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Un article de Wikipedia.y-project.com.Image:Debre.jpg Michel Debré, politicien français Né à Paris le 15 janvier 1912 et mort à Montlouis-sur-Loire le 2 août 1996, Michel Debré fut un homme politique français. Il est sans doute le membre le plus éminent de la famille Debré, une famille qui a donné à son pays plusieurs grands hommes, notamment des médecins. Michel a lui-même quatre fils :
[] Biographie[] Sa jeunesse et ses débuts en politiqueMichel Debré étudie à Paris au lycée Montaigne, puis au lycée Louis-le-Grand, obtient le diplôme de l'École libre des sciences politiques et devient docteur en droit. Il entre à vingt-deux ans au Conseil d'État. Mobilisé en 1939 comme officier de cavalerie, il est fait prisonnier mais parvient à s'évader. Membre de la Résistance dès 1940, il est chargé par le général de Gaulle de la nomination des préfets pour le jour de la Libération. Il crée l'ENA en 1945. [] Son gouvernementSous la Quatrième République, Michel Debré est sénateur d'Indre-et-Loire. Il devient ensuite Garde des Sceaux en 1958, dans le cabinet du général de Gaulle. Il y joue un rôle important dans la rédaction de la Constitution de la Cinquième République. Celle-ci acceptée, il inaugure la nouvelle fonction de Premier ministre qu'elle prévoit de 1959 à 1962. Après le référendum du 14 avril 1962 approuvant les accords d?Évian, de Gaulle le remplace par Georges Pompidou. En novembre, à l?occasion des élections législatives qui ont suivi la dissolution de l?Assemblée Nationale, il tente de se faire élire député en Indre-et-Loire. Battu, il décide en mars 1963 de se présenter à nouveau à la Réunion, une île qu'il a découverte avec le Président lors d'un voyage de moins de vingt-quatre heures le 10 juillet 1959. Ce choix surprenant s'explique par sa crainte de voir ce qui reste de l'empire colonial français suivre la voie douloureuse empruntée par l'Algérie, une indépendance dont il ne se console pas. Ainsi, Michel Debré prend acte de la fondation par Paul Vergès quelques années auparavant du Parti communiste réunionnais, un mouvement qui réclame l'autonomie de l'île et la suppression du statut de DOM et qui a organisé quelques jours auparavant de grandes manifestations dans l'île. Il note par ailleurs que l'invalidation de l'élection du maire de Saint-Denis Gabriel Macé rend son poste accessible à l'opposition. Il prend la décision de briguer ce mandat. [] Sa politique réunionnaiseArrivé dans l'île en avril, Michel Debré est élu député de la première circonscription de la Réunion le 6 mai malgré l'opposition que suscite localement la mesure frappant les fonctionnaires d'outre-mer qu'il a prise en 1960, l'ordonnance Debré. Soutenu par les socialistes que l'autonomie rebutte, il devient immédiatement le leader de la droite locale. Cet état de fait ne sera contesté par Pierre Lagourgue que durant la décennie suivante. Pour justifier la départementalisation de l'île survenue en 1946 et préserver ses habitants de la tentation indépendantiste, il met en ?uvre une politique de développement axée sur la gestion de l'urgence démographique et de la misère qu'elle engendre dans laquelle les observateurs ont reconnu l'attention accordée par son père Robert aux questions sociales. Il fait ouvrir dans l'île le premier centre d'orientation familiale. Il procède par ailleurs à la création de nombreuses cantines scolaires où il fait distribuer gratuitement du lait en poudre aux enfants, le lait Debré. Il lutte personnellement pour obtenir de Paris la création d'un second lycée dans le sud de l'île, au Tampon : il n'y en alors qu'un seul à Saint-Denis pour plusieurs centaines de milliers d'habitants, le Lycée Leconte de Lisle. Il développe également le Service militaire adapté créé par Pierre Messmer. Michel Debré organise par ailleurs durant les années 1960 la migration des Réunionnais vers la métropole. Il crée pour ce faire le BUMIDOM et le CNARM. Il fait par ailleurs procéder au déplacement vers l'Hexagone de plus d'un millier d'enfants arrachés à leur famille en vue de repeupler certains départements métropolitains en cours de désertification, notamment la Creuse. Au professeur Denoix qui s'insurgeait de ces pratiques, il répondit dans une lettre : « L'entreprise doit être poursuivie avec d'autant plus de constance qu'elle peut être combinée avec un admirable mouvement d'adoption que nous n'arrivons pas toujours à satisfaire. » On lui reproche également d'avoir étouffé la culture réunionnaise, notamment le maloya. Genre musical inspiré des pratiques des esclaves, il présentait en effet un profil désavantageux aux yeux de l'élu : il suscitait des sympathies autonomistes. [] Son retour sur la scène nationaleSon engagement réunionnais n'empêche pas Michel Debré de se voir confier de nouveaux postes. Il hésite ainsi à se présenter en Alsace en 1968. Il accepte surtout plusieurs portefeuilles ministériels, à commencer par celui de l'Économie et des finances. Il sera également aux Affaires étrangères puis à la Défense au début des années 1970. Bientôt, cependant, l'arrivée de Valéry Giscard d'Estaing à l'Élysée le rend moins indispensable. Candidat à l'élection présidentielle de 1981, il ne recueille que 1,66 % des voix. Atteint de la maladie de Parkinson durant les dernières années de sa vie, il meurt le 2 août 1996. Il est enterré au cimetière d'Amboise, commune dont il a été maire de 1966 à 1989. [] Carrière politique[] Ses mandats électifs
[] Ses fonctions gouvernementales
[] Postérité[] Ses ouvrages
[] Son élection à l'Académie françaiseMichel Debré fut élu à l'Académie française, le 24 mars 1988, au fauteuil 1, succédant au prince Louis de Broglie (mort le 19 mars 1987). Sa réception officielle eut lieu le 19 janvier 1989. Après sa disparition, il fut remplacé, le 20 mars 1997, par François Furet (mort avant d'avoir pu siéger sous la Coupole) puis, le 18 juin 1998, par René Rémond. [] Ses décorations
[] Les monuments à son hommageOn trouve sur une place du chef-lieu de la Réunion surplombant la Rivière Saint-Denis une arche encadrant un portail ouvert sur laquelle est inscrite en son honneur une définition que Michel Debré avait faite de lui-même : « Créole un jour, créole toujours. » [] Liens externes[] Bibliographie
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Michel Debré |