Montréal
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Montréal est la métropole du Québec[3]. Deuxième plus importante agglomération canadienne, Montréal constitue un centre majeur du commerce, de l?industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales. Montréal a accueilli l?exposition universelle de 1967 et les Jeux Olympiques d'été de 1976.
Considérée comme la deuxième ou la quatrième agglomération francophone de langue officielle dans le monde[4], la ville de Montréal occupe le second rang des agglomérations internationales de langue française, si l?on considère la proportion de ses habitants qui ont le français comme langue maternelle. Elle représente aussi la deuxième agglomération canadienne en importance et la seule métropole francophone en Amérique du Nord. Les personnes déclarant avoir pour langue maternelle le français, toujours majoritaires sur l?île de Montréal (qui comprend non seulement la ville de Montréal, mais aussi d?autres municipalités), ont baissé sous le seuil de 50% selon le dernier recensement (49,8 %)[5]. Dans la grande région métropolitaine de Montréal, une majorité absolue des résidants demeurent de langue maternelle française (64,9%) selon Statistique Canada.
L?île de Montréal est l?une des 17 régions administratives du Québec; sa population approche les 1,8 million d?habitants, tandis qu?environ 3,7 millions de personnes habitent le Grand Montréal. Environ 52,4 % de la population de la ville est francophone (de culture et de langue française), environ 32,4 % sont Néo-Canadiens et/ou Néo-Québécois (de culture et de langue autre que française et anglaise), tandis que 12,5 % sont anglophones (de culture et de langue anglaise), faisant de Montréal une ville multiculturelle[6].
Montréal se prononce /m???eal/en français international écouter, /m???eal/avec l?accent québécois écouter et /?m?nt?i???l/en anglais écouter.
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[] Présentation
Montréal est située sur l?île du même nom, la plus grande de l?archipel d'Hochelaga, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. En amont, la rivière se jette dans le lac des Deux-Montagnes, qui lui-même se déverse dans trois cours d?eau, dont la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent qui bordent l?île de Montréal au nord et au sud, respectivement. De fait, Montréal possède plus de 266 kilomètres de rives.
L?agglomération se compose également de 75 îles et îlots, dont l?île Jésus qui forme la ville de Laval, l?île Perrot, l?île Bizard, l?île des S?urs, l?île Sainte-Hélène et l?île Notre-Dame.
La ville tient son nom de la proximité immédiate du mont Royal, montagne et vaste espace vert urbain, aujourd?hui ceint par l?urbanisation et porteur de l?image de la ville.
Près de 3 607 200 personnes habitent la région métropolitaine de Montréal[7]. La population de l?île de Montréal est de quelque 1 850 000 personnes et celle de la ville comme telle, d?un million et demi.
Au sud-est de l?île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique et abrite de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l?hôtel de ville, la place d?Armes, et la basilique Notre-Dame.
Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciel modernes tels le 1000 De La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, la tour de la Bourse. La plus célèbre tour reste la place Ville-Marie, conçue par l?architecte Ieoh Ming Pei (1962), dont la construction commencé le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d?un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l?une des plus grande au monde. Elle donne ainsi accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieurs, ainsi qu?au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l?abri des intempéries.
Le Parc olympique situé dans l?Est de la ville comprend le Biodôme (musée moderne et laboratoire permanent en écologie), l?Insectarium, et le Jardin botanique, le second en importance au monde après celui de Kew, en Angleterre. La ville de Montréal possède aussi un Planétarium ainsi qu?un musée dédié à l?eau, la Biosphère. De nombreux festivals sont organisés annuellement à Montréal.
Avec son quartier gai, le Village, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l?un des plus grands au monde, Montréal est l?un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester et Paris. En 2006, elle a accueilli les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT).
L?agglomération de Montréal est classée la 15e métropole de l?Amérique du Nord et la 77e dans le monde. En 2006, Traveler's Digest et AskMen.com ont classé Montréal « meilleure ville où vivre pour sa culture, son architecture, son histoire et son ambiance ».
[] Histoire
[] De Hochelaga à la traite des fourrures
Le village fortifié d?Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l?île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l?avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d?évaluer une présence humaine environ 3000 à 4000 ans avant notre ère. Toutefois, à l?époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n?y avait plus de trace du village d?Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.
En 1615, Samuel de Champlain émet l?idée d?une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.
Les Français ne s?y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance qui fonda bientôt l?Hôtel-Dieu de Montréal, le premier hôpital d?Amérique du Nord.
En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.
En août 1701, 1 300 Amérindiens du nord-est de l?Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1 200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu?avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2000 âmes.
Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l?exploration française de l?intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth. Des remparts de bois sont construits dès 1725. Malgré le très puissant séisme qui eut lieu le 16 septembre 1732, la ville continua à prospérer et fut par la suite fortifiée vers 1740 et reste française jusqu?en 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l?armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.
[] Régime colonial britannique et industrialisation
En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5 000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province française. Le fond de population et l?immense majorité est partout française. Mais le peuple francophone reste un peuple conquis. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu?aux enseignes des marchands français sont en anglais.
La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l?île. L?industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le n?ud ferroviaire du Canada.
Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d?un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais, appelés aux armes par un article haineux de The Gazette. Le feu s'est également propagé jusqu'à la bibliothèque nationale, détruisant d'innombrables archives de la Nouvelle-France[8].
Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l?élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée répandue chez les fédéralistes québécois veut que l?arrivée au pouvoir des indépendantistes à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle ait déchu la ville du titre de métropole économique du Canada au profit de Toronto (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique), alors que la cause de ce transfert aux dires des indépendantistes québécois est le développement de la voie maritime du St-Laurent, qui donnera lieu à un véritable boom économique dans l?Ontario des Grands Lacs, ainsi que certaines politiques économiques fédérales favorables à l?essor de Toronto.
[] Ville internationale contemporaine
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| Source : Ville de Montréal | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le déplacement graduel des populations vers l?ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.
Le statut international de la ville a été assuré par l?Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux Olympiques d'été de 1976.
En date du 1er janvier 2002, l?ensemble des municipalités situées sur l?île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu?à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.
Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l?ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d?entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l?île.
Après l?élection d?un gouvernement libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d?avoir la tenue d?un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu?avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d?un conseil d?agglomération qui gère les compétences d?agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).
[] Événements historiques
- En 1643 est érigée la première croix sur le mont Royal par Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de la ville, pour accomplir un v?u qu?il avait fait à la Sainte Vierge après avoir prié pour l?arrêt d?une inondation dévastatrice.
- C?est aux alentours de 1740 que sont construites les fortifications de Montréal, remplaçant les anciens remparts de bois. De 1804 à 1812 elles sont démolies, suite aux pressions populaires. De nos jours ne subsistent qu?une mince portion des remparts, notamment au parc du Champ-de-Mars et au musée Pointe-à-Callière.
- C?est en 1925 que débute la construction du pont Jacques-Cartier qui est inauguré le 14 mai 1930. Une légende urbaine veut que les quatre embouts de la travée principale, dont l?apparence leur a mérité le surnom de « tours Eiffel », aient été offerts par la France. Cependant, ils étaient prévus au plan original.
- Le 14 octobre 1966 marque l?inauguration du métro de Montréal.
- En 1967 a lieu l?Exposition universelle de Montréal, Terre des Hommes.
- En 1967, discours de Charles de Gaulle depuis le balcon de l?hôtel de ville. Voir l?article du « Québec libre ».
- En 1976, Montréal accueille les XXIe jeux Olympiques d?été.
- En 1980, Montréal accueille les Floralies internationales sur les sites des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène (désormais le parc Jean-Drapeau).
- En 1993, Montréal remporte sa dernière coupe Stanley avec Le Canadien.
- Le 29 septembre 2004, les Expos jouent leur dernier match au Stade Olympique devant 31395 spectateurs, avant de déménager à Washington.
- En 2005, Montréal reçoit les Championnats du monde des sports aquatiques de la FINA.
- En 2006, Montréal est l?hôte des premiers Jeux gais Outgames.
[] Administration municipale
Le maire actuel de Montréal est Gérald Tremblay, membre de l?Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal (UCIM).
[] Conseils et commissions
[] Conseil de ville
Le Conseil de ville, élu démocratiquement, est l?organe décisionnel principal de la ville de Montréal. Il consiste en 64 membres, (le maire de la ville de Montréal), (45 conseillers de ville et 19 maires d?arrondissement), provenant de l?ensemble des arrondissements de la ville de Montréal. Le conseil a juridiction dans plusieurs domaines, incluant la sécurité publique, les échanges intergouvernementaux, l?environnement, l?urbanisme et certains programmes de subventions. Le Conseil de ville est également en charge de superviser ou approuver certaines décisions des conseils d?arrondissements.
[] Comité exécutif
Relevant directement du Conseil de ville, le Comité exécutif est en charge de la préparation de divers documents, tels le budget ou les règlements municipaux qui sont ensuite soumis au jugement du Conseil de ville. Il est en charge notamment de l?octroi des contrats, des subventions, de la gestion des ressources humaines et financières, de l?approvisionnement et des édifices municipaux.
[] Conseils d?arrondissement
Au nombre de 19, ils consistent en un maire, siégeant également au Conseil de ville, et en un minimum de cinq conseillers (incluant les conseillers de ville). Au total, les 19 arrondissements comprennent 40 conseillers d?arrondissement. Ils sont en charge, localement, de l?urbanisme, de l?enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l?habitation, des ressources humaines, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales.
[] Commissions du conseil
Les sept commissions du conseil sont chargées des consultations publiques et de la réception des commentaires et des critiques liés à leur programme d?activité. Elles sont avant tout des organes de consultation, donc non décisionnels, contrairement au conseil exécutif. Leur mission consiste à bien informer et éclairer le choix des membres du conseil de ville et à favoriser la participation des citoyens dans les débats publics. Chaque commission est formée de sept à neuf membres élus (à l?exception d?un représentant du gouvernement du Québec à la Commission sur la sécurité publique), incluant un président et un vice-président.
[] Partis politiques
| Parti | Initiales | Fondation | Gouvernement | Maire | Maires d?arrondissement | Conseiller de la ville | Conseiller d?arrondissement | Total d?élus |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal | UCIM | 2001 | 2002 - [?] | 1 | 16 | 32 | 33 | 82 |
| Parti Vision Montréal | VM | 1994 | 1994-2002 | - | 2 | 9 | 4 | 15 |
| Équipe Anjou[9] | ÉA | ? | - | - | 1 | 1 | 3 | 5 |
| Projet Montréal[10] | PM | 2005 | - | - | - | 1 | - | 1 |
| Indépendant | - | - | - | - | - | 2 | - | 2 |
| Parti Éléphant Blanc de Montréal | PÉBM | 8 août 1989 | - | - | - | - | - | 0 |
Source : Ville de Montréal.[11]
[] Arrondissements
Les arrondissements de la ville de Montréal forment 19 territoires constituant la ville de Montréal :
- Ahuntsic-Cartierville
- Anjou
- Côte-des-Neiges?Notre-Dame-de-Grâce
- Lachine
- LaSalle
- Le Plateau-Mont-Royal
- Le Sud-Ouest
- L'Île-Bizard?Sainte-Geneviève
- Mercier?Hochelaga-Maisonneuve
- Montréal-Nord
- Outremont
- Pierrefonds-Roxboro
- Rivière-des-Prairies?Pointe-aux-Trembles
- Rosemont?La Petite-Patrie
- Saint-Laurent
- Saint-Léonard
- Verdun
- Ville-Marie
- Villeray?Saint-Michel?Parc-Extension
[] Jumelages
Lyon (France)
Alger (Algérie)
Antananarivo (Madagascar)
Athènes (Grèce)
Casablanca (Maroc)
Erevan (Arménie)
Hiroshima (Japon)
Shanghai (République populaire de Chine)
Paris (France) depuis 2006
[] Démographie
La Région métropolitaine de Montréal comprend une population de 3 635 733 habitants (2005), selon Statistique Canada. Ce nombre inclut les habitants des villes avoisinantes de Laval, Longueuil et de quelques autres petites municipalités. C?est la 30e plus importante aire urbaine des Amériques et la 77e mondialement.
Les fusions municipales de 2002 ont réduit le nombre de ces municipalités de 109 à 66. La ville de Montréal en tant que telle comprend près de 1,5 million d?habitants depuis les défusions du 1er janvier 2006. Ce nombre élevé d?habitants justifie le fait que la ville de Montréal possède, avec la ville de Laval, son propre district postal, débutant par la lettre H.
[] Langues
La majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 68,8 %) a le français pour langue maternelle, une part non négligeable (18,9 %) de la population est néo-canadienne, n?ayant ni le français ni l?anglais comme langue d?origine tandis qu?environ 12,3 % se déclarent anglophones.
Sur l?ensemble de l?île de Montréal, le constat change alors qu?environ 53 % de la population se déclare francophone, 29 % allophone et 18 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de l?une des deux langues majoritaires et la plupart des allophones ont le français ou l?anglais comme langue seconde. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l?anglais (surtout concentrés dans l?Ouest de l?île de Montréal).
Certaines personnes ne sont capables de communiquer ni en français ni en anglais. Cependant, la tendance qu?ont les nouveaux immigrants à apprendre l?une des deux langues majoritaires s?est accélérée depuis l?introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L?italien, l?allemand, le portugais, l?espagnol, le grec, le yiddish mais aussi l?arabe, le cantonais et l?hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l?immigration). L?usage du français à la maison, en général, progresse dans la Communauté métropolitaine de Montréal. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001. La proportion de francophones s?est légèrement accrue durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 68,1 %.
[] Immigration
La population d?origine européenne est en vaste majorité de descendance française, irlandaise, anglaise et italienne, toujours selon Statistique Canada[12]. Les quatre groupes ethniques en importance sur l?île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens, (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235).
Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d?identité ancestrale française et britannique étaient majoritaires. Ceux identifiés en tant que canadiens d?identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont en effet majoritairement de descendance française, irlandaise, anglaise et écossaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations. Souvent vue comme une ville multiculturelle, Montréal reste cependant la métropole la plus homogène en Amérique du Nord[réf. nécessaire].
Voici la répartition de la population par appartenance ethnique[13].
- Blanc : 2 998 145 soit 83,5 % ;
- Noir : 169 065 soit 4.7 % ;
- Arabe : 98 885 soit 2,8 % ;
- Latino-Américain : 98 885 soit 2,1 % ;
- Chinois : 72 015 soit 2 % ;
- Sud-Asiatique : 70 615 soit 2 % ;
- Asiatique du Sud-Est : 44 965 soit 1,3 % ;
- Philippin : 23 510 soit 0,7 % ;
- Asiatique occidental : 14 520 soit 0,4% de la population
- Minorités visibles multiples : 10 250 soit 0,3 %.
- Coréen : 4 665 soit 0,1% de la population
- Minorité visible, n.i.a : 3 505 soit 0,1% de la population
- Japonais : 2 985 soit 0,1% de la population
[] Religion
Pour une ville nord-américaine de son importance, Montréal fut dotée d?un grand nombre d?églises et de temples, d?où son surnom, au XIXe siècle, de « ville aux cent clochers ». Près de 84 % de la population de la ville se déclare de tradition chrétienne, dont la vaste majorité de l?Église catholique romaine. Cet héritage provient principalement du nombre élevé de descendants et d?immigrants français, italiens, irlandais et portugais. La présence des religions protestantes et orthodoxes, beaucoup moins importantes, est due principalement aux immigrants anglais, grecs et libanais.
Depuis la révolution tranquille des années 1960, très peu de Québécois francophones pratiquent leur religion. La proportion de chrétiens pratiquants au Québec est désormais beaucoup moins élevée que la même proportion ailleurs en Amérique du Nord.
Parmi les religions de tradition non chrétienne, on retrouve en majorité la religion musulmane, principalement du fait de l?immigration récente. La communauté juive de Montréal, bien qu?en déclin, a eu un impact significatif sur les plans culturels, artistiques, économiques et gastronomiques depuis le XVIIIe siècle. Montréal accueille également de petites communautés bouddhistes, sikhs, bahá'íes et hindoues.
La ville de Montréal dispose d?un important patrimoine religieux.
[] Célébrités
De nombreuses personnalités sont issues de l?agglomération de Montréal. Parmi elles, on peut citer des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard, et Mylène Farmer, le poète Émile Nelligan, l?ex-Premier ministre Jacques Parizeau, l?ex-Premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, l?écrivain et homme politique Jacques Hébert, la joueuse de tennis Mary Pierce, l?astrophysicien et écologiste Hubert Reeves ou encore l?écrivain Saul Bellow, prix Nobel de littérature et l'acteur de la série Star Trek William Shatner.
Revue de presse Montr%E9al
