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Auteur: Pierre Josse
Editeur: Hachette Tourisme
Prix Editeur: EUR 14,90
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L'Herbe du diable et la petite fumée
L'Herbe du diable et la petite fumée book cover
Auteur: Olivier Page
Editeur: Editions 10/18
Prix Editeur: EUR 6,90
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Voir - Les Enseignements d'un sorcier yaqui
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Auteur: Véronique de Chardon
Editeur: Gallimard
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Auteur: Isabelle Al Subaihi
Editeur: Lonely Planet
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Mexique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Estados Unidos Mexicanos (es)
États-Unis Mexicains (fr)

Drapeau du Mexique
(Détails)

Armes du Mexique
(Détails)
Devise nationale : aucune
Langues officielles Espagnol
Capitale Mexico
19° 0' N, 99° 0' O
Plus grande ville Mexico
Forme de l?État
 - Président
Rép. fédérale
Felipe Calderón
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 13e
1 972 550 km²
2,5
Population
 - Totale (2006)
 - Densité
Classé 11e
107 449 525 hab.
54 hab./km²
Indépendance
 - Déclarée
 - Fin de la guerre
d'indépendance
De l'Espagne
16 septembre 1810
27 septembre 1821
Pays limitrophes États-Unis États-Unis
Guatemala Guatemala
 Belize
Gentilé Mexicain, mexicaine
IDH (2004) croissant 0,821 (élevé) 53e [1]
Monnaie Peso mexicain($) (MXN)
Fuseau horaire UTC -7 à -9
Hymne national Himno Nacional Mexicano
Domaine internet .mx
Indicatif
téléphonique
+52

Le Mexique est un pays d?Amérique du Nord, situé au sud des États-Unis (dont il est en partie séparé par le Río Bravo del Norte, appelé Río Grande aux Etats-Unis) et bordé au sud par le Guatemala et le Belize. Son nom officiel est États-Unis Mexicains. Avec plus de 107 millions d?habitants, dont 24 millions dans l'aire urbaine Mexico, le Mexique est le plus peuplé des pays de langue espagnole. Ce pays américain est le troisième en taille d?Amérique latine et le deuxième en population.

Sommaire

[] Toponymie

Article détaillé : Toponymie du Mexique.

Après l'indépendance de la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne, il fut décidé que le pays devait être nommé d'après le nom de sa capitale, Mexico. L'authentique nom de la ville était Mexico-Tenochtitlan, en référence à la tribu aztèque nahua, les Mexicas.

L'origine du nom de la tribu lui-même est assez obscure. Le jésuite et historien Francisco Javier Clavijero soutient dans ses écrits que son nom dérive du mot nahuatl Mexitl ou Mexitli, un nom secret du dieu de la guerre, divinité tutélaire des Mexica[2], Huitzilopochtli. Selon cette théorie, « Mexico » signifie « lieu [où vit] M?xitli ou M?xtli » ou « lieu où est construit le temple de Mexitli », en référence au Templo Mayor. Cette thèse était aussi partagée par Juan de Torquemada; Toutefois, Torquemada ajoute que Mexitli viendrait des mots metl (« agave ») et xictli (« nombril »), et les premiers habitants s'appelèrent les Mexicatl. Selon cette version, cela signifierait « gens de Mexitli » ou traduit mot pour mot « lieu dans le nombril d'agave »; cette interprétation est aussi soutenue par le franciscain Motolinia. D'autres historiens comme Bernardino de Sahagún, José de Acosta, Diego Durán avancent dans leurs travaux, que « Mexico » vient de Mecitl ou Mexi, qui était le nom d'un chef et prêtre qui guida les premiers pèlerins. Ces derniers étaient appelés Mexicas, et par conséquent, ce mot signifierait « peuple de Mexi ». Mexi est parfois aussi appelé Mexitl, mais ne doit pas être confondu avec le dieu Mexitli.

Certains experts, comme Alfonso Caso, ont suggéré que Mexico viendrait des mots metztli (« Lune »), xictli (« nombril », « centre », « milieu », « fils »), et du suffixe locatif -co. Par conséquent Mexico signifierait « lieu au milieu de la Lune » ou « lieu au centre du lac de la Lune », en faisant allusion au lac de Texcoco au milieu duquel a été construit la ville de Mexico.[3] Cette version est fondé sur une légende aztèque qui raconte que lorsque les Mexicas arrivèrent pour la première fois au lac de Texcoco, ils virent la Lune qui s'y reflétait.

Le nom de la ville fut translitéré en espagnol (México) avec la valeur phonétique le x de l'espagnol médiéval, qui représentait la consonne fricative post-alvéolaire voisée /?/, représenté par un j, évolua vers la consonne fricative vélaire sourde /x/ durant le XVIe siècle,[4] qui conduisit à l'utilisation de la variante Méjico dans beaucoup de publications, en Espagne le plus souvent, tandis qu'au Mexique, México est restée la graphie préférée. Il y a quelques années, l?Académie royale espagnole , l'institution régulant la langue espagnole, statua que la graphie recommandée en espagnol serait México,[5] et la majorité des publications dans tous les pays hispanophones adhèrent aujourd'hui à la nouvelle norme, même si la variante désuète se rencontre parfois.[6] En français, le x de Mexico et de Mexique représente ni le son originel ni le son actuel, mais la consonne /ks/.

[] Histoire

Article détaillé : Histoire du Mexique.

[] Époque préhispanique

Allée des morts (civilisation de Teotihuacán) bâtie entre 300 et 150 av. J.-C.
Allée des morts (civilisation de Teotihuacán) bâtie entre 300 et 150 av. J.-C.
El Castillo dans la cité de Chichen Itza (cité maya) bâtie vers 800 après J.C. avait une fonction calendaire avec ses 364 marches
El Castillo dans la cité de Chichen Itza (cité maya) bâtie vers 800 après J.C. avait une fonction calendaire avec ses 364 marches
Quetzalcoatl, le serpent à plume. Il est l'un des principaux Dieux des civilisations précolombiennes
Quetzalcoatl, le serpent à plume. Il est l'un des principaux Dieux des civilisations précolombiennes
Article détaillé : Époque préhispanique du Mexique.

Le passé amérindien du Mexique témoigne d'une grande diversité de civilisations. À l'instar du reste du continent américain, les premiers habitants du pays furent probablement des chasseurs asiatiques qui traversèrent le détroit de Béring à l'époque des grandes glaciations.

Du XIIe siècle av. J.-C. à la conquête espagnole en 1521, le Mexique a été le berceau de civilisations avancées telles que:

  • Les Olmèques (apogée de 1200 avant JC à 500 avant JC):

La culture et l'art olmèque sont encore mal connus aujourd'hui. Bien que leurs vestiges soient peu nombreux (têtes olmèques de la Venta, à voir en particulier au musée d'anthropologie de Xalapa), on estime que leur influence sur les autres civilisations du pays est décisive (invention de l'écriture et du calendrier, culte du jaguar et du dieu de la pluie, etc.). Toutes les civilisations de la Mésoamérique vont ainsi se référer aux Olmèques.

  • La culture El Pantano a été révélée par un cimetière mis à jour récemment : le cimetière d'El Pantano dans la vallée de Mascota (Jalisco). [Le Jalisco est un état du Mexique en bordure de l?océan Pacifique]. Ce cimetière contenait, en plus d'ossements humains, des figurines (notamment une statuette féminine), des récipients en céramique, des perles de jade et des bijoux datant d'environ 800 avant JC. Tous ces objets ont été vraisemblablement importés d'Amérique centrale tandis que d'autres poteries sont typiques d'Amérique du Sud. La culture révélée par ces tombes porte désormais le nom du site : El Pantano.
  • La civilisation de Teotihuacán (apogée de 400 à 500 après J.-C.) :

Teotihuacán est la plus grande cité-état précolombienne (Cf 1re photo à droite) qui a dominé la civilisation du même nom. Elle constitue l'un des sites archéologiques les plus visités du Mexique.

  • Les Zapotèques (apogée de 200 à 700 après J.-C.):

Ils seraient les inventeurs de la cité-état et des rébus notamment. Aujourd'hui, 400.000 personnes parlent encore le zapotèque. L'un des principaux site zapotèque est Monte Alban.

  • Les Mayas (apogée de 200 à 900 après J.-C.):

Les Mayas étaient « un peuple cultivé, brillant, singulier » [7]. Pourtant, ils ne connaissaient pas l'usage de la roue jusqu'à la colonisation espagnole au XVIe siècle.

La forme emblématique de la culture maya est le temple en forme de pyramide en escalier (cf. 2e photo à droite). Les pyramides étaient conçues de façon à reproduire, à un niveau symbolique, le paysage sacré tel qu?il existait au moment de sa création par les dieux. Les pyramides représentaient ainsi les montagnes. Sa signification est ainsi différente des pyramides d'Egypte qui ne servaient que de tombeaux aux rois notamment.

Les Mayas ont fondé Chichén Itzá, l'une des plus importantes cités précolombiennes du Mexique. Les principaux édifices sont dédiés au Dieu Quetzalcoatl, « le serpent à plume » (Cf 3e photo à droite), l'un des principaux dieux des civilisations de Mésoamérique. Palenque est une autre importante cité maya du Mexique.

Aujourd'hui, 2 millions de personnes appartiennent au groupe linguistique des mayas [8].

  • Les Toltèques (apogée du 1000 à 1200 après JC):

Les Toltèques inaugurent l'ère des sacrifices humains mettant ainsi un terme définitif aux rites pacifiques. La capitale toltèque est Tula.

  • Les Mexicas appelés par la suite Aztèques (apogée de 1200 à 1500 après JC):

Ce peuple est passé en moins de 200 ans d'une humble tribu nomade à un empire régnant sur un vaste territoire situé dans le centre du Mexique actuel. La capitale de l'empire aztèque,Tenochtitlan, est devenu Mexico après sa destruction en 1521 par les conquistadors espagnols. L'empire s'effondrera peu après, en 1525.

[] Époque coloniale

Hernán Cortés, conquistador de l?empire Aztèque
Hernán Cortés, conquistador de l?empire Aztèque

En 1519, les conquistadors, dirigés par Hernán Cortés, soumettent pacifiquement les Aztèques en tirant parti de la mythologie locale (Cortés se fait passer pour le descendant du Dieu Quetzalcoatl). À la suite de différents malentendus, les Aztèques massacrent les conquistadors espagnols lors de la Noche Triste en 1520 qui ne tardent pas à répliquer et à anéantir la civilisation Aztèque en 1525.

Cortés se lance alors dans la conquête d'un vaste empire colonial appelé la Nouvelle-Espagne. Le territoire s'étendra jusqu'à une importante partie du sud des États-Unis actuels (notamment la Californie, l'Arizona, Le Nouveau-Mexique et le Texas). Les principales villes mexicaines sont alors créées (Mexico sur les ruines de Tenochtitlán), Guadalajara, Puebla et Monterrey.

Après la colonisation espagnole, des missionnaires arrivent dans le pays pour évangéliser la population qui avait survécu à la conquête. Parmi ces évangélisateurs, Bartolomé de las Casas se distingue par son désir de protéger la population indigène.

Dès 1535, l?administration de la Nouvelle-Espagne est confiée à un vice-roi. Le premier sera Antonio de Mendoza, nommé par Charles Quint.

Pendant cette période, l?Espagne s'est enrichie grâce à l'exploitation minière (or et argent) et agricole (culture de la canne à sucre et du café) alors que sur le plan humain, la population amérindienne chuta de 80%, à causes des épidémies et des massacres.

Les trois siècles de domination espagnole (1525 - 1821) coïncident avec la création du Mexique en tant que nation latine, hispanique, catholique et métisse telle que nous le connaissons aujourd?hui. L'architecture, la gastronomie, les fêtes mexicaines, et la structure familiale sont encore aujourd'hui largement influencées par ces trois siècles de domination espagnole.

[] Indépendance

Article détaillé : Guerre d'indépendance du Mexique.
Blason du Ier empire mexicain
Blason du Ier empire mexicain

Des révoltes indépendantistes éclatent simultanément dans plusieurs régions d?Amérique latine, y compris au Mexique. Le 16 septembre 1810, le curé Miguel Hidalgo, aujourd?hui héros national, lève, à partir de ce qui est aujourd'hui la ville de Dolores Hidalgo, dans l'état de Guanajuato, une armée de villageois et d'indigènes contre la domination espagnole. Il commence avec succès la conquête des villes mais sera exécuté en 1811. Le mouvement est lancé et d?autres prennent la relève. Créoles (colons blancs détenteurs du pouvoir économique local) métis et indigènes s?associent contre les Gachupines (lit. porteurs d'éperons) (espagnols nés dans la métropole détenteurs du pouvoir politique). Le premier acte d'indépendance a été signé le 6 novembre 1813, laquelle a été intitulée Acte Solennel de la Déclaration d'Indépendance de l'Amérique Septentrionale[9] [10] [11]. L?Acte d?indépendance du Mexique sera finalement signé le 28 septembre 1821.

Parmi les éléments déclencheurs du mouvement indépendantiste, la conquête et l?occupation française de l?Espagne, au début du XIXe siècle par les troupes de Napoléon et l?avènement des idées libérales tiennent un rôle important.

Le 4 octobre 1824 le Mexique se dote d?une constitution, la République est née.

Durant l?automne 1835, les colons américains du Texas (85% de la population) se révoltent contre l?autorité mexicaine (siège de Fort-Alamo, et proclament, en mars 1836, la « République du Texas». Le Guatemala et l?éphémère République du Yucatán font sécession. Cette dernière réintégra par la force le Mexique après 2 tentatives.

Vint ensuite ce que l'on appelle l'ère de Santa-Anna. Santa-Anna fut onze fois président entre 1833 et 1855, défenseur malheureux de l'unité nationale pendant la guerre du Texas puis pendant l'invasion américaine de 1846-48.

[] Première intervention française ou guerre des Pâtisseries

À la suite de révoltes contre la pauvreté à Mexico et des pillages de la peuplade contre les commerçants étrangers, un pâtissier français a réclamé des compensations au gouvernement mexicain. Vu sa situation de faiblesse, la France en a profité pour réclamer une quantité exorbitante qui n'espérait pas se faire rembourser mais qui donnerait lieu à des négociations dont le but serait d'ouvrir le commerce mexicain à la France et d'y imposer un protectorat. Le prétexte était donc servi pour la première intervention française, dont la marine a bombardé le port de Veracruz provoquant environ 95 morts. Le gouvernement mexicain a dû céder et payer une forte somme pour empêcher les Français de débarquer et envahir la ville.

[] Guerre américano-mexicaine

Article détaillé : Guerre américano-mexicaine.
Territoires mexicains annexés par les États-Unis en 1848
Territoires mexicains annexés par les États-Unis en 1848

En 1836 le Texas proclame son indépendance du Mexique, il sera annexé plus tard par les États-Unis. En 1846 le Mexique revendique le territoire compris entre le rio Bravo et le rio Nueces. En effet, la limite de la province texane était le rio Nueces situé à 300 km au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre éclate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 à 1848.

Les troupes américaines envahissent le pays et l?occupent de 1847 à 1848. Après la bataille de Chapultepec, le 14 septembre 1847, les troupes américaines hissent le drapeau américain sur le Palais National: la ville de Mexico est occupée. Sous le contrôle de Winfield Scott, ses troupes exécutent de nombreux soldats d'origine irlandaise du bataillon Saint Patrick, déserteurs de l?US Army, qui collaboraient avec la résistance mexicaine face à l?occupant.

La guerre se termine par la signature du traité de Guadeloupe Hidalgo par lequel le Mexique reconnaît le rio Bravo comme étant sa frontière avec le Texas. De plus, le Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, soit près de 2 000 000 de km². Les États de Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sud-ouest du Wyoming représentent les territoires que les États-Unis ont annexés suite à la guerre américano-mexicaine. En 1857 est promulguée la constitution qui règle les institutions politiques mexicaines jusqu'en 1917.

[] Deuxième intervention française

Article détaillé : Expédition du Mexique.
Exécution de l?empereur Maximilien de Habsbourg, représentation imaginaire (nombres d'hommes, uniformes, etc., en réalité Maximilien était à droite, Miramon au centre et Mejia à gauche. Ils étaient tête nue.
Exécution de l?empereur Maximilien de Habsbourg, représentation imaginaire (nombres d'hommes, uniformes, etc., en réalité Maximilien était à droite, Miramon au centre et Mejia à gauche. Ils étaient tête nue.

En 1861, le gouvernement de Juárez décide la suspension du paiement de sa dette extérieure. La France, l?un des créanciers du Mexique, saisit le prétexte des dettes pour y intervenir militairement avec l?appui de l'ancienne puissance coloniale l?Espagne et de l?Angleterre. Profitant de la guerre civile qui déchire et absorbe les ressources du voisin du Nord Napoléon III, avec la bénédiction du pape pensait établir au Mexique un empire "latin" et catholique qui contrebalancerait le pouvoir grandissant des anglo-saxons. Des forces maritimes de ces trois pays débarquent à Veracruz en 1862. Le gouvernement Mexicain après des négociations arrive à obtenir des Anglais et des Espagnols leur retrait (traité de Cordoba) La France continue donc seule cette expédition visant à établir un empire catholique et ami au Mexique.

À part la bataille de Puebla, gagnée par les forces mexicaines sous le commandement d? Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. La Légion étrangère s'y illustra lors du combat du 30 avril 1863 non loin du Cerro del Chiquihuite, Camaron, rebaptisée plus tard Villa Tejeda (dite Camerone en français). Devant l?avancée des forces ennemies, le gouvernement de Juárez est contraint de s'éloigner à San Luis Potosí le 31 mai 1863 puis finalement à Paso del Norte (devenue depuis Ciudad Juarez) près de la frontière avec les États-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrôle des forces de Napoléon III. Le 10 juillet, une Assemblée des Notables à Mexico nomme Maximilien d?Autriche empereur. Il était un des frères de François-Joseph, empereur d'Autriche. Prince bien intentionné il déçut souvent les conservateurs par ses idées modernes et libérales, allant jusqu'à demander à Juarez de gouverner avec lui, mais Habsbourg imbu d'étiquette il commit des maladresses irréparables qui hâtèrent sa chute. Le pays resta peu sûr pour l'envahisseur, une guérilla féroce ne lui laissa aucun repos et épuisa ses forces et son moral, d'autre part les bandits pullulèrent ce qui ne fit qu'aggraver la situation.

Dès la fin de la guerre de sécession en 1865, Juárez trouve auprès des États-Unis en échange de concessions sur le territoire mexicain (isthme de (Tehuantepec) un soutien en armes et en hommes, ainsi que diplomatique (doctrine de Monroe). Ce nouvel appui et les succès militaires des républicains forcèrent les troupes françaises à se retirer. L'intervention au Mexique fut un grand échec pour Napoléon III. Le second empire mexicain durera jusqu?en 1867. L?empereur Maximilien est exécuté à Santiago de Querétaro. Durant toute cette période Benito Juarez n'abandonna jamais le territoire national et continua d'exercer sa fonction de président de la République.

[] La présidence de Porfirio Díaz : El Porfiriato

Porfirio Diaz
Porfirio Diaz
Article détaillé : la présidence de Porfirio Díaz.

Héros de la guerre contre les Français, Porfirio Díaz devient président du Mexique en 1876. Sa présidence durera jusqu'en 1910, apportant une longue période de tranquillité. Il travaillera pour la paix, le progrès, et l'ouverture du pays aux investisseurs étrangers. Ces réformes modernisent et enrichissent le pays, mais ne profitent pas à tous et approfondissent le fossé entre riches et pauvres. À chaque élection il fut réélu. Les dysfonctionnements du vote et le mécontentement d'une partie de la population surtout de la classe moyenne qui se sentait abandonnée au profit des très riches, déclenchent la Révolution, au cri de : « suffrage effectif - pas de réélection ». Il est l'auteur de la phrase « Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près des États-Unis. »

[] Révolution

Article détaillé : Révolution mexicaine.
Emiliano Zapata
Emiliano Zapata

Porfirio Díaz, au pouvoir depuis une trentaine d'années, voulait se présenter à l?élection présidentielle de 1910 de même que Francisco Madero. Díaz fit emprisonner Madero puis le relâcha. Díaz sortit victorieux des élections. Madero ne recueillit que quelques centaines de voix à travers tout le pays. De nombreuses personnes estimèrent qu'il y avait eu une fraude flagrante et se rebellèrent. Ainsi, débuta la guerre civile mexicaine, aussi appelée Révolution mexicaine.

Lors de la Révolution mexicaine, Diaz dut affronter plusieurs rébellions, dont celles de Francisco Villa dans le nord et d'Emiliano Zapata principalement dans l'État de Morelos. En 1911, après la prise de Ciudad Juarez, Diaz, qui voulait éviter une guerre civile préféra partir en exil en France.

La révolution dégénéra alors en une lutte pour le pouvoir entre révolutionnaires. Le président Madero (révolutionnaire) fut assassiné par Victoriano Huerta (réactionnaire) lui même chassé par Francisco Villa. Zapata fut assassiné en 1919, Carranza, l'assassin de Zapata, en 1920, et Francisco Villa en 1923.

La révolution se terminera officiellement en 1917, date de la nouvelle constitution mexicaine, mais la violence dura jusqu?aux années 1930 (assassinat d'Alvaro Obregon en 1928). Une autre vague de violence suit les mesures anticléricales adoptées par le gouvernement Calles en 1926 : c'est la guerre des Cristeros.

[] Mexique moderne

À la mort d'Obregon, Calles devint le "Jefe maximo de la Revolucion" et en mars 1929 il fonde le Partido Nacional Revolucionario dans le but de contrôler et de surveiller les divers courants politiques, il se nomma lui-même à la tête de ce parti. Dans le but d'éviter des confits entre généraux il fit nommer président de la République un civil Emilio Portes Gil pour la période de 1928 à 1930. Calles dut lutter contre une conjuration de militaires obregonistes menée par José Gonzalo Escobar écartés du pouvoir nommée plan de Hermosillo. Les années 1930 furent marquées par la présidence de Cárdenas de 1934 à 1940 qui se proposait de faire du Mexique un pays socialiste et par des nationalisations, l'institution d'un plan sexennal imité de l'URSS, puis l'expropriation pétrolière en 1938, Cardenas profitant de la baisse du prix du pétrole et de difficultés économiques des compagnies pétrolières étrangères en majorité anglo-néerlandaises et américaines alors au bord de la faillite. Staline et les communistes mexicains dirent alors que les principaux bénéficiaires de cette nationalisation seront les États-Unis car de compétiteur en matière de production le secteur pétrolier commença à dépendre de la technologie et des financements américains, il existe à la bibliothèque du Congrès des Etats-Unis des preuves de l'appui financier de Roosevelt à celui de Cardenas. Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), membre de l'internationale socialiste prit son nom actuel en 1946 et dirigea le pays sans interruption jusqu?en 2000, date de la victoire de Vicente Fox Quesada, candidat du PAN (conservateur démocrate chrétien). (Voir la Liste des présidents du Mexique.)

En 2006 les résultats des élections nationales, qui donnent la majorité vainqueur par un infime pourcentage de voix, sont contestés par l?opposition, qui dénonce des centaines d?irrégularités[12], alors que les observateurs internationaux ont conclu à des élections « propres ». Un million de personnes descendent dans la rue à deux reprises pour montrer la contestation d?une partie de la population quant au résultat du scrutin[13] . Le 9 août, un recomptage partiel a été effectué là où des irrégularités ont été prouvées [14], conduisant à la confirmation officielle du résultat par le Tribunal Électoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération.

[] Politique

Article détaillé : Politique du Mexique.

Le Mexique est une république fédérale composée de 31 États et d?un District Fédéral. La séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est garantie par la constitution de 1917.

[] Le pouvoir exécutif

Le chef de l?exécutif est le président de la République, élu pour une période de 6 ans, non renouvelable, au suffrage universel direct à un seul tour et à la majorité relative. Il n?y a pas de Premier ministre. Le président nomme et révoque les ministres, le procureur général (ministre de la Justice), les ambassadeurs et les consuls généraux. En cas de démission ou de décès, le Congrès désigne un président intérimaire. Le président peut émettre des décrets dans le domaine économique et financier grâce aux pouvoirs que lui délègue le Congrès.

Depuis le 1er décembre 2006, Felipe Calderón (PAN) est le président du Mexique après avoir recueilli 35,88 % des suffrages à l?élection présidentielle du 2 juillet 2006 contre 35,31 % pour Andrés Manuel López Obrador (PRD) et 22,27 % pour Roberto Madrazo (PRI).

Le 13 juillet, 359 recours de non-conformité avaient été introduits devant le TEPJF (Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la fédération), 227 présentés par la coalition Pour le Bien de Tous (PRD-PT-Convergence), 131 par le PAN et 1 par l?Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM).
Le 6 septembre, le TEPJF a donné sa décision (sans appel) et a confirmé la victoire de Felipe Calderón qui a pris officiellement ses fonctions le 1er décembre.

À condition de disposer d?un appui au sein du corps législatif, le gouvernement fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain. Il peut destituer les gouverneurs des États élus au suffrage universel pour faute grave, corruption, etc. Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement fédéral qui n?en redistribue qu?une faible part aux États.

[] Le pouvoir législatif

Le Congrès est divisé en deux chambres :

  • Le Sénat : Les sénateurs sont élus tous les 6 ans. Le Sénat compte 128 sénateurs, soit 4 sénateurs par entité fédérative. En 2000 : le Sénat était dominé par le PRI avec 60 sièges, suivi du PAN avec 46 et enfin 15 pour le PRD. Le reste des sénateurs sont soit indépendants, soit appartiennent à d?autres partis plus petits. Suite aux élections de juillet 2006, le Sénat a vu le poids du PAN et du PRD s?accroître au détriment du PRI. Le PAN devient donc la première force politique avec 53 sénateurs, suivi par le PRD avec 37 à égalité avec le PRI. Néanmoins, le PAN n?a pas la majorité absolue au Sénat.
  • La Chambre des députés : Les députés sont élus au suffrage universel direct tous les 3 ans. La Chambre compte 500 représentants. 300 circonscriptions électorales désignent chacune un député et 200 autres députés sont élus au suffrage proportionnel à travers tout le pays. Les 200 sièges désignés de façon proportionnelle ont été créés pour permettre aux petits partis d?accéder plus facilement à la Chambre. En 2003, la composition de la chambre était de 223 sièges pour le PRI, 148 pour le PAN, 97 pour le PRD. Le PAN n?ayant pas de majorité à la chambre ne peut passer de lois sans l?appui des autres partis politiques. Suite aux élections de juillet 2006, le PRI a perdu un grand nombre de députés au profit du PAN et du PRD. En effet, le PAN devient la première force politique à la Chambre des députés avec 207 sièges, suivi par le PRD avec 160 sièges et en 3e position le PRI avec seulement 119 sièges. Néanmoins, le PAN n?a pas la majorité absolue à la Chambre des députés et devra donc obtenir l?appui de l?opposition pour faire passer ses lois.

Depuis 1997, le Congrès joue un plus grand rôle puisque l?opposition obtint plus de sièges grâce à la désignation de 200 sièges de députés élus à la proportionnelle.

[] États fédérés

Article détaillé : États du Mexique.

Le Mexique est composé de 31 États et d?un district fédéral :

Carte des États du Mexique
Carte des États du Mexique

[] Le Chiapas et l?EZLN

À la fin du XXe siècle, une partie de la classe politique chiapanèque, dénonça le soi-disant manque d?intérêt porté par l'administration gouvernementale du PRI (membre de l'internationale socialiste) à leur État, l?un des moins avancés du Mexique. Ils réclamaient le désenclavement de leur État par le développement d'infrastructures telle que des routes, la création d'autoroutes et d'aéroports modernes, certains firent part d'une des principales revendications des paysans sans terres qui est l'accession à la propriété des terres cultivables. Le fait est qu?un grand nombre de paysans (indigènes ou non) doivent payer un loyer à des propriétaires terriens, malgré que depuis les années 1920 le gouvernement mexicain a promis aux paysans la propriété des terres qu?ils ont cultivées certains depuis des générations. L?article 27 de la Constitution « garantissait » aux paysans le droit à un ejido ou propriété collective. (actuellement jugée peu productive et donc pas rentable, d'autre part la constitution garantit la propriété privée il faut aussi indemniser les propriétaires.. souvent d'anciens révolutionnaires devenus à leur tour propriétaires?

La réforme agraire fut terminée dans la plus grande partie du pays mais le Chiapas fut une exception. La crise de 1982 mit un terme au contrôle de l?économie par l?État et les privatisations qui s?ensuivirent donnèrent une place prépondérante aux entreprises privées mieux à même d'exploiter les terres. On cessa alors de faire croire que la réforme agraire était une priorité. Sous la présidence de Carlos Salinas de Gortari l?ouverture du pays au commerce mondial devint une priorité. La vague de réformes libérales eurent pour effet de moderniser une économie fermée et protectionniste et d'en faire une économie insérée dans le commerce mondial. Le gouvernement suspendit le droit constitutionnel pour les communautés rurales à posséder des ejidos, les terres disponibles devenant rares et chères. L?accord de libre-échange d?Amérique du Nord (ALENA) mis en application le 1er janvier 1994 fut considéré par certains des habitants du Chiapas comme une preuve de plus que le gouvernement fédéral les laissait de côté : le centre et le nord du pays se développait rapidement grâce au fort dynamisme de sa population et l'amélioration de ses infrastructures alors que le sud du pays restait dans l'inertie, la pauvreté et le sous-développement.

C?est par réaction qu?est né l?Armée zapatiste de libération nationale ou Ejercito Zapatista de Libéracion Nacional. Les zapatistes sont pacifiques bien qu'ils furent amenés à prendre les armes pour garantir le droit aux ejidos. Le Sous-commandant Marcos, (Marcos est un pseudonyme et ce n'est pas un indigène) non pas leader du mouvement zapatiste mais une figure de la cause indigène (il ne fait pas l'unanimité parmi ceux-ci et il existe au Chiapas et depuis des décennies de puissantes organisations de paysans qui s'opposent à ces méthodes ou le concurrencent) réussit à faire connaître l'EZLN à l'extérieur du pays grâce aux nouvelles technologies de l?information et donner à ce mouvement une importance qu'il n'a jamais eue. Ce mouvement est souvent plus connu et plus populaire à l'étranger qu'au Mexique ou le "zapatisme" a tellement été instrumentalisé et utilisé par les gouvernements successifs et les principaux médias qu'il y fait malheureusement figure de dinosaure usé et folklorique et le pseudo zapatisme actuel ne figure pas dans les préoccupations du mexicain moderne et citadin. De même que dans l'État du Chiapas il ne fait de loin pas l'unanimité de la population. Il est à noter qu'il ne faut pas utiliser le terme "indio" (indien) qui est impropre et dévalorisant, voir raciste au Mexique pour parler des indigènes. Il y a aussi des rivalités anciennes entre groupes ethniques et entre villages pour la possession de terres. En août 2003, l?EZLN déclara tout le territoire zapatiste comme autonome du Mexique, ce qui parut une farce à bien des observateurs? On ignore toujours l'origine des fonds qui permirent à l'EZLN de s'équiper et comment et auprès de qui ils se procurèrent leurs armes et munitions.

[] Géographie

Article détaillé : Géographie du Mexique.
Carte du Mexique
Carte du Mexique

Le Mexique est un pays situé en Amérique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les États-Unis (3326 km) au Nord et avec le Belize (193 km)[15] et Guatemala (962 km) au Sud. Il possède de nombreuses façades maritimes (10 143 km) notamment avec l?océan Pacifique et le golfe de Californie (7338 km) à l?Ouest et avec la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique (2805 km) à l?Est. La superficie totale du pays est de 1 972 550 km² en incluant environ 6000 km² d?îles dans l?océan Pacifique, le golfe de Californie, la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique. La zone économique exclusive (ZEE) mexicaine s?étend sur 370 km à partir de chaque côte et totalise environ 2,7 millions de km². Le territoire comporte aussi quelques îles comme Guadalupe et Revillagigedo (Pacifique). On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic de Orizaba culmine à 5700 m, tandis que le point le moins élevé est la Laguna Salada qui se trouve à 10 m en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.

Parmi les ressources naturelles, on trouve l?argent, le cuivre, le gaz naturel, l?or, le pétrole, le plomb et le zinc.

[] Relief

Iztaccihuatl
Iztaccihuatl

Le Mexique est traversé par deux principales chaînes de montagne : La Sierra Madre Occidentale et la Sierra Madre Orientale. La Sierra Madre Occidentale à l?Ouest est le prolongement de la Sierra Nevada de Californie et la Sierra Madre Orientale à l?Est est la prolongement des Montagnes Rocheuses du Nouveau-Mexique et du Texas. Entre les deux principales chaînes de montagnes se trouve le plateau mexicain. La cordillère néovolcanique marque la limite sud des Sierra Madres occidentale et orientale. Le Mexique compte également d?autres chaînes de montagne moins importantes comme la chaîne de montage californienne, la Sierra Madre del Sur, la Sierra Madre de Oaxaca, la Sierra Madre de Chiapas, et la Meseta Central de Chiapas.

Principales chaînes de montagne et plateau principal

  • La Sierra Madre Occidentale s?étend sur 1250 km à 50 km au sud de la frontière avec les États-Unis et rejoint la cordillère néovolcanique après le Rio Santiago. Le Cordillère néovolcanique traverse d?Est en Ouest le centre du Mexique. Au Nord, la Sierra Madre Occidentale est située à environ 300 km des côtes occidentales mais à proximité de la cordillère Néovolcanique elle n?est plus qu?à 5 km de la côte pacifique. La Sierra Madre Occidentale s?élève à environ 2250 m d?altitude avec des sommets atteignant 3000 m.
  • La Sierra Madre Orientale commence à la frontière entre le Texas et le Mexique et continue sur 1350 km jusqu?à atteindre le Cofre de Perote un des sommets principaux de la cordillère Néovolcanique. Comme pour la Sierra Madre Occidentale, la Sierra Madre Orientale se rapproche progressivement des côtes en se rapprochant de l?extrémité sud. En effet elle ne se situe plus alors qu?a 75 km du golfe du Mexique. La Sierra Madre Orientale s?élève à environ 2200 m d?altitude avec des sommets atteignant 3000 m.


El Bajio mexicain
El Bajio mexicain
  • Le plateau mexicain s?étend lui aussi de la frontière avec les États-Unis jusqu?à la cordillère néovolcanique et occupe une vaste superficie entre les Sierra Madres Occidentale et Orientale.

Le plateau fut divisé par le passé entre la Mesa del Norte et la Mesa Centra, néanmoins aujourd?hui les géographes considèrent ces deux parties comme appartenant au même plateau.

Le nord du plateau s?élève à environ 1100 m d?altitude et s?étend du rio Bravo jusqu?à l?État de Zacatecas et l?État de San Luis Potosí. La région compte avec de nombreuses dépressions dont la plus grande est le Bolsón de Mapimi.
Le sud du plateau est plus haut puisqu?il s?élève à environ 2000 m. Il comporte de nombreuses vallées qui ont été formée par d?ancien lacs. Plusieurs des plus importantes villes mexicaines comme la ville de Mexico ou Guadalajara sont situées dans ces vallées.


Pico de Orizaba
Pico de Orizaba
  • La cordillère néovolcanique est une ceinture de 900 km de long et 130 km de large qui s?étend de l?océan Pacifique jusqu?au golfe du Mexique. La Cordillère commence au rio Bravo et continue jusqu?au sud de Colima où elle va vers l?est en suivant le 19e parallèle pour finir au centre de l?État de Veracruz. La région est caractérisée par une activité sismique importante et compte les sommets volcaniques les plus hauts. La Cordillère possède trois sommets dépassant les 5000 m d?altitude : Pico de Orizaba ou Citlatépetl qui est le troisième plus haut sommet d?Amérique du Nord, le Popocatépetl et l?Iztaccíhuatl qui sont tous deux près de Mexico. La cordillère néovolcanique est considérée comme la division géologique entre l?Amérique du Nord et l?Amérique centrale.


[] Cours d?eau

Le Río Bravo ou Río Grande
Le Río Bravo ou Río Grande

Le Mexique a environ 150 fleuves et rivières. Les 2/3 de ces derniers se déversent dans l?océan Pacifique et 1/3 dans le golfe du Mexique ou la mer des Caraïbes. Malgré l?apparente abondance d?eau, les volumes d?eau sont répartis de manière très inéquitable à travers le pays. En effet, cinq rivières, (l?Usumacinta, la Grijalva, le Papaloapán, le Coatzacoalcos, et le Pánuco) totalisent 52% du volume annuel moyen d?eau. Ces cinq rivières (actuellement très polluées) se déversent dans le golfe du Mexique. Seul le rio Panuco n?est pas dans le sud-est mexicain. Le Nord et le Centre du Mexique qui couvre 47% du territoire et regroupe près de 60% de la population ont moins de 10% des ressources d?eau du pays.

Le Mexique possède peu de cours d?eau navigables.

Le Río Grande est appelé Río Bravo del Norte par les Mexicains.

[] Climat

  • Le Mexique est divisé en deux zones par le Tropique du Cancer, l?une tempérée et l?autre sa partie sud se trouve dans la zone intertropicale. Le climat varie avec l?altitude. Les tierras calientes (terres chaudes), comprenant les plaines côtières, s?élevant jusqu?à environ 915 m. Au nord du 24e parallèle, les températures sont plus froides pendant les mois d?hiver, tandis qu?au sud, elles restent constantes le long de l?année. Elles varient néanmoins en fonction de l?altitude.

Les zones au sud du 27e parallèle :

Jusqu?à 1000 m (les côtes et la péninsule du Yucatan) : ont une température moyenne comprise entre 24°C et 28°C. La température reste élevée toute l?année avec seulement 5°C de différence entre les moyennes de températures d?hivers et d?été.
Entre 1000 et 2000 m la température moyenne est comprise entre 16°C et 20°C. Les villes et villages à cette altitude au sud du 24e parallèle jouissent d?un climat relativement constant et d?agréables températures tout au long de l?année alors que les régions au nord ont un climat aux variations saisonnières plus marquées.
Au dessus de 2000 m la température moyenne est comprise entre 8°C et 12°C dans la cordillère néovolcanique.
Mexico, perchée à 2357 m, a une température moyenne de 25°C avec un agréable été et un hiver doux. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de mai (le plus chaud) sont de 26°C et 12°C. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de janvier (le plus froid) sont de 19°C et 6°C.

Les pluies varient beaucoup selon la situation géographique et les saisons. Aride ou semi-aride en Basse Californie, le Nord-Ouest de l?État de Sonora, les plateaux du Nord et un partie des plateaux du Sud. Il pleut dans ces régions en moyenne entre 300 et 600 millimètres par an. Dans les plateaux du Sud et notamment les régions les plus peuplées (comme Mexico et Guadalajara) il pleut en moyenne entre 600 et 1000 millimètres. Les basses terres le long du golfe du Mexique reçoivent plus de 1000 millimètres de pluies à l?année. La région au sud-est de Tabasco reçoit approximativement 2000 millimètres de pluies à l?année ! Il neige occasionnellement sur certains des plateaux du nord et des hauts sommets de la Sierra Madre Occidentale et de la Sierra Madre Orientale.

  • Saison humide ou saison des pluies :

Le Mexique connaît une saison humide (ou saison des pluies) et une saison sèche marquées. La saison des pluies dure, dans la majeure partie du pays, de juin à mi-octobre. Il pleut nettement moins le reste de l?année. Février et juillet sont respectivement le mois le plus sec et le plus humide. Par exemple, la ville de Mexico reçoit environ 5 millimètres de pluies en février et 300 millimètres en juillet. Les régions côtières, et spécialement celle du golfe du Mexique reçoivent leurs précipitations maximales en septembre. Tabasco enregistre plus de 300 millimètres de pluies pendant ce mois.

Une petite partie de la côte nord-ouest du Mexique autour de la ville de Tijuana possède un climat méditerranéen avec des brumes importantes et une saison des pluies en hiver.

  • Ouragans :

Le Mexique est situé dans la ceinture des ouragans et toutes les régions côtières sont susceptibles de subir une de ces tempêtes de juin à novembre. Les ouragans de la côte pacifique sont moins fréquents et souvent moins violents que ceux qui affectent la côte est du pays. Plusieurs ouragans frappent chaque année les côtes du golfe du Mexique et de la mer des Caraïbes, avec des vents violents qui peuvent dépasser les 200 km/h, qui mettent en péril la vie des habitants et provoquent des dégâts importants aux hôtels et habitations de la région.

[] Économie

Bourse de Mexico
Bourse de Mexico
Article détaillé : Économie du Mexique.

[] Agrégats macroéconomique

Pesos mexicains
Pesos mexicains
PIB 2005 (Prix et PPA[16] courant) : 1006 milliards de dollars (estimation)
PIB / hab. : 9600 dollars
Source: OCDE - Liste des pays par PIB


[] Pétrole et gaz

Plateforme pétrolière
Plateforme pétrolière
  • Pétrole : les champs pétrolifères se situent principalement dans les États de Veracruz, de Tabasco, de Chiapas et de Campeche (70% de l?exploitation nationale). Depuis le gouvernement du président Lázaro Cárdenas qui décida la nationalisation du pétrole, la compagnie d?État Pemex a le monopole de l?exploitation, production, transport et commercialisation du pétrole sur le territoire mexicain. Le Mexique est le 5e producteur mondial de pétrole et le 9e exportateur. La quasi-totalité des exportations de pétrole mexicain se font en direction des États-Unis dont il est le troisième fournisseur. Néanmoins, le déclin du principal gisement, Cantarell, laisse présager une baisse de la production du pays dans les années à venir, ce qui inquiète beaucoup le gouvernement.
  • Gaz: Pemex possède uniquement le monopole de l?exploitation et de la production de gaz naturel au Mexique. En effet, depuis 1995 le gouvernement a autorisé l?investissement privé dans le transport, la distribution et le stockage de gaz naturel.

Même si le pétrole ne représente aujourd?hui qu?une partie des exportations mexicaines, les ressources financière dégagées par Pemex financent 30% du budget de l?État. Cette situation a permis aux mexicains de bénéficier d?une certaine clémence fiscale. En effet, le Mexique est le pays de l?OCDE et de toute l?Amérique latine dont le ratio recette fiscale / PIB est le plus faible (entre 15 et 17% contre une moyenne de 30% pour les pays de l?OCDE).

[] Secteur primaire