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Mammifčre marin 
extracted from Wikipedia, the Free Encyclopedia


 

L'expression mammifère marin désigne environ 120 espèces différentes de mammifères fréquentant la mer. Elle ne désigne pas, à proprement parler, un ensemble taxinomique bien précis. Baleines et dauphins sont davantage apparentés aux hippopotames et aux ruminants qu'aux autres mammifères marins, les siréniens aux éléphants, tandis que les morses, phoques, loutres de mer et otaries sont apparentés aux ours.

Comme chez les mammifères terrestres, la respiration est aérienne, ils ne peuvent vivre sans venir respirer régulièrement à la surface. De plus, ils ont le sang chaud (homéotherme ou endotherme), portent leurs petits dans leur ventre (vivipare) et pour finir ils allaitent leurs petits.

Certains espaces maritimes protégés leur sont consacrés en plusieurs endroits du monde. Le Sanctuaire Pelagos résulte d'un accord signé en 1999 par la France, l'Italie et Monaco pour la protection des mammifères marins qui le fréquentent. L'estuaire du Saint-Laurent au Québec de même.

Certains mammifères marins peuvent être observés en oceanarium.

Sommaire

Typologie

Animaux totalement inféodés à l'eau

Ce sont les cétacés et les siréniens. Les cétacés sont carnivores, les siréniens sont herbivores.

  • Les cĂ©tacĂ©s, ou baleines ne forment pas un groupe homogène : elles se composent des
    • baleines Ă  fanons (mysticètes) (comme les rorquals)
    • baleines Ă  dents (odontocètes), Les baleines Ă  dents comprennent les dauphins (dont les orques), les marsouins les cachalots, les narvals, etc. On ne compte pas les dauphins fluviaux comme des mammifères marins.

Animaux sortant parfois de l'eau

Ils sortent de l'eau pour se reposer ou pour mettre leurs petits au monde. Ils sont carnivores. Il s'agit des :

...

Les phoques, otaries, morses, éléphants et lions de mer étaient regroupés dans un taxon aujourd'hui considéré comme désuet, les pinnipèdes.

Physiologie

  • La thermorĂ©gulation

L'osmorégulation

L'eau de mer est un milieu Hypertonique, c'est-à-dire que les cellules des organismes marins doivent sans cesse lutter contre la perte naturelle de leur eau. Cette lutte nécessite une adaptation au moins aussi poussée que celle des mammifères vivant dans les zones très arides1. Les mammifères marins doivent boire de l'eau de mer et évacuer les sels qu'ils absorbent en grande quantité. Les cétacés en boivent cependant très peu, selon une étude de 1970, entre 4,5 et 13 ml par kg et par jour1. Cette aptitude à garder un taux de sels réduit est étudiée depuis plus d'un siècle, mais la plupart des études portent sur les pinnipèdes1. Les mécanismes observés sur ces groupes d'espèce sont assez différents.

Les Pinnipèdes, et les loutres de mer produisent des urines dont la concentration en sel est supérieure à celle de l'eau de mer et ils adaptent cette concentration à celle de la salinité ambiante. Mais sauf exception, ces espèces ne règlent pas leur concentration interne en sels par l'absorption de mer1.

Seuls parmi les mammifères, les reins des cétacés, des pinnipèdes, des loutres ou des ours ont une structure réniculée. Ces reins sont constitués d'une multitude de petits lobes qui contiennent des tissus corticaux et une pyramide rénale insérée dans un seul calice. Chez les lamantins (des siréniens), les reins sont superficiellement lobés, sans de réel rénicule. La morphologie des reins de ces derniers dépend beaucoup de leur environnement, souvent moins salé que celui des autres mammifères marins1. La structure des reins ne permet pas d'expliquer leur performance, qui est vraisemblablement due au mécanisme de régulation hormonal de la concentration d'urine1.

L'accès aux grandes profondeurs

En gĂ©nĂ©ral, les mammifères marins ont proportionnellement des plus petits poumons que les autres mammifères. Ainsi, ils emmènent moins d'air quand ils plongent et plongent d'autant plus facilement que leur masse volumique est plus Ă©levĂ©e. Les humains qui plongent en bouteilles ajoutent des plombs Ă  leur accessoires pour arriver Ă  descendre. En revanche, les muscles de la cage thoracique entourant les poumons permettent de compresser fortement ces derniers, permettant une meilleure utilisation de leur volume pulmonaire. Les cĂ©tacĂ©s le changent Ă  80 Ă  90 % Ă  chaque respiration, alors que l'homme ne le fait qu'Ă  15 %. Lors de la descente, l'air viciĂ© repasse du sang aux poumons, Ă©vitant aux gaz de stationner dans le système sanguin. Les cĂ©tacĂ©s ou les phocidĂ©s accumulent peu d'azote dans leur sang lors des plongĂ©es, ils semblent le rejeter en expirant Ă  grandes profondeurs. Il semble que les Grands Cachalots secrètent Ă©galement une « huile Â» fixant l'azote du sang. Ainsi, ils ne craignent donc ni l'ivresse des profondeurs et ne sont que rarement victimes d'accidents de dĂ©compression.

Comme chez les plongeurs professionnels humains, on peut observer une ostĂ©onĂ©crose c'est-Ă -dire une nĂ©crose des tissus cartilagineux au niveau des articulations. C'est une consĂ©quence de l'accumulation de l'azote, des minuscules accidents de dĂ©compression. Certains experts estiment que les Grands cachalots qui peuvent plonger Ă  plus de 2 500 mètres pendant plusieurs heures observent des paliers de dĂ©compression.

Le sommeil

Les groupes de mammifères marins, c'est-Ă -dire les cĂ©tacĂ©s, les sirĂ©nĂ©ens et les Carnivora marins (Otariidae, morses et phoques) adoptent des stratĂ©gies diffĂ©rentes. Celle des cĂ©tacĂ©s est la plus Ă©loignĂ©e de celle des animaux terrestres. Leur respiration est contrĂ´lĂ©e, non rĂ©flexe ; aussi ne semblent-ils pas entrer dans un sommeil paradoxal, un hĂ©misphère de leur cerveau reste actif, contrĂ´lant les mouvements et surveillant les alentours avec leur Ĺ“il restĂ© ouvert. Ils remontent rĂ©gulièrement Ă  la surface, on parle de « billotage Â». Les nouveau-nĂ©s semblent ne pas pouvoir dormir avant quelques semaines. Le cerveau des autres espèces est au repos, unilatĂ©ralement. Les phoques dorment profondĂ©ment et se rĂ©veillent Ă  intervalles rĂ©guliers pour respirer Ă  la surface. Les otaries dorment, quant Ă  elles, dans une position spĂ©ciale qui leur permet de garder le museau hors de l'eau.

Menaces

Relation avec les pĂŞcheurs

Les mammifères marins ont été massivement chassés, jusqu'à amener certaines espèces à l'extinction comme la Rhytine de Steller. Depuis les années 1950, la chasses aux cétacés s'est beaucoup réduite, tandis que la chasse aux phoques, aux morses et aux otaries ne s'est ralentie qu'à partir de la fin des années 1970.

Pour les pêcheurs, ces animaux, presque tous carnivores à l'exception des siréniens, sont des concurrents, et à ce titre, sont mal perçus. Il existe pourtant, localement, des associations entre les pêcheurs et certains cétacés, comme au Sénégal ou les dauphins et les pêcheurs pêchent en commun, chacun y trouvant son intérêt.

Sonars

Des experts estiment que les sonars à moyenne fréquence peuvent provoquer une surdité temporaire des baleines et les inciter à s'échouer sur le rivage2.

Une Cour de Los Angeles a stipulé en août 2007 que le navires militaires américains devaient réduire le niveau de ses sonars et les éteindre lorsqu'un mammifère marin se trouvait dans un rayon de 2 kilomètres. Un jugement invalidé le 12 novembre par la cour suprême des Etats-Unis3.

Notes et références

  1. ↑ a, b, c, d, e et f (Ortiz, C. L. 2001)
  2. ↑ Le Monde, 14 novembre 2008, page 8.
  3. ↑ Le Monde, 14 novembre 208, page 8.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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