Mont Aigoual
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| Mont Aigoual | ||
| Altitude | 1 567 m | |
|---|---|---|
| Latitude Longitude |
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| Pays | France | |
| Région française | Languedoc-Roussillon | |
| Subdivision | ||
| Massif | Cévennes (Massif central) |
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| Première ascension | Préhistoire ? | |
| Voie d'ascension la plus facile |
routes accès faces nord et sud et sentiers de grande randonnée |
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| Type | ||
| Montagne - géographie physique | | ||
Le mont Aigoual (en occitan Augal), situé au sud du Massif central, culmine à 1 567 mètres[1], ce qui en fait le point culminant du Gard et le second de la Lozère ainsi que des Cévennes après le mont Lozère (1 699 mètres). Le mont Aigoual est aux confins des départements du Gard et de la Lozère.
Bastion sud-est du Massif central, le mont Aigoual est remarquable par son panorama, sa climatologie et son observatoire météorologique.
C'est sur ce mont qu'a été entrepris au XIXe siècle la première grande opération de reforestation antiérosive en France (constitution d'une forêt de protection sur les sols érodés par la déforestation et le pâturage)
Haut lieu de l'histoire des camisards et maquisards, il a inspiré de nombreux écrivains cévenols tels André Chamson, Jean-Pierre Chabrol ou Jean Carrière.
Sommaire |
[] Géographie et géologie
[] Géographie et géomorphologie
Situé sur la commune de Valleraugue ( Gard ), la partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à 1 500 mètres sur environ 3 km². Il est ponctué par trois sommets[2]: d'est en ouest, le Pic de la Fageolle ou Pic Ferrège (1 555 mètres) dominant le versant sud-est, le Signal de l'Hort de Dieu ou Tourette de Cassini (1 567 mètres), point culminant qui porte l'observatoire météorologique, et le Signal de l'Aigoual (1 564 mètres) lui situé en Lozère. A plus grande échelle, le massif de l'Aigoual comprend au sud-ouest les sommets du Lingas (1 445 mètres) qui s'achèvent par le dôme rocheux du St Guiral ( 1366m ), le plateau de l'Espérou directement en face au sud, et s'étend vers l'ouest jusqu?aux plateaux calcaires des Grands Causses en passant par le col de Prat Peyrot(1380m) qui abrite une station de ski, et unique point de passage vers la route du col du Perjuret.
La ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée traverse le plateau sommital, se prolongeant au nord et au sud de celui-ci. Les versants méditerranéens et atlantiques ont des morphologies très dissemblables. A l'est et au sud-est, au dessus des sources de l'Hérault et de ses affluents, les pentes sont raides et trés escarpées . Le dénivelé direct , un des plus importants du Massif Central atteint 1250m entre le village Valleraugue (côte 300-350m ) au fond de la vallée et au pied du sommet ( la route est obligée ,d'ailleurs, d'emprunter les longs lacets de la face nord du plateau de l'Espérou qui mènent à la petite station de l'Espérou ( 1250m , d'où l'on peut aussi venir par Le Vigan en passant par le col du Minier à 1260m ) puis rejoint le col de la Seyrérède ( 1300m , ligne de partage des eaux ), passe par le col de Prat Peyrot (1380m) afin de gagner le sommet au bout de 28 km d'une longue ascension...) . Vers l'ouest et le nord-ouest, les crêtes arrondies, aux pentes plus douces sont séparées des Causses par les gorges et canyons du Tarnon, de la Jonte, du Trèvezel et de la Dourbie, affluents du Tarn (rivière). En quelques km la rupture est saisissante.
[] Géologie
Le massif de l'Aigoual est formé de granite, d'âge paléozoïque (mise en place il y a environ 330 millions d'années), intrusif dans les roches métamorphiques de la série des schistes des Cévennes[3]. Le sud du massif (Lingas) est principalement granitique, alors qu'au sommet de l'Aigoual affleurent les micaschistes qui constituent le toit du pluton granitique. Entre l'Aigoual et le Lingas, une faille de direction est-ouest (faille du Bonheur) isole un petit plateau formé de calcaires mésozoïques dans lesquels est creusé l'abîme de Bramabiau.
[] Météorologie
[] Histoire de l'observatoire météorologique
La station météorologique du mont Aigoual a été construite entre 1887 et 1894 avec beaucoup de peine en raison de la rudesse du climat et sur le modèle original d'un "château fort", avec une puissante tour crénelée sur laquelle est installée la grande table d'orientation. L'inauguration a eu lieu le 18 août 1894 et les relevés d'observations y sont tenus depuis le 1er décembre 1894. La station dépendait alors de l'Administration des Eaux et Forêts. C'est en 1943 que l'observatoire a été placé sous l'autorité de l'Office National de Météorologie. C'est actuellement la dernière station de montagne en France occupée toute l'année. Elle propose depuis quelques années un musée sur l'histoire de la météorologie.
[] Climatologie
Au sommet de l'Aigoual, les conditions météorologiques sont souvent extrêmes, l'air océanique et l'air méditerranéen étant sans cesse en confrontation[4]. Ceci vaut, entre autres, au mont Aigoual le privilège d'être un des endroits les plus arrosés de France avec un peu plus de deux mètres de pluie par an en moyenne et une moyenne de 240 jours de brouillard par an.
Quelques relevés records[5]:
- Température maximale : 28,7 °C le 11 août 2003 [6]; minimale : -28°C en 1956 ;
- Vitesse maximale du vent : 171 km/h en moyenne sur une journée, rafales dépassant 360 km/h le 1er novembre 1968 ;
- Quantité de pluie maximale en 24 heures : 607 mm entre le 30 octobre 1963 à 18 heures et le 31 octobre 1963 à 18h ;
- Hauteur maximale de neige fraîche cumulée en 1 an : 10,39 mètres (hiver 1995-1996) ;
- Nombre moyen annuel de jours de gel : 144 ; de jours de chaleur (> 25 °C) : 0 ; de jours de pluie : 170 ; de jours de vent fort (> 16 m/s) : 265 ; de jours de brouillard : 241 ; nombre moyen de jours avec chute de neige : 66 ; où le sol est couvert de neige : 118.
C'est aussi un des endroits de France métropolitaine où ont été enregistrés les plus importants cumuls de pluie sur de courtes périodes, notamment durant les "épisodes cévenols" en automne. Le plus fort cumul annuel (4 015 mm) a été enregistré en 1913 [5].
Paradoxalement, c'est à une soixantaine de kilomètres de l'Aigoual seulement, en Camargue, que se situe le point le moins arrosé de France.
[] Reboisement du massif de l'Aigoual
Depuis le Moyen âge, la forêt qui recouvrait le massif de l'Aigoual est exploitée pour fournir le bois nécessaire aux verreries, forges, et fonderies de la région, ainsi qu'au chauffage des habitations. Parallèlement, l'augmentation de la taille des troupeaux de moutons réclame de plus en plus de paturages. Vers 1850, le recul de la forêt fini cependant par avoir une grave conséquence : les fortes pluies ravinent le sol nu et des torrents de boue provoquent des inondations de plus en plus catastrophiques dans les vallées, notamment à Valleraugue dans la vallée de l'Hérault. [7]
Si la volonté de reboiser apparait dès 1861 et si les premiers travaux sont lancés rapidement, les premières plantations rencontrent l'hostilité des bergers de la région, qui craignent de perdre leurs paturages et n'hésitent pas à mettre le feu aux jeunes arbres. Le forestier Georges Fabre sera le véritable maitre d'oeuvre du reboisement et supervisera toutes les plantations à partir de 1875. Il démontre qu'une partie de l'ensablement du port de Bordeaux vient de la terre arrachée par les pluies dans le massif de l'Aigoual, ce qui l'aide à obtenir le financement nécessaire.
Fabre crée plusieurs arboretums à différents altitudes, expositions et natures de terrains pour chercher les essences d'arbres adaptées aux différentes parties du massif, et demande au botaniste Charles Flahault de venir l'aider dans cette tâche. Il améliore et agrandit le réseau des routes forestières. Enfin, il fait construire l'observatoire (voir notamment l'arboretum de l'Hort de Dieu directement sur le flanc sud de l'Aigoual ou encore l' arboretum de la Foux remarquable par la hauteur de ses arbres).
Alors que la région traverse des difficultés économique, le reboisement fournira finalement un travail rémunéré bienvenu aux paysans et à leurs familles. S'il montre son utilité dès 1890 (courrier du conseil municipal de Valleraugue demandant de poursuivre les plantations), il devra être poursuivi pratiquement jusqu'à la Première Guerre mondiale vu la taille de la forêt à reconstituer. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Office national des forêts reprendra le reboisement, en partie plus bas dans les vallées pour remplacer les châtaigniers décimés par la maladie.
[] Panorama
Vu du sommet du mont Aigoual, le panorama est particulièrement spectaculaire, remarqué dès les premiers récits de voyage, au XVIe siècle, tel celui de Félix et Thomas Platter dans leurs notes de voyage de deux étudiants balois [8]:
« Enfin, à midi nous arrivâmes au sommet, occupé par un immense pâturage (...) De ce point, peu éloigné de Mende, la vue s'étend au loin sur toutes les Sévennes, auxquelles nos monts du Valais sont seuls comparables, et jusqu'aux montagnes de l'Auvergne (...) Nous ne pouvions nous lasser d'admirer le panorama, favorisés par un temps magnifique qui permettait de découvrir au fond des vallées plusieurs hameaux ne paraissant pas plus gros, à cette distance, qu'une cabane de paysan. »
Deux siècles plus tard, Jean Georges Fisch, autre voyageur suisse, en rendait compte dans une lettre à son frère datée du 17 juin 1787 [9]:
« Les vues les plus belles et les plus étendues que j'ai contemplées sur le Gesler, sur le Jura, même sur le Rigi, et dans diverses régions de la Suisse, restent loin derrière la richesse et la majesté de celle que nous avions ici (...) Les bornes de notre horizon s'étendaient à l'est et à l'ouest, au delà des frontières de la France, au sud elles se perdaient dans la Méditerranée. »
Par temps clair, il est ainsi possible d'observer la mer Méditerranée (tout le Golfe du Lion), les grands causses, la barre massive du mont Lozère au nord, les Monts du Cantal, la chaîne des Pyrénées à l'ouest (Pic du Canigou, pic d'Aneto en Espagne), et les Alpes à l'est (mont Ventoux, mont Blanc, Écrins, Grand Paradis et mont Viso en Italie), et tout ce qui se trouve dans un rayon de 300 kilomètres.
[] Randonnées
Une des plus connues des randonnées du Mont Aigoual est La montée des 4000 marches, qui part de Valleraugue pour rejoindre l'observatoire (plus de 1200m de dénivellée).
[] Galerie
[] Voir aussi
[] Liens internes
[] Liens externes
- Observatoire météo du mont Aigoual
- Les Amis de l'Aigoual, du Bougès et du Lozère
- Office de tourisme Causses Aigoual Cévennes
- NEMAUSENSIS - Historique de l'observatoire météo du Mont Aigoual
- Office de tourisme de Valleraugue, commune où est situé le Mont Aigoual
- Terres Promises, les carnets de marche de Dioma
[] Notes et sources
- ? carte topographique 1/25 000, IGN
- ? Le Massif de l'Aigoual, édition Association des Amis de l'Aigoual
- ? Atlas du Parc national des Cévennes - Géologie
- ? Observatoire du mont Aigoual et Association Les Amis de l'Aigoual
- ? a? b? Meteofrance
- ? Pierre Bessemoulin et al., La canicule d'août 2003 en France et en Europe, La Météorologie, n°46, p25-33, août 2004.
- ? Observatoire du Mont-Aigoual : Historique : Reboisement du Domaine.
- ? Félix et Thomas Platter à Montpellier (1552-1559, 1595-1599); Notes de voyage de deux étudiants bâlois, publiées d'après les manuscrits originaux appartenant à la bibliothèque de l'université de Bâle, Montpellier, C. Coulet Libraire, 1892. En ligne sur Gallica [1]
- ? Jean Georges Fisch sur L'Aigoual, lettre à son frère datée de Meyrueis 17 juin 1787 [2]
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Mont Aigoual
Revue de presse Mont_Aigoual
