|
{revue}
Le marquisien est une langue polynésienne de la famille des langues austronésiennes. Cette langue de Polynésie française est parlée aux îles Marquises. Le marquisien se subdivise en « ’eo enana », parlé dans le nord-ouest de l'archipel, et en « ’eo enata » parlé dans le sud-est. Certains, comme les linguistes Stephen Wurm et Shirô Hattori, considèrent que le nord-marquisien, parlé par plus de 3 000 locuteurs (Nuku Hiva, Ua Huka et Ua Pou) constitue une langue séparée du sud-marquisien, parlé par 2 100 locuteurs à Hiva Oa, Tahuata et Fatu Hiva. Le marquisien fait partie de l'ensemble Reo mā’ohi, qui désigne l'ensemble des langues de Polynésie française2. Outre le marquisien, cet ensemble inclut les langues et dialectes suivants :
Le marquisien se distingue nettement du tahitien (50 % d'intercompréhension, lexique similaire entre 45 et 67 %) ou du paumotu (29 %) . Le paumotu est une proche parente des langues polynésiennes de Polynésie orientale, dont notamment le maori des Îles Cook, le maori de Nouvelle-Zélande, le rapa nui (langue de l'île de Pâques), et plus particulièrement l'hawaïen dont il serait un des principaux ancêtres. Depuis la délibération n° 2000-19 APF du 27 janvier 2000 portant création de l'Académie marquisienne, il a été créé par l'Assemblée de la Polynésie française, une institution culturelle dénommée Académie marquisienne - "Tuhuna ’Eo Enata". Sa mission est notamment de sauvegarder et d'enrichir le marquisien. La Délégation générale à la langue française et aux langues de France considère le marquisien comme une « langue de France ».
GrammaireNomIl existe deux types de noms : les noms propres tel que ó Ioane : "Jean", et les noms communs indiquant toute une espèce tel que tel que te énata : "l'homme". GenreLe genre se distingue en ajoutant au substantif les mots ahana, pour le masculin, et vehine, pour le féminin, par exemple:
NombreIl y a deux nombres le singulier et le pluriel. Toutefois le pluriel en mettant les articles na, ta, tau, mou devant le nom et à l'aide de noms collectifs tels que poi : "peuple", huad: "famille", précédés de l'article singulier te, exemple : mei hea na énata ? : "d'où viennent ces hommes ?" Le pluriel s'exprime encore en plaçant devant le substantif ou le pronom personnel une des propositions a, o, û. De même substantifs forment leur pluriel:
CasLes noms ne se déclinent pas. Comme en français les prépositions sont nécessaires.
L'emploi du vocatif est toutefois à nuancer, en effet lorsqu'on va à la recherche d'une femme et qu'elle est accompagnée d'autres femmes, on l'appelle par son nom précédé du mot oua, par exemple : oua Eri : "ô Elisabeth" lorsqu'on cherche, au sein d'un groupe d'homme, le chef de la bande, on l'appelle par son nom précédé du mot ou, par exemple : ou Karoro : "ô Charles". L'emploi du e du vocatif ne peut se faire que lorsque la personne est seule, e Eri : "ô Elisabeth". ArticleNotes et références bibliographiques
Voir aussiArticles connexes
Liens externesLe Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title} |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||