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Un article de Wikipedia.y-project.com.La mondialisation démocratique est une idée combinant les concepts de mondialisation et démocratie qui vise à instituer une démocratie à l'échelle mondiale. En pratique, le moyen principal proposé est de développer un ordre mondial dans lequel les organisations internationales auraient un grand rôle et fonctionneraient de manière démocratique, en se rapprochant progressivement du mode fédéraliste (1), À la différence des antimondialistes, les mouvements orientés vers la mondialisation démocratique sont promondialistes. Ils ne veulent ni arrêter ni changer la mondialisation, mais souhaitent au contraire :
[] L'optique exclusivement institutionnelleLa mondialisation démocratique s'intéresse essentiellement au développement institutionnel nécessaire au fonctionnement d'une planète dont les acteurs sont de plus en plus interdépendants et les questions à gérer de plus en plus transnationales. Ce développement ne peut plus reposer sur le simple multilatéralisme et internationalisme qui reste soumis à l'écran des États-nations. Cette préoccupation rejoint certains thèmes de recherche en sciences politiques sur la gouvernance mondiale (global governance). La mondialisation démocratique ne privilégie aucun domaine a priori, ni aucun choix de politique dans chaque domaine, considérant que les décisions doivent être prises par ces institutions mondiales selon un processus démocratique et non pas faire l'objet d'orientations préalables. [] L'optique plus conditionnelle de l'altermondialismeCet axe purement institutionnel distingue les mouvements pour la mondialisation démocratique de ceux de l'altermondialisme. Ceux-ci sont centrés sur des idéologies dans les domaines sociaux et économiques. Ils considèrent que la mondialisation démocratique, comme rappelé par Susan George, peut poser de telles conditions idéologiques s'ajoutant au simple aspect démocratique. Une contradiction apparaît alors, car imposer des orientations à la démocratie est l'antithèse du choix démocratique. Les altermondialistes considèrent cette contradiction comme purement théorique et à relativiser sérieusement. Leur argument est que l'histoire des démocraties occidentales montrerait que le peuple n'est jamais consulté sur autres choses qu'un choix entre des personnes. Ces personnes sont choisies par des partis soumis à des influences diverses loin de défendre l'intérêt populaire. Pourtant l'altermondialisme n'est pas dépourvu de batailles de clans et d'ambitions personnelles. Les tenants du mouvement mettent en évidence certains leaders charismatiques (José Bové, Hugo Chavez...), tout en se rattachant souvent à un certain élitisme intellectuel réel ou supposé (Bourdieu, Chomsky...). Ils n'évoquent à aucun moment des solutions démocratiques moins personnalisées, par exemple l'introduction d'une part de stochocratie pour désigner des représentants du peuple. [] Le processus envisageableCette structuration démocratique des institutions pourrait démarrer par
Le but à long terme serait que ces diverses institutions se fédèrent ultérieurement dans un gouvernement mondial démocratique. [] Débats particuliers concernant certaines institutions existantesL'un des problèmes est que l'ONU, que certains voient comme l'embryon de cette construction, est fragilisée par des États réticents à l'encontre de structures supérieures à eux. Mais surtout l'ONU n'a pas été crée comme instance démocratique mais comme un outil de négociation entre États souverains. Ainsi la représentation ne se fait pas en fonction de la population et les régimes non démocratiques sont également représentés. L'ONU n'a donc ni dans son mode de fonctionnement, ni dans sa mission d'orientation démocratique. Sa recherche d'un intérêt commun supérieur aux intérêts nationaux n'est donc pas à confondre avec la démocratie. Par ailleurs, des institutions comme l'OMC ne dépendent pas de l'ONU et certaines de leurs actions peuvent s'écarter des objectifs onusiens. Cette raison est avancée par les altermondialistes pour demander de placer l'OMC sous giron onusien, ce qui selon eux lierait davantage le développement du secteur économique à celui de la démocratie, de la justice, des droits de l'homme et de la protection de l'environnement. A l'ONU, tous les États ne sont pas égaux, cinq d'entre eux ayant un pouvoir bien supérieur en étant permanents au conseil de sécurité et en disposant du droit de veto, ce qui constitue un déficit démocratique. Ces cinq États sont : Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie. [] CritiqueSelon certains critiques, les démocraties modernes se sont développées:
Ils relèvent aussi le flou définissant les organisations sur lesquelles repose le projet, le gauchisme (tiermondisme, critique des "fausses" démocraties, pays puissants qui accaparent le pouvoir), la confusion entre égalitarisme et démocratie. [] Voir aussi
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Mondialisation démocratique |