Encyclopédie - Michel Debré & Video
Livres
L\'Aménagement de la région parisienne : Le Témoignage de Paul Delouvrier (1961-1969)
L'Aménagement de la région parisienne : Le Témoignage de Paul Delouvrier (1961-1969)
EUR 40,00
Michel Debré
Presses de l'École Nationale des Ponts et Chaussées
La pensée politique et constitutionnelle de Michel Debré
La pensée politique et constitutionnelle de Michel Debré
EUR 52,00
Silvano Aromatario
LGDJ
Michel Debré premier ministre (1959-1962)
Michel Debré premier ministre (1959-1962)
EUR 30,00
Serge Berstein
Presses Universitaires de France - PUF
Michel Debré, l\'architecte du Général
Michel Debré, l'architecte du Général
EUR 22,00
Patrick Samuel
Arnaud Franel Editions

Amazon

Revue de presse Michel_Debr%E9
shout shout

google_ad_height = 15; google_ad_format = "728x15_0ads_al"; google_ad_channel =""; google_color_border = "f9f9f9"; google_color_bg = "FFFFFF"; google_color_link = "0000FF"; google_color_url = "008000"; google_color_text = "000000"; //-->

Un article de Wikipedia.y-project.com.

Image:Debre.jpg
Michel Debré, politicien français

Né à Paris le 15 janvier 1912 et mort à Montlouis-sur-Loire le 2 août 1996, Michel Debré fut un homme politique français.

Il est sans doute le membre le plus éminent de la famille Debré, une famille qui a donné à son pays plusieurs grands hommes, notamment des médecins. Michel a lui-même quatre fils :

Sommaire

[] Biographie

[] Sa jeunesse et ses débuts en politique

Michel Debré étudie à Paris au lycée Montaigne, puis au lycée Louis-le-Grand, obtient le diplôme de l'École libre des sciences politiques et devient docteur en droit. Il entre à vingt-deux ans au Conseil d'État.

Mobilisé en 1939 comme officier de cavalerie, il est fait prisonnier mais parvient à s'évader. Membre de la Résistance dès 1940, il est chargé par le général de Gaulle de la nomination des préfets pour le jour de la Libération. Il crée l'ENA en 1945.

[] Son gouvernement

Sous la Quatrième République, Michel Debré est sénateur d'Indre-et-Loire. Il devient ensuite Garde des Sceaux en 1958, dans le cabinet du général de Gaulle. Il y joue un rôle important dans la rédaction de la Constitution de la Cinquième République. Celle-ci acceptée, il inaugure la nouvelle fonction de Premier ministre qu'elle prévoit de 1959 à 1962.

Après le référendum du 14 avril 1962 approuvant les accords d?Évian, de Gaulle le remplace par Georges Pompidou. En novembre, à l?occasion des élections législatives qui ont suivi la dissolution de l?Assemblée Nationale, il tente de se faire élire député en Indre-et-Loire. Battu, il décide en mars 1963 de se présenter à nouveau à la Réunion, une île qu'il a découverte avec le Président lors d'un voyage de moins de vingt-quatre heures le 10 juillet 1959. Ce choix surprenant s'explique par sa crainte de voir ce qui reste de l'empire colonial français suivre la voie douloureuse empruntée par l'Algérie, une indépendance dont il ne se console pas. Ainsi, Michel Debré prend acte de la fondation par Paul Vergès quelques années auparavant du Parti communiste réunionnais, un mouvement qui réclame l'autonomie de l'île et la suppression du statut de DOM et qui a organisé quelques jours auparavant de grandes manifestations dans l'île. Il note par ailleurs que l'invalidation de l'élection du maire de Saint-Denis Gabriel Macé rend son poste accessible à l'opposition. Il prend la décision de briguer ce mandat.

[] Sa politique réunionnaise

Arrivé dans l'île en avril, Michel Debré est élu député de la première circonscription de la Réunion le 6 mai malgré l'opposition que suscite localement la mesure frappant les fonctionnaires d'outre-mer qu'il a prise en 1960, l'ordonnance Debré. Soutenu par les socialistes que l'autonomie rebutte, il devient immédiatement le leader de la droite locale. Cet état de fait ne sera contesté par Pierre Lagourgue que durant la décennie suivante.

Pour justifier la départementalisation de l'île survenue en 1946 et préserver ses habitants de la tentation indépendantiste, il met en ?uvre une politique de développement axée sur la gestion de l'urgence démographique et de la misère qu'elle engendre dans laquelle les observateurs ont reconnu l'attention accordée par son père Robert aux questions sociales. Il fait ouvrir dans l'île le premier centre d'orientation familiale. Il procède par ailleurs à la création de nombreuses cantines scolaires où il fait distribuer gratuitement du lait en poudre aux enfants, le lait Debré. Il lutte personnellement pour obtenir de Paris la création d'un second lycée dans le sud de l'île, au Tampon : il n'y en alors qu'un seul à Saint-Denis pour plusieurs centaines de milliers d'habitants, le Lycée Leconte de Lisle. Il développe également le Service militaire adapté créé par Pierre Messmer.

Michel Debré organise par ailleurs durant les années 1960 la migration des Réunionnais vers la métropole. Il crée pour ce faire le BUMIDOM et le CNARM. Il fait par ailleurs procéder au déplacement vers l'Hexagone de plus d'un millier d'enfants arrachés à leur famille en vue de repeupler certains départements métropolitains en cours de désertification, notamment la Creuse. Au professeur Denoix qui s'insurgeait de ces pratiques, il répondit dans une lettre : « L'entreprise doit être poursuivie avec d'autant plus de constance qu'elle peut être combinée avec un admirable mouvement d'adoption que nous n'arrivons pas toujours à satisfaire. Â»

On lui reproche également d'avoir étouffé la culture réunionnaise, notamment le maloya. Genre musical inspiré des pratiques des esclaves, il présentait en effet un profil désavantageux aux yeux de l'élu : il suscitait des sympathies autonomistes.

[] Son retour sur la scène nationale

Son engagement réunionnais n'empêche pas Michel Debré de se voir confier de nouveaux postes. Il hésite ainsi à se présenter en Alsace en 1968. Il accepte surtout plusieurs portefeuilles ministériels, à commencer par celui de l'Économie et des finances. Il sera également aux Affaires étrangères puis à la Défense au début des années 1970. Bientôt, cependant, l'arrivée de Valéry Giscard d'Estaing à l'Élysée le rend moins indispensable. Candidat à l'élection présidentielle de 1981, il ne recueille que 1,66 % des voix.

Atteint de la maladie de Parkinson durant les dernières années de sa vie, il meurt le 2 août 1996. Il est enterré au cimetière d'Amboise, commune dont il a été maire de 1966 à 1989.

[] Carrière politique

[] Ses mandats électifs

[] Ses fonctions gouvernementales

  • Garde des Sceaux et Ministre de la Justice en 1958 et 1959.
  • Premier ministre de 1959 à 1962.
  • Ministre de l'Économie et des Finances du 8 janvier 1966 à 1968.
  • Ministre des Affaires étrangères en 1968 et 1969.
  • Ministre de la Défense nationale en 1969 et 1973.

[] Postérité

[] Ses ouvrages

  • La Mort de l'État Républicain, 1947.
  • Ces princes qui nous gouvernent, 1957.
  • Une certaine idée de la France, 1972.
  • Une politique pour la Réunion, 1974 ou 1975, Plon.
  • Le pouvoir politique, 1977.
  • Le Gaullisme, 1978.
  • Français, choisissez l'espoir, 1979.
  • Lettre ouverte aux Français pour la reconquête de la France, 1980.
  • Peut-on lutter contre le chômage ?, 1982.
  • Gouverner. Mémoires 1958-1962, 1989, Albin Michel.
  • Trois Républiques pour une France, 4 tomes, 1984-1995.
  • Entretiens avec le Général De Gaulle : 1961-1969, 1993.
  • Combattre toujours : 1969-1993, 1994.

[] Son élection à l'Académie française

Michel Debré fut élu à l'Académie française, le 24 mars 1988, au fauteuil 1, succédant au prince Louis de Broglie (mort le 19 mars 1987). Sa réception officielle eut lieu le 19 janvier 1989. Après sa disparition, il fut remplacé, le 20 mars 1997, par François Furet (mort avant d'avoir pu siéger sous la Coupole) puis, le 18 juin 1998, par René Rémond.

[] Ses décorations

[] Les monuments à son hommage

On trouve sur une place du chef-lieu de la Réunion surplombant la Rivière Saint-Denis une arche encadrant un portail ouvert sur laquelle est inscrite en son honneur une définition que Michel Debré avait faite de lui-même : « Créole un jour, créole toujours. Â»

[] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Michel Debré.

[] Bibliographie

  • Patrick Samuel, Michel Debré : l'architecte du général (préface d'Alain Peyrefitte). ? Suresnes : Franel, 2000. ? 415 p., 24 cm. ? ISBN 2-921843-41-2.
  • Michel Debré, Premier ministre, 1959-1962 : actes du colloque organisé les 14, 15 et 16 mars 2002 par le Centre d'histoire de Sciences Po, Fondation nationale des sciences politiques (sous la direction de Serge Berstein, Pierre Milza et Jean-François Sirinelli ; coordination, Nathalie Raoux). ? Paris : Presses universitaires de France, 2005. ? 680 p., 22 cm. ? ISBN 2-13-054404-5.
  • Gilles Gauvin, Michel Debré et l'Ile de La Réunion. - Paris, l'Harmattan, 1996. - 340 p. - ISBN 2-7384-4834-8.


Précédé par
-
Premier ministre
de la France
Suivi par
Georges Pompidou
Précédé par
Robert Lecourt
Ministre français de la Justice Suivi par
Edmond Michelet
Précédé par
André Boulloche
Ministre français de l'Éducation nationale Suivi par
Louis Joxe
Précédé par
Maurice Couve de Murville
Ministre français des Affaires étrangères Suivi par
Maurice Schumann
 

shout
Réagissez


Attention! tous les commentaites inaproprié seront supprimés
Titre:
Video YouTube ou google: (doit être en rapport avec le sujet)
Votre mail:
Un pseudo:
Votre site:
Commentaire (le html n'est pas autorisé, nombre de caractère maximum = 400)
  save (Comment eBabylone 1.0 beta)

Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Michel Debré
Base de liens  |  Ajouter lien  |  Contact Rss
On est 15 visiteur(s) en ligne
Server 2.0