinguistes qualifient donc le néerlandais de langue-toit puisque construit à partir de plusieurs dialectes, mais aussi de langue Ausbau, en ce sens qu'il a été imposé pour favoriser le sentiment national.

Le terme néerlandais dérive des mots neder land, littéralement « bas pays ». Nederlands qualifie l'origine géographique néerlandaise ou désigne la langue parlée dans cette région. Pour désigner un Néerlandais, on dira plutôt Nederlander, et Nederlandse pour une Néerlandaise.

Répartition géographique

Parlé aux Pays-Bas, dans la Communauté flamande de Belgique et en France, dans l'arrondissement de Dunkerque7, le néerlandais s'est également répandu dans l'empire colonial des Pays-Bas.

Confinée, après une importante extension médiévale, dans l'actuel Westhoek français, la langue, sous ses formes dialectales traditionnelles8, a pratiquement disparu de Flandre française au cours du XXe siècle ; seuls quelque 20 000 locuteurs, la plupart âgés de plus de 50 ans, la pratiquent quotidiennement.

Au total, plus de 22 millions de personnes le parlent dans le monde, sans compter les 6,2 millions de locuteurs de l'afrikaans, langue procédant du fonds néerlandais méridional du XVIIe siècle ayant, du fait des conditions d'isolement et des influences locales (bantoues, malaises...), subit ses propres évolutions (dialectales, orthographiques et grammaticales) ; ce dernier idiome demeure fortement usité en Afrique du Sud par les Afrikaners (colons blancs non-britanniques), les métis ainsi que par une majorité en Namibie, bien qu'elle n'y soit pas langue officielle.

Diffusion du néerlandais dans le monde.      langue secondaire ou langue non officielle      langue maternelle      langue administrative      minorités néerlandophones

Statut officiel

En Europe, le néerlandais est langue officielle aux Pays-Bas et en Belgique (niveau fédéral avec le français et l'allemand, et unilingue en Communauté flamande), il est donc de ce fait une des langues officielles de l'Union européenne. Il reste également la langue officielle de certaines anciennes possessions néerlandaises comme le Suriname, Aruba et les Antilles néerlandaises. Depuis 1980, un organisme officiel, la Nederlandse Taalunie (Union linguistique néerlandaise), s'applique à harmoniser et simplifier les aspects littéraires et grammaticaux de ce qui s'appelle dorénavant Algemeen Nederlands (« néerlandais général », anciennement Algemeen Beschaafd Nederlands ou ABN). Il en assure également l'intégrité et la promotion. Il publie régulièrement une Woordenlijst Nederlandse taal, c'est-à-dire une liste officielle des mots du néerlandais, qu'on appelle familièrement le « Petit livre vert » (het groene boekje), à cause de la couleur verte de sa couverture. Le Suriname est depuis 2005 également membre de cet organisme initialement cogéré uniquement par les institutions néerlandaises et flamandes. Il en est résulté l'entrée de nombreux mots surinamiens dans le livret vert.

La dernière version du livre vert a été publiée le 15 octobre 2005 et a donné lieu à beaucoup de commentaires, notamment sur des incohérences entre l'écriture de différents mots du même style (par exemple cao-overleg contre VUT-premie (incohérence majuscules/minuscules) ou 24-jarige contre 24 uursservice (incohérence tiret/sans tiret)). C'est pour cette raison que le Genootschap Onze Taal a publié le 16 août 2006 une version alternative de ce livret : le « livret blanc » (het witte boekje / de witte spelling).

Enseignement du néerlandais

Du fait de son nombre limité de locuteurs, le néerlandais est peu enseigné en Europe et dans le monde en général. L'étude du néerlandais est obligatoire à partir de la troisième primaire dans les écoles francophones à Bruxelles. Ailleurs en Communauté française de Belgique, l'enseignement d'une seconde langue (néerlandais ou anglais) est obligatoire à partir de la cinquième primaire et il s'agit bien souvent également du néerlandais9.

Dialectes

Article détaillé : Dialectes néerlandais.

Sur le plan pratique, de nombreuses variantes locales subsistent, tant aux Pays-Bas qu'en Flandre. Elles affectent la tournure, le vocabulaire et la prononciation. L'ensemble forme un continuum sans transition précise, le Rhin dessinant cependant une nuance plus marquée.

Il y a, en revanche, de nettes différences de vocabulaire entre les parlers flamands et le néerlandais. D'autre part, les dialectes sont présents au niveau provincial et même local. Il n'existe pas non plus une prononciation flamande, mais bien des dizaines de variantes dans lesquelles on peut distinguer beaucoup de points communs. On arrive assez facilement à distinguer les Flamands et les Néerlandais selon leur prononciation. Ce qui vaut aussi dans une bien plus large mesure chez les anglophones pour les Australiens et les Britanniques, chez les francophones pour les Québécois et les Français…[réf. nécessaire]

Carte des 6 zones dialectales du néerlandais aux Pays-Bas, et dans les Flandres belges et françaises      Groupe du Sud-Ouest      Groupe du Nord-Ouest      Groupe du Nord-Est      Groupe du Nord-Central      Groupe du Sud-Central      Groupe du Sud-Est

On distingue six zones dialectales. Les frontières belgo-néerlandaise et belgo-française ne matérialisent aucune transition sur le plan linguistique.

A. Groupe du Sud-Ouest

B. Groupe bas-francique du Nord-Ouest (hollandais)

C. Groupe bas-saxon du Nord-Est (ou friso-saxon) b

D. Groupe nord-central

E. Groupe sud-central

F. Groupe bas-francique du Sud-Est c

Notes :
a : Ce sous-groupe comprend des dialectes considérés comme néerlandais, mais ont un substrat frison très important.
b : Tous ces dialectes, sauf le groupe C (bas-saxon) sont des dialectes bas-franciques.
c : Groupe dialectal transitionnel (bas-francique néerlandais teinté de moyen haut-allemand), le limbourgeois se voit, en sa façade est-méridionale, bordé par des parlers transfrontaliers franciques ripuaires (Ripoarisch) dont les lexique et morphologie moyens haut-allemands sont, au contraire, mêlés d’influences bas-allemandes [2].

Remarques :

  1. La province de la Frise, en blanc sur la carte, parle le frison (hormis quelques villes marquées dans le groupe 9).
  2. La région en gris, le Flevoland (marqué FL sur la carte) n’a pas de tradition linguistique bien définie (hormis l’ancienne île d’Urk de tradition bas-saxonne (17), intégrée dans la nouvelle région). Celle-ci n'existant que depuis 1932, a été gagnée sur la mer par les polders, et donc colonisée par des néerlandais de diverses cultures linguistiques.


Langues dérivées

Article détaillé : Afrikaans.

L'afrikaans, parlé en Afrique du Sud, est une langue dérivée du néerlandais, qui conserve de nombreux archaïsmes datant des XVIe et XVIIe siècles. Ce processus de créolisation fera penser, mutatis mutandis, aux idiomes dérivés du français tels les créoles haïtien ou réunionnais. Généralement, une personne parlant nativement l'afrikaans peut comprendre la langue parlée aux Pays-Bas, mais ne pourra s'y exprimer qu'avec difficulté.

Le néerlandais dans le monde

L'afrikaans a été formé par des colons venant du sud des Pays-Bas, il y a donc des liens évidents, mais l'afrikaans en a conservé à la fois certains archaïsmes, tout en simplifiant la grammaire.

Écriture

Le néerlandais utilise l'alphabet latin, complété de quelques diacritiques. Le tréma est utilisé pour séparer des voyelles consécutives et éviter leur prononciation comme diphtongues.

Exemples 
  • België (Belgique)
  • coördinatie (coordination)

L'accent aigu (plus rarement grave) est utilisé pour signaler la présence de l'accent tonique sur un mot qui ne le porte habituellement pas.

Exemples 

L'ensemble ij est parfois considéré comme une seule lettre. Autrefois, dans certaines régions, il était écrit au moyen d'un y avec ou sans tréma (Ÿ/ÿ).

Prononciation

Article détaillé : Phonologie du néerlandais.

Grammaire

Article détaillé : Grammaire néerlandaise.

La grammaire du néerlandais rappelle par bien des traits celle de l'allemand. Elle s'en distingue néanmoins par la quasi-disparition des cas et la faible distinction que l'on fait aujourd'hui entre les genres masculin et féminin (encore plus au nord du Rhin qu'au sud).

Lexique

Emprunts français

Le français a emprunté certains mots au néerlandais, en particulier dans le domaine de la navigation. À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant du néerlandais (bien que pour certains parmi ceux-ci, il pourrait s'agir de mots plus généralement germaniques ou anglo-saxons ; par exemple bier, brick, drug pour drogue, etc.)

  • affaler : afhalen « tirer en bas le cordage »
  • bâbord : bakboord « bord du dos »
  • bague : bagge « anneau »
  • bière : bier
  • boulevard : bolwerk
  • colza : koolzaad « semence de chou »
  • drogue : drogerij « herbe séchée »
  • foc : fok
  • frelater : verlaten « transvaser »
  • gruger : gruizen « écraser »
  • kermesse : kerkmisse « messe d'église, fête patronale » (en néerlandais actuel kermis)
  • mannequin : mannekijn ou manneke « petit homme »
  • matelot : mattenoot « compagnon de couche » (en néerlandais actuel matroos)
  • pamplemousse : pompelmoes « citron épais »
  • ruban : ringband « collier »
  • tribord : stuurboord « bord du gouvernail »
  • trique : strijken « passer un objet sur un autre »
  • vase (masculin) : vaas
  • vrac : wrak « mal salé, mauvais »

Mais aussi : bègue, béguine, bélître, bitter, blague, blaser, blocus, bobsleigh, bouquin, brader, brique, briquet, buse, cabillau, cancrelat, étriquer, hère, tricot, varlope, etc.

Le français de Belgique comporte encore plus d'emprunts qualifiées de « belgicismes » tels que kot (chambre d'étudiant ou placard)...

Exemples

Français Néerlandais
Aux Pays-Bas, on parle néerlandais In Nederland spreken ze Nederlands
Adapté par un Néerlandais Aangepast door een Nederlander
Mot Traduction
terre aarde
ciel hemel
eau water
feu vuur
homme man
femme vrouw
manger eten
boire drinken
grand groot
petit klein
nuit nacht
jour dag
jouer spelen
mot woord
traduire vertalen
marcher lopen/stappen
courir lopen/rennen
prendre nemen
acheter kopen
vendre verkopen
cher duur
bon-marché goedkoop

Notes et références

  1. Language Standardization and Language Change: The Dynamics of Cape Dutch, 2004, Ana Deumert, John Benjamins Publishing Company. Consulté le 2008-11-10
  2. (nl) Nieuw Letterkundig Magazijn. Jaargang 16 — Nederlandstalige Zuid-Afrikaanse literatuur, 1652-1925 (page 2), 1998, Siegfried Huigen, Maatschappij der Nederlandse Letterkunde. Consulté le 2008-11-04
  3. Oxford Journal on Mutual Comprehensibility of Written Afrikaans and Dutch
  4. G. E. Booij, « The morphology of Dutch », 2002, Oxford University Press
  5. Arie Verhagen, « English constructions from a Dutch perspective », 2007, Structural-functional studies in English grammar, John Benjamins Publishing Company
  6. Cette dernière appellation est surtout fréquente parmi les francophones de Belgique
  7. article consacré au renouveau du flamand dans le nord de la France
  8. [1]
  9. La Communauté française de Belgique

Voir aussi

Wikibooks-logo-fr.png

Wikibooks propose un ouvrage abordant ce sujet : néerlandais.

Wikiversity-logo.svg
La Wikiversité possède des cours sur « Néerlandais ».

Liens internes

Liens externes


 
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title}
Base de liens  |  Ajouter lien  |  Contact Rss
On est 38 visiteur(s) en ligne
Server 2.0